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ISBN : 2020066874
Éditeur : Seuil (01/11/1980)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 64 notes)
Résumé :


L'Étrusque est à la Grèce antique ce que Cent ans de Solitude de Gabriel Garcia Marquez est à la Colombie, un voyage dans le temps. Sachant, en plus, que Mika Waltari avait vraiment le don surnaturel de voyager dans le temps, ce livre est encore plus extraordinaire: il lui suffisait de prendre dans sa main une pièce en or de l'époque sur laquelle il écrivait pour être instantanément transporté, avec le simple contact du métal, dans les ports, les fo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Marcellina
  17 janvier 2017
Un souffle antique d'une rare puissance : d'évocation et de justesse historique.
Pas faciles les premières pages, où chaque nom de ville m'a précipitée sur mon ordinateur pour me situer moi qui suis une quiche en géographie. Bon, j'ai réalisé bien plus tard que l'auteur avait mis une carte en fin de volume, ça aide ;-)
Et me voilà alors plongée dans le Vème siècle avant Jésus-Christ où tous les noms sont différents, où les cités parfois majeures sont réduites maintenant à des sites archéologiques parfois mineurs, où seules quelques stars sont passées à l'immortalité, où les Dieux sont omniprésents, où la vie est trépidante et où finalement internet existait déjà via un peuple, les Sicanes, plutôt extra-lucides ;-)
Un voyage initiatique, pas à pas à la recherche de son moi, avec des pauses frivoles et d'autres plus introspectives, dans les forêts les plus sacrées aux bauges les plus puants des cités antiques, des actes héroïques aux décisions les plus déplorables, de l'amour le plus pur au plus dégradant, et finalement de la prise de conscience d'un pouvoir ancestral et d'une immense sagesse.
Un voyage émouvant où le pur désir a une place des plus grandes car il se mire dans un mensonge d'amour ; un voyage perturbant où l'amitié, avec le temps et la jalousie, prend la plus noire des figures ; un voyage reposant où la vie la plus frugale donne accès aux plus grandes richesses, celles de la conscience de la terre ; un voyage épuisant où les tâches terrestres sont les plus dures, les plus douloureuses mais aussi les plus fructueuses car elles rapprochent les êtres, tous tendus vers un même but.
Une plume merveilleuse qui chante le temps des anciens Dieux avec tant d'éloquence qu'on à l'impression d'y être vraiment.
Un magnifique roman qui retrace L Histoire antique du bassin méditerranéen ; un demi-siècle de guerres, de sièges, de batailles sanglantes pour le pouvoir, pour l'extension des territoires avec ou sans la volonté des peuples mais toujours avec l'appui des Dieux. Une incursion d'autant plus prenante que son fil se déroule au travers de faits et personnages réels, où seuls finalement le héros et son entourage proche sont issus de l'imagination de l'auteur. le tout, baignant dans une recherche des plus détaillées et méticuleuse de la vie quotidienne des gens de l'époque ainsi que leurs us et coutumes, a produit dans ma petite tête un merveilleux film que j'ai eu beaucoup de mal à quitter.
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5Arabella
  26 juillet 2016
Un homme au passé mystérieux, Turms. Nous sommes au Ve siècle Av J-C. Il participe d'une certaine façon à tous les événements importants de son époque : la guerre des cités ioniennes contre les Perses, la guerre de Grecs de Sicile contre les Carthaginois, les guerres entre les Volsques et Rome….
Mais pour tous ces événements, l'auteur ne rentre pas dans des explications : il suppose que le lecteur les connaît, et qu'il n'y a pas besoin de décrire ni de préciser. Ainsi, lorsque qu'il parle d'Hamilcar, il ne le situe pas. Or c'est un nom répandu parmi les Carthaginois, le plus connu étant le père du fameux Hannibal, qui porta la guerre, avec ses éléphants en Italie. Or évidemment, au Ve siècle, c'est d'un autre Hamilcar qu'il s'agit. Certes, les événements cités sont relativement connus, mais mieux vaut être prévenu, si vous ne connaissez pas parfaitement cette période de l'histoire, il faut avoir quelques sources à portée de main pour suivre réellement.
