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EAN : 9782264069702
312 pages
Éditeur : 10-18 (07/09/2017)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 369 notes)
Résumé :
Lorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d’alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l’accompagner jusqu’à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S’ensuit un rude voyage à travers l’arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique, mais aussi un saisissant périple à la rencontre du passé et des origines indiennes des deux hommes. Eldo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (113) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  29 août 2019
Il a mis la journée pour se rendre à Parson's Gap, traversant, à dos de jument, champs et bois teintés de couleurs automnales. Il ne lui fut pas difficile de trouver son père, Eldon Starlight, tant sa réputation de poivrot le précédait. Une fois arrivé dans sa chambre, celui-ci lui proposa d'aller manger un morceau et là, en tête à tête, il lui fit sa requête : l'emmener sur la chaîne de montagne, à 60 kms d'ici, et l'enterrer en haut de la ligne de crête, face à l'est, à la façon des guerriers. Franklin, âgé de 16 ans, ne peut pas refuser cela à son père qui ne s'est pourtant jamais occupé de lui, laissant cela au bon soin du vieil homme, et qui n'est venu le voir qu'en de rares occasions, souvent en piteux état d'ailleurs. C'est son père et, malgré l'indifférence qu'il lui porte, Franklin acceptera. Ce voyage, au coeur de la montagne, sera alors pour lui l'occasion d'en savoir un peu plus sur son géniteur et d'obtenir quelques réponses à ses questions...
Richard Wagamese nous emmène au coeur des terres indiennes, là-haut dans les montagnes, pour un périple éprouvant et salutaire. Parce qu'Eldon Starlight sait que ses jours sont comptés, il compte sur son fils, Franklin, pour le conduire dans les montagnes, là où il veut mourir en paix. Ce périple permettra à ce père rongé par l'alcool, malade, au lourd passé secret, et ce fils taiseux, solitaire, sérieux et calme, de nouer quelques liens, aussi ténus et éphémères soient-ils. D'une beauté âpre, d'une délicatesse ineffable, d'une sensibilité et d'une pudeur rares, ce roman, sauvage et ancré dans les coutumes, nous transporte et nous émeut. L'auteur dépeint, avec finesse, la complexité des hommes et des rapports humains, l'amour, l'amitié, la douleur et brosse des portraits saisissants et d'une profonde humanité. Les dialogues sont ciselés, les silences retentissants et la nature grandiose...
Remarquable !
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viou1108
  12 mars 2019
Le père, le fils et le vieil homme. Le premier, Eldon Starlight, est rongé par l'alcool et sent sa fin arriver. Il contacte son fils, Franklin, âgé de 16 ans, et lui demande de l'accompagner sur la crête d'une montagne et de l'y enterrer en guerrier, à l'image de ses ancêtres indiens ojibwés. Franklin accepte avec réticence, lui qui aurait pourtant 1000 raisons de refuser. Son père ne s'est en effet jamais occupé de lui, le confiant peu après sa naissance aux bons soins du vieil homme qui, lui, a véritablement endossé le rôle de père de substitution, apprenant à Franklin les valeurs de la vie en communion avec la nature sauvage de la Colombie-Britannique. Et pourtant, donc, malgré sa haine et son ressentiment envers son géniteur démissionnaire, le jeune homme consent à conduire son père à sa dernière demeure, dans un parcours de plusieurs jours à travers la forêt et la montagne. Le cheminement est éprouvant physiquement et mentalement, mais il est l'occasion pour Eldon de tenter de justifier son comportement passé, et pour Franklin d'apprendre la vérité sur sa naissance et ses origines. Ce voyage initiatique au coeur d'une nature sauvage sublime et d'une relation père-fils compliquée à restaurer dans de telles conditions est aussi une histoire de rédemption et de transmission, et d'amour, en fin de compte. L'écriture est belle, sobre, poétique, et le personnage d'Eldon parvient presque à susciter l'empathie. Malgré tout cela, j'attendais plus de lumière de ce roman. L'histoire est très triste, et ce livre semble sonner la fin d'un monde, celui des traditions indiennes, des hommes purs et durs à la tâche vivant en harmonie avec la Nature. Les quelques épisodes solaires n'ont pas suffi à alléger la chape de mélancolie que ce livre a déposé sur mes épaules...
Lien : https://voyagesaufildespages..
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berni_29
  17 juin 2018
Les étoiles s'éteignent à l'aube est un magnifique récit initiatique, un roman sur la transmission, écrit par Richard Wagamese, auteur de littérature amérindienne canadienne, qui appartient à la nation ojibwé et qui nous a quitté en mars 2017.
