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ISBN : 2262031215
Éditeur : Perrin (11/03/2010)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Le 17 juillet 1676, à huit heures du soir, cinq jours avant son quarante-sixième anniversaire, Marie-Madeleine d'Aubray, marquise de Brinvilliers, fut décapitée en place de Grève à Paris devant une foule agitée, puis impressionnée par le courage de cette petite femme au corps si frêle. " Elle est morte comme elle a vécu, avec résolution ", écrira Mme de Sévigné. Présente ce soir-là, la célèbre épistolière n'aurait pas manqué un instant d'un feuilleton qui tenait en ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
sassenach
  09 juillet 2010
Sous le règne de Louis XIV aura lieu la plus célèbre affaire de meurtres en série : l'affaire des poisons, qui va impliquer de nombreuses personnes dans toutes les strates de la société. Mais avant cette découverte retentissante, Marie-Madeleine d'Aubray, marquise de Brinvilliers sera arrêtée et jugée pour avoir empoisonné son père et ses frères, ainsi que pour d'autres tentatives sur d'autres membres de sa famille. La rumeur va s'acharner sur cette femme sans preuve véritable et assurée, la transformant dans l'imaginaire collectif en une sorte de sorcière sans conscience mais il est possible de douter quant à sa responsabilité sur tout ce dont on l'a accusée à l'époque ...
Je ne suis pas forcément une très grande fan des biographies mais cette époque historique m'attire et m'intéresse particulièrement, d'où mon inscription pour ce titre lors de Masse critique (parmi d'autres titres que j'avais sélectionnés aussi mais le hasard a voulu que ce soit celui-ci qui me soit finalement attribué). Comme je suis peu habituée à lire ce genre de livre, j'ai eu quand même un peu de mal lors de cette lecture car je me trouve toujours submergée par trop d'informations et de détails. Et encore, je connaissais déjà cette période et une partie des personnes citées, ce qui a un peu facilité ma découverte de la vie de la marquise de Brinvilliers. le style était fluide et certaines parties ressemblent parfois à un roman mais elles ne sont pas assez nombreuses à mon goût. Nul doute que ce livre est précis et l'auteure a fait des recherches poussées et décrit les évènements sans parti pris (enfin, presque pas, elle reste assez neutre, même si on peut « deviner » ses sentiments vis à vis de cette affaire). Mais je trouve que c'est loin d'être une lecture facile, avec de nombreux personnages cités et il est aisé de se perdre au milieu de tout ce monde, ce qui m'est arrivé plusieurs fois. Cela a eu en tout cas le mérite de me donner envie de me replonger dans cette période et de lire des romans basés sur la vie de la marquise de Brinvilliers car je pense que j'apprécierai plus facilement une version romancée de sa vie, même si ce genre de lecture sera moins érudite.
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cerisia
  14 juin 2010
Lecture dans le cadre de l'opération Masse Critique de
Un grand merci à Babelio et aux éditions PERRIN pour cette lecture fort intéressante.
Mon avis
Marie-Madeleine d'Aubray, plus connue sous le nom de "La marquise de Brinvilliers".
Première "tueuse en série" de l'histoire mais au combien attachante !
Certes selon ses aveux elle a empoisonné son père, ses deux frères, son mari, sa fille et sa soeur (son mari et sa fille ne sont pas décédés, elle leur a administré un antipoison) mais les enjeux lors de son procès sont grands. Certains veulent faire "tomber" des gens importants.
Tout n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît, à commencer par l'enfance de Marie-Madeleine. Elle a été abusé physiquement puis des années plus tard psychologiquement. Elle a été je pense manipulé par Sainte-Croix.
La marquise de Brinvilliers aura eu la droiture de reconnaître ses crimes avant sa condamnation, certainement pour être en paix avec elle même mais aussi pour ne point subir la question, c'est à dire la torture. Malheureusement pour elle, elle subira quand même la torture, ce qui est profondément injuste car elle ne sait rien de plus et ne dira donc rien d'autre.
Pirot, théologien réputé sera l pour la confesser. Il lui apportera une aide morale immense, il sera la jusqu'à la fin.
