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ISBN : 2266287583
Éditeur : Pocket (09/05/2019)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.73/5 (sur 173 notes)
Résumé :

Deux sœurs disparaissent. Trois ans plus tard, une seule revient. Dit-elle toute la vérité ?

Emma, 17 ans, et Cass, 15 ans, sont les sœurs Tanner, devenues tragiquement célèbres depuis leur inexplicable disparition. Après trois ans d'absence, Cass frappe à la porte de chez ses parents. Elle est seule. Elle raconte comment sa sœur et elle ont été victimes d'un enlèvement puis retenues captives sur une mystérieuse île.

Emma y ser... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (91) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  26 avril 2018
Lorsque les soeurs Tanner (Emma 17 ans et Cass 15 ans ) disparaissent , c'est Abigail Winter , psychiatre qui suit l'affaire avec le FBI.
Aucune piste en vue: frustration...
Lorsque Cass , seule, réapparait sur le perron familial , 3 ans après, c'est encore à Abigail qu' on fait appel, pour démêler les fils inextricables de cette famille atypique.
Par des allers-retours incessants entre avant et après la disparition, l'auteur nous entraine dans une histoire envoutante, où les personnalités sont complexes , les liens familiaux bouleversés.
Perversion narcissique, parent absent et couard, beau-père, recomposition familiale , demi frère par alliance , soeurs , mensonges , manipulation : mettez tout ça dans un shaker ....
Tout ce que veut Cass , c'est que le FBI retrouve sa soeur.
C'est un roman très agréable à lire .
Et si on devine à peu prés, ce qui concerne Emma , je dirais que le plaisir n'en est pas amoindri, ce qui envoute, c'est le fonctionnement de cette famille, et la façon dont l'auteur distille lentement ses informations.
En ce qui concerne le dénouement final, j'aurais aimé qu'il soit plus écrémé , qu'on s'arrête à la révélation finale et pas sur ce que vont devenir tous les protagonistes , mais je chipote...
Un roman qui décompte les jours à partir de la réapparition de Cass, et porté par 2 voix , celle de Cass et celle de Abigail Winter , la psychiatre.
Ayez confiance , venez vous allonger sur le divan, le "décorticage" va commencer...
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Antyryia
  13 février 2018

- Bonjour, vous êtes bien madame Abigail Winter ?
- Bonjour, et vous vous devez être Antyryia. Je vous en prie, prenez place dans le fauteuil ou dans le divan, comme vous préférez.
Plus à l'aise assis, je m'installe sur la chaise en face de la psychiatre.
- Alors, qu'est-ce qui vous amène ?
- Eh bien docteur, je crois bien que je souffre de violentes crises de narcissisme aiguë.
Le docteur Winter a écrit une thèse sur le cycle du narcissisme dans la famille, un sujet qu'elle connaît bien étant donné qu'elle et sa soeur ont longtemps vécu sous le joug d'une mère particulièrement toxique. Normalement elle travaille pour le F.B.I. mais elle a accepté de me rencontrer à titre exceptionnel.
- Qu'est-ce qui vous fait dire ça, Antyryia ?
- Eh bien, pour commencer, tous les matins, quand je me coiffe ou que je me brosse les dents, je me regarde dans le miroir.
- Et vous vous trouvez beau ? Vous vous sentez un peu comme la vilaine reine dans Blanche-Neige ? Vous parlez à votre reflet ?
- Euh non, pas spécialement.
- Est- ce que vous vous trouvez plus intelligent, plus instruit, plus travailleur, plus courageux, bref : meilleur qu'autrui dans quelque domaine que ce soit ?
- Non docteur, je dirais qu'en général je me situe dans la moyenne.
- Et êtes-vous prêt à démolir vos proches ou les membre de votre famille pour asseoir sur eux une forme de domination sans laquelle vous ne seriez rien ?
- Sûrement pas docteur.
- Alors comment diable êtes-vous parvenu à la conclusion que vous étiez narcissique ?
- Eh bien voyez-vous, je suis de temps en temps amené à écrire des critiques des romans que j'ai lus et il m'arrive parfois dans celles-ci de parler de moi, de rapprocher le livre d'une anecdote personnelle. Et il m'arrive également de me mettre en scène, de m'inventer une sorte de vie parallèle me permettant d'évoquer ma lecture sous un angle un peu différent. Et une gentille internaute m'a récemment écrit en commentaire sous une chronique rédigée le 09 octobre 2017 : "Quel blabla insipide, égocentrique, vous devriez vous faire appeler Narcisse." Donc vous voyez, c'est bien la preuve que je ne suis fasciné que par mon nombril. Comment y remédier ? Vous allez me soigner, hein, madame Winter ?