Nous sommes ici dans l'arrière-pays immense et sauvage de la Colombie britannique, sur des terres jadis indiennes, celles justement des ojibwe. Sans doute le sont-elles toujours, du moins dans l'âme. Puisque le Tout, le Grand Tout est là pour veiller.
Rongé par l'alcool, Eldon sait que ses jours sont comptés. La tradition ojibwe veut qu'il soit enterré par les siens, là-haut sur la montagne, comme un guerrier. Alors, il appelle son fils Franklin pour accomplir cette tâche. Quoi de plus naturel, sauf qu'ils n'ont jamais vécu ensemble.
Franklin a été élevé par un autre homme que son père et n'a jamais connu sa mère. C'est le vieil homme qui l'a élevé seul dans sa ferme, qui le met en relation avec son père. Pour l'enfant qui a désormais seize ans, cette demande est une manière d'obtenir des réponses aux questions qu'il se pose depuis toujours sur son passé.
Dans ce grand espace qui s'ouvre à ce voyage ultime, c'est une sorte de pacte qui s'engage alors, un voyage dans le silence et l'âpreté du paysage, où les deux hommes vont cheminer comme dans une sorte de road-trip. Alors nous voyageons ensemble, avec eux. C'est un voyage éprouvant et émouvant. Nous sommes au plus près de leurs gestes qui s'effleurent. Les haltes le soir autour d'un feu sont propices à se parler. La parole est là qui se délie peu à peu, pas à pas, poser des mots sur le silence d'un père et de son fils qui se retrouvent quasiment pour la première fois. C'est une manière de visiter le passé, apaiser, le père et le fils ont ce besoin immense d'apaisement entre eux, immense comme les terres qui les entourent. Et la mère absente, n'est jamais si loin d'eux finalement...
C'est un voyage initiatique. Ils retrouvent des gestes ancestraux, construire un abri contre la pluie, chasser, pêcher, éloigner un grizzly qui s'approche de trop près de leur campement. Prier pour le grand Tout...
La parole qui se libère, qui revient fouiller le passé, ne permet pas forcément d'effacer totalement les cicatrices ou de refermer à coup de pelletées de terre un trou béant. Les mots viennent comme des caresses, les doigts se mêlent à ceux de la mort, il y a quelque chose qui passe, qui se mélange, qui se transmet d'un père à son fils. Ou peut-être l'inverse aussi. On oublie souvent l'inverse, qui vient de manière improbable et parfois salutaire...
Les étoiles s'éteignent à l'aube... Il reste alors peut-être encore un peu de vie ailleurs, de quoi souffler sur les braises d'un feu de camp qui a brûlé toute la nuit, dans l'écho des battements de coeur d'un fils qui accompagne son père de l'autre côté du grand paysage.
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colka
  13 janvier 2019
La littérature amérindienne était pour moi un territoire de lecture inconnu. le beau roman de Richard Waganese, Les étoiles s'éteignent à l'aube m'a permis de partir à sa découverte.
Les deux protagonistes sont un père et son fils, Eldon et Franck Starlight, tous deux "sangs mêlés". Au début de l'histoire, tout les oppose. Eldon vit dans un de ces bidonvilles où sont parqués les Indiens près d'une usine à papier. Franck a grandi dans une ferme, au milieu de la nature, auprès d'un vieil homme qui l'a élevé depuis son plus jeune âge. Et lorsque Eldon appelle son fils à son chevet pour l'accompagner vers sa dernière demeure : un rocher au bord d'un escarpement d'où l'on peut voir en contrebas toute la vallée où il a passé le plus clair de sa vie, Franck ne va pas sauter de joie. Mais il va pourtant partir à la rencontre de ce père démissionnaire, alcoolique et mourant.
Les retrouvailles ne vont pas être faciles. Franck va se trouver devant un homme rongé par l'alcool et dont la vie peut se résumer dans une série de renoncements et de fuites ; fuite de chez sa mère à treize ans, fuite dans l'espace et le travail en temps que saisonnier, enfin fuite définitive dans l'alcool... le prix à payer est lourd : mort de la femme qu'il aimait Angie, la mère de Franck, abandon de son fils Franck chez celui qui fut son rival auprès d'Angie, Buck. Bien sûr, il a sa part de responsabilité dans ce naufrage mais à travers ce personnage complexe et torturé, ce que l'auteur dénonce avec vigueur et dans une langue qui ne recule pas devant le réalisme le plus cru, c'est l'exploitation des Amérindiens condamnés à ne pas avoir de logement fixe, condamnés à "suivre le travail" pour des salaires de misère et tout juste bons à fournir de la chair à canon dans les deux guerres dont il est question dans le roman, notamment celle à laquelle Eldon va participer, la guerre de Corée. Ce sera d'ailleurs pour lui ce qui va le faire basculer dans un alcoolisme dur dont il ne sortira plus.. J'ai été très impressionnée par les scènes hallucinatoires que l'auteur consacre à cet épisode et qui évoquent à la fois l'enfer et cet état de transe dans lequel se trouvaient les combattants. Traumatismes insurmontables pour la plupart...
