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Anne Michel (Traducteur)
ISBN : 2226064036
Éditeur : Albin Michel (11/06/1993)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 273 notes)
Résumé :
Un vrai roman d'amour, d'une sensualité subtile et torride. Emportés par une attirance physique irrésistible, un homme et une femme dans la force de l'âge vont s'aimer avec toute la fougue de la jeunesse retrouvée. Un rêve, une passion qui hante chacun de nous. Depuis "Love story", un phénomène unique dans l'édition mondiale. Sur les listes de best-sellers pendant trois ans aux Etats-Unis. Plus de six millions d'exemplaires. Le nouveau film de Clint Eastwood avec Me... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
Hugo
  01 juin 2016
La vie est une vielle salope qu'il disait mon vieux… et ta mère fait partie de ma vie… le pauvre ne s'en est jamais remis, fou d'amour mais certainement trop con pour ne pas tout foirer, la vie use les gens, et l'amour tue les passions…
J'ai un pote à moi, anonyme parmi les nombreux trouducs qui peuplent de notre chère et tendre planète bleue, qui est venu me rendre visite il y a quelques mois pour me raconter son histoire triste à en crever toutes les larmes de son corps, d'une banalité tellement affligeante, qu'il ne ressemblait plus qu'à une petite fille paumée, toujours la goutte à l’œil, nostalgique d'un romantisme corrompu par ses illusions de princesse qui l'ont bercés durant toutes ses années, éduqué dans une fidélité éternelle érigée par les hommes imbus de leur personne…
Le vieux avait raison quand il disait que la vie était une salope, en tout égoïste que nous sommes, il y a toujours pire quelque part pour que tu restes fixer sur ton nombril à pleurer ta pathétique vie qui te pousse à croire que tu es seul au monde à en chier autant…
Mon pote a rencontré sa nana très jeune, trop jeune, trop immature, pour vivre une intense et passion dévorante qui t'orgasmerait jour et nuit dans une belle chambre d'hôtel, rendez-vous secret, interdit par la morale chrétienne , l'infidélité déchaine les passions, s'enivre des interdits, alors quand l'amour "s'emmêle" avec le désir éphémère de vivre sa vie sans les contraintes d'une routine mal baisée, d'une vie sclérosée, parfaite comme dans un "couple de fée" mais avec quinze piges dans la gueule, on cède à nos pulsions animales de jouir de nouveau avec érotisme et sensualité…
Alors il a déprimé pendant des mois, dans le déni volontaire, laissant cette belle brune aux cheveux ondulés, céder à écarter les cuisses pour un autre que lui… dans la joie et l'euphorie...
Pourtant ces deux là avaient appris à s'aimer durant toutes ces années, avec tendresse, amour conjugale, rire, fusionnels à en souffrir... mais les belles histoires ne sont pas immuables, les choses changent, évoluent, en bien ou en mal, et malgré tout l'amour, le temps, les contraintes usent nos désirs et attisent nos fantasmes…
On pourrait tous vivre milles histoires d'amour, belles, moins belles, il suffit d'une rencontre, de quelques affinités et puis ça arrive, enivré dans un déchainement de sentiments devenus une obsession, on se laisse vire ce que l'on a à vivre sans imaginer les conséquences, mensonges après mensonges, on s'enlise jusqu'aux aveux déchirants qui vous brisent l'amour propre, cette blessure narcissique qui vous cogne en pleine gueule, vous laissant un genou à terre, pleurant vos vieux rêves romantiques d'un passé révolu…
- Il n'y a aucun sens à donner à tout ça tu sais ? qu'il m'a dit
- Bah faut dire qu'elle est sacrément bonne aussi ta nana
- Ça me pendait à la bite ces conneries, mais baiser avec un autre branleur que moi, ça m'a foutu un coup dans la gueule, les imaginer s'amouracher dans la luxure, putain j'en chie
- du coup tu as fait quoi ?
- Je me suis remis à la branlette tiens, qu'est ce que tu veux que je philosophe sur l'amour, ça te tombe sur la gueule comme la giclée d'une branlette espagnole ces conneries .
Pas d'engueulades, pas de claques dans la gueule, ni de putes ou de salopes, juste de la tristesse, victime de la vie de couple, il n'y a rien à pardonner, il n'y a rien à regretter, on fait ce que l'on à faire dans la souffrance de l'un et l'euphorie du moment pour l'autre, peu importe les dommages collatéraux... parce que c'est bon d'aimer, c'est beau de s'épanouir dans les bras de quelqu'un qui vous obsède, de se libérer du poids du quotidien malgré les risques engendrés, l'orgasme en vaut le coup de bite, il n'y a pas de sens à chercher, des raisons on peut en trouver des millions, le résultat reste douloureux pour l'un ou l'autre, et même peut-être les deux… alors on fait quoi ?