- Je vais essayer de vous aider en vous faisant prendre conscience que votre cas n'est pas si dramatique. Avec un traitement adapté, il y a encore un peu d'espoir.
Elle me tend alors le roman Emma dans la nuit, écrit par Wendy Walker. Je ne peux m'empêcher de sourire puisque non seulement j'avais beaucoup aimé Tout n'est pas perdu, le premier roman de l'auteure, mais en plus ce roman n'est censé paraître que dans quelques jours !
- Vous remercierez bien les éditions Sonatine et l'opération masse critique, c'est grâce à eux que vous allez pouvoir découvrir avant tout le monde l'enquête que j'ai menée au retour de Cassandra, après trois ans de disparition.
- D'accord, ça sera fait, mais quel est le lien avec ma pathologie ?
- C'est qu'elle vous paraîtra probablement très anodine lorsque vous aurez découvert les symptômes de la famille Martin, en particulier ceux de la mère, prête à tout pour être le centre d'attention.
* * *
Effectivement, ce roman est une plongée dans les eaux troubles d'une famille totalement dysfonctionnelle, pour ne pas dire malsaine.
Emma et Cassandra sont les deux filles d'une première union : Celle de Judy et de monsieur Owen Tanner qui a lui-même un fils : Witt.
Après le divorce, elles ont choisi ( mais avaient-elles réellement le choix ? ) de vivre avec leur mère, qui s'est remariée avec monsieur Martin. Qui a également un fils d'une précédente union : Hunter. Un frère par alliance donc, qui ne regarde pas de façon innocente la belle Emma, attitude qui ne semble déranger personne par ailleurs.
De cette famille, il sera amplement question tout au long du roman, au passé comme au présent.
En particulier cette mère odieuse et déphasée, avec laquelle il était impossible pour les deux filles d'avoir une enfance normale et heureuse, aussi confortable que puisse être leur situation matérielle.
"Notre mère n'aimait pas être notre mère. Elle voulait être notre amie."
"Elle était capable de s'occuper de ses enfants, mais ça ne l'intéressait pas."
"On passe de l'amour au dédain sans explication. de l'affection donnée en abondance sans raison, puis retirée sans motif."
Au summum du narcissisme, à s'en rendre malade si l'intérêt se détourne d'elle un seul instant, Madame Martin incarne la mère nuisible par excellence. Quitte à manipuler ses maris ou ses filles pour avoir l'inégalable sensation d'être la plus intelligente et la plus attirante.
Qui a littéralement besoin qu'on lui dise à quel point elle est extraordinaire.
Et son irresponsabilité aura bien entendu des conséquences sur l'équilibre d'Emma et de Cass, deux filles parfois en concurrence avec leur propre mère, qui grandiront dans des conditions déplorables pour pouvoir se construire.
Jusqu'à quel point le narcissisme de la mère s'est-il transmis à ses filles ? Est-ce une pathologie héréditaire ? Comment grandir dans ce genre de foyer sans conserver des séquelles ?
Mais Emma dans la nuit, c'est aussi et surtout l'affaire irrésolue de la disparition de ces deux soeurs, trois années auparavant, alors qu'elles étaient âgées de 15 et de 18 ans.
Jusqu'au retour de Cass.
Seule.
Alors elle racontera au FBI, et en particulier à la psychiatre Abigail Winter, tout ce qui s'est passé durant ces trois années, acceptant que sa mère soit présente à chacun de ses entretiens.
Elle est obsédée par le retour sa soeur aînée, et va tout faire pour qu'elle soit rapidement retrouvée.
"Il faut retrouver Emma ! Il faut qu'on la retrouve !"
Mais ce qu'elle va relater n'est qu'une version de ce qui s'est réellement passé, puisque le lecteur sait d'emblée qu'elle ne dit pas toute la vérité, et qu'elle a eu des années pour préparer son histoire.
"Il y avait un truc qui clochait dans l'histoire de Cass, celle qu'elle racontait et celle qu'elle taisait."
"Mais dire la vérité ne figure nulle part sur ma liste."
