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Philippe Bonnet (Traducteur)
ISBN : 2266066242
Éditeur : Pocket (26/10/1995)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 202 notes)
Résumé :
" D'où provenait la fascination qu'exerçait Olive Martin ? Du spectacle grotesque de son mètre cinquante-cinq pour quelque cent vingt kilos ? De sa sinistre notoriété ? De la répulsion qu'elle inspirait ? Elle avait débité sa mère et sa soeur en morceaux qu'elle avait rassemblés sur le sol de la cuisine en une composition abstraite sanguinolente. L'énormité du crime, jointe à l'impression terrifiante que sa silhouette apocalyptique avait produite sur les membres du ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
cascasimir
  07 novembre 2019
Interview de l'auteure, next.libération.fr:
"... cet homme, dont j'ai fait la connaissance lors d'une visite en prison, à l'époque où j'écrivais " Cuisine sanglante".
Il mesurait 2 mètres, était incroyablement large... Un homme énorme, condamné pour un crime terrible."

"Cette sensation d'enfermement avec un homme, qui avait commis un crime terrifiant, et très intimidant physiquement, était plutôt stressante."

Rosalind Leigh éprouve de l'horreur et du dégoût face à Olive Martin. Elle veut écrire un livre sur la folle "qui a débité sa mère et sa soeur en morceaux, qu'elle avait rassemblés sur le sol, en une composition abstraite sanguinolente"...
Un puzzle, comme ces 2 corps sur le sol, que Rosalind refuse de prime abord!

Un monstre de 120 kilos pour 1,55 mètre. Une condamnation à perpétuité, assortie d'une peine incompressible de 25 ans.
Incompréhensible ce meurtre?
Alors qu'Olive a avoué et a refusé un avocat.

Olive Martin prit "une hache, une hache, et en donna 40 coups à sa mère... puis 41 coups, à sa soeur, à sa soeur".

Rosalind est effrayée par cet être monstrueux, "dont le visage incroyablement bouffi ne trahissait aucune émotion"
Elle sentait l'odeur de transpiration particulière aux femmes obèses... Les cheveux d'un blond sale, luisants et clairsemés, des auréoles sous les aisselles, Olive ressemblait à un personnage de caricature, "un immense paquet de chair boursouflée".

Il y a un gros héritage derrière ce puzzle, Peter Crew, un avocat étrange, et des voisins bizarres.
Rosalind tombe sur le sergent Hawksley,( le premier sur le lieu du crime) qui va enquêter sur elle, un homme l'agresse, son ex-mari la frappe...

Olive ne croit pas en Dieu.
" Non. Je suis une païenne. Je crois aux forces de la nature." Elle confectionne, dans sa cellule, des statuettes vaudou, dont une représentant la jolie écrivainne...

Rosalind en vient à douter.
Peut-on découper ses propres parents ainsi? Gwen, la mère, était encore vivante...
A moins que...?
La meurtrière se servirait de Rosalind, mais alors, pourquoi? Elle a été déclarée saine d'esprit, par plusieurs psychiatres !

