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Laurence Romance (Traducteur)
EAN : 9782355848131
208 pages
Éditeur : Sonatine (05/11/2020)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 64 notes)
Résumé :
" Vous êtes ici pour confesser le meurtre de votre femme.
– Exact.
– Il va falloir me convaincre. "
Années 1980. Pharmacien respecté d'une petite ville anglaise, Herbert Grantley se présente un beau jour au commissariat pour confesser le meurtre de sa femme, morte un an plus tôt de causes réputées naturelles. Il déclare à l'inspecteur-chef Lyle l'avoir empoisonnée. Une version de l'histoire qui semble parfaite. Sauf que l'inspecteur-chef Lyle n'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  23 mars 2021
Bon... On me dit que ça ressemble à du Simenon, mes dernières lectures de cet auteur remontent à l'adolescence, ça fait un bail...
Ça ressemble à un film français des années 60 qui aurait bien, ( dans le sens beaucoup...), vieilli .
Bien que sorti en 1986 , ça sent la naphtaline..
Pas vraiment de suspens, une histoire compliquée, tarabiscotée .
Celle d'un pharmacien d'une petite ville anglaise qui vient avouer le meurtre de sa femme, commis un an auparavant, par poison, et l'inspecteur ne le croit pas . C'est qu'il a du métier ce flic, dans un précédant roman (A Table , adapté au cinéma sous le titre "Garde à vue" ) , il devait prouver la culpabilité de l'homme assis en face de lui. Là, c'est le contraire auquel nous convie l'auteur : c'est le "suspect" qui doit démontrer sa culpabilité devant un flic septique, un "coupable " qui doit se raconter, "dévider" un mariage malheureux et ce qui l'a amené à supprimer son épouse .
Mais notre inspecteur ne le croit toujours pas.
Ce qui laisse augurer une autre piste : la folie ?
A moins qu'il ait eu un autre but, mais il faut un écrivain bien plus pervers, pour que ça tienne la route et embarque le lecteur !
Peut- être que ça manque de finesse psychologique, de tension, de descriptions , ( le roman ne fait que 204 pages ).
Des Aveux un peu pâlichons qui ne m'ont pas convaincu non plus.
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JIEMDE
  31 janvier 2021
Dans la famille « Bon p'tit polar original », bonne pioche avec Les Aveux du prolifique John Wainwright – traduit par Laurence Romance –, qui nous offre un quasi huis-clos particulièrement bien construit, dans une ambiance sombre où la tension va crescendo de pages en pages.
Le pitch est simple autant qu'original : venu dénoncer à l'inspecteur de police Lyle le meurtre de sa femme Norah perpétré un an plus tôt, Herbert Grantley va, à défaut d'être arrêté, devoir prouver sa culpabilité. Dans un interrogatoire sans fin où les rôles du chat et de la souris vont souvent s'inverser, un bras de fer psychologique entre deux bêtes au sang froid va se jouer, pour un résultat final surprenant.
Entre ces joutes verbales et d'influence, Wainwright nous replonge dans la vie d'Herbert, petit pharmacien de Rogate-on-Sands à la vie bien réglée, entre son mariage sans amour avec Norah, et son report d'affection sur leur fille Jenny. Un mariage qui n'en a plus que le nom, tant Herbert et Norah sont devenus des étrangers aux vies séparées. Les petites crises sont légions, mais toujours réglées avec froideur et pragmatisme. Jusqu'à ce que les grandes éclatent…
J'ai beaucoup apprécié la rigueur froide du style de Wainwright, ses dialogues secs et percutants et cette ambiance dérangeante posée dès le début, puis qui s'installe progressivement, sans besoin d'aucun artifice pour garder son lecteur en main. Une grande maîtrise du genre donc, que je vais m'empresser de retrouver dans d'autres opus de l'auteur !
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stokely
  21 mars 2021
Une très très bonne lecture avec ce récit comme quoi même avec un petit nombre de pages il est possible de faire un récit original et une lecture que l'on ne lâche pas.