Même sa mère, avec laquelle la jeune femme semble avoir une relation très conflictuelle, semble convaincue qu'elle ment.
Son histoire, c'est celle-ci : Sa soeur, enceinte, s'est enfuie par peur de la réaction des siens et Cass a été amenée à l'accompagner.
Elles ont passé les trois dernières années sur l'une des nombreuses îles au large du Maine, emmenées par un couple qui semblait vouloir protéger Emma du courroux familial mais qui finalement s'est avéré davantage intéressé par sa grossesse.
Coincées sur l'île, il était en outre hors de question pour Emma de partir sans son enfant.
"Ici, les villages étaient nichés dans des anses et des criques aux contours déchiquetés, les ports étaient isolés, coupés du monde."
Il aura fallu trois ans à Cass pour trouver le moyen de fuir, d'enfin retrouver sa famille, et pouvoir désormais aiguiller les recherches des autorités afin qu'Emma et sa fille puissent être sauvées à leur tour le plus rapidement possible.
Mais son histoire est tellement parfaite...
Quasiment tout y est énuméré : le nombre d'heures, de jours entre chaque évènement. Son récit est tellement millimétré que la psychiatre - dont la voix alternera avec celle de Cass tout au long du roman - cherche à y distinguer le vrai du faux, se demandant à quel jeu joue la rescapée.
"Elle avait débité son récit d'une traite sans lever les yeux une seule fois."
Ce livre m'a fortement fait penser à l'excellent Comme un conte de Graham Joyce. Dans ce dernier, l'adolescente Tara frappait à la porte de chez elle après une disparition de vingt ans. Et son histoire était abracadabrante puisque l'explication de son absence impliquait un monde féérique duquel elle n'avait pas pu revenir plus tôt et dans lequel le temps s'écoulait différemment. Délire ou vérité ? En dehors de cette première similitude, les deux romans ont pour point commun l'intervention d'un psychiatre pour essayer de démêler le vrai du faux et de rétablir les faits tels qu'ils se sont réellement produits.
Emma dans la nuit commence relativement doucement malgré tout, et j'ai mis longtemps avant d'entrer réellement dans l'histoire.
Les histoires devrais-je dire puisque celle de l'île jouxte celle de la famille et les réflexions des enquêteurs.
Tout étant bien entendu lié.
"Notre histoire est le produit d'une recette compliquée qui exigeait chacun de ces ingrédients."
Wendy Walker prend tout son temps - un peu trop peut-être ? - pour que le lecteur soit intrigué et cherche à démêler par lui même la part de vérité contenue dans le récit de Cassandra. Et surtout, pour qu'il prenne conscience de ce que c'était que de vivre dans un climat familial aussi pesant.
"Quelle mère ferait un truc pareil ? C'est vraiment cruel. Sadique."
Davantage encore que l'énigme de la disparition des soeurs, ce sont les évènements qui se sont peu à peu produits chez les Martin qui créent progressivement un climat d'angoisse, une ambiance de plus en plus lourde. Prises une à une, ces petites anecdotes semblent n'avoir qu'une importance relative, mais mises bout à bout, elles créent un malaise grandissant, une impression de suffoquer. Et c'est tellement bien amené, avec un rôle précis pour chacun des membres de ce carcan familial, qu'on observe les mains liées l'évolution de chacun jusqu'à une implosion qu'on devine imminente.
Wendy Walker signe donc là un second roman qui confirme le talent dont elle avait déjà fait preuve dans Tout n'est pas perdu, sans se répéter malgré le rôle récurrent et primordial du psychiatre.
Elle confirme également qu'elle a une plume bien à elle, une écriture plus travaillée que celle souvent formatée que l'on retrouve aujourd'hui dans la majorité des thrillers psychologiques.
Quant au festival de révélations finales, si les lecteurs pourront en deviner certaines, bien malin sera celui qui aura réussi à reconstituer la suite d'évènements dans leur intégralité.
Et quant à moi, étant désormais convaincu de ne pas être touché si durement par le fléau du narcissisme, il m'arrivera encore de temps en temps d'oser parler à la première personne du singulier dans mes futures critiques.
