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Bernard Cohen (Traducteur)Florianne Vidal (Préfacier, etc.)
EAN : 9782020262033
320 pages
Éditeur : Seuil (17/01/1996)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Eté 1974 : pendant que Franco agonise, un groupe de bourgeois barcelonais, avides de connaître la libération des mœurs avant qu'il ne soit trop tard pur eux, passe des vacances à Atzavara, non loin de la mer. Dix ans plus tard, quatre des protagonistes de cet été-là font le récit de ces jours anciens : quatre visions absolument différentes, peut-être aussi vraies les unes que les autres, si tout n'était qu'illusion.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Belem
  06 mars 2013
Ce livre dégage une atmosphère très particulière, entre la fascination et le dégoût. Montalbán nous épargne les analyses psychologiques, mais il décrit avec beaucoup de subtilité les rapports humains dans de telles circonstances. C'est une expérience qui entre en résonance avec ce que chacun de nous a pu vivre : par l'intermédiaire d'un cousin, d'une amie, d'une connaissance, on se retrouve tout-à-coup dans un milieu social qui n'est pas le nôtre. Certains sont gentils, mais vous le font discrètement sentir, d'autres, plus directs, essayent d'expulser le corps étranger.
Comme disent les catalans, dans ce genre de circonstances, on se sent aussi à l'aise qu'un poulpe dans un garage ! Encore un très bon roman de Montalbán.
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Fabrice38
  06 juin 2019
Le roman de Vazquez Montalban se déroule durant l'été 1974 en Espagne dans le petit village imaginaire d'Atzavara. La dictature de Franco touche à son terme et un groupe d'amis composé de personnalités plus ou moins libérées se retrouve comme chaque été pour profiter de la plage et du village tout récemment sauvé de la ruine. Mais cet été 1974 va être riche en rebondissements qui vont marquer durablement plusieurs de ces protagonistes... L'originalité de "La joyeuse bande d'Atzava" réside dans la construction de ce roman puisque ce dernier relate une même histoire vécue par quatre personnes différentes. Leurs points de vue sont à la fois opposés et complémentaires.
J'ai vraiment aimé ce roman qui évoque le fameux "Quatuor d'Alexandrie" de Lawrence Durrell. Son seul défaut est d'être trop court, ce livre ayant pu devenir un quintuor voire même un sextuor d'Atzavara.
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Vanros
  01 août 2015
Été 1974, en Catalogne. Comme d'habitude, des intellectuels, des artistes, des oisifs plus ou moins riches se retrouvent sur la plage ou dans les maisons rurales "retapées" avec goût. Autour de Rafa, créateur de bijoux, au bras de son nouveau fiancé, gravitent les "joyeux lurons" (homosexuels plus ou moins "libérés"), les joyeuses luronnes (la quarantaine désillusionnée et avides d'un dernier coup de jeunes), et les "voyeurs", (observateurs plus ou moins actifs et distanciés). L'été est beau, Franco va mourir, l'amour est partout. On se déteste cordialement. Les histoires se créent, se défont au gré des soirées alcoolisées.
Montalban, auteur de polars déjà apprécié en 1987, démontre à nouveau son talent, sa capacité à tenir en haleine, à nous balader sur de fausses pistes ; la "vérité" (ou l'illusion ?) d'un même événement (mais qui s'inscrit dans une temporalité propre à chacun des 4 témoins convoqués par Montalban) n'apparaîtra qu'à la fin de ce roman (encore que ...).
Ce livre a été écrit quelques années après la "transicion", période historique ayant vu le pouvoir franquiste céder la place à ses successeurs "démocrates" ; Montalban dresse ici un portrait acerbe d'une opposition à Franco bien molle .... Mais le catalan Montalban garde un peu de son venin pour la cause catalane, qui a l'avantage de ne pas déranger l'ordre établi ...
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Arnaud302
  31 janvier 2012
Au milieu d'autres immenses réussites comme le Pianiste ou Moi, Franco, la joyeuse bande d'Atzavara ressort comme un des meilleurs ouvrages de Vazquez Montalban. Il dresse le portrait très fin et sans concession d'une bourgeoisie catalane qui se veut progressiste, mais qui vit dans les préjugés de classe et dans le conformisme. En toile de fond, les derniers jours de Franco, dont le fantôme hante les vacances sur la cote de ces couples venus s'encanailler à l'abri des murs de leurs villas. La structure du livre évoque le Quatuor d'Alexandrie, puisque quatre points de vue se succèdent pour décrire la venue au sein de ce petit groupe d'un corps étranger, en l'occurrence un garçon d'origine modeste, dont chacun se jouera avant de le rejeter. du grand art.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
VanrosVanros   01 août 2015
Dosrius était une banque de données vivante, et mortifiante tant ses interventions étaient fastidieuses ; la moindre cellule de son organisme regorgeait de savoir, et, de même que les grandes cantatrices vont chercher leur souffle jusque dans leurs ovaires, on pouvait imaginer qu'il cachait une encyclopédie illustrée en vingt volumes là où, vu son âge, on aurait attendu des hernies. Ses déballages culturels au moindre prétexte fourni par l'auditoire pouvait mettre en appétit, mais très vite, Dosrius vous plongeait dans l'accablement en démontrant par exemple que non seulement il connaissait sur le bout des doigts l'œuvre de Rubens, mais aussi les mensurations exactes des tableaux et jusqu'aux moindres secrets génétiques des termites qui, au moment même où il parlait, étaient en train de boulotter ce précieux legs artistique.
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VanrosVanros   01 août 2015
La vie va son chemin et la culture le sien, elles se rencontrent seulement quand tu assimiles ce qu'ont fait d'autres génies, ou quand tu te rends compte avec désespoir que tu n'en es pas un. Je préfère qu'elles ne se rencontrent jamais.
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VanrosVanros   01 août 2015
Je ne sais pas s'il était de Barbastro ou de Chiclana de la Frontera, mais en tout cas, il était là, plus ébahi qu'un plongeur de la mer Rouge au moment où Moïse lui ferait le coup du miracle.
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BelemBelem   06 mars 2013
« De ses années anarchistes, il avait gardé des anecdotes fascinantes, comme celle du bal, ces bals de quartier de la Barcelone prolétaire qu'organisaient les jeunes anarchistes et à la fin ils passaient la casquette ou le béret en demandant : Cinc centimets per la dinamita ! » ('Cinq centimes pour la dynamite', en catalan).
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VanrosVanros   01 août 2015
Comme disait Dosrius, parfois génial, surtout quand il paraphrasait quelqu'un :
- Qui n'a jamais assisté au lent et absurde enterrement d'une longue dictature ne peut savoir ce que veut dire jouir de sa propre impuissance.
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