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Odile Demange (Traducteur)
EAN : 9782266161275
570 pages
Éditeur : Pocket (27/02/2006)
3.4/5   146 notes
Résumé :
Brillant anthropologue spécialiste des erreurs judiciaires, Jonathan Hughes est confronté à une affaire complexe : il y a plus de trente ans, dans la petite ville de Bournemouth, dans le Dorset, un jeune marginal a été accusé du meurtre de sa grand-mère.
Incapable de prouver son innocence, le pauvre garçon a fini par se pendre dans sa cellule.
Épaulé par la conseillère municipale qui attire son attention sur cette affaire, le scientifique ne tarde pas ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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manue14
  04 mars 2017
L'histoire m'a beaucoup plu. J'apprécie les histoires où les personnages font resurgir une affaire du passé et essayent par tous les moyens de découvrir la vérité.
Minette Walter nous propose ici deux enquêtes différentes mais pourtant, selon les enquêteur, très liées.
Les personnages sont assez nombreux. Ce qui m'a déstabilisée c'est le fait que certains d'entre eux changent de nom ce qui a, pour moi, compliqué les choses. A certains moments j'avoue avoir parfois eu du mal à suivre…
Les protagonistes sont pourtant attachants. Ils ont leurs forces mais aussi leurs faiblesses et c'est cela qui les rend humains.
Les idées sont intéressantes. Plus l'histoire avance et plus on a envie de découvrir la suite et le coupable.
J'ai trouvé original le fait que l'auteure intègre dans son livre des mails échangés entre les personnages.
Le début du roman m'a un peu perturbée. En effet l'auteur nous plonge tout de suite dans son histoire sans explications et j'ai trouvé cela assez déstabilisant. Il a fallu arriver dans un présent plus proche pour réellement comprendre les choses.
Ce que j'aurais apprécié c'est avoir des retours en arrière dans l'histoire en elle-même et pas seulement au début du roman. J'ai parfois été un peu frustrée de ne pas avoir plus de détails. L'auteure aurait pu intégrer des pensées des personnages et ainsi nous faire revivre certains événements importants.
En ce qui concerne les descriptions, si certains passages sont assez bien décrits d'autres le sont malheureusement moins… Ce n'est pas vraiment régulier…
Minette Walter approfondit par contre assez bien les ressentis de ses personnages. J'aurais par contre vraiment voulu avoir plus de détails concernant les physiques de ces derniers et également de certains lieux.
Tout au long de l'histoire on peut essayer de découvrir qui sont les coupables et leurs raisons. J'ai apprécié le fait que l'auteur ne dévoile pas tout dès le début de son histoire.
La fin est vraiment pleine de suspense et elle est en rapport avec le roman, c'est vraiment un épilogue comme je les aime !
En résumé, une histoire intéressante et que je vous conseille si vous appréciez les enquêtes traitant d'affaires qui se sont déroulées plusieurs années auparavant.

Lien : http://fais-moi-peur.blogspo..
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Woland
  31 décembre 2007
Disordered Minds
Traduction : Odile Demange
Minette Walters, auteur anglaise éditée chez Pocket, a autant d'admirateurs que de détracteurs. Les premiers sont sensibles à l'art d'une intrigue souvent alambiquée et qui, par l'insertion de coupures de journaux ou de mails, tend à donner à ses romans une tournure assez spéciale. Les seconds la trouvent justement trop alambiquée, voire fumeuse.
Je l'avoue, j'aime trop le complexe pour ne pas savourer la plupart de sa production - à quelques rares exceptions près. "La Disparue de Collinton Park" - en anglais : "Esprits dérangés" - est à mon avis l'un de ses meilleurs opus.
Jonathan Hughes est un brillant anthropologue qui n'a jamais accepté d'avoir un père de race noire et une mère asiatique. Ce "roman familial" l'a donc poussé à s'intéresser à tout ce qui est ou passe pour marginal et, au tout début du roman, il vient d'écrire un livre - un succès de librairie d'ailleurs - traitant de certaines affaires criminelles ayant mis en cause des êtres "différents."
Dans cet ouvrage, il a pris très nettement position pour la révision du procès de Howard Stamp, un jeune homme non mature émotionnellement parlant et doté d'un bec-de-lièvre qui le faisait repousser par tous, sauf par sa grand-mère, Grace Jaffries. Il se trouve que Grace a été découverte assassinée et que l'enquête - fort mal menée, avec des zones d'ombre - a conclu à la culpabilité du jeune homme qui finit par se suicider en prison.
