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ISBN : 2709665565
Éditeur : J.-C. Lattès (21/08/2019)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Un matin, sur le chemin de l’école maternelle, à Paris, une petite fille interroge son père : « Dis papa, pourquoi tu danses quand tu marches ? ». La question est innocente et grave. Pourquoi son père boite-t-il, pourquoi ne fait-il pas de vélo, de trottinette… ? Le père ne peut pas se dérober. Il faut raconter ce qui est arrivé à sa jambe, réveiller les souvenirs, retourner à Djibouti, au quartier du Château d’eau, au pays de l’enfance. Dans ce pays de lumière et d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
calypso
  14 août 2019
Dès le début du roman, nous sommes plongés dans un souvenir et conduits à Djibouti, au début des années 70. Cet espace-temps constitue, pour le narrateur, le « point de départ » vers lequel sa mémoire ne cesse de le ramener. Une mémoire imparfaite qu'il a fallu apprivoiser, des souvenirs embrumés qu'il a fallu réorganiser, afin d'y voir plus clair sur sa propre enfance, pour pouvoir la transmettre, l'offrir, à cette petite fille qui demande un jour : « Pourquoi tu danses quand tu marches ? » Les fils tortueux de la mémoire sont alors déroulés et l'enfance est racontée sous forme de petits tableaux : au coeur du souvenir, des personnages hauts en couleur, comme grand-mère Cochise, « le chef suprême de la famille », ou Madame Annick, l'institutrice admirée, le sol poussiéreux de Djibouti, les courses bruyantes dans les ruelles, des relations parfois difficiles, des quolibets, des déconvenues et une blessure qui marquera à jamais la vie du narrateur. La remémoration de cette enfance à Djibouti est, en outre, une adresse à Béa, la fille du narrateur, qui est à l'origine de la question, et l'occasion d'un véritable hymne aux mots, à la langue française et à la littérature.
Pourquoi tu danses quand tu marches ? est un roman qui est très agréable à lire même si le travail sur la mémoire implique ici un côté décousu qui pourrait gêner certains lecteurs. J'ai beaucoup aimé suivre l'enfance du narrateur et comprendre l'origine de cette démarche qui intrigue sa fille, j'ai trouvé les diverses anecdotes sur la vie à Djibouti particulièrement intéressantes, mais j'ai été moins séduite par les passages où le narrateur s'adresse plus directement à sa fille. Je ne sais pas si c'est dû au style d'écriture, au fait que le narrateur raconte sans chercher l'apitoiement de son auditrice, mais je dirais que, peut-être, il m'a manqué un peu d'émotion…

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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coquinnette1974
  29 août 2019
Je remercie chaleureusement les éditions J.-C. Lattès pour l'envoi, via net galley, de Pourquoi tu danses quand tu marches ? d'Abdourahman A. Waberi. Il fait partie de leur rentrée littéraire 2019.
Un matin, sur le chemin de l'école maternelle, à Paris, une petite fille interroge son père : « Dis papa, pourquoi tu danses quand tu marches ? ».
La question est innocente et grave. Pourquoi son père boite-t-il, pourquoi ne fait-il pas de vélo, de trottinette… ?
Le père ne peut pas se dérober.
Il faut raconter ce qui est arrivé à sa jambe, réveiller les souvenirs, retourner à Djibouti, au quartier du Château d'eau, au pays de l'enfance. Dans ce pays de lumière et de poussière, où la maladie, les fièvres d'abord puis cette jambe qui ne voulait plus tenir, l'ont rendu différent, unique.
Il était le « gringalet » et « l'avorton » mais aussi le meilleur élève de l'école, le préféré de Madame Annick, son institutrice venue de France, un lecteur insatiable, le roi des dissertations....
Dis papa, pourquoi tu danses quand tu marches ? est un joli roman de cette rentrée littéraire. Je ne connaissais pas du tout Abdourahman Waberi et j'ai beaucoup aimé sa plume.
Le narrateur nous emmène avec lui dans son enfance, dans ses souvenirs à Djibouti. Il saute parfois du coq à l'âne car il retourne en arrière, il parle à sa fille, lui explique plein de choses.
Je ne connais pas Djibouti, son enfance a été très différente de la mienne et j'ai trouvé ça très intéressant. Son enfance a été difficile, les enfants sont souvent cruels entre eux, on le sait. On oublie que les adultes aussi peuvent parfois être cruels...
L'enfant qu'il était a mal été soigné, voilà donc pourquoi il danse quand il marche, comme on le découvre au fur et à mesure que nous tournons les pages.
