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Jean Esch (Traducteur)
ISBN : 2264052090
Éditeur : 10-18 (07/04/2011)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Que se passe-t-il quand le doux rêveur Mattew Prior démissionne de son job de busines reporter pour tout investir dans un site web de conseils financiers en vers et en rimes ? Il tombe de haut et tout lui tombe dessus : sa femme qui flirte avec un ex sur Internet, sa maison qui va être saisie, ses dettes qui s'accumulent ! Emporté par le tsunami économique qui fait trembler la planète, Matt n'a qu'une semaine pour sortir de l'impasse. Jusqu'à sa rencontre providenti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
OhOceane
  22 mars 2017
En regardant la couverture de la Vie Financière Des Poètes, je me suis dit que c'était quelque chose qui me parlait, j'avais l'idée de ma propre vie en parallèle, l'idée que je n'aime pas l'injonction au travail, la nécessité de gagner sa vie, et pourtant il parait qu'il le faut bien. Combien de belles journées sont gâchées à « gagner sa vie » ? C'est La Vie Financière Des Poètes, et des rêveurs de toutes sortes, avais-je envie de rajouter. Comme souvent, il ne faut pas s'arrêter au pitch des éditeurs. Ce livre contient tellement plus.
Il porte en lui l'effondrement des rêves, et la chute du premier d'entre eux : le Rêve Américain. Mais reprenons.
Matt, journaliste financier, quitte son boulot pour lancer un site internet sur la finance, certes, mais en poésie, logiquement intitulé Poesiness. Mais, devinez quoi, personne ne semble intéressé par une actualité de la finance en poésie. Idée saugrenue : pourquoi lâcher un job de journaliste pour ce projet de doux rêveur. Déjà la première pierre est posée : il y a donc des rêves plus sérieux que d'autres. Mais Matt n'est pas du genre à vouloir contaminer ses rêves avec cette horrible notion de sérieux. Alors il échoue, et se retrouve presque ruiné, sans oser le dire à sa femme, à ses enfants, sans oser dire combien la crise économique qui frappe l'Amérique n'est pas tendre avec les poètes et les rêveurs. Alors pour préserver sa famille, et son rêve américain, Matt cherche des solutions, avant de tomber par hasard sur un vendeur d'herbe, et de démarrer lui-même une carrière de dealer de shit. Pour un temps très court, la réalité le rattrape vite, jusqu'à l'absurde. Et l'on voit les mille pensées de Matt construire des schémas compliqués pour la préservation de ces châteaux de sable, que sont sa vie et son couple. Car en parallèle de l'effondrement de l'économie, c'est l'effondrement d'un mariage, et des identités du couple, que l'on observe.
Chacun guette les petites compromissions de l'autre, pour sauver les apparences. Autant de compromissions qui nous font poser une seule et lancinante question : si tout est faux dans une relation, pourquoi tenter de la sauver ? Pourquoi Matt se démène-t-il à offrir à sa femme cette sécurité matérielle qui lui tient à coeur, quand ils ne peuvent pas échanger deux phrases honnêtes l'un avec l'autre ? Pourquoi Matt se sent-il obligé de répondre à une certaine conformité sociale, quand le monde dans lequel il vit rend cela impossible : cela ne conduit qu'à creuser ses dettes et à avoir peur de tout perdre. Mais il creuse, et avec lui le reste des États-Unis creuse aussi.
Jess Walter fait preuve d'une grande subtilité quand il fait parler Matt de sa vie, pour apercevoir derrière les échecs de tout un système, pas seulement l'effondrement d'un homme.
Pourquoi n'est-il pus permis de rêver sans que cela soit un danger ? Pourquoi ce monde enterre les poètes sous une tonne de béton ?
J'ai beaucoup aimé ce roman, un vrai coup de coeur. Il est drôle, potache parfois, cruel, tendre et lucide. Un livre qui en dit beaucoup sur nos propres rêves.
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enlivrezvous
  29 février 2012
Matt, la quarantaine, voit sa vie entamer une véritable dégringolade. Quelques années auparavant, il a quitté son job de journaliste financier pour créer un site donnant des conseils financiers en vers : poesisness.com. Il se rend vite compte que cette association farfelue n'intéresse que lui, mais entre temps, le journal qui l'embauchait, frappé par la crise, licensie massivement. Criblé de dettes, au chômage, menacé de perdre sa maison et de retirer ses enfants de leur école privée, Matt se sent désespéré et prêt à tout pour sauver ce qui reste à sauver de sa famille et de leur confort matériel. Car sa femme de surcroit fuit la réalité sur les réseaux sociaux et entretient une liaison virtuelle avec son ex petit ami d'université. Et pour couronner le tout, son père sénile vit chez eux et passe ses journées à zapper sur le câble en tenant des propos incohérents.
du coup, fumer de l'herbe en sortant acheter du lait ne parait pas être une si mauvaise idée après tout. Et en vendre pourrait même être une idée de génie pour sortir du trou. C'est en tous cas ce que se dit Matt après avoir rencontré deux dealers dans une épicerie de nuit. Sur un coup de tête, il investit les 9000 dollars de son épargne pension dans de la drogue en espérant la revendre à des quadras un peu désabusés.
