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Joseph Autier (Traducteur)Yves Avril (Adaptateur)
ISBN : 2253118494
Éditeur : Le Livre de Poche (03/07/2006)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 79 notes)
Résumé :
(Archipoche)
Lorsque Judah Ben-Hur retrouve son ami d'enfance Messala, celui-ci est devenu commandant des légions romaines en Judée. Une promotion que le jeune homme, héritier d'une ancienne famille de Jérusalem, ne peut approuver. De là à se douter que, bientôt, ils se haïront...

Car, à la suite d'un accident qu'on l'accuse d'avoir provoqué, Ben-Hur est condamné à devenir esclave, tandis que sa mère et sa soeur sont jetées en prison. Cette sen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  08 juillet 2015
Merci Babelio, merci Masse Critique, merci Archipoche !
Singulier personnage que Lewis Wallace le créateur de Ben Hur, aristocrate américain pur jus, qui de la Guerre de Sécession à l'arrestation de Billy the Kid a connu une vie bien remplie, dont la carrière d'écrivain ne constituait que la partie loisir : juriste, avocat, diplomate, militaire, et membre de quatre partis politiques différents avant de devenir gouverneur du Nouveau Mexique puis ambassadeur à Istanbul. Son "Ben-Hur : A Tale of the Christ", a été le livre américain le plus vendu du XIXe siècle avant d'être qualifié de livre chrétien le plus influent de l'époque contemporaine...

Je vais donc vous parler de Ben Hur avant de "Ben-Hur : A Tale of the Christ". L'histoire de Judah prince juif de la maison Hur de Jérusalem est celle d'une trahison, d'une quête de vengeance et de l'obtention d'une rédemption. Elle n'est pas si éloigné de celle d'Edmont Dantès, le duumvir Quintus Arrius remplaçant l'abbé Faria et la fortune romaine le trésor de Monte Cristo. Ces deux récits ont cela de commun qu'ils ont su toucher du doigt les archétypes universels que tout le monde connaît et dans lesquels tout le monde peut se reconnaître. Cela marche d'autant mieux ici que l'auteur puise dans propre vie pour nourrir son récit : la carrière militaire, le sentiment de trahison et d'injustice, la conversion au christianisme... Et il est d'autant plus sincère qu'il met en scène son rêve d'oeuvrer pour un monde meilleur en combattant aux côté de Jésus de Nazareth !
Sur le forme, on retrouve la prose du dix-neuvième siècle, truffés de descriptions, agréables certes, mais horripilantes à la longue car on y a droit pour chaque lieu, chaque bâtiment, chaque personnage avec un ligne de commentaire pour chaque pièce de vêtement et chaque trait du visage... Elles occupent une bonne part du roman et en font aussi le charme, mais personnellement passé un cap je les ai lues en diagonale pour éviter l'overdose (cela et les longues tirades didactiques qui tiennent plus du monologue que du dialogue). Mais j'ai redécouvert avec joie la bataille navale entre soldats romains et pirates grecs, l'anthologique course de char avec les chevaux Rigel, Antarès, Altaïr et Aldébaran, la tragique plongée dans la vallée des lépreux... Et j'ai découvert le triangle amoureux entre le Prince de Hur et les filles de Simonide et Balthazar, les mesquines vengeances de Messala (qui après lui avoir envoyé le gladiateur saxon Thord pour l'assassiner, le menace de le dénoncer lui et sa rébellion à Séjan le terrible préfet du prétoire de l'Empereur Tibère) ou les préparatifs de première guerre judéo-chrétienne, Ben Hur recrutant et organisant les légions du soulèvement avec l'argent du prince marchand d'Antioche Simonide et les réseaux du cheik arabe Ildurim le Généreux...
