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ISBN : 2743625910
Éditeur : Payot et Rivages (21/08/2013)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 41 notes)
Résumé :
1984 : Margaret Thatcher est au pouvoir, les mineurs sont en grève. "Deux tribus partent en guerre", pour reprendre un tube célèbre. À Coldwell, cité minière du Nord, les mineurs ont lutté quasiment jusqu'à la mort, mais ça n'a pas suffi : manipulant l'opinion, recourant à la violence policière, les Tories avaient, à l'époque, méthodiquement cassé les reins du mouvement ouvrier. Pour les vaincus, le prix de la défaite sera exorbitant : vingt ans plus tard, Coldwell ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
andreas50
  24 octobre 2018
1984. Ce n'est pas Orwell, mais le 28 mai 1984, c'est Orgreave, Angleterre. Margaret Thatcher forte de la victoire des Malouines en 1982 est réélue pour un second mandat en 1983. Débarrassée des problèmes extérieurs, Maggie va chercher à éliminer toute contestation intérieure. La cible est bientôt trouvée en la personne des mineurs en grève du Northumberland, région industrielle du nord-est de l'Angleterre.
Le gouvernement Conservateur de Thatcher mène une politique de rigueur fondée sur un libéralisme strict. L'opposition Travailliste est pratiquement inexistante.
Dans ce contexte politique, l'accord de principe du National Coal Board ( société d'Etat pour diriger l'exploitation des mines ) dans la poche, les Tories décident de fermer les mines jugées financièrement peu rentables. Il s'agit aussi de casser les reins du mouvement ouvrier et de museler toute opposition de gauche provenant du prolétariat nordiste, « les Geordies ».
En réponse, le National Union of Mineworkers ( syndicat des mineurs ) entraîne les ouvriers dans une grève contre les fermetures avec l'appui d'une majorité de l'opinion.
A Orgreave, le N.U.M donne instruction aux mineurs de se disperser sur les autres carreaux autour de Newcastle.
Face aux 300 manifestants restants, le Gouvernement envoie 5000 hommes des forces de l'ordre, avec mission de casser le mouvement avec toute la brutalité nécessaire : police, police montée, chiens, nouvel équipement anti-émeute, jaunes pour tenir l'outil de production.
Le choc va être terrible, le 28 mai, la police charge les manifestants. Les affrontements particulièrement sanglants vont durer une nuit. A l'aube, les grévistes sont en fuite ou sous les verrous; la ville sinistrée ne sera plus jamais la même; réduite à un désert économique et industriel, les outils démantelés, désossés, bradés.
Dans le puissant roman noir, sociétal de Martin Waites, Orgreave devient Coldwell, ville fictive.
Usant de fréquents aller-retour dans le temps, l'auteur nous plonge dans la vie quotidienne de divers protagonistes, hommes et femmes de la classe moyenne durant la grève et bien après.
Coldwell semble sortir d'une guerre. Se succèdent à une certaine prospérité : chômage, paupérisation, délinquance, trafics en tous genres.
Les habitants sont bientôt confrontés à la violence, à la misère, aux addictions, au crime, aux amours contrariées.
Le récit est dur, cru ; l'écriture de l'auteur ne fait pas dans la dentelle, ni dans la compassion ; mais dans ce noir absolu, Martin Waites nous offre encore des parcelles d'humanité, d'espoir, d'amour.
Un grand roman auquel j'ai offert la cote maximale.
Cerise sur le gâteau, une abondante playlist couvrant Eighties et Nineties.
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belette2911
  17 août 2014
Tout comme le chantait Renaud, moi aussi je me changerais bien en chien, et comme réverbère quotidien, je m'offrirais Madame Thatcher. Et je ne serai pas la seule à aller me soulager sur sa tombe, je le sais.
Pourquoi est-ce que je parle de Miss Maggie dans ma chronique ? Parce qu'il est question de son gouvernement dans ce roman noir social.
Ce fut une lecture dure, âpre, une lecture qui me marquera profondément, un roman dont j'ai dévoré les 200 dernières pages sans pause, restant épuisée à la fin de ma lecture à cause de ma course effrénée dans les rues de la ville, les flics à mes trousses, leurs matraques me chatouillant les côtes et fracassant le sommet de mon crâne, j'ai sauté par-dessus les haies, les chiens policiers à mes trousses, les policiers montés m'ont coursé dans les rues, je me suis faite plaquer contre le mur par les destriers rendu fous par leurs cavaliers, les chevaux redevenant des machines de guerre pour la cause.
Il ne faisait pas bon être mineur gréviste en 1984…
"1984" n'est pas qu'un roman célèbre d'Orwell… C'est en 1984 que l'Angleterre est entrée dans les temps modernes tels que nous les connaissons. C'est en mai 1984 que la bombe à retardement à été enclenchée et que le compte à rebours fut lancé dans un sinistre "tic-tac".
