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Critique de jmb33320


jmb33320
  01 septembre 2019
Le narrateur de ce roman, Aden Rableh, est confronté à une question gênante de sa petite fille Béa : pourquoi a-t-il cette démarche déhanchée, qui le singularise aux yeux des autres ?

Pour s'en expliquer il devra faire un retour vers son pays et ses souvenirs d'enfance, à Djibouti, alors Territoire Français des Afars et des Issas.

Enfant chétif et maladif, il n'a pas été choyé. Sa mère, trop jeune et trop marquée par la vie pour savoir être maternelle, le confie souvent à des proches ou des voisins, dont sa grand-mère, surnommée Grand-Mère Cochise car elle a l'oeil sur tout, mais qui ne se montre pas, elle non plus, très affectueuse. Son père est le plus souvent absent et lorsqu'il est là ne montre pas beaucoup d'intérêt pour Aden.

Il faut dire que la vie est très dure dans ce quartier de la basse-ville où il passera toute son enfance et son adolescence. D'une position de victime, avide d'obtenir de l'attention, il finira par découvrir, grâce à la littérature et la philosophie, une autre manière d'exister aux yeux des autres.

C'est donc le récit d'une émancipation que nous relate Abdourahman A. Waberi dans ce roman généreux mais pas trop sucré. C'est aussi d'une certaine manière une tentative de justification de ce qui pourrait apparaître comme une sorte de trahison envers les origines et la famille du narrateur. Si celui-ci trouve sa place dans le monde, c'est au prix de l'abandon de tous ceux qu'il connaissait enfant. La réconciliation est-elle possible ?

J'ai aimé ce texte, le plus souvent à hauteur d'enfant, ce qui n'exclut pas la gravité et parfois la noirceur.
Merci aux éditions JC Lattès et à NetGalley de m'avoir permis de le découvrir.
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