L'histoire de l'américain moyen qui voit son rêve s'effondrer et se met à trafiquer de la drogue, c'est sûr, on l'a déjà entendu. Mais ce n'est pas tant la trame de fond qui fait l'intérêt de ce roman, mais les réflexions du protagoniste sur le monde qui l'entoure. le regard drôle et désabusé qu'il pose sur la société de consommation et le monde financier engendre des réflexions très justes et souvent hillarantes. Je me suis beaucoup amusée en tournant les pages de ce livre, et remise en question aussi. Car dans le portrait du consommateur surendetté pour obtenir ce qu'il désire, impossible de ne pas se reconnaître parfois un peu !
Si j'ai trouvé les poèmes assez pauvres (ou peut-être mal traduits), je me suis par contre bien laissée entraînée par les style très rythmé de l'auteur. Et alors que les premières pages m'ont parues un peu farfelues, j'ai aimé la chute, crédible et jolie... Pleine d'espoir en pleine crise financière !
Céline
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brigittelascombe
  23 juin 2011
La vie est dure aujourd'hui pour les jeunes quadras dynamiques. Faut être armé jusqu'aux dents dans ce monde à la con où un sou est un sou.
Si en plus, on est un farfelu comme le "Matt" de cette histoire déjantée, "faites vos jeux, rien ne va plus" crie le croupier du casino de la vie, mais à ce jeu là on y laisse des plumes.
Mais quelle idée, il a eu ce petit journaliste bourge de démissionner pour lancer un site de conseils boursiers virtuel en vers et prose? Enfin! Je vous le demande! C'est une idée de barge, ça foire à tous les coups ce genre de trucs! Résultat son "poesiness.com" lui coupe les vivres. C'est la dégringolade. Et le crédit à rembourser et l'école privée des petits à payer. Conclusion, criblé de dettes,sa femme se tire pour batifoler sur facebook avec un ex. C'est la cata!
Alors là ... autre idée de ..mauvais génie: et pourquoi pas dealer?
Rien que ça! Comme ça, en achetant une bouteille de lait et en croisant Skeet et Jamie, deux vendeurs d'herbe, ne voilà il pas que ce père pas tranquille décide dérechef de passer de l'autre côté du miroir, celui de l'argent facile.
La morale? On s'en fout, c'est la faute à la société de consommation. Et puis, tel Robin des bois Matt ne plumera que les méchants riches, tiens comme son conseiller financier qui pratique la fumette occasionnelle faute de dénicher des fournisseurs.
Qu'il est naïf et imprudent, ce dealer bon enfant, car la droguebusiness est tout sauf bon enfant. Et puis y a ces enfoirés de flics qui mettent leur nez partout et sniffent de loin les grosses notes d'électricité des serres illicites. La frontière est mince entre légalité et illégalité.
Un livre sympa,touchant, décapant, bourré d'humour noir et d'autodérision, qui pointe le doigt sur notre monde à la dérive où les krachs sont souvent familiaux suite à un chômage par exemple.
Un livre que j'ai rapproché du film "Le Couperet" où José Garcia, cadre au top et au bon train de vie refuse de rétrograder et en vient à éliminer un à un ses éventuels rivaux pour obtenir le poste de son choix.
Ici, pas de meurtres de sang froid, mais un engrenage et un passage à l'acte délinquant lorsque les solutions sont insolutionnables. Triste réalité que la réalité de cette crise qui touche le monde à tous les niveaux !
A signaler que Jess Walter, est l' auteur de cinq romans. Citizen Kane (dont le héros a un passé de malfrat) a été lauréat du Prix Edgard Allan Poe du meilleur roman en 2005 et The zéro a été finaliste du National book award en 2006.
Vie financière à suivre!
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Plumipille
  04 décembre 2013
J'ai découvert ce livre par hasard (mais le hasard existe-t-il vraiment ?) à la bibliothèque et je l'ai trouvé vraiment très chouette.
L'auteur, Jess Walter, dessine avec humour et intelligence la vie de Matt, un journaliste économique qui traverse avec difficultés, comme de nombreux américains, la crise économique qui ensevelit les illusions de tout un pays (et bien plus encore). La tristesse d'un soir et un petit joint (le premier depuis 15 ans) vont l'emmener dans une folle aventure, à la fois hilarante et inquiétante. L'écriture est drôle et caustique, l'analyse est tendre et sévère.
Bref, j'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Si bien que je vais l'offrir à Noël !
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Gusseuh
  16 avril 2011
D'une écriture fluide et sans fioritures, Jess Walter décrit une triple crise : crise de la quarantaine de son héros, crise dans le couple de ce héros, et crise financière qui n'en finit plus de bouleverser la vie dudit héros.
L'ensemble est à la fois léger, sympathique, et gentiment moralisateur, sans pour autant asséner sa leçon de vie de façon trop abrupte.
Une petite réussite, sans danger et sans envergure particulière, mais qui flotte dans la tête quelques temps après la lecture.
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critiques presse (1)
Actualitte   09 août 2011
C'est sarcastique, intelligent et plutôt réussi. Et surtout, on y découvre avec stupeur que le problème avec notre système financier, c'est justement « notre système financier ».
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
paullichinelpaullichinel   10 avril 2016
Précisément;, voici la chronologie des événements :