Ici un homme qui se nomme Herbert va aller à la police pour s'accuser du meurtre de sa femme datant d'il y a un an, ce décès a été constaté par un médecin comme mort naturelle mais Herbert étant pharmacien il vient livrer le récit de l'empoisonnement de sa femme. Il a en effet par son métier accès à une foule de médicaments et connait les dosages
En parallèle de cette confession au poste de police nous suivons Herbert dans sa vie de famille avec sa femme et sa fille, les relations qu'il entretient avec celles-ci
L'intérêt de ce roman est également ici qu'Herbert doit prouver sa culpabilité alors qu'il se livre de son propre gré.
Je n'en dirai pas plus ayant lu de mon côté ce roman sans lire ni avis ni quatrième de couverture pour que l'effet de surprise fonctionne et c'est comme ça je pense qu'il faut dévorer ce livre, prévoir un petit créneau pour le lire d'une traite mais avec 208 pages cela est très facilement faisable.
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Annesophiebooks
  16 novembre 2020
Voilà un vrai polar.
Ce nouveau titre de John Wainwright rassemble tous les ingrédients nécessaires pour un roman du genre, et le résultat est bien au-delà de ce que l'on peut en général trouver dans ce registre.
Tout repose sur les protagonistes et sur l'ambiance qui entoure l'intrigue, et à la lecture des Aveux, on se rend compte que pour certains auteurs particulièrement talentueux, il n'en faut pas plus pour nous offrir une excellente histoire.
Herbert Grantley se présente un matin au bureau de l'inspecteur Lyle pour avouer le meurtre de sa femme, Norah.
Mais Lyle doute. Pour lui, quelque chose cloche.
Et bien que Grantley maintienne qu'il a empoisonné son épouse, le policier, lui, décide de profiter de cette déposition spontanée pour faire toute la lumière sur cette affaire qui n'en était pas une.
L'histoire débute ainsi, deux hommes qui s'affrontent dans un face à face aussi déroutant que surprenant pour l'un comme pour l'autre.
Pourquoi ce policier refuse-t-il de croire cet homme ?
Pourquoi Grantley vient-il subitement s'accuser d'un meurtre qui n'a absolument pas l'air d'en être un ?
Quels sont les secrets camouflés derrière le rideau opaque de ce couple de petits bourgeois ?
Alors, non, il n'y aura ni course poursuite, ni coups de feu. Pas de prise d'otages ou autres scènes d'action spectaculaire.
John Wainwright n'a aucunement besoin de tous ces artifices pour nous prendre dans sa toile.
Ni pour nous y maintenir fermement jusqu'à la dernière ligne.
Et pourtant, malgré cette absence d'actions, le roman défile à une allure folle.
Le lecteur, tout comme le pharmacien ou l'inspecteur, est pris dans cette confrontation comme s'il y assistait.
La pression augmente page après page, de façon régulière et sans jamais faiblir.
Pour arriver à un final en apothéose.
Les Aveux est clairement un excellent polar. Un polar parfait même, de ceux que l'on oublie pas, de ceux dont on fait des films qui restent très longtemps en mémoire.
Un polar « à l'ancienne », tout en subtilités et en nuances, comme on en voudrait plus.
Une de mes meilleures lectures du genre, sûrement même LA meilleure de cette année dans cette catégorie.
À lire sans hésiter !
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Amnezik666
  20 décembre 2020
Il faut bien avouer que jusqu'à l'an dernier et la publication du roman Une Confession, John Wainwright était plutôt – injustement – méconnu du public français, à part peut-être chez les vieux briscards de la collection Série Noire (Gallimard).
Et pourtant il est l'auteur du roman À Table ! qui a inspiré Claude Miller pour son cultissime film Garde À Vue. Oui, je sais, je l'ai déjà mentionné lors de ma chronique d'Une Confession… patience, tout vient à point à qui sait attendre.
Un grand merci aux éditions Sonatine qui nous permettent de (re)découvrir un grand nom de la littérature policière. Des intrigues fortement teintées de noir avec cette inimitable touche so british et une intensité psychologique parfaitement maîtrisée.
D'un point de vue purement esthétique, j'aime beaucoup la couv' du bouquin, elle donne vraiment l'impression que l'on a la lampe dans la tronche.
