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EAN : 9782363391070
352 pages
Finitude (03/01/2019)
3.9/5   102 notes
Résumé :
Richard est un gamin de Portland, maladroit et un peu fantasque. Comme tous les adolescents de l’Amérique triomphante du début des années 60, il se doit de pratiquer un sport. Richard est grand, très grand même pour son âge, alors pourquoi pas le saut en hauteur ?

Face au sautoir, il s’élance. Au lieu de passer la barre en ciseaux, comme tout le monde, il la passe sur le dos. Stupéfaction générale.

Cette singularité lui vaut le surnom d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
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Inspiré par les exploits sportifs de Dick Fosbury, le célèbre athlète qui reste associé au Fosbury flop, le saut en rouleau dorsal, Fanny Wallendorf écrit un roman étonnant.

Richard est un adolescent ordinaire, , qui ne brille ni par ses résultats scolaires , ni même ses résultats sportifs. On se demande même pourquoi il s'accroche à cette discipline qu'est le saut en hauteur, puisque malgré ses 1.93 mètres , il n' « efface » jamais 1.62 mètres lorsqu'il saute en ciseau et la technique en rouleau ventral n'est guère beaucoup plus efficace. Jusqu'au jour où, sur son terrain d'entrainement en travaux, la présence d'une branche d'arbre et un accès modifié à la barre, le propulse dans cette position peu académique au dessus de la hauteur fatidique.

C'est ensuite le parcours du jeune champion qui sera abordé. Accepté comme boursier à l'université grâce à ses exploits et à sa progression fulgurante, il sera confronté régulièrement aux critiques voire aux moqueries des jurys ou de la presse. Ses piètres résultats scolaires risqueront de clore le débat et la guerre du Vietnam jette aussi une ombre sur sa carrière.

L'auteur insiste beaucoup sur la force spirituelle et les capacités de concentration de son personnage, qui pratique une sorte de méditation et trouve aussi dans la course à pied un refuge propice à la paix intérieure.


C'est intéressant sur le plan documentaire, j'ai tout appris de cette discipline qui ne faisait pas partie de mes préoccupations habituelles.

C'est écrit de façon simple et efficace, et la lecture est facile.


Expérience plutôt positive pour ce roman, sportif, lu avec un peu de culpabilité au fond d'un fauteuil alors que le personnage essaie de repousser les limites de ses possibilités
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Richard est un athlète moyen dans une ville moyenne. Mais un jour, il a l'idée de franchir différemment sa barre de saut en hauteur. Pour son premier roman Fanny Wallendorf s'inspire de Dick Fosbury pour nous raconter l'irrésistible ascension du jeune homme.

