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EAN : 9782265046375
190 pages
Éditeur : Fleuve Editions (01/11/1991)
3.83/5   12 notes
Résumé :
Une planète : Océan.
Un conflit : Celui qui oppose les colons végétariens aux colons carnivores.
Un homme : Quartz B, garde du corps qui a perdu son client, l’ambassadeur de la Terre, et qui va devoir reprendre le flambeau d’une délicate mission.
Le problème : Non conformiste, aussi diplomate qu’un catcheur mexicain, Quartz B. saura-t-il apaiser les tensions afin d’éviter que ne dégénère le conflit entre les amateurs de vraieviande et les vég... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Verdorie
  31 juillet 2013
Êtes-vous vraieviande ou végétare ? Défendriez-vous votre bifteck de slagondin jusqu'à ce que les chassetueurs ont abattu le dernier animal, ou, contenteriez-vous d'un strict végétarisme afin que les ptilapins, gumpers et autres bébêtes puissent continuer à vivre ?
C'est sur cette question que Quartz B va devoir trancher...
Après 15 ans en caisson d'hibernation à bord d'un vaisseau interstellaire, Quartz est réveillé par l'équipe médicale, qui lui annonce que, amputé de son bras droit (problème d'irrigation en hypothermie ?), on a dû lui greffer un membre (super ! -) artificiel. On lui révèle également que son employeur, dont il était sensé être le garde du corps, est mort dans une avalanche, deux semaines plus tôt...
Un peu hébété (on peut le comprendre), Quartz fait ses premiers pas sur la planète Océan, dans la ville Montmartre (500 000 habitants dans cette année 2615)...en se dirigeant vers son hôtel "Gay Paris", où, aussitôt arrivé, son bras quasi-bionique sauve la belle Zoé (issue d'une famille bourgeoise des premiers colonisateurs) d'une chute fatidique dans l'escalier...
Les premiers contacts pris et le cadre du "hasard-qui-fait-bien-les-choses", ainsi mis en place, l'histoire peut démarrer...
L'employeur trépassé de Quartz était, ni plus ni moins, l'ambassadeur terrestre (dandy, fantaisiste, incompétent...tout, sauf végétarien), venu sur Océan pour arrêter la guerre en devenir entre carnivs et végétares. Mais voilà, en absence définitive du plénipotentiaire, le gouvernement Océanien décidé que Quartz doit prendre la relève et statuer sur l'épineux problème écologique de la QA...la Question Alimentaire.
Tiré, comme-je-te-pousse par la Grande déléguée (la tante de Zoé) et les différents groupuscules et parties politiques, Quartz se sent manipulé et flaire quelque chose de louche...
Sur un thème éculé mais néanmoins toujours d'actualité, on suit l'intrigue, sans temps morts, avec curiosité et bonheur.
Mais la réjouissance manifeste se trouve dans les clins d'oeil que Wagner a su adresser aux lecteurs. Avec un malin plaisir, il a transposé une partie de la population terrestre (surtout européenne) sur Océan : les Turcs (unanimement végétariens), les Basques (pêcheurs de poiscaille et d'algues), les "Montmartrois" (aux fringues fantasques), les Bavarois chassetueurs du Schweinehund (non péjoratif ! puisqu'il s'agit bel et bien d'un animal...extraterrestre)...
Au bout de quelques siècles de colonisation, ce brassage de cultures, langues et dialectes a évidemment influencé la langue officiel, le français. Les Océaniens s'expriment maintenant dans un langage argotique, inventé de toutes pièces mais compréhensible. Langage parsemé, par ci par là, de vocables allemands comme "Fahrstinkener" (intraduisible, mais ça pue, c'est sûr) ou encore "c'est kotzen" (à dégobiller)...et autres.
Ce petit livre (originalement édité en 1991 dans la collection Anticipation de Fleuve Noir) n'est certainement pas de la SF wagnérienne...mais c'est bien du Wagner !
Et que pourrais-je vus bayaver de plus que vus n'ayez pas déjà percuté, spas, les chums ? Gulpez ce que vus voulez...une branche de "florilège" je m'en vais sucer....
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luckita
  09 novembre 2014
J'ai beaucoup aimé ce court roman découvert au hasard de ma navigation sur Babelio. Encore un auteur français que je découvre avec beaucoup de bonheur.
Cette crédille qui nous ronge est un très beau roman centré sur le respect de soi, de l'autre (humain ou animal) et de notre environnement.