Une seul nom : Margaret Thatcher, dite "la dame de fer". Elle a été réélue pour un second mandat, les gens n'ayant aucune autre alternative crédible. La dame de fer s'est attaqué aux mineurs et les mines ont fermés, entrainant des combats, des tabassages en règle de mineurs et la mort des villes qui vivaient du charbon, pourtant rentable. Les grévistes n'ont pas eu le soutien de la population…
Ce roman jongle avec deux périodes, celle de 1984, nommée "avant" et 2001, nommée "maintenant", nous faisant changer d'époque mais avec les mêmes personnages, sans savoir ce qui s'est passé pour eux pendant ces 17 ans (on le saura à la fin).
1984, dans la ville minière de Coldwell, près de Newcastle… Nous sommes en compagnie de Tony, un jeune footballeur professionnel qui a du potentiel; de Louise qui cherche l'amour; de Tommy, une jeune brute, bras droit et gauche d'un caïd de la pègre locale; Mick un mineur syndicaliste qui aime la dive bouteille et Stephen Larkin, un journaliste idéaliste.
Tout ce petit monde évolue alors que les mineurs se lancent dans leur ultime combat, certains étant plus impliqués que d'autre.
2001… de la ville de Coldwell en état de siège en 1984 à celle décrépite et moribonde, tout a changé et ♪ "non, non, rien n'a changé" ♫.
Si la révolte semble être morte sous les coups de matraque donné en 1984, la résignation qui a engourdi les mineurs continue de faire son oeuvre en 2001. La ville est morte et seule la pègre fait son beurre en vendant de l'herbe.
Ce roman nous montre la manipulation des masses par les médias qui, avec un reportage, peut faire passer le clan A pour des brutes et le clan B pour des victimes. Ici, ce furent les mineurs qui se firent passer pour des brutes sanguinaires et les poulets pour des pôvres petits. Démagogie, quand tu nous tiens.
Le gouvernement Thatcher voulait détruire la classe ouvrière et seuls les mineurs se sont révoltés… le reste du monde ne comprenait rien et s'en fichait. Ce n'était pas son combat et de toute façon, les médias étaient instrumentalisées, les gens manipulés et les mineurs esseulés.
Les personnages de ce roman sont multiples, certains plus attachants que d'autres. Multiples, mais travaillés ! Ils ont leurs contradictions, ils ont des idéaux, des espoirs de vie meilleure, des envies, du courage mélangé à une part de lâcheté. Et les pire ne sont pas toujours les caïds… N'est-ce pas, Keith ?
Martyn Waites nous balance sans ménagements au milieu de cette population fracassée, moribonde, en état de mort clinique quasi. Il nous jette parmi cette population dépossédée de son travail, privée de son droit à faire bouillir la marmite, amputé de leur fierté et de la solidarité entre camarades mineurs.
Ils n'ont plus rien et ne peuvent léguer à leurs enfants que le malheur, le renoncement à tout et la haine de soi.
Pour eux et pour la génération suivante commence une longue et pénible descente aux Enfers, une descente bien plus dégradante que celle qui les transformait en rats qui grattaient la terre pour en extraire les pépites noires.
L'échec ne naît pas de la révolte mais de la résignation…
Un roman aussi noir que l'anthracite mais au bout du tunnel, il y a souvent de la lumière…

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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Renod
  18 mai 2017
Bienvenue dans notre société postindustrielle ! Les cités ouvrières sont devenues des lieux de relégation sociale. Explosion des inégalités. Emergence de travailleurs pauvres. Un travail assoupli et précarisé. L'exclusion, le chômage et l'échec scolaire se sont généralisés. Les services publics se sont détériorés. Nous sommes dans la banlieue de Newcastle mais nous pourrions être dans n'importe quelle autre ville de France ou du Royaume-Uni... Pour comprendre le présent, Martyn Waites souhaite revenir ce qu'il s'est passé une génération plus tôt. Lorsqu'elle accède au pouvoir au début des années 80, Margaret Thatcher va lancer une "révolution libérale" qui va ébranler son pays de manière irréversible. Un de ses objectifs est de réduire l'influence des syndicats en fermant des mines pourtant rentables. Les mineurs lui répondent en organisant de grandes grèves face auxquelles elle se montre inflexible. La répression policière est féroce et les médias orientent l'opinion en présentant les grévistes sous un jour défavorable. La grève échoue. Les mineurs qui scandaient : "du travail pas la charité " vont se muer au cours des années en "cas sociaux" à qui les nouveaux leaders politiques n'ont plus rien à promettre. Une génération perdue qui est née sous les coups de matraque.