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AgatheDumaurier
  01 février 2018
Je suis devenue très difficile en matière de thriller à énigme, car c'est la mode, la grande mode, et qu'il est compliqué pour les auteures et auteurs de renouveler un genre finalement très codé et limité. le plus dur, c'est la fin, l'explication du pourquoi du comment du grand mystère, et les masques qui tombent. le risque, c'est le grand n'importe quoi, le grand nawak, le grand guignol. Quant à moi, ce que je ne supporte pas dans un roman, c'est le mièvre et les clichés machistes sur les personnages féminins.
A partir de cela, je trouve que Wendy Walker s'en sort bien. Très bien , même. Deux soeurs disparaissent un soir de nuit sans lune. Une seule revient trois ans après. Où était-elle ? Que s'est-il passé ? Où est Emma, la soeur manquante ? En quoi cette disparition est-elle liée au climat toxique de la famille ? Telles sont les quatre questions qui sont tout de suite posées par la police et la psy, qui est depuis trois ans obsédée par l'affaire. Alors, on avance pas à pas, suivant les points de vue croisés de Cass, la revenante, et d'Abby, la psy. Impossible d'en dire plus sans spoiler.
Le plus intéressant et le plus travaillé, c'est l'écriture du récit et le dévoilement progressif, les pièces qui se mettent en place. A partir du mystère à dévoiler, l'auteure a tracé un décor intéressant : une île du Maine et une de ces banlieues cossues américaines qui nous sont si familières à présent, alors même qu'on n'a jamais vu sous nos latitudes l'ombre d'une pom-pom girl ou d'un joueur de football américain sexy et populaire...Ensuite, elle a centré l'affaire autour du personnage de la mother (no spoil, c'est dit tout de suite). Ca, c'est le côté psy. Ca m'a moins plu. Maman est méchante et narcissique. Elle a, comme on dit dans l'actualité brûlante, une "personnalité écrasante". Etranglons-la, et ce sera réglé...Bref. Les personnages sont donc, à mon avis, moins réussis et assez caricaturaux. Cependant, aucune mièvrerie.
En conclusion, je ne cacherai pas avoir dévoré le livre en deux jours, en éprouvant un énervement minimal. C'est donc, dans la veine des romans policiers à la mode, un excellent cru. Je le conseille donc, pour un bon moment de lecture très distrayante. c'est bien fait et intelligent.
Je remercie beaucoup les éditions sonatine et Babelio pour l'envoi de ce livre !
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Stelphique
  16 février 2018
Ce que j'ai ressenti:
Un thriller psychologique cuisiné aux petits oignons, des couches et des couches de mystères qui se dépiautent sous les confidences, une saveur salée qui se révèle en milieu de dégustation, et il vous restera en bouche, cet arrière goût amer de mensonges…Mais prenez place, la cuisinière vous prévoit une soirée de page-turner réjouissant, et on en redemande de ses histoires qui nous prennent aux tripes, et brouillent nos nuits de sommeil…
« La vie est trop puissante en nous pour se retirer sans aucune souffrance. »
Deux soeurs disparues sans laisser de traces. Une seule revient, et lance un SOS pour l'autre. Emma Tanner, ce n'est plus qu'un cri lancé en l'air dans la nuit… Est-ce que vous l'entendrez cet appel ultime venu d'une île mystérieusement dissimulée? Il y a Cass aussi, l'autre soeur Tanner, pour nous murmurer des faits de trois ans de rapt, mais aussi des secrets de vie familiale…Il y a des surfaces qui se craquellent, où les cris et les murmures prennent leur place, dans les fissures d'une famille dysfonctionnelle… Des attirances et des répulsions qui, sans mot dire, font leurs torpilles venimeuses au sein de la cellule recomposée. Abigail Winter, psychologue au FBI, entend bien tous les sons des relations compliquées entre mère et fille, et se fait violence, pour saisir tous les grains qui enrayent la belle image de parfaite entente familiale. Étourdissant!
