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ISBN : 222113480X
Éditeur : Robert Laffont (13/11/2014)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Dans la veine de ses plus grands succès, Henriette Walter nous embarque dans une passionnante odyssée étymologique. Saviez-vous qu'Olibrius était un empereur romain d'Occident (mort en 472), dont la légende a fait le symbole d'un homme incapable mais plein de jactance ? Que minus est l'abréviation de minus habens, " qui a moins (d'intelligence) " ? Que plusieurs albums d'Astérix ont été traduits en latin ? Que les distributeurs de billets de la banque du Vatican se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Lprieur
  02 août 2016
Je m'intéresse beaucoup à la langue française, à l'étymologie : voilà pourquoi, avide de nouvelles anecdotes (plus ou moins poussées par ailleurs), je me suis lancée dans ce livre d'Henriette Walter.
A mon sens, ce livre est bien organisé car il est progressif. La première partie est la plus accessible et la plus parlante. Par la suite, ça se corse. Il faut l'avouer : pour être passionnants comme il se doit, de nombreux passages nécessitent un certain bagage. Vous ne serez pas complètement perdus si vous n'y connaissez rien en diphtongue (par exemple) , mais c'est parfois un peu ardu.
J'ai trouvé la troisième partie moins captivante, surtout pour un néophyte. Si tel est le cas, je ne vous conseille pas de lire Minus, lapsus et mordicus d'une traite, du début à la fin : certaines parties vous intéresseront moins que d'autres, par exemple parce qu'elle évoquent une langue que vous ne maîtrisez pas. Pour ma part, ne parlant que le français, ça ne m'a pas empêchée de m'intéresser au portugais ou au roumain, mais je reconnais que cela m'a moins marquée.
Pour conclure : un ouvrage intéressant, à lire avec parcimonie, à l'aide de la table des matières par exemple, qui est très fournie. Les divers encadrés ainsi que les récréations (petits quiz ludiques) sont répertoriés à la fin également, et sauront vous intéresser !
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eternel
  08 février 2019
Très amusant à lire et très instructif.
On en ressort plus intelligent avec le regret d'avoir si peu travailler son latin, pour ceux/celles qui comme moi l'ont eu en matière obligatoire.
C'était un autre temps soit, mais combien m'eût-il été utile de l'avoir maîtriser à l'époque pour que je n'y revienne pas aujourd'hui avec ce regret.
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Paulinoisette
  01 août 2017
Pour les latinistes, les amoureux de la langue françaises ou les fans d'Henriette Walter : ce livre est un régal ! Salve !
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   15 août 2015
Le latin est vraiment une langue bien singulière : on la considère sans hésiter comme une langue morte, mais elle garde néanmoins encore de nos jours une place de choix dans nos usages, sous différentes formes évoluées, bien sûr, mais également dans une incroyable quantité d’éléments lexicaux qui ont traversé les siècles et qui se manifestent exactement tels qu’ils étaient attestés à l’origine, comme agenda, duplicata, ou lavabo, ou encore stimulus, terminus, ultimatum, ou même sous la forme d’expressions telles que ex aequo, recto verso, ad libitum… Sans oublier des inventions pseudolatines plus récentes, souvent sous forme de plaisanterie, comme deusio « deuxièmement », motus (et bouche cousue) ou pedibus (cum jambis) « à pied ».
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lanardlanard   09 novembre 2015
(...) c'est tout d'abord dans les lexiques bilingues, et toujours en combinaison avec le latin, que le français fera son apparition dans ce type d'ouvrage [les dictionnaires] vers le début du XVIe siècle. Les mots y étaient alors classés soit par thèmes, soit à partir de leur étymologies, et complétés par leurs formes dérivées à la suite des formes de base. L'ordre alphabétique, comme on le voit, n'était pas encore généralisé.
En français, le premier ouvrage portant le nom de dictionnaire dans son titre date de 1539, date mythique de l'Ordonnance de Villers-Cotterêts. Sous ce titre, qui met pourtant le français et le latin à égalité, le Dictionnaire françoislatin (sic) de Robert Estienne, donne encore au latin une place prépondérante.
De plus, lorsqu'en 1604 paraît le "Thresor de la langue française, tant ancienne que moderne" de Jean Nicot, érudit français (...), on constate que cet ouvrage, malgré son titre annonçant qu'il est spécifiquement consacré à la langue française, n'est pas encore totalement libéré de l'emprise du latin.
De même, l'ouvrage qui est considéré comme le tout premier dictionnaire digne de ce nom en Occident, le "Cornucopiae" ou "Dictionnaire de la langue latine" (1502) de Ambrogio dei Conti di Caleppio, dit Calepino - dont le nom est à l'origine de notre calepin était à ses débuts un dictionnaire tout en latin, qui avait ensuite été progressivement complété par des traductions en plusieurs autres langues, pour devenir en fin de compte une dictionnaire plurilingue extrêmement volumineux.
Lorsque finalement, en 1530, paraît un premier véritable ouvrage sur la langue française, il est intitulé "Lesclarcissement de la langue françoise" et son auteur est un grand savant anglais, diplômé des universités de Cambridge et de Paris, John Palsgrave. Il avait été le précepteur de Mary, sœur d'Henry VIII d'Angleterre, en prévision de son prochain mariage avec le roi de France Louis XII.
En réalité, cet ouvrage n'était pas encore à proprement parler un dictionnaire comme on les conçoit aujourd'hui, mais un traité hybride, à la fois dictionnaire, grammaire et manuel d'enseignement, où se mêlaient français, anglais et toujours un peu de latin, comme si le latin était là pour aider à mieux comprendre les deux langues modernes. Cette habitude ne s'est pas démentie au cours des siècles suivants, puisqu'en 1704, le Dictionnaire, dit de Trévoux comporte encore une traduction en latin en regard de chaque terme français.
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rkhettaouirkhettaoui   15 août 2015
Si bien qu’en constatant l’emprise de plus en plus prégnante de l’anglais, et en tenant compte des emprunts lexicaux de toutes les langues du monde à cette langue dominante, si influencée par le latin, on devrait peut-être se demander si, par son truchement, le latin, trop vite relégué au rang de langue morte, ne se trouve pas, en définitive, mais comme en filigrane, au cœur même du paysage linguistique du XXIe siècle en proie aux effets de la mondialisation.
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rkhettaouirkhettaoui   15 août 2015
Face à la prolifération désordonnée des langues et à leur extrême diversité dans le monde, qui sont autant de facteurs d’incompréhension, la question s’est posée très tôt de l’intérêt d’une langue unique pour favoriser de meilleurs rapports entre les peuples. L’histoire des solutions apportées en Europe à ces problèmes a été décrite par Umberto Eco comme une « quête de la langue parfaite », une préoccupation qui remonte à la nuit des temps.
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rkhettaouirkhettaoui   15 août 2015
La porte n’était pas fermée. Je la pousse. Personne ne me dit d’entrer. Je crie : « Il y a quelqu’un ? » Quelqu’un me répond : « Non, il n’y a personne ! » Je me dis : « Si quelqu’un répond qu’il n’y a personne, c’est qu’il y a quelqu’un !
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Vidéo de Henriette Walter
La linguiste Henriette Walter évoque la langue française d’ici et d’ailleurs
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