Nous vivons avec Turms un fabuleux voyage à travers le monde antique, les peuplent qui l'habitent, leurs coutumes, leurs croyances. Jusque le point final, les Etrusques, fascinants, mais en train de dépérir, sous les coups des cultures plus jeunes. Un voyage plein de bruit et de fureur, de guerres et d'amour. Mika Waltari sait parfaitement capter son lecteur et le passionner jusqu'au bout de son livre.
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ChaK_
  23 octobre 2018
Pfiou, quelle purge pour mon premier Waltari. Avec la réputation de Sinouhé je m'attendais à un incroyable voyage magique couché sur papier, un transport émotionnel de tout les instants… mais non.
J'ai en fait beaucoup de mal à trouver ce que j'ai pu aimer dans ce livre. Quelques passages sympathiques par-ci par-là à la limite, deux/trois relents intéressants d'Antiquité (la piraterie, Eryx ou les Sicanes) au travers du flot quasi ininterrompus de déceptions. Mais rien de plus.
Que dire sur ce qui m'a déplu?
D'entrée le début est très confus et ne m'a pas du tout mis dans le bain. On enchaîne avec du mysticisme qui tombe littéralement dans le fantastique, à base de conversations avec des dieux, des danses qui invoquent des tempêtes et tout et tout. Des dialogues à la Walter Scott (Ô machin, Ô bel amour à la peau douce blabla) qui donnent une tonalité gnangnan et pénible à la moitié des dialogues. Les personnages sont à 90% insipides, même le principal, ce qui est un drame vu le faible intérêt du reste. La trame est déstructurée, s'égare, les enchaînements tombent à pic, tout est confus et sans lien solide, qui plus est une bonne moitié du bouquin est basé sur une relation ennuyeuse qui monopolise le texte pour ne rien dire.
Dommage, car certains passages auraient pu être mémorables, mais tout est tellement survolé (pauvre Dorieos), bâclé et vain que je m'y suis globalement bien emmerdé. Et le finish sur le héro en quasi Jesus “lève toi et marche” (sic) m'a bien conforté dans l'idée que ce livre n'était clairement pas pour moi, cartésien ouvert mais convaincu.
Peut être suis-je devenu trop dur au fil des lectures, mais après tant de qualité en roman historique, celui ci fait bien pâle figure à mes yeux.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
mcd30mcd30   08 mars 2018
Il est des objets divins dont la puissance est telle que leur simple contact guérit les malades. Il est des objets qui protègent ceux qui les portent et d'autres qui leur sont néfastes. Il est des lieux sacrés qui sont reconnus comme tels bien qu'aucun autel, aucune pierre votive, ne s'y dresse. Il est aussi des devins qui voient le passé en tenant un objet dans leurs mains.
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MarcellinaMarcellina   17 janvier 2017
Le nord était mon destin et j'allais, plus libre que jamais auparavant, car je m'étais défait de ma vieille vie comme d'un vêtement en loques. La maladie m'avait laissé léger et aérien et il me semblait avoir des ailes aux pieds et ne plus fouler la poussière de la terre. La lumière solaire me grisait, le vert des jeunes prairies était suave à mes regards et je souriais en marchant. Avec moi marchait le printemps, et les gazouillis des oiseaux, les fleuves gonflés, les douces journées.
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MarcellinaMarcellina   17 janvier 2017
Confus et tremblant, je reconnus en elle la déesse et je me réjouis que dans son cœur elle ne fût pas mauvaise. Cruelle, capricieuse, égoïste, déloyale même, elle demeurait le reflet de celle qui est née de l'écume. Une vague de désir, de tendresse et d'amour me porta vers elle, brûlant mon corps, tandis que je la contemplais. Mais je ne tendis pas la main pour la toucher. Le temps était révolu et j'étais libéré d'elle.
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MarcellinaMarcellina   17 janvier 2017
Écoute, étranger, ceux qui ne comprennent pas se satisfont en général de tout ce qui présente les couleurs et les lignes traditionnelles. Voilà pourquoi le monde est plein de gens adroits qui connaissent le succès et dont la vie est facile. Mais un véritable artiste ne se mesure qu'à lui-même.
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MarcellinaMarcellina   17 janvier 2017
Je n'aime pas vraiment marchander, mais en commerçant avec des Grecs et des Phéniciens j'ai remarqué que le marchandage est pour le marchand source de plus de plaisir que la vente elle-même. Un marchand authentique sera profondément blessé si on accepte très vite le prix qu'il a demandé.
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Videos de Mika Waltari (10) Voir plusAjouter une vidéo
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