J'aimerais m'attarder sur ces quelques-uns de ces éléments :

Mais tout cela est noyé dans le prosélytisme. J'ai passé les nombreux passages « Dieu est grand... blablabla... Loué soit l'Éternel... blablabla... Hosanna au plus haut des cieux ! », ou ceux voulant démontrer qu'il n'y a de bonheur possible que dans l'obéissance à Dieu et aux lois de lois de Dieu. Au final j'ai plus lu l'histoire du Christ avec en filigrane celle de Ben Hur que celle de Ben Hur avec en filigrane celle du Christ. le fils de Marie apparaît peu, mais on parle de lui en permanence... D'ailleurs, le récit commence par 50 pages consacrées à l'épisode de la Nativité avec les rois mages, le philosophe grec Gaspard pour l'Europe, le brahmane hindou Melchior pour l'Asie et le prêtre égyptien Balthazar pour l'Afrique, qui vante les mérites du judéo-christianisme sut toutes les autres formes de spiritualités... Il met d'ailleurs 100 pages à démarrer, et son apogée intervient à 200 pages de la fin, l'auteur s'attardant avec beaucoup de pathos sur le sort de la mère et la soeur de Ben Hur avant de mettre en scène l'ascension puis la chute du Nazaréen. D'ailleurs le twist est bizarre : on adore Jésus pour son message et ses miracles et tout monde brûle de se mettre à son service, puis d'un coup tout le monde retourne sa veste et se met à la haïr et à souhaiter sa mort... Comment l'auteur nous explique cela : le fils de Marie devait mourir pour ensuit ressusciter et accomplir sa destinée. Mouais, le plus gros deus ex machina de l'Histoire de l'Humanité ? blink
Le côté biblique l'emporte ainsi sur le côté historique, le côté religieux sur le côté romanesque. Mais c'est aussi ce qui est en fait une oeuvre témoin du renouveau chrétien au XIXe siècle. Comme pour L"'Odyssée" d'Homère, les éléments qui plaisent le plus au public moderne ne constituent qu'une partie de l'oeuvre d'origine, pas la plus importante et pas la plus divertissante pour le public d'origine...
Longtemps je me suis demandé pourquoi l'auteur alternait précision et clichés. D'un côté on a un panorama réussi autant géopolitique que paysager de la Judée au début du Ier siècle, ainsi que de belles descriptions de la métropole d'Antioche, mais d'un autre côté on a quelques grosses conneries :
- non, les esclaves galériens n'ont jamais existé dans l'Antiquité !
- non, Néron ne peut pas persécuter les chrétiens avant son règne voire avant sa naissance...
- non, les catacombes n'ont pas été créé pas les chrétiens et elles ne leur ont jamais servi de refuges !
En fait l'explication est très simple : l'auteur puise sa documentation dans la littérature religieuse. C'est donc sans aucun recul qu'il reprend à son compte les erreurs de la Bible, de l'Histoire des Juifs de Flavius Josèphe ou des hagiographies des saint chrétiens... qui comme toutes oeuvres de propagande ne se sont jamais embarrassées de véracité... C'est plus régulier que prégnant du coup j'ai essayé d'en faire abstraction, mais les enflammades prosémites ont également gâché mon plaisir en me sautant au visage et en m'étranglant comme un boa constricteur...

Cette fascination des Américains pour les Hébreux dans lesquels ils se projettent méritaient un travail de recherche de longue haleine (peuple élu, terre promise, destinée manifeste, mais aussi sentiment de supériorité qui peut dégénérer à l'occasion en suprématisme...).

Bref, j'ai aimé l'histoire de Ben Hur, et je reverrai avec un immense plaisir le film de William Wyler (1959) ou la bande dessinée de Jean-Yves Mitton (2008), qui pallient à tous les défauts de l'oeuvre originelle, mais je reste mitigé voir déçu par "Ben-Hur : A Tale of the Christ", et ce malgré ses apports indéniables à la littérature historique en général et au genre peplum en particulier, dans lesquels il me tarde déjà de replonger. Peut-être à nouveau grâce à Archipoche, qui réalise ici du bon travail (si on oublie les 2 coquilles à Byzance/Bysance qui m'ont un peu piqué les yeux ^^).

PS : carton jaune tous les éditeurs qui ont classé ce classique du XIXe siècle, de la littérature américaine et de la littérature chrétienne, en littérature jeunesse. Déjà placer en CDI une oeuvre ouvertement prosélyte entre" le Petit Nicolas" et "Harry Potter", bonjour le respect de la laïcité hein ! Ensuite c'est totalement méprisant de catégoriser jeunesse tous les classiques des littératures de genre sous prétexte qu'il ne s'agit pas de « vraie littérature ». Et puis c'est tout aussi méprisant de décider que tout ce qui est ancien est moins bien donc enfantin, alors même que le niveau de langage usitée dans ces titres les rendent inaccessibles voire illisibles pour les jeunes générations du XXIe siècle. Avec un tel état d'esprit, on comprend mieux pourquoi la France est le pays développé ou la pratique de la lecture est la moins développée (mais les caciques de la culture vont encore se gargariser de l'augmentation du nombre de titres sortis, en oubliant sciemment que les tirages sont depuis une douzaine d'années en chute libre avec des chiffres de vente divisés par 2, 3, 5, 7 voire 10 en fonction des niches... « Jusqu'ici tout va bien ! » dit à chaque étage l'andouille qui tombe d'un immeuble...)
