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EAN : 9782843047329
237 pages
Éditeur : Zulma (08/01/2015)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 36 notes)
Résumé :
La Divine Chanson est un roman, un roman amoureux qui s'empare d'une vie exemplaire, celle d'un chanteur, compositeur, poète afro-américain né à Chicago en 1949, dont nul ne saurait méconnaître l'immense génie et la rude destinée : Gil Scott-Heron, réinventé ici sous le nom de Sammy l'enchanteur.
Décidément plus humain que bien des bipèdes, c'est un vieux chat roux recueilli dans une rue de Harlem qui nous entraîne, en groupie de proximité, partout où la Div... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
nadejda
  15 janvier 2015
« Pour moi ne comptent que ceux qui sont fous de quelque chose, fous de vivre, fous de parler, fous d'être sauvés, ceux qui veulent tout en même temps, ceux qui ne bâillent jamais, qui ne disent pas de banalités, mais qui brûlent, brûlent, brûlent comme un feu d'artifice. »
Jack Kerouac (épigraphe de « La divine chanson »)
« La divine chanson » beau texte, lumineux et sombre, est un hymne à la vie, vie tumultueuse, passionnée, entièrement vouée à la création poétique et musicale de Sammy Kamau-Williams (dans la réalité Gil Scott-Heron) : jazz man entre blues et soul mais aussi écrivain. Révolté, il sera un défenseur des droits des noirs et participera au mouvement Black Power.
«De toutes ses fibres, il voulait lever son peuple, laisser une oeuvre musicale tout en cassant les jointures de la machine diabolique du capitalisme. Il est parvenu, avec ses mots, à se faire guérisseur, prophète, meneur. Chasseur de djinns. »
Un génie habité par une folie créatrice qui l'amène tantôt au plus haut et tantôt le fait chuter. Avec lui, c'est tout ou rien. Il joue sa vie, ne l'économise pas.
Un texte léger aussi, dansant, plein de fantaisie grâce au témoin qui raconte, un chat nommé Paris qui arrive à sa septième vie : « Je suis un vieux chat célibataire, au seuil de sa dernière vie » Cette dernière vie il va la consacrer à accompagner et tenter de sauver celle de Sammy :
« Quant à moi, je veille sur mon Sammy…
Mes deux pattes sur l'aiguillon, je tiens la barre, peaufinant mon agenda d'ange gardien. Je continue l'oeuvre de protection tenue jadis par une petite femme extraordinaire. Vous avez déjà entendu parler d'elle, vous ne la connaissez pas encore très bien. Elle s'appelait Lily. Lily Williams. C'était la grand-mère de Sammy Kamau-Williams. Elle savait comme personne sonder les recoins secrets de son petit-fils. Comme elle, je ne peux me permettre de prendre de vacances, je ne peux laisser un seul jour Sammy suspendu entre le vide et la pénombre. »
Paris le chat a aussi été, dans une autre vie, Farid le chat persan de Mawlâna, le grand maître soufi originaire de Konya. Ce chat qui témoigne et a traversé sept vies permet à l'auteur de relier l'Orient, l'Afrique d'où sont venus, comme esclaves, les noirs d'Amérique du Nord mais aussi du Sud et ceux des Caraïbes. Les traditions soufis, les croyances vaudous irriguent le récit car toutes ses traditions, les forces de vie et de mort qui les habitent, sont enfouies dans le coeur des noirs qu'on a éloigné de leurs racines et refont surface à travers leur création.
Mais aussi nous dit Paris le chat dans sa grande sagesse :
« De l'affrontement avec le mal peut naître l'aspiration à la félicité. Que le mal disparaisse même pour un temps et le bien s'évanouit. Tout chanteur de blues le sait et s'il allume une chandelle c'est dans le but de projeter une ombre, créer une once de nuit qui pansera ses stigmates. La nuit est son présent et au bout luisent l'espoir et l'incandescence du jour.
Le jour est la main droite de l'univers, la nuit sa main gauche. Les rôles peuvent s'incarner, créant des zones intermédiaires et riches en brumes. On peut s'égarer longtemps dans les brumes. Toute une vie. »
Toute une vie que j'ai trouvé passionnante et « La divine chanson » m'a permis de découvrir un homme très attachant et un musicien et chanteur, Gil Scott Heron, dont la voix au fil des années a pris, à coup d'alcool et de Marlboro, des accents rocailleux parfois proches de ceux de Tom Waits, que je prends beaucoup de plaisir à écouter.