J'ai trouvé ce roman très touchant, avec un narrateur attachant. J'imagine sa petite fille écouter attentivement ses explications et découvrir avec surprise, et intérêt l'histoire de son papa.
Pourquoi tu danses quand tu marches ? n'est pas tout à fait un coup de coeur, mais je lui mets quatre étoiles et demie. C'est une bonne surprise de cette rentrée littéraire :)
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mariech
  25 juillet 2019
Pourquoi tu danses quand tu marches c'est ce que demande une petite fille vive , espiègle à son papa , elle a remarqué qu'il ne marchait comme tout le monde et elle lui pose la question avec ses mots d'enfants qui vont faire mouche .
Le père raconte alors son enfance dans ce pays d'enfance qui est Djibouti alors encore sous protectorat français , les premières années d'école , les brimades faites par le plus fort jusqu'à la chute dans la cour de l'école le premier jour de la rentrée , la souffrance du genou blessé mais surtout l'humiliation subie qui ne s'effacera jamais .
Des années plus tard la maladie s'installe , le diagnostic sera posé , polyo mais c'est trop tard le mal est incurable faute de médecine préventive, pas de vaccin .
Les souvenirs continuent , après la révolte due à son état , plus de jeux d'enfants , pas de vélo , il y a la découverte des mots , de la langue française, le jeune garçon lit tout ce qui lui tombe sous la main , bande dessinée en piteux état , publications diverses comme des pages de journaux , même des Nous deux , et cette évocation m'a fait sourire car j'en ai lu en cachette chez une de mes grands mères .
L'auteur rend un bel hommage à la langue française , à son amour inconditionnel à la lecture , bel hommage également à ses racines africaines surtout à sa grand mère conteuse née , qui sans savoir lire ou écrire l'a bercé de mots , d'histoires .
Avec le temps vient l'apaisement et quel meilleur exercice que s'adresser à sa fille pour qu'elle comprenne mieux ce père qui a définitivement choisi la vie , la vie qui se danse comme la fameuse chanson de Stromae .
Vous l'aurez compris , ce livre est un coup de coeur , je n'ai qu'une envie , découvrir l'auteur un peu plus.
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AudreyT
  22 septembre 2019
****
Alors qu'ils marchent main dans la main sur le chemin de l'école, Aden et sa fille Béa, profitent de ces moments suspendus. Un jour Béa se lance et ose enfin demander à son père d'où lui vient son étrange démarche. C'est aussi avec beaucoup de courage qu'Aden racontera alors à sa petite fille son enfance à Djibouti... Et sa jambe si fragile...
Ce roman de la rentrée littéraire m'a paru doux et tendre. Pourtant, la vie d'Aden n'a rien d'un conte de fée... Il vit à Djibouti, dans les années 70, avec sa grand-mère Cochise, seule figure féminine à l'entourer de gentillesse. Sa mère trouve que son fils est trop fragile, trop malingre, fiévreux et pleurnichard.
A 7 ans, sans qu'aucun médecin ne pose de diagnostic, Aden souffre terriblement de sa jambe. Il en gardera une démarche claudiquante. La polyomélite expliquera beaucoup plus tard la douleur qu'il aura enduré...
Moqueries, surnoms, regards qui se détournent... Aden les affrontera grâce aux livres qui lui permettront de s'évader...
Si j'ai aimé ce roman c'est parce que c'est un retour à la vie. La vraie, la lumineuse, celle qui accepte de danser... C'est en replongeant dans son enfance, en affrontant ses peurs et ses douleurs, en pardonnant au sort, qu'Aden renoue avec la beauté du monde.
C'est en nommant la maladie, l'angoisse et les non-dits que ce petit garçon deviendra enfin un homme.
C'est en murmurant à l'oreille de sa fille qu'il fera entendre sa voix...
Merci à NetGalley et aux Éditions JC Lattès pour leur confiance...
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jmb33320
  01 septembre 2019
Le narrateur de ce roman, Aden Rableh, est confronté à une question gênante de sa petite fille Béa : pourquoi a-t-il cette démarche déhanchée, qui le singularise aux yeux des autres ?
Pour s'en expliquer il devra faire un retour vers son pays et ses souvenirs d'enfance, à Djibouti, alors Territoire Français des Afars et des Issas.
Enfant chétif et maladif, il n'a pas été choyé. Sa mère, trop jeune et trop marquée par la vie pour savoir être maternelle, le confie souvent à des proches ou des voisins, dont sa grand-mère, surnommée Grand-Mère Cochise car elle a l'oeil sur tout, mais qui ne se montre pas, elle non plus, très affectueuse. Son père est le plus souvent absent et lorsqu'il est là ne montre pas beaucoup d'intérêt pour Aden.
