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ISBN : 2374180425
Éditeur : Des Ronds dans l'O (11/10/2017)

Note moyenne : 3.08/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Alors que les parents de Robin Walter revendent leur maison familiale de Champigny-sur-Marne, vient le moment pour tous de dire au revoir à Maria, leur femme de ménage et bien plus depuis plus de trente ans. Que va-t-elle faire, elle qui est venue du Portugal avec son mari comme des milliers de ses compatriotes, quelques décennies auparavant, fuyant ainsi la dictature de Salazar ?
Au travers de leurs souvenirs, le récit dépeint ce que fut la plus longue dicta... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Titania
  20 décembre 2018
Les descendants d'Henri le navigateur qui ont fondé un empire, ont bizarrement tourné le dos au grand large au cours du 20 eme siècle et 900 000 d'entre eux sont venus s'installer en France pour vivre mieux...
C'est en effet sur l'émigration Portugaise des années 60 et 70 que se penche l'auteur de cette BD documentaire en prenant appui sur le témoignage de Maria, la femme de ménage de ses parents.
Le côté émouvant de cette BD est apporté par l'aventure personnelle des migrants , mais aussi par ce moment de l'existence où la maison va être vendue, la vie de tous les membres de la famille, ainsi que celle de Maria, bouleversée à jamais.
On apprend plein de choses sur l'histoire du Portugal et en particulier, sur la plus longue dictature européenne, celle de Salazar qui a utilisé l'émigration de façon opportuniste . On découvre les conditions de vie difficiles et le choc culturel des migrants, le bidonville de Champigny, l'apprentissage de la langue, le dur labeur pour se construire une vie, le rêve du retour au pays, pas vraiment partagé par les enfants.
C'est une BD très instructive en noir et blanc que m'a apportée cette opération masse critique, et je remercie Babelio et l'éditeur. Ce n'est pas mon graphisme favori, mais j'ai apprécié cette façon sensible d'aborder l'Histoire du monde, pour nous la faire partager.
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zabeth55
  20 décembre 2018
Quel émouvant hommage que celui de Robin Walter à Maria, la femme de ménage portugaise que ses parents emploient depuis trente ans.
Mais voilà, ils vendent leur maison et doivent se séparer de la fidèle Maria.
Comme un signe de remerciement et de reconnaissance, l'auteur décide de raconter son histoire.
Son enfance au Portugal, l'exil en France dans les années 70.
Pour mieux comprendre, il recueille de nombreux témoignages d'autres migrants et se penche sur l'histoire du pays et de la dictature de Salazar.
C'est très instructif historiquement parlant. Les rapports de la famille avec Maria sont touchants.
C'est vraiment une très belle histoire.
Par contre, je suis moins fan des dessins.
Certains sont très expressifs et réalistes, mais l'ensemble m'a paru sombre et brouillon.
Ceci dit, j'ai quand même passé un excellent moment.
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Nadael
  24 octobre 2017
Devoir vendre la maison familiale et voir les souvenirs resurgir; l'enfance, les visages des parents des frères et des soeurs, les éclats de rire dans le jardin, et puis la cuisine de Maria, son écoute sa bienveillance sa gentillesse… Maria, la femme de ménage d'origine portugaise qui continue d'entretenir la maison pour les visites d'acheteurs potentiels.
Depuis le départ de ses parents vers la montagne et ses bienfaits, Robin avait un temps installé son atelier dans la maison mais n'y vivait pas. Sa femme et ses enfants, Maëlle et Guillain avaient arpenté chaque pièce et savouré les délicieuses frites de Maria.
Mais, ainsi allait la vie, il fallait vendre.
En s'interrogeant sur l'avenir de Maria – une retraite éventuelle dans son pays natal ? – , Robin constate qu'il ne sait rien de son passé. À l'heure où les flux migratoires sont au coeur de l'actualité, Robin aimerait connaître et comprendre, à travers le vécu de Maria, l'Histoire de l'immigration de masse portugaise, causée en partie par la dictature de Salazar.
Et l'auteur-illustrateur qu'il est a le vif désir de partager ses recherches et ses sentiments avec ses lecteurs. Ainsi, Robin met en mots et en dessins le récit de Maria et Manuel – son mari -, et les informations glanées dans les médiathèques. En simultanée, il met en scène sa propre famille et lui-même. le passé côtoie le présent en l'éclairant et des résonances s'opèrent.