Notre héros, parti de la Terre, se réveille sur la planète Océan après 15 ans de voyage. Suite à la mort du gouverneur qui l'accompagnait, il se retrouve en charge de régler la QA (la question alimentaire) qui oppose depuis prés d'un siècle les vegetars aux carnivs.
Roland C. Wagner joue avec le langage et les mots dans ce livre et c'est un pur plaisir. Son style est entrainant. Une fois entrée dans le livre, je l'ai lu d'une traite.
Une belle lecture que je recommande à tous.
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salsifi
  11 novembre 2012
Quartz B. est le garde du corps de l'ambassadeur terrien chargé de se rendre sur la planète Océan, et d'y statuer que la Q.A., Question Alimentaire. Sauf qu'à leur arrivée, l'émissaire décède, et la mission qui lui incombait revient maintenant à Quartz B., totalement ignorant du sujet.
Mais qu'est donc cette fameuse Question Alimentaire?
On apprend en même temps que le héros qu'Océan est une planète où les prédateurs n'existent plus (hormis l'Homme) et où la reproduction animale est très ralentie. Au risque de voir toutes les espèces animales disparaître, les habitants d'Océan doivent-ils continuer à manger de la viande? La question est en fait bien plus complexe qu'il n'y paraît...
Court roman d'anticipation, Cette crédille qui nous ronge se distingue par deux choses: son sujet, l'alimentation et la nécessité, ou non, de manger des animaux, somme toute, un débat de plus en plus d'actualité; et le langage, puisque la langue employée par les habitants d'Océan est en fait une dérivation du français. Grâce à sa plume toute en subtilité, Wagner réussit avec talent le traitement de ces deux aspects distinctifs.
Ainsi, sans prosélytisme, l'auteur nous invite à nous interroger sur ce que nous mettons dans notre assiette, ou plutôt, sur qui nous y mettons Loin d'être un pamphlet anti-viande, Cette crédille qui nous ronge offre à travers Océan, planète si proche de la Terre vers laquelle on se dirige, une réflexion profonde et juste sur ce sujet d'actualité qui divise si souvent.
Un roman à lire et à méditer, quelque soit son point de vue sur la question.
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Bookworm84
  08 août 2014
C'est l'été, le moment idéal pour voguer vers d'autres horizons. Et avec le challenge Summer Star Wars qui fait son retour, c'est l'occasion idéale pour s'en aller au milieu des étoiles et visiter des planètes lointaines :)
Pour entamer ce voyage intergalactique, voici un premier arrêt sur Océan. Océan, une planète colonisée par une population en majorité francophone (mais pas que). Une planète à la faune surprenante (les animaux ne sont pas divisés simplement en mâles et femelles, certaines bestioles savent très vite venir se servir seules dans les frigidaires et laver leur vaisselle après avoir mangé) et sans prédateurs. Un petit paradis, alors même que la Terre a vu disparaître bon nombre d'animaux ? Pas vraiment, comme le découvrira à son grand dam Quartz B, garde du corps de son état propulsé sur la scène politique sans qu'on lui demande son avis.
C'est que, sur Océan, le débat fait rage : peut-on ou non consommer des animaux alors qu'il n'y a pas de prédateur naturel ? La question est d'autant plus épineuse qu'elle a déjà causé une guerre, autrefois. Pour Quartz B, la mission s'avère donc délicate…
Ce petit roman – presque une novella, tant il est court – est, je dois bien l'avouer, une petite merveille ! :) Je l'ai lu dans sa version numérique mais il est toujours commercialisé sous format papier. Ainsi que le laisse présager le résumé, l'auteur s'en donne à coeur joie pour traiter d'un thème très délicat en nos terres françaises, chantres de la gastronomie : le végétarisme. Malin, Roland Wagner déplace le problème ailleurs mais n'en garde pas moins une plume acérée. Sous couvert de la problématique colonialiste de cette exo-planète se cache bien une réelle réflexion sur le végétarisme. Mais, et surtout, réflexion faite avec humour. Et bon sang que ça fait plaisir ! :)
Entre les bestioles bizarres, qui ressemblent à s'y méprendre au Marsupilami (la couverture de Caza en fait un beau portrait) et qui se servent toutes seules dans les cuisines, la population qui se divisent entre végétares et amateurs de vraieviande (pour faire opposition à la Terre où les habitants amateurs de produits carnés doivent se contenter de viande élevée en éprouvette, les animaux étant éteints), et la langue ! [Lire la suite de la critique sur le blog]
Lien : http://lullastories.wordpres..