Le double fictif de l'auteur est un journaliste qui retourne dans la cité minière de Coldwell pour y faire un reportage. Il renoue ainsi avec son passé, sa famille et un idéalisme émoussé par une brillante carrière. L'auteur met en place un aller-retour permanent entre "avant" et "maintenant". Cela lui permet, par exemple - d'expliquer la déchéance d'un couple qui ne parvient pas à empêcher la chute de ses enfants dans la drogue et la violence. Il mêle des histoires personnelles à un récit social qui illustre l'évolution d'une classe et d'une région industrielle. Il brosse notamment les destins d'une femme au foyer désespérée, d'une adolescente qui flirte avec le danger, d'un truand en quête de rédemption, d'un footballeur à la carrière brisée, etc. J'ai aimé ce roman, son regard social et ses fulgurances noires. Je n'ai qu'un seul reproche à faire à l'auteur : il dévoile trop facilement ses intentions. J'ai apprécié les nombreuses références à des groupes des années 80. Il est vrai que la musique a - en Angleterre plus qu'ailleurs - une place centrale et générationnelle. Je termine en fredonnant comme Belette2911 la chanson de Renaud : "Miss Maggie".
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encoredunoir
  27 août 2013
« le gouvernement conservateur de Margaret Thatcher avait été réélu pour un second mandat par un raz-de-marée apathique. Les gens avaient voté pour elle parce qu'il n'y avait aucune alternative crédible. Avant les élections, il y avait eu des mouvements de mécontentement contre la façon dont la droite gouvernait. Une diversion se présenta, sous la forme d'un petit conflit dans le sud de l'océan Atlantique, au sujet des îles Malouines, une équipée ultrapatriotique qui permit d'assurer la réélection. Encouragée par ces événements, Thatcher s'était ensuite cherchée une cible intérieure : elle avait trouvé les mineurs. »
Nous sommes en 1984 et, dans la ville minière de Coldwell, près de Newcastle, les destins de Tony, jeune footballeur professionnel issu d'une famille d'ouvriers, de Louise tout juste au sortir de l'adolescence et qui cherche l'amour, de Tommy, la jeune brute qui monte dans la pègre locale, de Mick le mineur syndicaliste, et de Stephen Larkin, journaliste idéaliste, se croisent alors que les mineurs se lancent dans leur ultime combat. Presque vingt ans plus tard, Larkin revient sur les lieux où ses illusions se sont fracassées et croise les mêmes personnes ainsi que d'autres, plus jeunes. de la Coldwell en état de siège à la Coldwell décrépite et moribonde, tout a changé et rien n'a changé. La révolte semble avoir disparu sous les coups de 1984 et la résignation qui a suivi continue de faire son oeuvre.
C'est avec un roman social que les éditions Rivages font leur rentrée littéraire. Un roman dur, âpre, qui, par le jeu des allers-retours entre 1984 et 2001, démonte les mécanismes de l'apathie de la classe ouvrière anglaise et de la violence sociale à la lumière de la destruction programmée de ladite classe par le gouvernement Thatcher. Car si les temps sont aux explications simplistes, à commencer par un supposé déterminisme social, pour ne pas dire un atavisme de classe, afin d'expliquer la misère dans laquelle à sombré une grande partie du prolétariat anglais, Martyn Waites propose une vision bien plus nuancée des choses. On n'est bien entendu pas surpris de voir Thatcher montrée du doigt, ce qui est bien la moindre des choses, mais on est toujours étonné de voir comment ce gouvernement a pu se libérer de la contrainte des droits de l'Homme avec l'appui – ou à tout le moins une coupable indifférence – des médias et de la population pour faire plier tous ceux qui se risquaient à lui résister .
À travers ses personnages formidablement construits, avec leurs contradictions, leurs idéaux, leurs espoirs, leurs envies, leurs étincelles de courage et leur lâcheté ordinaire, Waites montre habilement plusieurs facettes du prisme de cette population fracassée, dépossédée du travail qui lui offrait, outre un gagne-pain, la fierté et la solidarité, et qui n'a plus à léguer à la génération suivante que renoncement et haine de soi.
De cette construction implacable constamment rythmée par une bande originale caractérisant situations et personnages, il ressort beaucoup de reniements, d'espoirs déçus, mais aussi de révoltes qui peuvent encore ressurgir, de recherches de rédemptions pas forcément vouées à la réussite et peut-être un soupçon d'espoir. Et Martyn Waites de montrer que si l'échec peut advenir, ce n'est pas la révolte le problème mais bien la résignation.