Et bien on s'élève de toute sa maturité, de son vécu, de son expérience, on pardonne sans oublier, on comprend, on respecte cette brève histoire qui n'est pas la nôtre, la tristesse des uns et des autres, et on tente de se reconstruire à deux, ou seul, sans toutes ces promesses bidons d'une fidélité jusqu'à la mort, il faut saisir les opportunités, tenter, se chercher, donner un putain de sens à sa vie qui défile, avec le temps les seins vous tombent et les bites "s'affessent", et des fois l'amour ne suffit pas à satisfaire une belle histoire pleine de routine, il faut savoir aimer et s'abandonner sans regret, assumer ses choix pleinement dans l'insouciance du présent qui se conjugue trop vite au passé, à peine né et déjà enterré… La culpabilité est catholique et le libre arbitre est athée, chacun ses drames, ses envies, ses sentiments, rien n'est acquis ou invariable, on vit comme on peut, et ce qui doit arriver arrivera…
Une belle histoire pleine d'amour, la souffrance aussi grande soit-elle pour le uns fait souvent le bonheur des autres, la vie est une vieille salope indomptable qu'il faut savoir accepter, avec ses bons et ses mauvais côtés toujours en se regardant le nombril, parce que des fois on se sent bien seul malgré tout...
Du coup je l'ai serré bien fort dans mes bras mon pote, pour qu'il pleure cette belle histoire dont il n'est plus le héros…
A plus les copains…
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TheWind
  24 décembre 2017
Il est difficile de dissocier ce roman de son adaptation cinématographique, tellement cette dernière est largement plus connue que le livre.
Difficile de ne pas avoir en tête la merveilleuse Meryl Streep lorsqu'on se plonge dans ce roman.
En lisant ce livre pour la première fois, j'ai eu envie de regarder à nouveau ce film que j'affectionne particulièrement. Meryl Streep, c' est Francesca. Francesca, c'est Meryl Streep. Ce rôle lui va à merveille. Mère et épouse d'une quarantaine d'années vivant dans une ferme dans l'Iowa, tombant amoureuse de l'énigmatique et charismatique Robert Kincaid, Francesca porte en elle toutes les promesses, tous les rêves d'un amour insensé, mais sans jamais cesser d'être cette femme pilier sur laquelle s'appuie son époux, terre à terre et ses deux enfants déjà bien grands.
C'est un personnage bouleversant, un amour bouleversant..
C'est une histoire d'amour triste et poignante.
Quand j'ai vu le film pour la première fois, j'ai amèrement regretté le choix de Francesca. J'ai pleuré à cause de ce choix.
Aujourd'hui, je pleure encore mais sans doute pas pour les mêmes raisons. Je réalise à quel point il ne pouvait en être autrement.

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Sirenna
  11 octobre 2017
Sur l'étagère de ma bibliothèque je vous attrapa,
Le film "Sur la route de Madison" je me remémora,
Et Clint Eastwood ,sexe symbole hollywoodien, je vis !
La scène avec Robert et Francesca ,je me souvins.
Et sur-le-champ je vous parcourûtes,
Fébrilement vos pages je tourna,
Et impressionnée je fus.
Histoire d'amour vous me racontâtes,
Dans l'Amérique rurale j'atterris,
Et pendant quatre jours je suivis,
L'improbable rencontre entre
deux êtres que vous me confiâtes !
Oui dès l'instant que je vous visse
Livre,vous me plûtes !
Tous les soins que pour vous je pris !
Car chaque soir je vous parcouru !
Combien de soupirs je rendis !
A la lecture de cette histoire improbable
De ces deux prisonniers de leurs vie respectives,
Avides de liberté… vous me fîtes frissonner !
Mes larmes en vain je retins.
Et fis le voeux que jamais il ne partit !
Et en vain j'espéra qu'il restât !
Je priai, je gémis !
Mais le destin inéluctable mis fin à leur amour !
Refrain ^^
Ah ! Fallait-il que je vous lise
Fallait-il que vous me plussiez
Qu'ingénument je vous le disse
Qu'avec orgueil vous vous tussiez
Et que le secret de cet amour romantique vous gardasses
Dans vos pages entrouvertes ^^

A la façon de la Complainte amoureuse d'Alphonse Allais que j'adore :-)
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missmolko1
  01 août 2013
Je vais rejoindre certaines critiques car j'ai vraiment ressenti la même chose que certain(e)s lecteurs/lectrices. Je peux dire que j'ai aussi une préférence pour le film! le film dégage une émotion et est porté par deux merveilleux acteurs : Clint Eastwood et Meryl Streep et je n'ai pas été autant touché par la lecture.
L'histoire d'amour entre Robert et Francesca n'en reste pas moins sublime et se lit très vite (chapitres très courts).
En définitif je conseillerai ce livre a tous ceux qui n'ont pas encore vu le film mais pour ce qui le connaissent, vous risquez forcément d'être un peu déçus!