Il faut dire que la vie est très dure dans ce quartier de la basse-ville où il passera toute son enfance et son adolescence. D'une position de victime, avide d'obtenir de l'attention, il finira par découvrir, grâce à la littérature et la philosophie, une autre manière d'exister aux yeux des autres.
C'est donc le récit d'une émancipation que nous relate Abdourahman A. Waberi dans ce roman généreux mais pas trop sucré. C'est aussi d'une certaine manière une tentative de justification de ce qui pourrait apparaître comme une sorte de trahison envers les origines et la famille du narrateur. Si celui-ci trouve sa place dans le monde, c'est au prix de l'abandon de tous ceux qu'il connaissait enfant. La réconciliation est-elle possible ?
J'ai aimé ce texte, le plus souvent à hauteur d'enfant, ce qui n'exclut pas la gravité et parfois la noirceur.
Merci aux éditions JC Lattès et à NetGalley de m'avoir permis de le découvrir.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
MatatouneMatatoune   18 septembre 2019
La mémoire est une force impérieuse, un courant qui emporte tout sur son.passage. Impossible de la contrôler, impossible de lui échapper. Elle me fait revivre, en.cet instant même, ces images vues et vécues qui me serrent le coeur et qui me trempent de sueur.
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MatatouneMatatoune   19 septembre 2019
Respecter la ponctuation et les règles grammaticales.
Alterner les phrases courtes et les phrases longues pour créer du rythme.
Utiliser vos connaissances et, en cas de panne, faite appel à votre imagination.
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MatatouneMatatoune   19 septembre 2019
Écrire était une obligation, une manière quasi biologique de respirer, de vivre par procuration., ce que je m'maginais se dérouler à Rouen comme la-bas à Djibouti.
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MatatouneMatatoune   19 septembre 2019
Ils m' appelèrent Jack Lang. (...) Langaareh, dans ma langue maternelle, le somali, signifie le boiteux. Me voilà artiste et boiteux.
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MatatouneMatatoune   19 septembre 2019
Je ne devais plus jamais me définir par cette maladie ou par une autre.
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Videos de Abdourahman A. Waberi (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Abdourahman A. Waberi
Si vous deviez résumer votre nouveau livre en dix secondes... Si vous pouviez changer une chose chez vous et dans le monde... Si vous n'étiez pas écrivain... Si vous pouviez écrire le livre idéal... Si vous aviez un super pouvoir... Si vous ne deviez garder qu'un seul livre... Avec des "si" on mettrait certes Paris en bouteille mais on dresse aussi un portrait touchant et habité de nos auteurs et autrices de la rentrée littéraire. Ici, Abdourahman Waberi qui publie "Pourquoi tu danses quand tu marches ?" le 21 août chez JC Lattès. . Un matin, sur le chemin de l?école maternelle, à Paris, une petite fille interroge son père : « Dis papa, pourquoi tu danses quand tu marches ? ». La question est innocente et grave. Pourquoi son père boite-t-il, pourquoi ne fait-il pas de vélo, de trottinette? ? le père ne peut pas se dérober. Il faut raconter ce qui est arrivé à sa jambe, réveiller les souvenirs, retourner à Djibouti, au quartier du Château d?eau, au pays de l?enfance. Dans ce pays de lumière et de poussière, où la maladie, les fièvres d?abord puis cette jambe qui ne voulait plus tenir, l?ont rendu différent, unique. Il était le « gringalet » et « l?avorton » mais aussi le meilleur élève de l?école, le préféré de Madame Annick, son institutrice venue de France, un lecteur insatiable, le roi des dissertations.  Abdourahman Waberi se souvient du désert mouvant de Djibouti, de la mer Rouge, de la plage de la Siesta, des maisons en tôles d?aluminium de son quartier, de sa solitude immense et des figures qui l?ont marqué à jamais : Papa-la-Tige qui vendait des bibelots aux touristes, sa mère Zahra, tremblante, dure, silencieuse, sa grand-mère surnommée Cochise en hommage au chef indien parce qu?elle régnait sur la famille, la bonne Ladane, dont il était amoureux en secret. Il raconte le drame, ce moment qui a tout bouleversé, le combat qu?il a engagé ensuite et qui a fait de lui un homme qui sait le prix de la poésie, du silence, de la liberté, un homme qui danse toujours. . En savoir plus sur "Pourquoi tu danses quand tu marches ?" : https://www.hachette.fr/livre/pourquoi-tu-danses-quand-tu-marches-9782709665568
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