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ISBN : 2364681707
Éditeur : Editions du sous-sol (19/01/2017)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Norman Moonbloom est un rêveur qui n'a jamais réussi à aller au bout des choses. Après des études avortées, il se voit confier par son frère autoritaire un poste de gérant de plusieurs immeubles à New York, pour la plupart défraîchis et sur le point de s'écrouler. D'un air distrait et distant, il fait la tournée des locataires pour récolter ses précieux loyers. Mais alors que la mission semble des plus simples, il va devoir se confronter à l'intimité des autres. Et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Mimeko
  06 février 2018
Norman Moonbloom, la trentaine, sans grande ambition est nommé gérant des quatre immeubles dont son frère Irwin est propriétaire. Il se charge donc sans grande conviction de la collecte des loyers, tous les vendredis, essuyant les demandes des locataires qui se plaignent du mauvais état des appartements ou des parties communes : problèmes d'ascenseur, d'éclairage du couloir, toilettes bouchées, marches descellées...Aux problèmes purement liés aux logements auxquels Gaylord son homme à tout faire tente de faire face, les locataires y vont de leurs critiques vis à vis de la fonction de gérant ; entre del Rio, le boxeur qui se charge de nettoyer régulièrement les parties communes et se plaint de l'attitude de Karloff, centenaire qui vit dans un bouge qui attire les rats, les époux Jacoby qui sont dans le déni l'un vis à vis de l'autre ou Sheryl qui vit avec son père, chacun y va de ses récriminations qui insidieusement glissent vers des critiques plus personnelles à l'encontre de Moonbloom. Dépassé par les travaux à faire et surtout par l'image que lui renvoient les locataires, le gérant va lentement entreprendre une introspection et une remise en cause de son existence déclenchant une série de questionnements sur lui-même, jusqu'au jour où il dresse la liste de tous les travaux à faire et commence à redresser la situation et par là-même à reprendre sa vie en main.
Moonbloom est une étude psychologique extrêmement fine d'un anti-héros, pétri de doutes et d'angoisse, se connaissant mal et qui va, après une série de critiques et de remises en cause, se révéler et devenir acteur de sa vie. C'est également l'analyse des petites gens de New-York, chacun perdu dans ses contradictions, ses peurs ou ses angoisses, dévoilées au fur et à mesure des collectes des loyers.
De même que dans son roman "le prêteur sur gage", Moonbloom est un roman au rythme lent mais tourné foncièrement sur la nature humaine.
Moonbloom est un des deux romans édités à titre posthume de Edward Lewis Wallant , victime d'un AVC à trente-six ans, qui a publié au total quatre romans et c'est un auteur à découvrir, trop tôt disparu.
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LeaTouchBook
  07 février 2017
Les éditions du Sous-sol ont toujours le don de surprendre, de découvrir une pépite ou de redécouvrir un grand auteur. Avec Moonbloom, je fais connaissance avec Edward Lewis Wallant et je ne peux que saluer cette sortie littéraire !
L'arrivée dans l'âge adulte est sûrement une des périodes les plus difficiles de la vie : un pied dans l'adolescence, un pied dans la vie active. On ne sait pas forcément ce que l'on veut, on ne sait pas nécessairement qui on est et surtout on a peur de l'avenir. Norman Moonbloom est un personnage parfait car il est très facile de s'identifier à lui: entre paresse et détresse, il cherche sa voie dans un monde qui avance trop vite...
Si au départ son côté flegmatique l'amène à rester sur un fauteuil et attendre que la journée passe, son univers va être totalement modifié et bouleversé lorsqu'il doit s'occuper de plusieurs immeubles remplis d'occupants excentriques, attachants, tous différents. La cohabitation est parfois difficile mais tel un réveil existentiel le jeune Norman va prendre sa vie en main et secouer le panier. C'est en traitant les problèmes à la fois sociaux et d'aménagement que notre antihéros va se découvrir et se révéler au monde.