Ceux qui me suivent régulièrement savent que lorsque l'on parle de sport, et plus particulièrement d'athlétisme, je ne peux m'empêcher d'évoquer mon expérience durant ces années à peine moins éloignées que celles dont il sera question dans ce splendide roman. Je me souviens que dans les trois disciplines principales de l'athlétisme, courir, sauter, lancer il y avait les excentriques. Les lanceurs de marteau, à la fois par leur morphologie et en raison de la cage dans laquelle ils évoluaient, les sauteurs à la perche qui partaient faire le funambule à des hauteurs risquées et les coureurs de steeple – dont je faisais partie – qui affrontaient barrières et rivière durant leur tour de piste. Rapidement les sauteurs en hauteur sont venus rejoindre ces «marginaux», non pas parce qu'ils étaient grands et sveltes, mais parce qu'ils sautaient d'une manière particulière, en Fosbury-flop.
Voilà qui nous ramène à Richard, le personnage imaginé par Fanny Wallendorf et qui s'inspire de l'athlète américain Dick Fosbury, à l'origine de cette révolution dans le monde très codifié de cette discipline olympique. Si la fin de l'histoire est connue, le titre olympique obtenu en 1968 à Mexico, tout le talent de la primo-romancière vient de la manière dont elle mêle les faits biographiques avec l'interprétation du parcours qui a conduit l'adolescent à la gloire.
Rassurons en effet ceux que la littérature sportive ne passionne pas. Nous sommes ici loin du traité technique et bien davantage dans un roman d'initiation. Aux tourments du jeune adolescent mal à l'aise avec un corps qui a poussé trop vite, viennent s'ajouter des études poussives. La première qui va croire en lui et l'encourager s'appelle Beckie. Avec elle, il va découvrir l'amour et trouver la motivation nécessaire pour dépasser les 1,60 m qui semblaient être sa limite naturelle. Car désormais il s'amuse avec le sautoir, essaie des choses, tente d'apprivoiser cette barre et découvre que s'il engage d'abord son dos, il peut monter plus haut.
Le jour où il présente ce saut peu orthodoxe, c'est le tollé général. Les entraîneurs entendent que l'on respecte le style traditionnel et les adversaires demandent que l'on disqualifie cet original. Même si rien dans les règlements ne stipule qu'il ne peut franchir la barre comme il le fait, le combat va être terrible pour faire accepter cette variante. Non seulement, on voudra le ramener dans le droit chemin, mais on lui suggèrera de changer de discipline, de se mettre aux haies ou au saut en longueur.
Fanny Wallendorf montre alors combien Richard est habité, comment il a la conviction que sa nouvelle technique peut le faire progresser. Après tout, il ne demande guère plus que d'essayer. Même les premiers succès et son arrivée dans l'équipe d'athlétisme de l'université ne parviendront pas à vaincre les réticences de son nouvel entraineur. D'autant que la presse s'empare aussi du sujet et décrit avec des métaphores peu glorieuses cette course d'élan bizarre suivie d'un saut encore incompréhensible.
Il faudra encore beaucoup de volonté et d'énergie pour faire taire les sceptiques, la famille, les autorités sportives, le grand public. Et entrer dans la légende du sport en imposant une technique qui a depuis fait l'unanimité dans le monde entier.
Lien : https://collectiondelivres.w..
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L'image de couverture surprend... C'est la vue qu'a Richard la tête tournée vers le ciel... comme Dick Fosbury lorsqu'il sautait en hauteur et tournait le dos à la tradition du saut en ciseau ou en rouleau ventral.

Le roman est assez proche de la biographie originale, si l'on en croit Wikipédia, avec cet entraîneur qui l'invite à contre sens à reprendre le saut en ciseau avant de lui proposer le triple saut et le saut de haies!
Richard est un solitaire qui n'est pas décrit comme un compétiteur forcené mais comme un mystique du saut dont la technique a été rendue possible par le remplacement du bac à sable par le matelas.
On progressera avec des barres toujours plus hautes jusqu'aux J.O. de Mexico le20 octobre 1968 avec un record du monde en rouleau dorsal alors révolutionnaire mais qui, depuis, est devenu la norme et la seule technique en cours.