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Gwen21
  17 juin 2015
Je parie que pour la plupart d'entre vous les mots "Ben-Hur" évoquent d'abord – et avant tout – une grande fresque cinématographique de la grande époque de la MGM. Liée à cette évocation, l'image marquante d'une course de chars effrénée dans un cirque romain bondé. En tout cas, c'était ce que m'évoquaient ces mots avant d'ouvrir ce roman et, comme je suis d'une ignorance crasse pour ce qui est du cinéma de mes aïeux, je n'avais même pas vu le film de William Wyler. Après ma lecture du plus célèbre roman de Lewis Wallace, je vais sans aucun doute remédier à cette lacune étant donné le plaisir que j'ai pris à vivre cette épopée, digne des meilleurs péplums.
"Ben-Hur", c'est d'abord l'histoire d'une injustice qui, comme beaucoup d'injustices, entraîne un désir de vengeance épique à faire pâlir d'envie un Alexandre Dumas. Judah, héritier de la respectée maison Hur, est un aristocrate juif qui vit à Jérusalem. Quand débute l'action, son seul mécontentement dans l'existence réside dans le fait que son ami d'enfance, le romain Messala, revient de Rome gonflé d'ambition – comme tout Romain qui se respecte – tandis que lui s'attache davantage à la société et réfléchit aux moyens de s'y épanouir dans le respect de sa religion. "Vivre d'amour" pourrait être sa devise quand celle de Messala serait "Vive la guerre !".
Je ne souhaite pas entrer dans le détail du synopsis, je préfère vous dire que le récit de Wallace reflète ce que fut la vie de l'auteur, c'est-à-dire aventureuse et échevelée. Avocat, juriste, diplomate, général de l'Armée de l'Union lors de la Guerre de Sécession, gouverneur du Nouveau-Mexique de 1878 à 1881, cet écrivain plutôt méconnu des lecteurs français fut aussi celui qui mit à prix la tête de Billy-the-Kid ! Autant dire que son principal protagoniste, Judah Ben-Hur, porte en lui les germes de l'héroïsme.
"Ben-Hur", c'est un souffle, c'est une porte ouverte sur le monde romain qui m'a replongée avec délices dans l'atmosphère du "Quo vadis ?" d'Henryk Sienkiewicz, c'est une maîtrise de la narration digne des plus grands auteurs de fresques historiques, et un style à rapprocher du susnommé Dumas. Je ne me suis pas ennuyée une seconde au fil des 500 pages du récit dont le rythme soutenu ne vous laisse aucun répit entre les différents lieux traversés, qu'il s'agisse de la belle Jérusalem ou de l'aride désert de Syrie, de l'antique Antioche ou du funeste Golgotha. Aux côtés de Ben-Hur, vous serez tour à tour prince et mendiant, esclave et guerrier, amant et fils dévoué ; comme lui, vous aimerez, vous souffrirez, vous espérerez, et vous croirez.
Cerise sur le gâteau, vous vous cultiverez – ou rafraîchirez vos connaissances - en vivant la genèse de la foi chrétienne à travers l'histoire de Jésus le Nazaréen qui s'inscrit en filigrane de la quête de Ben-Hur, donnant à ce roman d'aventures une dimension spirituelle et historiographique de belle facture.

Challenge PAVES 2014 – 2015
Challenge 19ème siècle 2015
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PiertyM
  05 avril 2018
Magnifique roman! Si l'adaptation cinématographique m'avait vraiment impressionné, j'avoue que le livre m'a beaucoup plus fasciné que le film. J'ai été emballée dans l'histoire du monde deux mil ans en arrière, avec une plume majestueuse et très nuancée suivant les différentes tournures historiques abordées. Ce livre a éveillé plusieurs émotions en moi. Ce dont je me souviens du film est le côté aventureux et vengeur des personnages, les exploits de l'héroïsme dans les arènes, la force des gladiateurs, et on a juste quelques brebis de la présence de Jésus. Mais dans le livre, on voit comment l'auteur exploite les données historiques autour de la naissance de Jésus jusqu'à sa mort. Si on ne la vit pas personnellement, la présence de Jésus, mais à travers Juda Ben Hur, Wallace s'est exercé à retracer la relation entre Jésus et le peuple juif, ce que ce peuple attendait de sa venue. Le décalage qui a existé entre la conception du roi à venir pour les juifs, celui là qui doit venir les délivrer des jougs de la domination romaine, et le roi à venir tel proné par Jesus, qui est le roi d'un royaume à venir, ''le royaume des cieux''. Le livre reflète fortement la donnée spirituelle de l'histoire...