La construction narrative pertinente et les illustrations réalistes apportent à l'aspect historique beaucoup d'humanité. Une démarche sincère sensible et intéressante. Et quelle belle idée de mettre en lumière l'arrivée des portugais en France dans les années soixante, un sujet peu exploré en littérature.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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alouett
  24 novembre 2017
Une maison familiale en vente. Robin Walter y a ses racines, il y a grandi, tous ses souvenirs le rattachent à ce lieu. Depuis quelques années, il vit non loin de là avec sa femme et ses enfants mais il revient quasi quotidiennement dans la maison de ses parents. Il y a son atelier et cette atmosphère si propice pour travailler.
Et puis il y a Maria qui travaille pour eux depuis plus de trente ans. Maria continue de venir régulièrement pour entretenir la maison pendant que les visites ont lieu. Avec les années, Maria est devenue une amie de la famille et pour Robin – comme pour ses frères et soeurs – elle est devenue une seconde maman. La cuisine de Maria, sa gentillesse, sa bienveillance et sa douceur, tout cela fait qu'elle a une place importante dans cette famille. Mais la vente de cette maison marque aussi le fait que Maria ne viendra plus travailler pour les parents de Robin.
A la veille de ses trente ans, Robin Walter s'interroge sur le passé de cette femme et les raisons qui l'ont conduite à immigrer en France.

C'est un témoignage à la fois tendre et pudique que nous propose Robin Walter. Partant de la vente de la maison de ses parents et marquant ainsi le fait que c'est une page de sa vie qui se tourne, l'auteur pioche dans ses souvenirs et se remémore, dans un premier temps, les souvenirs forts de son enfance. Puis, suivant ce fil, le visage de Maria revient avec autant de régularité qu'un métronome, accompagnant chaque moment fort de cette vie de famille et contribuant largement à l'éducation des enfants. Cette famille n'aurait pas tout à fait été la même si elle n'avait pas été présente.
Par le biais de cette femme arrivée en France en 1972, Robin Walter aborde tout un pan de l'histoire du Portugal. le XXème siècle marque un tournant dans l'essor du Portugal ; les deux guerres mondiales et la fin de son empire colonial marquent le déclin de l'économie portugaise et de son influence dans le monde. Et l'arrivée de Salazar au pouvoir va amener de plus en plus de portugais à choisir la voie de l'exil (...)
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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Isalire
  29 décembre 2018
L'intention de l'auteur est touchante : rendre compte de sa gratitude pour le dévouement de l'employée de maison portugaise qui pendant 30 ans a cajolé sa famille, et raconter l'immigration portugaise de la deuxième moitié du XXème siècle. C'est réussi ! Pour autant je ne suis pas à l'aise avec la position décomplexée du fils de bonne famille française qui rend hommage à la femme de ménage. En cela la fibre anarchiste de descendante d'immigrés qui somnole en moi est seule responsable, l'auteur n'y est pour rien.
Bravo, un bel hommage à Maria et les siens.
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critiques presse (1)
Sceneario   27 novembre 2017
Dans Maria et Salazar, Robin Walter rappelle les vertus de cet accueil en nous proposant un bel exemple précis qui lui est cher.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
alouettalouett   24 novembre 2017
La saudade, cette mélancolie, cette nostalgie, propre aux Portugais… Si difficilement traduisible. Maria me dit ne plus envisager rentrer au Portugal à la retraite. Les réalités économiques et les perspectives d’une meilleure qualité de vie lui feront peut-être changer d’avis. Envisageaient-ils un tel scénario il y a quarante ans, quand à contre-cœur, ils ont laissé derrière eux leur maison, leur famille… leur Portugal… Non, ils se voyaient rester quelques années pour y faire des économies et faire construire une maison au pays. Mais le piège s’est refermé. Celui dont sont victimes tous les émigrés de la planète. Quand les enfants grandissent et s’installent dans leur pays d’adoption. Les petits-enfants finissent d’anéantir les velléités de départ… Maria et Manuel semblent savoir qu’ils ne retrouveront plus leur Portugal. Leur Portugal n’existe plus.
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NadaelNadael   24 octobre 2017
" À chaque époque, une partie de l'opinion publique semble tomber dans le même panneau. La peur de l'autre, celui qui vient d'ailleurs. À chaque vague d'immigration, les mêmes tensions, les mêmes crises..."
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Video de Robin Walter (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robin Walter
Interview de Robin Walter pour Planete BD
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