Les parties sur les sauts, la préparation, la recherche dans la technique innovante, la détermination dont il a fait preuve face aux jugements sont intéressantes mais cette histoire est beaucoup trop "enrobée" à mon goût, ce qui lui donne un rythme nonchalant.
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A priori ce roman n'avait pas grand chose pour me séduire car j'imaginais qu'il s'agissait de la biographie romancée d'un fameux athlète : Dick Fosbury, médaille d'or de saut en hauteur aux Jeux Olympiques de Mexico en 1968 et inventeur de la technique de saut à laquelle il a donné son nom.
Et figurez-vous qu'il s'agit de l'histoire d'un homme nommé Richard Fosbury, sauteur en hauteur et qui met au point un saut qui va secouer le monde sportif en général et de l'athlétisme en particulier : le fosbury, mais que ce premier roman m'a énormément plu ! Comme quoi...
Il faut dire que si la biographie du "vrai" Fosbury est respectée dans ses grandes lignes, surtout dans la succession de compétitions et d'obstacles qu'il doit affronter, là n'est point le sujet central du roman, d'une portée bien plus large que la seule passion du sport. L'approche de l'auteur se concentre sur la démarche créatrice qui conduit Fosbury à maîtriser son corps et ses gestes jusqu'à accomplir le mouvement parfait. Pour lui, le saut en hauteur, la compétition, ne sont que des moyens et non des fins. Ce sont des outils qui doivent lui permettre non de vaincre mais de s'accomplir en trouvant l'accord idéal entre tout ce qu'il est (taille, poids, muscles, chair mais aussi histoire et personnalité) et les éléments extérieurs à lui. Son entraînement se fonde autant sur la résistance physique, la musculation et l'endurance que sur son aptitude à la concentration. Et le récit nous entraîne dans ses courses à travers le quartier de son enfance qu'il parvient à recréer de manière à l'impliquer dans sa progression.
Ce pouvoir de fusion entre corps et esprit, cette capacité d'absorption du cadre a quelque chose de chamanique qui m'a fascinée. L'auteur en fait une description précise et concrète qui semble se répéter à mesure que l'athlète progresse mais qui, en fait, évolue d'une manière infime, comme un développement spiralaire. La création du saut (fosbury) comme réalisation de soi-même après tous les exercices de concentration, et surtout de prise de conscience d'une appartenance au monde, est véritablement inspirante, et, pour le coup, transposable à nombre d'expériences. L'écriture se plie sans peine à ce que vit le personnage : factuelle et concise pour raconter la vie familiale et universitaire, poétique et analytique pour décrire l'entraînement singulier que s'impose le personnage.
Alors oui : peut-être que le roman aurait mérité quelques coupures ça et là. Mais, en même temps, ce temps de lecture est en parfaite corrélation avec la lente évolution de Fosbury, de l'enfant de 12 ans, jusqu'au champion de Mexico. Cette durée est nécessaire, me semble-t-il , pour ressentir réellement le temps indispensable à la construction, à la création. Cela permet en outre une plongée au coeur des années 60, avec d'autres combats, révolutions, évolutions en toile de fond.
Le roman est déjà inscrit dans la polysémie du titre : l'appel vers un autre soi-même, l'appel vers la gloire, l'appel comme conviction inexorable d'être là pour inventer quelque chose, mais aussi l'appel comme impulsion fondamentale du saut en hauteur. Accessoirement, on pourrait dire aussi que c'est un appel au lecteur que lance ce roman atypique, fascinant et palpitant.
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Comme indiqué en préambule, ce premier roman de Fanny Wellendorf est inspiré de la carrière sportive de Richard Douglas Fosbury, dit Dick Fosbury (né en 1947).
Dick Fosbury fut médaillé d'or aux JO de 1968 en sautant au-dessus d'une barre placée à 2,24 mètres du sol, alors nouveau record olympique (soit 4 cm sous le record mondial de l'époque détenu depuis 1963 par le soviétique Valery Brumel). Fosbury donna son nom à la technique de saut du « rouleau dorsal », aussi appelée « Fosbury-flop », qu'il fut le premier à utiliser dans une compétition internationale.
Les champions de l'époque sautaient en « rouleau ventral », technique qui avait succédé à celle du « rouleau costal », laquelle avait remplacé celle du « ciseau ». Le dernier record mondial inscrit en saut ventral date de 1978 à 2,34 m, tandis que depuis 1993 le record du monde est détenu par le Cubain Javier Sotomayor (1984-2001 taille de 1,95 m) avec un saut à 2,45 m en « fosbury-flop ».
Le « fosbury-flop » se caractérise par une course d'élan en courbe, une prise d'appel sur le pied extérieur, une rotation pour tourner le dos à la barre afin de la faire franchir d'abord par le haut du corps puis par les jambes. La réception avec cette technique s'effectuant sur les épaules, elle fut rendue possible par l'usage de matelas à cet effet, en remplacement des bacs à sable.

Fanny Wellendorf nous raconte l'adolescence du jeune Richard : ses éveils amoureux, et ses débuts dans une discipline sportive qu'il a choisie en raison de sa taille (1,93 m) - débuts laborieux pendant plusieurs années avec les techniques du ciseau ou du rouleau ventral. L'auteure fait même un parallèle audacieux et réussi entre les découvertes sportives et amoureuses (cf. citations).
L'importance des facteurs psychologiques dans la performance sportive est soulignée, pour la persévérance à l'entraînement et pour l'accomplissement des gestes les plus fluides lors des sauts.
Le plaisir ressenti par Richard lorsqu'il s'entraîne ou met son corps à l'épreuve est souligné, de même que son optimisme et sa modestie. Ce personnage est attachant, sympathique, et fidèle en amitié, comme le montre son attitude avec Andrew, lequel manifeste pourtant de plus en plus ouvertement sa jalousie...