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Luniver
  31 juillet 2015
Je connaissais peu de choses de Ben Hur avant de commencer ce livre, à part son succès au cinéma. Je m'attendais donc à quelque chose de type péplum, à savoir des guerriers au torse huilé se battant virilement en petite jupette de cuir, le tout sur fond de courses de chars. La première scène vient chambouler immédiatement cette attente, puisqu'elle met en scène les rois mages en route pour rendre hommage à l'enfant Jésus.
Le roman est avant tout un récit de frères ennemis. Juda Ben Hur est ami depuis son enfance avec Messala. Mais quand ce dernier rentre de Rome, il le retrouve métamorphosé. Enivré par la puissance de l'empire romain, Messala n'a plus qu'un objectif, gravir les échelons du pouvoir sans plus s'embarrasser de morale. Et il le prouve rapidement : Ben Hur ayant été arrêté après un accident, il le condamne sans sourciller aux galères à vie et confisque les biens de la famille de son ami d'enfance. Notre héros n'aura alors plus qu'un objectif : la vengeance.
L'écriture de Wallace est très agréable, et l'immersion dans l'univers biblique qu'il nous propose est parfaitement réussie. Certains détails m'ont un peu fait tiquer, mais enfin, j'imagine qu'on est plus dans un récit « hagiographique » qu'historique. le parallèle entre la quête de vengeance de Ben Hur et la vie de Jésus, qui est toujours plus ou moins présent en filigranes, est particulièrement intéressante.
Gros point de déception pour moi, c'est que le livre est un roman d'aventure, et que je n'ai jamais vraiment senti Ben Hur en difficulté : ses plans se déroulent sans anicroches, et dans les combats il ne semble jamais pouvoir recevoir un mauvais coup. Et les mésaventures de sa famille… disons que quand on connaît un minimum la vie de Jésus, on devine bien trop vite ce qui va se passer ! Mais un héros d'aventure qui n'est jamais mis à mal, souvent, c'est un héros ennuyeux. Et c'est bien ce qui m'est arrivé ici. Je me suis rapidement lassé de Ben Hur, et à la moitié du roman j'ai continué en accéléré juste pour connaître la fin.
Malgré tout, le roman dit beaucoup plus de choses qu'on ne pourrait l'espérer d'un « blockbuster » cinématographique. Sans cette réputation, j'aurais ouvert ce livre avec de toutes autres attentes, et ça m'aurait peut-être permis de mieux l'apprécier. Morale de l'histoire, ne plus jamais me fier aux films pour me faire une opinion sur un livre. Je m'étais déjà fait avoir avec Conan… Il faudra que je creuse un jour le sujet de la fascination d'Hollywood pour les jupettes en cuir.
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gill
  06 février 2013
"En 1880 parut aux États-Unis un livre intitulé "Ben-Hur". En quelques mois, il s'en vendit 500.000 exemplaires.
(le tirage actuel approche les 10.000.000).
On en tira en 1900 une pièce de théâtre que l'on joua sans interruption pendant 17 ans. On en fit en 1907, en 1926 et en 1960 des films qui eurent un immense succès.
A y regarder de près, cette histoire d'un jeune juif qui se passe 18 siècles avant les cow-boys, ressemble à un western.
Voici pourquoi : - Peu de gens connaissent le nom de l'auteur de Ben-Hur, et pourtant il eut une vie aussi mouvementée que celle de son héros......"
Ainsi commence une histoire complète en 4 pages de la vie de Lewis Wallace parue dans le journal de "Tintin", dans les années 60 ; elle fut mon premier contact avec "Ben-Hur", quelques temps plus tard, j'eus la chance de voir au cinéma, sur grand écran, le film de Wyler avec Charlton Heston dans le rôle de Judah Ben-Hur.
Le lecture du livre vint plus tard mais avec beaucoup d'impatience et d'espérances, qui ne furent pas déçues.
Dès les premières lignes, le souffle épique qui traverse cette fresque historique vous emporte et ne vous dépose, à l'épilogue, que lorsque, "finalement le roi des juifs a vaincu et qu'un monde nouveau a commencé à s'édifier".