Le personnage de Franck est porteur d'un tout autre message. J'ai été frappée, en lisant ce roman, de constater à quel point il faisait écho aux débats actuels sur le rapport de l'homme avec son environnement. le personnage de Richard Waganese a ceci de remarquable qu'il incarne une relation au monde fondée sur le respect de ce qui l'entoure, que ce soit le monde végétal ou animal. Son éducation très expérientielle lui a appris à trouver autour de lui tout ce dont il a besoin, sans gaspiller et à développer un comportement très proche du corps et du sensoriel pour s'adapter à son environnement et y vivre harmonieusement. J'ai vraiment beaucoup aimé tous les passages consacrés à son bonheur d'être dans la nature : plaisir de voir des coyotes au clair de lune, plaisir de cuire la nourriture pêchée ou chassée sur un feu de bois, aussi source de chaleur. Rien dans ces passages d'un relent d'utopie passéiste. Simplement l'évocation de moments d'un bonheur simple, évoqués dans une langue précise, méticuleuse, sensorielle. Nul besoin d'hyperboles racoleuses qui pourraient rompre l'équilibre. Tout est juste et bien dit pour notre plus grand plaisir.
Même sobriété au niveau des dialogues. Souvent les répliques fusent du tac au tac surtout entre père et fils. L'un s'en plaint, Eldon, car selon lui il n'a jamais su trouver les bons mots et c'est une des tortures qu'il s'inflige! L'autre Franck y voit au contraire une justesse qu'il revendique car son éducation lui a appris à tenir à distance le langage, voire à s'en méfier. Il préfère l'agir au dire. Cela va se manifester à la fin du roman, où la dureté de ses mots sera démentie par la tendresse des gestes envers son père. D'ailleurs ce mode de relation au monde va culminer dans sa justesse, sa singularité et sa beauté dans les dernières scènes consacrées à la mort de son père. Franck va procéder à un rituel funéraire où par le toucher du visage de son père et du sien, il va symboliquement restaurer, à travers ce geste d'exploration et d'appropriation, ce lien familial qui n'a jamais existé.
Un beau point d'orgue pour un roman âpre, rugueux mais aussi merveilleusement apaisant à d'autres moments.
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Asterios
  15 octobre 2018
Lorsqu'il est appelé au chevet de son père qui a été absent de son éducation, de sa vie d'enfant, Franklin est tiraillé par la haine et le ressentiment de l'échec. Il apprend alors le décès imminent de son père, alcoolique de longue date, qui lui demande de l'accompagner dans la montagne pour qu'il l'y enterre selon les rituels des guerriers indiens. En contrepartie il lui propose de lui révéler son histoire.
Après hésitation le jeune Franklin, qui a à peine 16 ans accepte et part cheminer vers la connaissance de son passé, de son histoire, de ses racines.
La construction du jeune homme ne pouvait passer que part cette rencontre et ces révélations. Qui étaient son père et sa mère? D'où venaient-ils? Etait-il le fruit de l'amour? de la Haine? Pourquoi n'avait-il pas connu son père qui pourtant vivait à côté de chez lui? Et au final qui était-il hier, et maintenant?
Beaucoup de réponses seront apportées lors du voyage à ce jeune homme meurtri par l'absence de ses parents. Des réponses dont il devra se saisir pour devenir et tenter de comprendre enfin.
C'est un texte progressif à l'écriture bien dosée qui monte en puissance au fil des pages, empli de douceur, de retenue, de pudeur dans la tragédie. L'auteur sait installer la sérénité et la beauté dans la souffrance, offrant un monde d'espoir évitant ainsi l'écueil du manichéisme.
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   09 octobre 2017
Une œuvre profonde et singulière, où ce qui se dit compte autant que ce qui est tu, formant par les mots et en deçà de ceux-ci une subtile alchimie où la perte et la rédemption atteignent un sommet.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Actualitte   13 avril 2017
Un grand roman, marquant, qui écorche et qui répare tout à la fois.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (122) Voir plus Ajouter une citation
AsteriosAsterios   14 octobre 2018
Cette nuit là, tandis qu'il était allongé dans le grenier, il aperçut le liseré de la lune entre les lattes de la grange. Elle était suspendue dans l'indigo et projetait un rayon de lumière bleuâtre en travers du lit. Il y avait l'odeur du bétail. L'odeur riche et franche de l'avoine, de la paille et le foin séchant après la coupe. Le trottinement des souris dans les coins. Il y eut un bruit sur l'échelle. Il releva la tête de l'oreiller rudimentaire et la vit grimper les derniers échelons et arriver dans le grenier. Elle portait une chemise de nuit blanche. Elle marcha en silence jusqu'à lui, si bien qu'on aurait dit qu'elle planait, il retint son souffle.