J'ai beaucoup apprécié cette lecture mais déplore que l'auteure ait omis de montrer les inévitables moments que vit régulièrement un sportif qui s'entraîne intensément, moments durant lesquels il n'a pas envie de bouger, se sent vidé physiquement et psychologiquement, mais qu'il surmonte... Il les surmonte parce qu'il s'y oblige, sachant qu'il ne refera pas cet entraînement-là s'il le rate ce jour-là, qu'il en éprouverait une culpabilité désastreuse pour l'image qu'il se donne de lui-même. Or la capacité des sportifs à surmonter ces moments difficiles participe à leurs grandeurs. Ici, seules des contrariétés extérieures viennent perturber le jeune Richard (questions sur la légalité de son saut, nécessité de conjuguer sport et études …), toujours désireux de courir ou sauter.

• sélection Cézam 2020 •
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Rentré chez lui, il se défoule. Il entame une de ses danses de Saint-Guy rituelles, gesticulant au rythme d’une musique imaginaire, se contorsionnant comme un ver pour éviter d’envoyer voler un vase ou de se cogner dans la table. Son père enfonce le nez dans son journal pendant que sa mère, vigie frémissante, guette le moment où il devra impérativement cesser de s’agiter, pour ne pas s’attirer les foudres paternelles. Il ouvre régulièrement les yeux au milieu de sa transe, et lorsqu’elle lui fait signe, il s’arrête et grimpe quatre à quatre l’escalier qui mène à sa chambre. Dès qu’il en franchit le seuil, il se regarde dans le miroir en pied. Il a les joues rouges, les yeux brillants, et le sourire jusqu’aux oreilles. Il exécute quelques montées de genoux en s’observant, mais le sol tremble sous ses pieds et il file prendre sa douche.
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"Le ciel est la limite !", pas vrai Richard ?
C'est le titre que le journaliste avec qui il a sympathisé a donné à son article. Sous la photo de Richard en train d’effacer la barre, en lévitation au milieu des arbres, il a écrit : "l’athlète qui saute avec son esprit". Ca n’a pas manqué de faire rire la bande.
Et les filles, tu les sautes avec ton esprit aussi ? (page 315)
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« Il se concentre. Il sollicite la mémoire de son corps. Visualise sa course du début à la fin. La réalise sans bouger d’un pouce. Se sent atteindre un palier, puis deux, puis trois. Éprouver l’impulsion. Sens venir le mouvement. » (p. 68)
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INCIPIT
Oregon, 1957.
— Coordonne tes mouvements! Monte les genoux et balance les bras! Tu prépares ton appel à la cinquième foulée, pas avant! Et respire, sinon tu n’atteindras pas ta vitesse maximale! Bordel, ce gamin dépasse tout le monde d’une tête mais il est souple comme un verre de lampe...
Richard s’éloigne du sautoir en trottant. Le soleil qui émerge d’un nuage le frappe en pleine figure, et il tente de le regarder en face. Trois secondes plus tard il capitule, vaincu. Des halos luminescents se superposent au paysage qui brûle par endroits, et devant lui, l’entraîneur n’est plus qu’une ombre. En plissant les yeux, il distingue son air dépité. Pas une idée glorieuse, cette inscription au club de saut en hauteur pour ses dix ans, mais son père y tenait.
Effectuer un parcours d’obstacles était amusant, bondir à cloche-pied au coup de sifflet du professeur aussi, mais dès qu’ils attaquent la course d’élan qui précède le saut, Richard est dépassé. Décomposer chaque mouvement au lieu de courir librement, compter ses pas en inspirant à des moments précis, décoller les bras, lever la jambe en appuyant suffisamment sur le pied d’appel — lequel déjà ? — et exécuter ce ciseau à la noix pour passer la barre, tout lui semble invraisemblable et il s’emmêle les crayons. Il a peur de s’étaler sur le sautoir, ce qui fait rire ses camarades, et lui avec. C’est à la fois l’enfer et la cour de récréation. Même à l’échauffement, les autres pouffent de rire devant ses cabrioles dignes d’une course en sac à patates, et comme l’ambiance est bon enfant, Richard continue de faire à sa façon. La seule chose qui l’intéresse dans le sport, comme il le confie, haletant, à Dan Cunningham pendant les levées de genoux, c’est de se faire des amis. Aussi quand Dan l’invite à passer chez lui le week-end suivant, Richard enchaîne des sprints du feu de dieu en braillant, tandis que l’entraîneur voit rouge. C’est la meilleure nouvelle de la semaine avec son 9 sur 10 en sciences.