Ce roman initiatique est drôle, émouvant et original ! Je n'ai qu'une envie : me replonger dans cette histoire qui donne envie d'avancer, de se dépasser et de sourire aux autres et à soi-même. Il suffit de trouver sa place, de se raffermir au dedans pour s'agrandir au dehors (Victor Hugo le dit lui-même!).
En définitive, un roman d'apprentissage surprenant et touchant !
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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Marlom
  29 avril 2017
Roman intéressant. Peut parfois agacé avec un côté trop allégorique dans l'histoire, pourtant il reste la description attachante de Norman Moonblom qui éclaire tel le personnage de "Fenêtre sur court" la vie de différents habitants de 3 immeubles miteux de Manhattan.
On sent l'âme de la ville planer tout au long du récit. Les personnages fantasques du voisinages agissent comment autant de fissures qui illustre les faiblesses humaines , attachant donc.
Si on met de côté l'aspect "comte" du roman pour s'en tenir à sa face plus réaliste pour se concentrer sur le récit, on passe un bon moment sous les étoiles.
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viduite
  31 octobre 2017
Dans une prose conjointement pragmatique, hallucinée et allégorique, Wallant dresse le portrait d'habitants aussi divers que leurs récriminations et souffrances. Mais Moonbloom est surtout la quête folle de son héros éponyme. Par sa fuite en avant désespérée, Wallant met en scène notre tragique incapacité à concourir au bonheur d'autrui.
Lien : https://viduite.wordpress.co..
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critiques presse (1)
LaLibreBelgique   14 février 2017
Une singulière tranche de vie.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
MimekoMimeko   08 février 2018
Si on se met à nu par provocation, c'est aussi un geste de confiance.
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elcdelcd   07 février 2018
"Oui, je sais, je m'emporte. On oublie que les choses existent en dehors de soi. On vit seul et on se laisse dépasser par ses obsessions. Je l'admets, tout est hors de disproportion, tout est exagéré. Il y a aussi de l'égoïsme derrière, on ne pense qu'à soi. Je suis dans l'autre pièce, allongé sur mon lit, et je pense à ce mur. Je deviens enragé. Je commence à repenser à ce prêtre qui me persécutait quand j'étais enfant en Italie ; il me désignait au mépris des autres parce que je mettais ses paroles en doute. Je pense à ces malappris qui me molestaient parce que je voulais faire des études et apprendre les bonnes manières, et à cette jeune fille un peu fruste qui avait mis ma virilité en doute parce que j'étais méticuleux, à ces hommes politiques aux mains sales qui m'ont obligé à me traîner devant leurs pieds pour un passeport parce que je n'avais pas d'argent et pas d'amis. Je me souviens des employés incultes de l'administration qui se moquaient de moi à cause de mon accent et de mon ignorance des noms des joueurs de baseball. Et il me revient combien il est difficile de rester dans les limites de la dignité et de construire quelque chose qui soit beau avec de la grâce. Alors je commence et je termine avec ce... ce mur. C'est pour moi la porte ouverte sur la laideur, et il me suit jusqu'aux limites les plus lointaines de la ville, nonobstant la distance".
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MimekoMimeko   07 février 2018
Le rire est une chose aussi primaire que le sourire d'un bébé qui a des gaz, c'est un réflexe quand on souffre.
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elcdelcd   07 février 2018
Pour certains, parler ouvertement en sa présence était comme se parler à eux-mêmes mais en mieux, évidemment, parce qu'ils n'avaient pas à craindre l'écho de leur propre voix. D'une certaine manière, il leur fallait le détester pour pouvoir se confier à lui. Ils le chargeaient d'un tas de choses et transcendaient ainsi le dégoût que leur inspiraient leurs propres actes. Si on se met à nu par provocation, c'est aussi un geste de confiance. Il se pouvait qu'il soit une oreille de Dieu.
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elcdelcd   07 février 2018
À un moment donné, il tomba, mais il était déjà tellement sale que tout contact avec le sol ne pouvait que le rendre plus propre.
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