Elle arriva au bord du lit de camp et il ferma les yeux. Il sentait qu'elle le regardait. Il ouvrit les yeux d'un coup, s'assit sur le bord du fin matelas et trouva sa main qu'elle prit entre les siennes. Ni l'un ni l'autre ne parla. Elle tint sa main, puis ouvrit les siennes et la garda au creux d'une paume en caressant le dos du bout des doigts. Il ne parvenait pas à respirer à fond, il se sentait lourd, incapable de bouger. Elle porta sa main libre à sa bouche à elle, puis elle puis elle la posa contre sa joue à lui. Il ferma à nouveau les yeux, tentant d'en faire entrer en lui la sensation satinée et il la sentit bouger. Lorsqu'il ouvrit les yeux, elle était allongée tout près de lui, son souffle caressait son visage. Il avança une main dans sa direction, mais elle la repoussa et garda sa position. Son souffle était sec: un soupçon de cannelle sur un arrière-fond de vin. Il était allongé les bras sur les côtés, pénétrant du regard le chatoiement de ses yeux. Ils ne parlèrent pas. A la place, elle continua de garder une main sur son visage à lui. Il posa ses mains sur ses hanches et elle le laissa faire. Il cherchait ses mots mais il n'en avait pas en lui. La masse de ses cheveux les encadrait comme un rideau. Son odeur féminine, toute de musc, de savon et de fumée. Le bruit des bêtes s'agitant dans leurs salles et quelque part au loin, le glapissement d'un coyote pourchassant des campagnols dans l'herbe des champs. Elle se leva doucement, ses mains tombant de son corps, comme une peau qui mue, elle resta debout à le regarder et quand il tenta de parler, elle se baissa et posa un doigt sur ses lèvres pour le faire taire. Il lui saisit le poignet. Ils s'observèrent et quand il l'attira à lui, elle ne résista pas, et laissa son corps s'installer contre le sien, il l'embrassa et elle l'embrassa, il avait posé ses mains sur ses épaules, elle tenait sa taille entre les siennes. Ni l'un ni l'autre ne bougeait. Quand elle se releva, il sentit dans ses paumes le vide de l'espace qui les séparait.
- Ne brise pas le cercle, murmura t-elle. Elle retourne à l'échelle, descendit les échelons et le laissa suspendu dans le ciel qu'elle avait créé dans sa tête.
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marina53marina53   29 août 2019
C'est la guerre qui lui avait fait découvrir le monde. Il avait onze ans quand son père était parti au combat et il avait découvert cette soudaine absence bouleversante, comme perdre une dent en mâchant quelque chose. Tu peux la mettre dans ta paume et la voir comme une dent, mais elle n'est plus à sa place et il ne reste qu'un trou. Il n'avait jamais entendu parler de l'Europe, des Allemands ou de Hitler. Ce n'étaient que des sons pour lui et la seule signification qu'il leur trouvait c'était ce vide dans sa vie quand son père s'était éloigné, nonchalant, pour aller prendre le train. La guerre, c'était savoir que des choses pouvaient t'être enlevées.
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colkacolka   13 janvier 2019
Il avait quitté l'école dès qu'il avait atteint l'âge légal. Il ne s'intéressait pas aux livres et là où il passait le plus clair de son temps libre, nul besoin de grandes idées... Il entendait les symphonies du vent sur les crêtes, et les cris stridents des faucons et des aigles étaient pour lui des arias ; le grognement des grizzlis et le hurlement perçant d'un loup contrastaient avec l'oeil impassible de la lune. Il était indien.
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marina53marina53   30 août 2019
Seul. Il n'avait jamais su ce qu'était la solitude. Même s'il y réfléchissait bien, il n'arrivait pas à donner une définition du mot. Il était en lui, indéfini et inutile comme l'algèbre – la terre, la lune et l'eau établissaient la seule équation qui donnait de la perspective à son monde et il le traversait à cheval revigoré et rassuré de sentir ces terres autour de lui comme le refrain d'un hymne ancien.
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AsteriosAsterios   12 octobre 2018
- Quand t'as pas quelque chose, le chercher en vain, c'est perdre son temps, c'est ce que je pense.
- Ça fait du bien de pas avoir certaines choses.
- Ah ouais. Pourquoi ça en particulier?
- Ben, ça te fait prendre conscience que t'es vivant. Que t'as touché quelque chose. Que quelque chose t'a touché.
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