L’éblouissement passe un peu quand il reprend son souffle, et les contrastes se reforment. Au loin, de grosses nuées orange surplombent la ville. C’est alors qu’il l’aperçoit. À cheval entre l’horizon et le dernier pâté de maisons, une créature gigantesque est là qui les observe. Un oiseau de feu, immobile, un phœnix de la plus belle espèce.
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AVANT-PROPOS
Tout a commencé par une photo du visage de Dick Fosbury aux J.O. de Mexico en 68. Les mains sur la bouche, il est tout entier dans ce qu’il regarde, c’est-à-dire dans la vision du saut qu’il s’apprête à accomplir et qui le couronnera. Son expression humble et concentrée, l ’intensité de son regard, tout m’a touchée : j’y ai reconnu cet état de présence totale, d’absorption dans l’instant que requiert la création. Fosbury a créé un saut inédit et sublime ; comme Rimbaud, il a ouvert une brèche.
J’ai voulu écrire la naissance et le déploiement d’une vocation, cet appel intime qui donne forme à un parcours et à une œuvre, qu’elle soit artistique ou sportive – le sport, comme la création, nécessite d’atteindre des états singuliers, et promet aventures, batailles et enchantements.
L’Appel est un roman, il trace l’itinéraire d’un adolescent jusqu’à un point culminant de son existence. Surnommé « l ’Hurluberlu », parce que gaiement obsédé par le désir de suivre sa propre voie, Richard est un personnage fictif. Je n’ai gardé, de la vie de Fosbury, que les faits sportifs et quelques détails qui servent la vérité du livre et de mon personnage. Lui-même incarne, dans toute sa simplicité, quelque chose de plus grand que lui. F. W.
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Vidéo de Fanny Wallendorf
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/fanny-wallendorf-jusqu-au-prodige-53573.html Du plus loin qu'elle s'en souvienne, Fanny Wallendorf a toujours eu le goût de l'écriture. Dès 7 ans, elle garde en mémoire les courts textes qu'elle produisait. Mais c'est bien par la lecture qu'elle prend le chemin de ce qui fera d'elle une romancière. Fascinée par l'écriture et le personnage du poète et écrivain américian Neal Cassady, compagnon de route de Jack Kerouac, elle traduit ses correspondances et frappe à la porte des éditions Finitude qui s'enthousiasment pour son projet. Nous sommes en 2014. Dès lors, Fanny Wallendord traduit pour cette maison plusieurs textes de Raymond Carver et Phillip Quinn Morris. Mais Fanny Wallendorf n'oublie pas la gamine qu'elle a été et les propres histoires qu'elle a envie de raconter. Elle concrétise son rêve en 2019 avec « L'appel » puis en 2021 avec « Les grands chevaux » qui révèlent une écriture sensible, poétique mais rigoureuse et exigeante. Janvier 2023, voilà le 3ème titre de Fanny Wallendorf, « Jusqu'au prodige ». Nous sommes dans les années 40, la guerre n'est pas finie mais la Résistance est en marche. Thérèse a dû fuir, la mère est morte, le père est au combat, son frère, Jean, a été d'elle. La jeune Thérèse devait trouver refuge dans une ferme du Vercors mais la femme qui devait l'accueillir étant morte, c'est le fils de la ferme qui l'a reçue et en a fait son objet, l'a enfermée. Il est le chasseur. Quatre ans plus tard, au hasard d'une inattention de son geôlier, la jeune fille parvient à s'échapper. Mais là voilà seule dans l'immensité de la forêt, sans savoir où aller, cherchant à échapper aux menaces réelles ou fantasmées. Seule le souvenir de ses proches permet à Thérèse de garder l'espoir et d'envisager un avenir en retrouvant son frère Jean. Trois jours, trois nuits dans cette forêt. le doute, la peur, l'incertitude, le désespoir… jusqu'au prodige. Le texte est écrit à la première personne du singulier, c'est bien Thérèse qui nous parle et nous entraine dans cette aventure, ce chemin parsemé de ronces qui mène vers l'âge adulte. Le roman de Fanny Wallendorf est une réussite tant par l'originalité du sujet, la construction de l'histoire et la qualité de l'écriture, belle et sensible, presqu'onirique, qui rappelle que le moindre soupçon d'espoir peut aider à se relever de toutes les épreuves. « Jusqu'au prodige » de Fanny Wallendorf est publié aux éditions Finitude.
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