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EAN : 9782743633325
430 pages
Payot et Rivages (09/09/2015)
3.25/5   4 notes
Résumé :
Newcastle, 1946. Traumatisé de guerre, Jack fait la connaissance de Dan Smith, leader travailliste qui va changer sa vie, et de Ralph, un entrepreneur dans le bâtiment, qui l'engage. Avec la conquête de la mairie par Dan, la ville semble sur le point d'expérimenter l'utopie socialiste : destruction des taudis, édification de vastes cités abordables et futuristes pour loger tout le monde, modernisme, égalitarisme, foi en l'avenir. Mais l'idéal socialiste n'empêche pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Après l'excellent Nés sous les coups, c'est avec une certaine impatience que l'on attendait la parution du deuxième roman de Martyn Waites, La chambre blanche. Et l'on devint plus impatient encore de le lire en prenant connaissance de l'ambition de ce roman. Car il s'agit ni plus ni moins, à travers les destinés de plusieurs personnages issus de toutes les couches de la société, de raconter trente années d'histoire de Newcastle et, partant, trois décennies de celle de l'Angleterre. Entre 1946 et 1974, on s'attache donc aux pas de Jack Smeaton, soldat traumatisé par ce qu'il a vu à la libération de Belsen, de Monica Blacklock, abusée par son père, prostituée, de sa fille Mae, de Brian Mooney, petit truand décidé à prendre le pouvoir dans sa ville, de Ralph Bell, entrepreneur au service des projets utopiques du leader travailliste Dan Smith… Autant de destins qui, à leur niveau, font l'Histoire et/ou la subissent dans une Angleterre qui ne parvient pas à briser le cercle de la misère dans lequel est englué son prolétariat.
Voilà donc pour l'intention. C'est en fait du côté de la réalisation que Martyn Waites pèche.
De fait, après un début très prometteur avec notamment une scène saisissante où Jack Smeaton, tout juste employé dans un abattoir, flanche devant ses collègues, et une autre, glaçante, qui voit Monica Blacklock accompagner son père chez un autre homme, Waites semble se laisser dépasser par son ambition de départ et lâcher peu à peu les motifs intéressants qui apparaissaient au départ.
Ainsi en va-t-il du traumatisme qu'a constitué pour Smeaton la découverte des camps. Évoquée avec violence dès le départ du livre, elle en est finalement absente par la suite à l'exception d'une scène relativement banale. Il en est de même des projets de rénovation urbaine socialiste de Dan Smith qui demeurent toujours en arrière-plan et ne servent en fait qu'à justifier la monter en puissance de Mooney et la chute de Bell. Là encore, d'ailleurs, Martyn Waites laissait présager au départ la mise en place d'une véritable tragédie antique, mais il ne nous sert finalement qu'un banal thriller sans grande originalité – la palme étant attribué à égalité à la révélation scoubidouesque de l'identité de Mooney face à un Bell défait et à la découverte grand-guignolesque de l'antre du très méchant Johnny Bell.
Alors si tout n'est pas à jeter – il y a du rythme, quelques beaux personnages, en particulier féminins comme Monica et Mae Blacklock ou Joanne, et même de bonnes scènes d'action – La chambre blanche se révèle être une déception. Là où l'on pensait trouver une fresque noire politique et sociale à la manière de ce que peuvent faire un David Peace ou même un Giancarlo de Cataldo, on se trouve face à un roman noir efficace, certes, mais plutôt superficiel dans lequel les occasions d'offrir une véritable épaisseur au récit et aux personnages sont sacrifiées à quelques effets de manche. C'est dommage.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Le premier roman de Waites « Né sous les coups » a été encensé - je l'ai raté mais compte bien le découvrir dès que possible -, j'étais donc impatient de me lancer dans ce récit. J'ai achevé « La chambre blanche » qui promettait beaucoup dès les premières pages avec cet être toujours bouleversé par ce qu'il a vu, ce Jack qui traîne sa carcasse et vomit au milieu des carcasses de l'abattoir. Avec Ralph, il va s'attaquer au projet du travailliste Dan. Elle va sortir de terre leur ville neuve et ce sera la fiesta dans les rues. On apprendra vers la fin que les nouveaux immeubles ont très mal vieilli, que le quartier est toujours misérable. Leur rêve n'était qu'une utopie. Et mon enthousiasme a pris une claque. Alors, tu vas me dire, ce n'est pas possible tu as raté des pages, t'as pioncé, eh c'est le gars qui a écrit « Né sous les coups » ! Hop, hop, on se calme, j'explique.

La suite sur : http://bobpolarexpress.over-blog.com/2015/11/carcasses.html
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Les souvenirs continuaient. La bobine du film se déroulait. C’était comme regarder toute une vie du fond d’un cinéma désert, sans pouvoir partager quoi que ce soit avec le reste du public, sans savoir quelle attitude adopter. Les images étaient familières, mais le langage qui les reliait et en faisait une expérience commune et partagée lui était complètement étranger. Comme un film dans une autre langue sans sous-titres. Et sans personne pour en expliquer le sens
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Les hommes étaient tous différents : grands, petits, gros, maigres, chevelus, chauves, malodorants, propres, avec toutes les nuances. Mais ils faisaient tous les mêmes bruits. Grognant, suant, criant, suppliant. Parfois ils faisaient des bruits marrants – plus marrants que les bruits de la radio. Les bruits que faisait sa mère étaient toujours les mêmes, aussi : rapides et clairs, halètements et soupirs. Comme si les hommes lui infligeaient des punitions et qu’elle les subissait.
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La pire chose qu’un tribunal pouvait faire, pire même que d’ôter sa liberté à un homme, c’était d’ôter son pouvoir à un politicien. Parce que c’était tout ce que Dan avait jamais ambitionné, ce pour quoi il avait toujours travaillé, ce dont il avait toujours eu envie.
Le pouvoir.
Son aphrodisiaque. Sa drogue préférée. Sa raison de vivre.
Le pouvoir.
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Sharon n’avait rien perdu de sa beauté. Elle avait quelques années de plus, bien sûr, mais on aurait dit que cela ajoutait à sa séduction. Sa beauté n’était pas du genre à s’évanouir avec les années, elle était inaltérable. Elle était toujours fière de son corps, de son apparence. Un maquillage discret, des cheveux coiffés à la mode, bien habillée.
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Parfois, les gens ont des secrets. Des choses que les autres ne doivent pas savoir. Qu’ils ne comprendraient pas.
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