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TwiTwi
  25 août 2010
Sur la planète Océan, le narrateur se réveille de son sommeil cryogénique, à sa grande stupeur avec un bras en métal et pour apprendre le décès de celui qu'il était sensé protéger : un ambassadeur terrestre venu résoudre la grande question alimentaire qui anime la planète. En effet, Océan vit un conflit majeur qui opposent les végétares et les carnivs et a appelé la Terre à l'aide pour le résoudre. Mais voilà que son employeur décédé, notre héros se retrouve chargé de résoudre cette "crédille" qui ronge la planète.
Sur une planète originale, Roland C. Wagner met sur le tapis un débat culturel actuel : a-t-on le droit de tuer des êtres vivants en masse pour le plaisir gustatif ? A savoir que sur cette planète, il n'y a pas de prédateurs, le nombre d'animaux étant régulé par un mode de reproduction assez compliqué et qu'il est tout à fait possible de se passer de viande en consommant des substituts (bien moins alléchants, cela dit). le narrateur aura quelque difficulté à tirer son épingle du jeu et nous suivrons ses aventures avec humour et dans l'attente de savoir comment il s'en tirera.
Le petit plus sympa de la narration est le langage des autochtones. A l'instar du français de Québec, la langue parlée par les colons d'Océan a quelque peu divergé du français terrien : c'est à la fois la même et une autre. le résultat est plutôt amusant et bien trouvé. Cela donne ceci :
Une bonne partie du vieux centre a été bâtie d'après ses plans, tvois ? (Elle eut une moue dubitative.) Ce n'était pas un architecte einstein - néant d'originalité et sens pratique kepouic. Mais les autres étaient encore plus morloquards. Vus arrivez à percuter ?
Ou encore :
Tout ça n'est pas carré, dit-elle en fronçant les sourcils. Quand j'ai toctoqué chez l'ambassadeur, il y avait du monde dans sa chambre. Des officiels. Ils ont été kotzen.
Lien : http://ledragongalactique.bl..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
VerdorieVerdorie   29 juillet 2013
Zoé était déjà là lorsque j'arrivais au "Bouillave gourmand" [...]
Elle portait une robe-fourreau taillée dans un tissu vert luisant -peut-être une variété locale de satin- qui moulait ses formes de femme épanouie. Comme j'avais pu l'entrevoir quand elle s'était déshabillée devant moi, elle avait une poitrine de star martienne du XXIVe siècle et des hanches de vamp tridichrome du XXVIe.
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luckitaluckita   09 novembre 2014
Mais il est aisé de respecter la vie dans le Système solaire, où il n’existe aucun animal sauvage, en dehors des inévitables parasites urbains, tels que cafards, rats, puces, poux, pigeons et araignées… La plupart des gens n’ont jamais l’occasion de toucher une vache ou un kangourou, et seule une faible proportion d’entre eux sait qu’il y a eu autrefois de gigantesques mammifères marins d’une grande intelligence qui communiquaient d’un bout à l’autre de la planète et que l’homme a massacrés en deux siècles de chasse intensive, au nom de la bonne vieille loi de prédation.
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luckitaluckita   09 novembre 2014
J’eus une seconde de vide intérieur. Certaines techniques de concentration ou de méditation vous apprennent à interrompre un instant le cours de vos pensées, certaines drogues ont un résultat analogue – mais il n’y a rien de tel que la surprise pour figer la conscience dans un présent sournois qui n’en finit pas.
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luckitaluckita   09 novembre 2014
Acceptez, comme moi, l’inéluctable loi de l’évolution. S’adapter ou mourir. Tout autre choix détermine une accélération de l’entropie, dont nous savons qu’elle est irréversible au-delà d’un certain stade.
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TwiTwiTwiTwi   21 août 2010
Une bonne partie du vieux centre a été bâtie d'après ses plans, tvois ? (Elle eut une moue dubitative.) Ce n'était pas un architecte einstein - néant d'originalité et sens pratique kepouic. Mais les autres étaient encore plus morloquards. Vus arrivez à percuter ?
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Videos de Roland C. Wagner (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Roland C. Wagner

Zone Franche : Science-fiction et recherche en astrophysique : influences réciproques ? 4/4
avec Stephen Baxter, Roland C. Wagner, auteurs, Jean-Claude Dunyach, auteur et ingénieur aéronautique, Raphaël Granier de Cassagnac, auteur et physicien des particules et François Hammer, astrophysicien, chercheur au CNRS et fondateur du (GEPI) laboratoire Galaxies, Etoiles, Physique et Intrumentation de l'Observatoire de Paris-Meudon. Table ronde animée par Laurent Kandel. Traduction Sylvie Miller
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