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trust_me
  23 avril 2015
« Un jour, après une course-poursuite mémorable, à bout de souffle, il m'a confié que je suis sa lune. Je lui ai rétorqué qu'il est mon soleil. Nous avons éclaté de rire. Un rire franc et massif, sous les yeux des passants ahuris. Était-il sérieux ou d'humeur taquine, je ne le saurais jamais. Par contre, je peux vous garantir que pas une fois je ne l'ai quitté d'une semelle car le soleil n'est rien sans la lune, et la lune rien sans le soleil. »
Celui qui écrit cela est un chat. Un chat qui parle de son maître, Sammy Kamau-Williams, « pianiste solo, auteur-compositeur, poète, éveilleur de conscience ». le Djiboutien Abdourahman Waberi signe avec cette « Divine chanson » une biographie très romancée de Gil Scott-Heron (1949-2011), héros de la contre culture américaine, musicien de génie surnommé le Dylan noir et considéré par beaucoup comme l'un des pères du rap. Dans une note d'intention, l'auteur précise qu'il « n'était pas question d'écrire la biographie de Gil Scott-Henderson, l'intéressé s'en est chargé lui-même. » Beaucoup de libertés donc dans cet hommage empruntant « les chemins escarpés de la fiction ».
Paris, le chat confident, l'inséparable ami, relate quelques épisodes marquants de la vie de son « soleil » : ses concerts inoubliables, son enfance difficile dans les jupes de sa grand-mère au fin fond du Tennessee, son engagement politique, sa quête poétique, la fascination qu'il a exercé sur toute une génération d'artistes, mais aussi les démons qui n'ont eu de cesse de le harceler (drogue, alcool) et l'on conduit à plusieurs reprises derrière les barreaux.
L'écriture est magnifique, tout en lyrisme contenu. La voix du chat, aérienne et subtile, offre une distance où les souvenirs et la nostalgie ne souffrent d'aucune pesanteur. Au-delà du simple portrait, l'auteur propose une réflexion bien plus large sur le monde noir, liant musique et spiritualité, nous emmenant de l'Afrique au Brésil, d'Haïti au sud des États-Unis. Loin du classicisme formel que l'on trouve d'habitude dans ce genre d'exercice, Waberi donne à cette biographie très romancée un air de conte oriental au rythme jazzy imparable.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Bazart
  01 août 2015
La Divine chanson nous raconte le parcours d'un chanteur dont j'ai beaucoup entendu parler, un précurseur de la musique folk, à savoir Gil Scott-Herron car même s'il porte dans le texte le nom de Sammy Kamau-Williams et qu'il y a quelques entorses avec la réalité, on suit bien la destinée incroyable de ce chanteur assez incroyable.
Singulier, fantaisiste et assez envoutante, ce livre de Abdourahman Waberi ,biographie très romancée de Gil Scott-Heron est une belle lecture.

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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ManouB
  05 mai 2020
Voilà un roman qui avait tout pour me plaire. Je l'avais emprunté avant le confinement et espérais passer un bon moment dans le monde de la musique.
L'auteur dont j'avais entendu parler pour son dernier titre "Pourquoi tu danses quand tu marches", un livre que je n'ai pas encore lu mais qui a reçu de nombreuses critiques élogieuses, est né à Djibouti et a beaucoup écrit sur son pays d'origine. C'est un conteur hors pair qui nous charme par ses mots, son humour et le rythme donné à ses écrits. Je tiens absolument à vous présenter ce livre, même si j'ai eu beaucoup de mal à entrer dedans.
Le narrateur est un chat roux, prénommé Paris en hommage à cette ville qui a subjuguée son maître. Il a vécu sept vies !
Tout en nous parlant de son dernier maître, qui a eu la bonté de le recueillir sur un trottoir de Harlem, il insère quelques anecdotes truculentes dans son récit, nous livre ses réflexions philosophiques, emplies de malice et de sagesse. Mais ne vous y trompez pas, sa vie ressemble beaucoup à celle des pauvres vivant aux Etats-Unis.
Dans le passé, il avait été le gardien de Malwlânâ, un maître soufi ce qui explique qu'aujourd'hui qu'il soit devenu un chat philosophe.
Dans ce roman, Paris le chat, nous parle donc de celui qu'il surnomme "Sammy l'enchanteur" (Sammy Kamau-Williams dans le roman) qui n'est autre que Gil Scott-Héron dans la vraie vie, ce "Bob Dylan noir"qui a été le précurseur du rap, et dont la musique se situe entre le blues et le jazz. Il s'agit donc d'une biographie romancée du musicien.
Même si vous ne connaissez pas le tub des années 70 qui l'a propulsé alors qu'il avait 22 ans, sur le devant de la scène médiatique, "The Révolution will not be televised", vous pouvez lire ce roman.
Nous suivons son histoire pas à pas.