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Gwenaweb
  16 octobre 2014
Émue aux larmes comme je l'ai été avec cette lecture, ça faisait un bail que ça ne m'était plus arrivé. Je connais assez bien le film adapté du livre parce que mes parents l'avaient apprécié. Dès lors, quand il repassait à la télé presque tous les ans, ils le regardaient tranquillement. Quand j'étais petite et qu'ils le regardaient, je regardais avec eux, sans tout comprendre évidemment. Mais même là, j'étais attirée par l'histoire, sentant que quelque chose me plairait vraiment derrière les yeux de Clint Eastwood.
Et par hasard, dans une librairie d'occasion, je tombe sur ce livre. La pochette est une photo tirée du film et ça, ça devrait être un crime. Mais je passe au dessus de ça, sachant que l'histoire me chamboulait déjà du haut de ma petite maturité.
En lisant, j'ai eu l'impression de manger une sucrerie. Je suis très gourmande à la base, donc c'est probablement l'un des meilleurs compliments que je peux faire. Mais pas une sucrerie niaise ni une sucrerie type crème glacée ou brownie. Quelque chose de plus chaleureux qu'un gâteau au chocolat trop agressif. Plutôt genre madeleine, mais pas non plus celle de Proust. C'était sucré, doux, jaune et rond.
J'ai regretté qu'il ne soit pas plus long, mais exactement comme l'amour des héros, le livre se devait d'être fugace. Sinon, il aurait été terni par de trop longues phrases, par des responsabilités trop importantes et des regrets trop lourds.
Une petite bulle de romantisme. J'aurais aimé épingler une citation à chaque phrase. Mais j'ai l'impression qu'elles doivent toutes se consommer dans leur ensemble. Pour en revenir à ma madeleine, ça aurait été comme si j'avais séparé la farine, les oeufs, le beurre, le sucre. Alors que leur tout est si savoureux.
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Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
GudulleGudulle   06 août 2015
Aveuglée par les larmes, la pluie et le brouillard, elle pouvait à peine apercevoir l'inscription d'un rouge passé sur la portière: "Kincaid photographe - Bellingham - Washington."
Il avait descendu sa vitre pour avoir une meilleure visibilité en prenant son virage. Il atteignit le tournant et elle pouvait voir ses cheveux voleter tandis qu'il commençait à accélérer le long le la 92, roulant vers l'ouest, remontant sa vitre en conduisant.
"Oh, mon Dieu - Dieu tout-puissant...non !"
Les mots étaient en elle. "J'ai eu tort, Robert, j'ai eu tort de rester...mais je ne peux pas partir...Laisse-moi te dire encore...pourquoi je ne peux pas partir...Et toi, redis-moi pourquoi je dois le faire."
Et elle entendit sa voix, venue de la grand-route: "Dans un univers d'ambiguïtés, ce genre de certitude ne vous est donnée qu'une fois, et jamais plus, quel que soit le nombre de vies qu'on traverse."
Richard pris vers le nord. Elle regarda un instant par-delà son visage les feux arrière d'Harry dans le brouillard et la pluie. La vieille Chevrolet paraissait minuscule à côté du semi-remorque qui la croisait, fonçant vers Winterset, éclaboussant au passage le dernier cow-boy.
"Au revoir. Robert Kincaid", murmura-t-elle et elle se mit à pleurer, ouvertement.
Richard se tourna vers elle. " Que se passe-t-il Frannie ? S'il te plaît, dis-moi ce qui se passe.
- Richard, j'ai simplement besoin de me reprendre. Tout ira bien dans quelques minutes."
Richard mit la radio sur les cours de la Bourse, la regarda, et hocha la tête.
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noursettenoursette   03 juin 2011
Et il lui murmura: "J'ai une chose à dire, une chose seulement; je ne l'ai jamais dite à personne, et je te demande de t'en souvenir: dans un univers d'ambiguïtés, ce genre de certitude ne vous est donné qu'une fois, et jamais plus, quel que soit le nombre de vies qu'on traverse."
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ssstellassstella   08 janvier 2014
Plus tard, il lui dirait que, de manière indéfinissable, la regarder retirer ses bottes ce jour-là avait été un des moments les plus sensuels de sa vie. Pourquoi ? Cela n'avait pas d'importance. Ce n'était pas comme ça qu'il approchait la vie. "L'analyse détruit l'unité. Certaines choses, les choses magiques, ont besoin d'être vues comme un tout. Si on les fragmente, elles disparaissent."
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noursettenoursette   02 juin 2011
Je ne sais pas si tu es en moi ou si je suis en toi, ou si tu m'appartiens. Une chose est sure je ne veux pas te posséder. Je pense que nous sommes tous les deux à l'intérieur d'un autre être que nous avons créé et qui s'appelle "nous".
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ghis38ghis38   02 août 2015
Elle aimait tellement être contre lui. Elle aurait voulu que ce moment ne s' arrête jamais. Écouter des vielles chansons, danser, sentir son corps contre le sien, encore et toujours. Elle était redevenue une femme. Il y avait un espace où danser à nouveau. Lentement, inexorablement, elle rentrait chez elle, dans un endroit où elle n'était jamais allée.
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