Années 1950 : la télé arrive et il s'avère que la plupart des gens préfère recevoir les nouvelles par un type avec des cheveux en plastique moulé, qui fume une cigarette.

Années 1960 : l'évolution et de meilleures habitudes alimentaires font qu'un premier père cesse de lire le journal aux toilettes...comme le premier poisson qui marcha sur terre.

Années 1970 : la littérature et la presse atteignent leur apogée juste au moment où, ironie du sort, la lecture commence à décliner. (A noter que le type qui lit les nouvelles à la télé ne fume plus sur le plateau).

Années 1980 : l'arrivée de la télévision par câble vole de la publicité aux quotidiens; très vite des chaînes entières diffusent des infos vingt-quatre heures sur vingt-quatre, avec trois composantes principales : (1) des reportages sur des vedettes, (2) des poursuites entre policiers et criminels filmées d'un hélicoptère et (3) des journalistes politiques engagés qui se crient dessus.

Années 1990 : l'arrivée d'internet vole encore plus de publicité et oblige le dernier lecteur de moins de quarante ans à résilier son abonnement au journal afin d'avoir plus de temps pour se masturber devant des sites pornos.

années 2000 : ebay et craiglist se liguent pour tuer les petites annonces qui constituaient en réalité l'épine dorsale financière des quotidiens. La récession qui frappe les annonceurs achève froidement le travail.

aujourd'hui : après une longue période de panique, les patrons de presse rivalisent d'idées stupides pour faire fuir les rares lecteurs qu'ils avaient encore, ils accélèrent leur mort imminente, prévue maintenant aux alentours de 2015.
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sweetiesweetie   23 novembre 2014
(...) la salle d'attente est jonchée de numéros de Forbes, Business Week et Investors Daily: de la pornographie de crise remplie de langage obscène emphatique qui parle de « Bonnes occasions dissimulées dans les décombres », de courbes qui explosent, « Comment gagner de l'argent pendant un krach », avec des photos d'experts en investissements au front luisant et aux yeux exorbités, en quête d'extase dans cette ambiance surchauffée.
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youcantgetyoucantget   20 septembre 2011
Un prospectus ? Quel dealer distribue des prospectus ? Je me tourne vers Jamie. Il est imperturbable, il n'a jamais l'air dérouté, mais en même temps, on dirait qu'il ne comprend jamais très bien ce qui se passe autour de lui. Peut-être qu'il devrait être écrivain, en effet.
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sweetiesweetie   23 novembre 2014
Pour celui qui souffre de démence, toute sa vie est une salle d'attente dans laquelle il ne se souvient pas de ce qu'il attend et son tour ne vient jamais.
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youcantgetyoucantget   19 septembre 2011
De retour dans la voiture, je ris de nouveau. Ca paraît toujours étrange quand, dans les films, les fous démoniaques éclatent de rire sans raison, mais je m'aperçois que lorsque vous êtes pris dans les griffes de l'obsession, vous riez véritablement comme un dément.
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Jess Walter Answers Questions from Goodreads about Beautiful Ruins
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