Durant les premières années de sa vie, c'est Lily, la grand-mère qui s'occupe de son éducation, une grand-mère activiste toujours révoltée, arrivée d'Afrique, qui se battra toute sa vie pour les Droits des Noirs et influencera profondément l'enfant et donc, le musicien.
La mère Bobby, est bibliothécaire et ne s'occupera de son fils qu'à partir de l'adolescence. Elle l'élèvera alors tout seule en ville.
Le père, Réginald, d'origine jamaïcaine est devenu footballeur professionnel mais pour arriver au succès, il laissera tomber sa famille. Il a été le premier joueur noir écossais, puis finira sa vie professionnelle au Brésil.
C'est donc à l'adolescence qui se passe à New York que le petit garçon plein de charme, joueur mais à la sensibilité à fleur de peau, se découvrira poète.
Il n'aura de cesse au fil de ses concerts, de faire passer des messages de révolte et de contestation. Dans les années 70-80, aux États-Unis, les chanteurs sont libres de s'exprimer et laissent libre cours à leurs critiques sur notre société.
Mais lui, qui pourtant avait alerté très tôt dans ses chansons, sa propre communauté, des dangers liés à la dépendance à l'alcool et à la drogue, n'arrivera pas à s'empêcher de tomber lui-même dans ce fléau. Il sera condamné pour possession de cocaïne...
Ce n'est pas une véritable biographie car elle ne reprend que les événements marquants de la vie de ce musicien que je ne connaissais pas, je l'avoue. C'est vrai que ce roman a le mérite de nous donner envie d'en savoir plus sur lui, de se connecter à youtube pour écouter quelques-uns de ses morceaux cultes.
Le livre est construit comme un album de musique avec CD1 et 2, prologue, intermède et épilogue) mais l'ensemble est un peu trop fouillis et ne suit aucune chronologie ce qui cette fois a perturbé ma lecture.
Le chat narrateur, par ses sept vies, relie l'Orient, l'Afrique et l'Occident. Il nous parle des croyances soufis et vaudous et des traditions ancrées dans le passé, qui composent la culture du peuple Noir. Nous ne l'oublions pas en lisant ces lignes, ce peuple n'a pas choisi de venir vivre en Amérique : on l'a arraché à son pays, à sa culture, à ses racines, et c'est un peuple qui s'est raccroché à ce qu'il pouvait pour pouvoir continuer à vivre et exister.
C'est un livre que j'ai lu comme si j'étais au spectacle sans pour autant entrer dans la vie des personnages. Il ne m'a pas emporté comme je l'espérais. le roman reste trop près de l'artiste finalement. Les seules pages que j'ai adoré découvrir, sont celles sur son enfance, son attachement à sa grand-mère (quelle femme !), puis sa découverte de la grande ville...
Les différents sujets abordés dans ce roman sont des sujets qui habituellement me touchent beaucoup. Mais j'ai eu donc une rencontre mitigée avec cet auteur, ce qui me fait penser que ce n'était certainement pas le bon moment pour lire ce roman qui mérite d'être lu et apprécié.

Lien : http://www.bulledemanou.com/..
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jostein
  20 janvier 2015
La fée musique s'est penché sur le berceau de Sammy Kamau-Williams. Né à Chicago, Sammy est confié à Lilly sa grand-mère à Savannah dans le Tennessee lorsque Reginald, son père jamaïcain part suivre sa carrière de footballeur et que Bobbie, sa mère rejoint Porto Rico pour travailler.
Là, il apprend le piano, accompagnant sa grand-mère dans les rites initiatiques religieux de source afro-américaine et jouant dès que possible du blues, musique considérée comme satanique.
A la mort de sa grand-mère, cette « battante, activiste chevronnée » qui lui a laissé la mémoire des esclaves africains, Sammy s'installe à New-York avec sa mère. Il a treize ans. Commence alors une éducation qui lui permettra d'affiner ses convictions politiques et d'intensifier son implication contre la ségrégation.
A l'instant du récit (2011), Sammy a soixante deux ans et « le vautour » ou « Papa Legba » planent sur sa destinée puisqu'il est transféré à l'hôpital. Et c'est son chat Paris qui va nous conter ses origines, son éducation, ses succès, ses passages à vide sous l'influence de l'alcool et la drogue.
Cet artifice amène beaucoup d'originalité, de diversité au récit tout en lui amenant le regard d'amour inconditionnel que peut avoir un animal ( pas tout à fait comme les autres) pour son maître.
Recueilli alors qu'il traînait lors de sa dernière vie dans les bas fonds de Harlem nettoyés par le maire Giuliani, Sammy l'a appelé Paris parce qu'il a » comme cette ville, un gros coeur qui palpite. » Il se ressemblent » le poil hirsute, l'imagination créatrice et la peau sur les os« , des influences religieuses et une jeunesse difficile.