Mon Dieu, "...il aperçut les corps mutilés, la hache, les flots de sang sur le sol. Du sang, montait une odeur insoutenable".
Hawksley fut ..."en proie à d'interminables nausées" et faillit vomir !
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isajulia
  31 mai 2013
Quand sa mère et sa soeur sont découvertes découpées en morceaux, Olive Martin est naturellement présentée comme la coupable idéale. Obèse, laide et secrète, elle a en plus avoué être l'auteur du meurtre.
Rosalind Leigh, est écrivain. En panne sèche d'inspiration, elle se voit obligée d'écrire un livre sur la folie meurtrière d'Olive Martin.
C'est dans le parloir de la prison, ou Olive purge une peine à perpétuité, que Rosalind va faire la connaissance de l'étrange jeune femme. de fil en aiguille, des incohérences ressortent dans le dossier de la coupable. Et si finalement les apparences s'avéraient trompeuses....
Minette Walters nous offre un bon moment de lecture, ce polar est construit dans les règles de l'art et dès les premières pages on se laisse prendre au jeu. L'héroïne est très intéressante, extérieurement elle n'a rien pour elle et son caractère est tellement versatile qu'on ne sait jamais sur quel pied danser. Néanmoins, à travers le portrait de cette femme, l'auteur dénonce les préjugés d'une société impitoyable en ce qui concerne la différence et l'on finit par s'attacher à cette Olive, condamnée par la force des choses à endosser le rôle de monstre.
J'ai particulièrement aimé le travail de construction minutieux des personnages, j'en ai aimé certains et détesté d'autres mais ils ont tous leur utilité et n'encombrent pas l'histoire inutilement . Jusqu'à la fin, l'intrigue est riche en rebondissements pour nous offrir un final des plus surprenants.
Ce livre est vraiment sympa, même si il n'entre pas dans la catégorie des polars hyper gore, il a toutes les qualités pour séduire le lecteur potentiel. Je l'ai adoré et je me dis que j'ai eu la main heureuse quand je l'ai dégoté dans un bac de livres à 50 centimes. A découvrir !
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Crossroads
  28 juillet 2013
Olive Martin , 1m55 , 120 kgs . Bon rien de grave pour le moment mais penser à résilier son inscription à l'Ironman d'Hawaii quand même .
Olive Martin adore faire des puzzles . Particularité originale , les pièces constitutives proviennent des corps démembrés de sa mère et de sa soeur . Une légère tension familiale peut-être émettront fort judicieusement les enquêteurs d'une perspicacité toute Derrickienne .
Olive Martin va désormais pouvoir s'enfiler les 2564 épisodes incontournables – excepté le 36e dans lequel ça marouflait moyen - de C déco histoire d'égayer un peu plus sa jolie petite cellule grise ; se gaver , le regard du veau qui tête et la bave aux lèvres , des feux de l'amour de la gloire de la beauté sur la Côte Ouest qui rendent plus belle la vie à gogo , elle vient de prendre perpet' ! Faut pas jouer avec les os d'autrui , fussent-ils de sa famille . Vilaine fifille va...
Un non avenir tout tracé . C'était sans compter sur Zorette , soeur cadette de Zorro , toujours sur la brèche mais surtout en mal de récit croustillant . Et pour Rosalind Leigh , auteure en perte de vitesse mandatée par sa maison d'édition pour baver sur le sujet , la surprise est de taille en découvrant une fille bien loin d'être l'image caricaturale de la grosse brute sanguinaire inculte étalée dans tous les quotidiens . le doute s'immisce quant à la réelle culpabilité de cette meurtrière pourtant auto-proclamée . Et si la vérité était ailleurs Mulder ?
Ni mauvais ni terrible . Ce bouquin se lit vite et bien sans soulever les foules . le récit est linéaire , l'enquête poussive , les rebondissements indignes d'un sauteur en largeur de niveau départemental . Par contre , si vous adorez les jeux de piste répétitifs alors il pourrait peut-être vous faire frôler l'extase . Enfin quand je parle de jeu de piste , rien de follement émoustillant dans le domaine . Rosalind se baladera d'un personnage A qui à son tour lui indiquera le protagoniste B à contacter avant que ce dernier ne lui révèle un individu C avide de révélations...Comme enquête chiadée , on a vu plus prenant .
Le gros point positif , c'est cette bouleversante histoire d'amuuur frémissante entre cette Fantômette en herbe et un ex-flic bourru reconverti en restaurateur frôlant le zéro de recette à chaque service . Un jeu du «  je t'aime moi non plus «  revisité plutôt rafraichissant .
Un polar honnête qui ne révolutionnera cependant pas le genre...
En plus , contrairement au Cluedo , on sait déjà qui a tué qui où et quand avec quoi , alors...
Cuisine Sanglante : pas assez épicée à mon goût...
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PiertyM
  29 août 2015
On voudrait bien rentrer dans la poursuite du gros diable, du tueur malin qui brouille toujours des pistes une fois qu'on est sur le point de mettre la main sur lui, on s'extasie de ces différentes étapes qui nous frémissent et qui libère en même temps une forte sensation de sérotonine...mais ici, l'assassin est là tout trouver, elle porte la laideur du crime, de la même manière que son physique est repoussant, son âme également doit être sombre, elle ne peut qu'être l'assassin parce qu'elle est obèse ...un jugement à priori... quelle société!!!!