Si nous connaissons les derniers jours, les dernières heures et minutes de Marie-Madeleine c'est grâce au écrits de Pirot.
Ce livre apporte beaucoup La Marquise de Brinvilliers et nous éclaire sur les moeurs, la vie en france au 17ème siècle. Il se lit facilement, est très intéressant. Petit point négatif pour moi, la description des différents arbres généalogiques, qui épouse qui, les différents noms, métiers, villes, parentés deviennent assez vite lassant.
Une bonne lecture que je conseille à ceux qui apprécient l'histoire et les romans historiques.
Ma note 8/10

http://le-boudoir-des-livres.over-blog.com/
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beeshop
  12 avril 2010
La marquise de Brinvilliers est-elle le monstre, l'empoisonneuse en série décrite par l'histoire populaire ? Est-elle cette femme dangereuse et dépravée dont le procès fascina tout autant qu'il terrorisa le tout Paris du 17ème Siècle ?
Agnès Walch, historienne, nous narre ici l'histoire d'une femme qui n'est et ne fut pas que tueuse. Elle brise l'imaginaire chimérique populaire pour s'attacher grâce à d'importante recherche historique à la réalité des faits. Dans cette biographie A. Walch démontre l'importance du contexte historique dans la pleine compréhension de cette affaire. En effet en plein siècle de la peur du complot et de l'empoissonnement, à une époque où une femme violée ou ayant subit des relations incestueuses est coupable de son malheur le sort de la marquise semble scellé d'avance.
Marie Madeleine Dreux D'aubray est née en juillet 1630. Elle épouse en 1651 Antoine Gobelin marquis de Brinvilliers. Très vite elle succombe aux avances de Godin de Sainte-Croix, ami de son mari, officier de cavalerie et passionné par l'alchimie. La marquise dépense énormément aussi bien pour ses gouts de luxe que pour entretenir son amant et très vite se retrouve au bord de la faillite.
Ayant eu connaissance de tentative d'empoissonnement de son époux par la marquise, Sainte-Croix enferme des preuves de culpabilités de sa maitresse dans une cassette « à n'ouvrir qu'en cas de mort antérieure à celle de la Marquise ». Il meurt en 1672. La cassette est ouverte et très vite la marquise alors recherchée fuit à Londres. Elle ira ensuite au Pays-Bas, à Liège puis en Flandre.
Durant sa fuite, le valet de Sainte-Croix : La Chaussée, est arrêté et passe aux aveux. Il reconnait avoir aidé la marquise dans ses actes d'empoissonnements. Elle est alors condamnée par contumace en 1673. Elle sera retrouvée dans un couvent à Liège et ramenée en France en 1676. Durant son procès d'avril à juillet 1676 elle niera les faits malgré le passage à la question. Elle est condamnée à être décapité en place publique.
C'est L'abbé Pirot chargé de l'accompagner dans ses dernières heures qui recueillera ses aveux, l'empoissonnement de son père et de ses frères, elle niera avoir tenté d'empoissonner sa soeur et sa belle-soeur. Elle indiquera également que Sainte-Croix à lui-même tenté de l'empoissonner durant plusieurs mois. L'abbé Pirot sera étonnamment frappé par la dignité de la marquise devant la mort. Elle ira à l'échafaud avec courage. Il sera troublé et ému par cette femme.
Le rôle de Sainte-Croix reste flou, pourquoi tenter d'empoissonner sa maitresse ? A-t-elle été manipulée ? Il semble peu probable que la marquise ait été seule instigatrice de cette affaire.
"En définitive, demeure beaucoup d'opacité sur une affaire qui déclencha une véritable panique en France et sur une marquise à la personnalité complexe, dont le destin fut jalonné de drames familiaux, de haines et de jalousies. Quel jugement porter sur elle ? Comme ses contemporains, on finit par compatir. Qu'elle ait été dangereuse, c'est certain ; qu'elle ait été coupable c'est sans doute vrai ; qu'elle ait été victime, c'est incontestable".

Lien : http://mespetitesidees.wordp..
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