Paris tente de défendre la mémoire de son maître, engagé dans une vie trépidante pour la musique contre le capitalisme et la ségrégation, mais souvent décrié pour sa folie, ses positions, son instabilité.
De manière un peu décousue, peut-être liée aux cheminements de réflexion du chat, Paris dépeint une image vibrante de ce génie du blues, Gil Scot-Héron, le Bob Dylan noir, musicien, poète et romancier.
Ces grands génies ont-ils voué leur âme au diable pour bénéficier d'un si grand talent?
Si des Janis Joplin, Kurt Cobain, Jimi Hendrix, Amy Winehouse sont disparus jeunes et sont devenus des icônes, Gil Scot-Héron attaché à sa liberté et ses convictions a eu le temps de « décevoir » son public et de tomber dans sa déchéance.
Grâce à ce livre, Abdourahman A. Waberi lui redonne la popularité te la reconnaissance sûrement méritées.
Avec une structure un peu décousue mais un biais original, ce roman m'a permis d'avoir une première approche de la vie d'un artiste américain que je ne connaissais pas. Un voyage réussi même si il était un peu chaotique.

Lien : https://surlaroutedejostein...
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critiques presse (1)
Lexpress   13 février 2015
L'enfance est le vestiaire dans lequel les écrivains déshabillent les grands hommes. Waberi le sait bien et met les racines à nu avant de nous offrir d'admi rables pages sur les légendes urbaines de New York. Il transforme cette vie trouée en une passionnante traversée.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   15 janvier 2015
Laissez-moi vous rapporter une dernière anecdote édifiante. Un jour du Xe siècle, assis à l’ombre d’un vigoureux grenadier, un disciple du mystique musulman Abou Bakr al-Chibli relatait ceci :
 
« Dieu m’a fait venir et m’a dit :
— Sais-tu pourquoi je t’ai donné ma miséricorde ?
— C’est parce que j’ai beaucoup prié.
— Non pas.
— Parce que j’ai beaucoup jeûné ?
— Non plus : c’est parce qu’un soir d’hiver, dans une rue de Bagdad, tu as ramassé une chatte abandonnée et l’as réchauffée dans ton manteau. »
 
Vous devinez la suite. Onze siècles plus tard, Sammy Kamau-Williams, idéaliste en faillite, revenu de tout et rejeté par tous, m’a ramassé dans la rue et m’a offert le gîte et le couvert. Sans contrepartie, il m’a réchauffé dans son manteau. Tout homme, bon ou mauvais, est le dépositaire d’une parcelle de la Divine Chanson.
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nadejdanadejda   14 janvier 2015
Le soleil est là, c’est la monnaie d’or du pays. La baie de Salvador de Bahia est unique au monde par son attachement viscéral à l’Afrique. Imaginez un instant que vous vous êtes égaré, comme Reginald Kamau, dans le vaste espace des Amériques et que vous venez de tomber sur un morceau d’Afrique si vibrant qu’il paraît incarner seul toute la sève et tout l’oxygène du continent, alors nul doute n’est permis : vous êtes bel et bien, corps et âme, à Salvador de Bahia, à l’extrême orient de ce Brésil qui abrite la plus grande diaspora noire du Nouveau Monde. Vous voilà pris dans l’écrin en bois massif de l’Afrique.
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nadejdanadejda   14 janvier 2015
Epigraphe
« Alors, si tu vois venir le vautour, si tu le vois décrire des cercles dans ta tête. Souviens-toi que toute fuite est impossible, car il restera toujours derrière toi, tout près. Promets-moi seulement de livrer bataille ; bataille pour ton âme et pour la mienne. »
GIL SCOTT-HERON
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BazartBazart   01 août 2015

"Méfie-toi des miroirs aux alouettes, des femmes fatales, de l'argent trop vite gagné. Sammy méfie-toi surtout de toi-même, du serpent tapi dans ton ventre. Tu es ton meilleur ennemi."
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ManouBManouB   05 mai 2020
Je m'appelle Paris. Je ne suis pas juste un chat roux. Je suis le vieux chat du prodige Sammy Kamau-Williams, c'est son histoire que je vais vous conter si toutefois elle n'est pas encore parvenue à vos chastes oreilles. Comme mon maître, je suis fils de la grande route. Nous avons cheminé ensemble de longues années humaines, Sammy et moi, laissant nos empreintes dans la poussière l'été, dans la neige argentée l'hiver et dans l'or des feuilles jaunies l'automne. Notre vie : la plus extraordinaire des traversées en ce bas monde.
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Videos de Abdourahman A. Waberi (18) Voir plusAjouter une vidéo
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