Cela donne un roman noir social poignant et tragique d'une grande maîtrise qui lie avec bonheur les histoires personnelles de personnages joliment incarnés à l'Histoire contemporaine subtilement dépeinte. Engagé et écrit avec talent, Né sous les coups est une bien belle réussite.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Bazart
  24 novembre 2014

1984, dans une petite ville minière du Nord de l'Angleterre, sur ordre de Margareth Thatcher la police à charger contre les mineurs en grève, la répression est à son paroxysme, il faut faire taire le monde ouvrier. Larkin, jeune journaliste originaire de la ville est le témoin impuissant des affrontements. le gouvernement conservateur contrôle les médias, à la télévision, dans les journaux les mineurs sont décrits comme des voyous, casseurs, violents etinconscients.Partout, il est écrit que l'avenir n'est pas dans le charbon. Mais au fait, c'est quoi l'avenir d'une petite ville minière sans mine ?
2001, Larkin revient dans la ville de son enfance il veut écrire un livre sur le combat des mineurs sous le gouvernement Thatcher.Il découvre horrifié une ville mourante transformé en temple de l'économie parallèle ; le jeu, la drogue, la prostitution, la pornographie ont remplacé la mine. Il va retrouver les acteurs et les témoins des affrontements passés. Mais les mémoires sont défaillantes et le monde a changé.
Version Hardcore du « Testament à l'Anglaise » l'épatant roman de Jonathan Coe sur les années Thatcher, « Né sous les coups » est un opéra social, une tragédie en cinq actes. Martyn Waites suit ses personnages, les faits valser entre le passé et le présent, empoigne le lecteur et l'entraine dans une fresque politique pleine de bruit et de fureur.
La bande son est formidable et le style un véritable coup de poing. Un sacré roman.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
andreas50andreas50   23 octobre 2018
L' héroïne n'a jamais tué personne. C'est un fait. C'est un analgésique. Point à la ligne. Si vous faites une overdose d' héroïne, tout ce que vous aurez, c'est une grosse migraine. Une overdose de paracétamol vous fera plus de mal. Non. C'est avec quoi elle est coupée qui tue. Les dealers sont des truands. Pour eux, il n'y a que le profit qui compte. Alors ils coupent l' héro avec n'importe quoi. Du talc, de la poussière de brique, de la poudre pour se maquiller ou faire du curry, du débouche-évier. N'importe quoi. Et parmi ces trucs-là, il y en a qui sont toxiques. Quand ça se passe dans l'organisme, ça le bloque. Il y en a qui chopent la gangrène. Qui se font amputer.
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belette2911belette2911   17 août 2014
— C'est comme aux États-Unis pendant la Prohibition. Vous savez pourquoi tant de bluesmen des années 1920 étaient aveugles ? À cause de l'alcool de contrebande qu'ils buvaient. du whisky d'alambic. Du gin distillé dans des baignoires. Par des truands. C'est pareil avec les drogues maintenant. On légalise, on demande aux drogués de se faire recenser par leurs médecins, on s'assure que ce qu'ils prennent n'est pas empoissonné. On enlève les truands de l'équation.
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RenodRenod   13 mai 2017
Dans le pays que dirigeait dorénavant le gouvernement de Blair, le gouffre entre les riches et les pauvres n’avait jamais été aussi profond. Des infrastructures ferroviaires dans un état de délabrement irréversible. La crise de l’éducation. Du logement. De la santé. Des aides sociales. Les financements coupés. Jamais rétablis.
L’héritage de Thatcher : des bombes à retardement qui explosaient partout dans le pays.
Dix-sept ans de sous-financement délibéré par les conservateurs.
Cinq ans d’inertie du New Labour.
Une combinaison…
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belette2911belette2911   16 août 2014
Le succès de ces opérations modifia les mentalités des membres du gouvernement. Il autorisa à penser l'impensable. S'ils pouvaient faire ça impunément, alors ils pouvaient se permettre tout et n'importe quoi.
Les gens ne diraient rien si les mineurs se faisaient démolir. Ils auraient trop peur de perdre leur propre boulot.
On pouvait faire tout et n'importe quoi sans avoir rien à craindre.
Tout et n'importe quoi.
Et c'est exactement ce qu'ils firent.
Alors commença la mise à la casse de tout le pays. Les outils de production furent désossés et bradés.
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RenodRenod   15 mai 2017
La mémoire devenait une chose de plus en plus importante pour Tommy. De temps en temps, il faisait de petits tests, il allait dans des rues qui n’existaient plus, dans des pubs ou des restaurants disparus, revivait des conversations avec des gens qui étaient morts, partis ou perdus, rhabillait quelqu’un à la mode de son époque. Tout ça, pour Tommy, c’était de l’histoire. L’histoire qui comptait. Et il croyait que c’était son devoir de s’en souvenir afin de comprendre le présent, car sinon le présent n’était plus qu’une accumulation d’actions sans queue ni tête, et non pas la conséquence du passé.
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