« Je pense qu'il a deux sortes de personnes: celles qui ont un cri à l'intérieur et les autres.(…). Si vous n'avez pas le cri, vous ne pouvez pas comprendre. »
…Peut-être que j'ai le cri en moi, peut être que c'est pour cela que j'ai compris…
J'ai tant aimé, tant vibré aux voix de ses femmes… J'ai encore passé un super moment avec cette auteure de talent et j'aurai peur encore de trop vous en révéler, Wendy Walker sait y faire pour me captiver… J'adore sa manière de rendre ces romans toujours aussi palpitant, mais aussi dans sa manière bien à elle, de nous faire comprendre les failles psychologiques de l'esprit humain. Derrière l'aspect des jeux des vérités et mensonges à déceler au sein de l'intrigue, elle explore un comportement trouble et c'est irrésistiblement fascinant…J'ai adoré regarder au delà de la surface de l'étang, me perdre dans cette légende grecque revisitée à la sauce contemporaine, et voir l'eau se troubler de tant d'amour maternel toxique…
"Mais à quoi ça sert de connaître l'avenir si on n'a pas le pouvoir de le changer? "

Ma note Plaisir de Lecture 9/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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sylvaine
  31 mars 2018
Trois ans qu' Emma et Cassandra Tanner sont portées disparues. Lorsque Cassandra réapparait ,le premier moment de stupéfaction passé, une kyrielle de questions s'abat sur elle Où, quand, comment, pourquoi ,avec qui , et Cass répond sans se lasser .. En face d'elle Abigail Winter,une jeune psychologue médico-légale du FBI l'observe . Trois années qu'elle s'escrime à vouloir comprendre ce qui s'est passé la nuit de la disparition des deux soeurs . Elle a son idée depuis le départ et l'attitude de Cass la surprend et la conforte dans cette voie . Pourquoi Cass veut elle à tout prix que sa mère assiste à tous les interrogatoires, pourquoi semble t'elle ne s'adresser qu'à Madame Martin ainsi que sa mère veut que Cass l'appelle ? Que se cache t'il derrière tout cela ? Abigail réalise que cette famille n'est pas aussi paisible qu'il y paraissait , que les relations entre les individus y sont conflictuelles et que Judy Martin semble souffrir d'une maladie comportementale rare : un narcissisme pathologique pouvant aller jusqu'à la destruction psychologique de l'entourage ...Et toujours la question en boucle où se cache Emma , comment et où la chercher ?
Un roman choral, Cass et Abigail , Abigail et Cass. Wendy Walker nous entraine avec elle dans une spirale sans fin , les mailles du filet vont bientôt se resserrer . Un roman d'une rare intensité où la violence m' a semblé d'autant plus intense que ce sont les mots, les pensées , les mécanismes psychologiques qui en sont le moteur . Une analyse particulièrement fine des personnages associée à une plume efficace font de ce roman un excellent roman que je ne peux que vous recommander .
Un très grand merci aux Editions Sonatine via netGalley pour leur confiance .
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
PepperSpirouPepperSpirou   10 août 2019
Les gens croient ce qu’ils ont envie de croire
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AnalireAnalire   05 août 2019
J'ai donc passé une bonne partie de la nuit à réfléchir à la mort. Personne n'en est revenu pour nous dire ce que ça faisait. Mais je pense que ça doit faire mal, même si ça ne dure qu'une fraction de seconde. Même si on vous coupe la tête ou qu'on vous tire une balle dans le coeur. La vie est trop puissante en nous pour se retirer sans aucune souffrance.
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AnalireAnalire   06 août 2019
J'aime mieux vivre deux fois moins longtemps et me sentir vivante que vivre deux fois plus longtemps en me sentant déjà à moitié morte.
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iris29iris29   23 avril 2018
Imaginons un bébé qui un jour pleure et obtient à manger et qui le lendemain pleure sans résultat. Qui un jour sourit et reçoit en retour des baisers et des caresses, et qui le lendemain est ignoré. On parle alors d"attachement ambivalent ou anxieux" à la principale figure parentale, en général la mère. On passe de l'amour au dédain sans explication. de l'affection donnée en abondance sans raison puis retirée sans motif. L'enfant ne peut prévoir ou influencer l'attitude du parent. La mère narcissique n'aime son enfant qu'en tant qu'extension d'elle-même dans un premier temps, puis en tant que sujet loyal. Elle ne s'occupera de lui que si c'est gratifiant pour elle .
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iris29iris29   24 avril 2018
Sans cette indispensable estime de soi, l'enfant ne peut se sentir en confiance avec personne. En grandissant, il n'a pas de fondation stable sur laquelle bâtir des relations équilibrées. sans cette force intérieure , sans amour, sans amitié, sans intimité - toutes choses indispensables à l'être humain- , la personne se sent constamment vulnérable. Seul le sentiment de dominer et de contrôler les autres peut soulager cette angoisse. Voilà comment naît le sujet narcissique.
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CHOUQUETTE D’OR N°34 - Emma dans la nuit - Wendy Walker
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