Ce n'est pas pour rien que j'ai mentionné le roman À Table !, ce dernier mettait en effet en scène l'inspecteur-chef Lyle dans le rôle de l'accusateur convaincu que son suspect était le coupable. Dans Les Aveux John Wainwright inverse les rôles, cette fois c'est au « suspect » (plus exactement à celui qui vient avouer son crime) de convaincre l'inspecteur-chef qu'il est bien coupable du crime dont il s'accuse.
Vous me direz sans doute qu'il faut vraiment être très con pour s'accuser d'un crime que l'on n'a pas commis (qui plus est d'un meurtre). Instinctivement je ne vois qu'une raison susceptible de motiver un tel mensonge : la volonté de protéger le coupable (un père pourrait s'accuser d'un crime commis par son fils).
Sur un peu plus de 200 pages, nous assistons à un face à face entre l'inspecteur-chef Lyle et Herbert Grantley, l'homme qui s'accuse du meurtre de son épouse. Les chapitres alternent entre la confession de Grantley (c'est l'occasion de découvrir le quotidien du couple Grantley et de leur fille, Jenny) et l'interrogatoire conduit par Lyle.
Pour qu'un tel huis clos en tête à tête fonctionne, il est primordial que les personnages et les faits soient crédibles ; un défi relevé haut la main par John Wainwright. On se laisse embarquer par la confession de Grantley ; à vrai dire seule l'antipathie du bonhomme (un connard coincé du cul, arrogant et prétentieux) m'a donné envie de creuser au-delà des apparences. Et si j'avais vu plus ou moins juste sur certains aspects du récit, j'étais très loin d'imaginer l'ampleur du truc.
C'est quand Lyle va abattre implacablement ses cartes, une à une, que la réalité des faits va s'imposer au lecteur dans toute sa noirceur. Et le pire c'est que l'on pourra simplement se dire – rétrospectivement – « Bon sang, mais c'est bien sûr ! »
Un polar qui repose à 100% sur le côté psychologique de l'intrigue et de ses personnages, un jeu dont John Wainwright maîtrise les règles. Il parvient à captiver et à duper le lecteur sur avec un simple face à face, quasiment sans que jamais le ton ne monte entre Grantley et Lyle.
J'espère que Sonatine continuera à nous faire découvrir les pépites inédites de cet auteur et pourquoi pas de nouvelles traductions de titres déjà disponibles en français (je n'ose pas lire À Table ! dans sa version Série Noire au vu de la triste réputation de cette collection en matière de traduction).
Lien : https://amnezik666.wordpress..
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critiques presse (1)
LeFigaro   27 novembre 2020
En Angleterre, un homme s'accuse d'avoir tué sa femme. Ce dont doute le policier qui l'interroge. Un roman simenonien à souhait.

Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (95) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   23 mars 2021
Avec vous, avec la police, tout est blanc ou noir, mais la vie n'est pas comme ça. La plupart du temps, la vie est grise. Parfois gris clair, parfois gris foncé, tout en nuances et en demi-mesures. Mais grise. C'est ça la vie...une suite de compromis.
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iris29iris29   24 mars 2021
On dit que la solitude est sombre, et même noire. Aucunement ! La solitude n'a pas de couleur. Elle n'a pas de forme, elle est silencieuse... Elle n'est que néant. Elle est indescriptible. On ne peut que la subir.
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Amnezik666Amnezik666   17 décembre 2020
Pourtant, au début et pendant nos premières années de mariage, nous partagions une certaine quiétude et cela semblait suffire. Ce qu’aucun de nous deux n’avait compris, c’est que quiétude et ennui se rejoignent. Et que l’ennui peut faire naître de mauvaises pensées qui, à leur tour, peuvent amener à de mauvaises actions.
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ZephirineZephirine   05 mars 2021
Je n'ai jamais haï ma femme. Je peux le dire honnêtement. Je pense être incapable d'éprouver la haine authentique, celle qui annihile toute raison et agit comme un cancer de l'âme.
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chambrenoirechambrenoire   01 mars 2021
Je commence à me demander si je parle à un meurtrier ou à un fou. Ou bien à un crétin content de lui! A un cas d'école pour la psychiatrie? Ou alors à un salaud de pervers assez tordu pour vouloir me faire perdre mon temps?
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