Faisant, par maladresse, tomber une tuile sur le char du nouveau gouverneur Valerius Gratius, Judah Ben-Hur, dernier fils d'une riche famille de Judée, pourtant soutien fidèle à l'empire romain face à la rébellion qui gronde, est envoyé aux galères. Sa mère et sa soeur sont jetées en prison...
Tous les ingrédients sont savamment distillés dans cette belle histoire pour en faire un succès littéraire. Il y a de l'amour, de la trahison, du courage, de la fidélité, de la haine, de la bonté, du malheur et fort heureusement du bonheur aussi.
Le talent de son auteur fait des scènes décrites de véritables peintures vivantes ; des batailles navales, des courses de chars, de la "Vallée des lépreux" aux portes de Jérusalem où Ben-Hur retrouve sa mère et sa soeur, le lecteur gardera un souvenir impérissable.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   15 juin 2015
C'était une grande chose d'appartenir à la maison de Judah ; être de la maison de David, cela signifiait bien plus encore, cela constituait le titre d'honneur par excellence, aux yeux des Hébreux. Plus de mille ans avaient passé depuis le temps où le petit berger prenait la place de Saül et fondait une dynastie. Les guerres, les calamités de tout genre, avaient fait tomber ses descendants au niveau des plus humbles d'entre les Juifs ; ils devaient au travail le pain qu'ils mangeaient, mais leur généalogie représentait un privilège pieusement conservé. Ils ne pouvaient devenir des inconnus au sein de leur peuple, où qu'ils allassent, on leur témoignait un respect touchant à l'adoration.
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gillgill   06 février 2013
Fameux dans tous les pays, traduit dans toutes les langues, sans cesse adapté au cinéma avec des moyens nouveaux, Ben-Hur est l'un des plus grands livres de tous les temps et le plus justement célèbre de tous les récits historiques.
Respectant et précisant à l'aide des découvertes historiques récentes le texte immortel de Lew Wallace, l'écrivain américain Guy Endore a su l'actualiser dans un style coloré et vibrant qui lui garde à la fois son authenticité et son climat particulier de ferveur et de passion, d'enthousiasme et de jeunesse.
Sous sa plume inspirée renaît avec une admirable fidélité l'univers de la Rome ancienne dans toute sa pompe, sa splendeur, son opulence ; dans sa sensualité païenne et sa décadence ; dans sa cruelle barbarie.
Les grandes figures du Christ et de ses compagnons se dressent sur ce décor fastueux et sanglant. Pas à pas, par les yeux du jeune Ben-Hur que frappe la grâce, nous suivons leur épopée et leur passion des chemins semés de palme au Golgotha.
Dans une traduction entièrement nouvelle, voici la version la plus moderne de Ben-Hur, le plus jeune des classiques.
(quatrième de couverture du volume paru aux éditions "J'ai Lu" en 1966)
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Gwen21Gwen21   10 juin 2015
Joseph, bien qu'il fût né en cette ville [Bethléem], l'avait quittée depuis si longtemps qu'il ne connaissait plus personne à qui demander l'hospitalité. D'ailleurs, le recensement pour lequel il revenait pouvait durer plusieurs semaines, même des mois, vu la proverbiale lenteur des autorités romaine en province [...].
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HiroyukoHiroyuko   23 juin 2015
— Ton chef me dit que tu es son meilleur rameur.
— Le chef est bon, répondit le jeune homme.
— Es-tu au service depuis longtemps ?
— Depuis trois ans.
— Et tu les as toujours passés aux rames ?
— Je ne me souviens pas d’avoir jamais eu un jour de repos.
— C’est un rude travail : peu d’hommes peuvent l’accomplir durant une année entière sans y succomber, et toi tu n’es guère encore qu’un jeune garçon.
— Le noble Arrius oublie que la force de l’âme fait celle du corps. Grâce à elle, les faibles résistent parfois là où les forts succombent.
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Gwen21Gwen21   13 juin 2015
César prit alors une mesure qui blessa profondément l'orgueil des Juifs : il réduisit la Judée à n'être plus qu'une simple province et la rattacha à la préfecture de Syrie, et pour rendre l'humiliation particulièrement sensible, il ordonna que le gouverneur ne résiderait plus à Jérusalem, mais à Césarée. Ce qui acheva d'exaspérer les Juifs, c'est que la Samarie - le pays qu'ils méprisaient le plus au monde - fut jointe à la Judée et rien, au point de vue politique, ne la distingua plus d'elle.
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