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Colchik
  07 août 2017
Formidable intrigue de Minette Walters ! Olive Martin, une jeune fille obèse, a été condamnée à perpétuité pour les meurtres de sa mère et de sa soeur en 1988. Elle croupit en prison sans inspirer la moindre pitié à ses gardiens, ses défenseurs, ou même ses rares visiteurs. Elle a un visage ingrat, un corps noyé dans la graisse, un caractère imprévisible qui cache une intelligence redoutable. C'est une criminelle et l'horreur qu'inspirent ses crimes la rejette dans une solitude qu'aucune bonne volonté ne parvient à percer. La seule occupation à laquelle s'adonne la condamnée est la sculpture de petites figurines humaines.
Rosalind Leigh n'a pas vraiment le choix : ou elle accepte de faire un livre sur Olive Martin ou son éditrice lui coupe les vivres. La mort de sa fille Alice dans un accident de voiture alors que son mari était au volant a fait voler en éclats son mariage et depuis il ne reste de l'écrivain qu'une femme amère dont l'inspiration s'est tarie avec le chagrin et la rancune. Entre Roz et Olive, il y a deux vies saccagées et, sans doute, la même colère dévastatrice qui ronge lentement les êtres de l'intérieur.
Lorsque Roz accepte de reprendre l'enquête, elle croise le chemin de l'ancien sergent Hawksley, patron du restaurant le Pique-Assiette. de la police à la restauration, il y a un grand pas, et si Hawksley l'a franchi allègrement, il commence à s'en mordre les doigts. La clientèle déserte les lieux, les bruits les plus infamants circulent sur son compte et des voyous s'en prennent à l'établissement. Les appétits de certains hommes d'affaires véreux sont moins réveillés par la cuisine de Hawksley que par l'emplacement du restaurant.
Minette Walters a rassemblé les meilleurs ingrédients pour nous faire un plat épicé à souhait : le personnage d'Olive Martin, inquiétant et retors, nous met mal à l'aise, la vie terne et conformiste des classes populaires est parfaitement suggérée au travers des familles Martin et Clarke et il faut attendre les dernières pages pour que le visage du véritable meurtrier se révèle enfin. Un épilogue énigmatique nous procure un dernier frisson.
Dans ce livre, lauteur peaufine la technique qui fait une bonne part de son succès : récit fragmenté, tensions internes des personnages et caractères bien trempés. de la belle ouvrage.
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
HeureuseHeureuse   01 février 2011
Il suffisait de la voir arriver pour en être saisi de dégoût. Elle ressemblait à un personnage de caricature, immense paquet de chair boursoufflée, d'où tête, bras et jambe dépassaient, ridiculement petits, comme des pièces rapportées. ses cheveux d'un blond sale, luisants et clairsemés collaient à son crâne et ses aisselles dessinaient des cernes brunâtres. Elle marchait avec peine, d'un pas trainant, les pieds rentrés, les jambes contraintes à l'écart par la masse des cuisses frottant l'une contre l'autre, si bien qu'elle devait lutter pour garder l'équilibre. A chacun de ses mouvements, même les plus infimes, le poids écrasant de son corps, roulant d'un côté ou de l'autre, semblait près de faire craquer les coutures de sa robe. sa physionomie aurait pu racheter le reste. mais même ses yeux, d'un bleu vif, n'échappaient pas à cet étalage de laideur, perdus dans les replis de graisse blafarde semée de petite vérole.
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PiertyMPiertyM   28 août 2015
Pour peu qu'une personne soit séduisante, cette séduction ne s'arrête pas à la surface. Quant à savoir laquelle vient en premier, de la beauté apparente ou de la beauté intérieure. Elles ont tendance à aller de paire.
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PiertyMPiertyM   28 août 2015
Psychologues, policiers, gardiens ou juges, ces gens-là sont du même tonneau. D'un mot, ils peuvent changer le cours de votre existence.
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rkhettaouirkhettaoui   17 août 2015
Ce sont tous des escrocs, ma chère. De la mauvaise graine, oui. Ils vont si souvent en prison qu'on croirait qu'ils y sont chez eux. Y compris la mère. Elle leur a appris à voler dès qu'ils ont su marcher. Les gamins étaient régulièrement placés dans des familles, naturellement, mais ça ne durait jamais très longtemps. Ils se débrouillaient toujours pour se carapater.
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rkhettaouirkhettaoui   17 août 2015
Chacun peut avoir une bonne image de soi —, mais la beauté, tout comme la richesse, est un avantage moral. Les riches peuvent se permettre de respecter la loi, de faire preuve de bonté et de générosité. Les pauvres n'en ont guère les moyens. Même rendre service devient un problème quand on est sans le sou.
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Vidéo de Minette Walters
Interview de Minette Walters pour The Last Hours.
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