Le succès du livre a attiré l'attention d'une conseillère municipale de la ville où a eu lieu le meurtre, George Gardener. Or, Miss Gardener, pas plus que Jonathan, ne croit à la culpabilité de Stamp. Ensemble, après bien des péripéties - à leur première entrevue, on ne peut vraiment pas dire qu'ils étaient destinés à faire équipe - il vont dévoiler une vérité aussi complexe que dérangeante.
En dépit d'un début un peu brouillon, un livre qui se lit avec un plaisir croissant. En un mot comme en cent : un bon roman policier, à lire pendant un week-end pluvieux, bien au chaud chez soi. ;o)
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Aline1102
  03 janvier 2017
Voilà, une fois encore, la preuve qu'en matière de lecture, il faut parfois persévérer.
En effet, le début de ce roman s'annonçait très mal. Jonathan Hughes, l'un des personnages principaux, m'a déplu dès sa première intervention. Imbu de sa personne, méprisant, paranoïaque, menteur... cet homme n'a rien pour plaire.
Arrivée à la rencontre entre Hughes et Georgina ''George'' Gardener (qui est beaucoup plus amusante que son alter ego masculin), j'étais à deux doigts d'abandonner cette lecture et d'envoyer le livre à travers la pièce, tant les états d'âme de ce crétin de Hughes commençaient à m'agacer.
Mais l'intrigue me plaisait et j'avais envie d'en apprendre plus à la fois sur Howard Stamp et sur la disparition de Priscilla Trevelyan.
Alors, j'ai continué ma lecture. Et j'ai bien fait car, environ à la moitié du roman, Hughes devient moins pénible. Et puis, on a aussi droit aux interventions d'Andrew Spicer (l'agent littéraire de Hughes) qui, comme George, est un personnage très sympathique et amusant.
A partir de ce moment, j'ai vraiment commencé à apprécier cette lecture. Les ''enquêteurs'' atypiques que sont George, Jonathan et Andrew se concentrent sur deux mystères vieux de 33 ans. D'une part, la disparition de Priscilla, jeune adolescente de 13 ans qui a fugué de chez elle après une enième dispute avec son père. Et d'autre part, le procès d'Howard Stamp, à l'issue duquel le jeune homme a été condamné pour le meurtre (violent) de sa grand-mère, Grace Jefferies. George et Jonathan sont persuadés que Stamp a été victime d'une erreur judiciaire. Et, petit à petit, il leur semble également découvrir des points communs entre le meurtre de Grace et la disparition de Priscilla...
Plutôt qu'un thriller ou un roman policier, on est plutôt face à un grand jeu de piste que George, Jonathan et Andrew tentent de suivre tant bien que mal, malgré la disparition des preuves et le peu de coopération des témoins de l'époque encore en vie ou en état de coopérer. le récit mêle une narration normale et des chapitre plus épistolaires, puisqu'on peur découvrir les mails et courriers que s'échangent les différents personnages. Cela apporte un petit plus au récit, et nous permet de connaître certains éléments dont les trois ''enquêteurs'' n'ont pas forcément conscience (ainsi, on prend connaissance des mails que s'échangent les membres de la famille Burton).
D'une possible déception, je suis donc passée à une bonne découverte. Ce roman m'a permis de passer un bon moment de détente et d'exercer mes méninges afin de tenter de découvrir le fin mot du meurtre et de la dispariytion (bien entendu, je n'y suis pas arrivée avant que l'auteure décide de nous présenter le coupable). Je n'hésiterai pas à lire d'autres romans de Minette Walters, dont j'ai bien aimé le style, réaliste et direct.
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Colchik
  28 janvier 2018
Nous renouons dans cet opus avec les caractéristiques qui sont la marque de fabrique de Minette Walters : interviews serrées, courriers échangés par les protagonistes de l'histoire, extraits de livre, rapports de police... Voilà pour la forme. En ce qui concerne le fond, nous retrouvons aussi des personnages en colère, en butte à un sentiment d'injustice ou d'incompréhension, chers à l'auteure. Du côté des enquêteurs, nous comptons un universitaire, Jonathan Hughes, dont les origines métissées sont lourdes à porter dans une Angleterre en proie au racisme et à la méfiance après le 11 septembre et le déclenchement de la guerre d'Irak. Du côté des suspects, nous avons Priscilla Fletcher, une femme au passé trouble et qui s'entend pour brouiller les cartes quand Jonathan Hughes et George Gardener, la conseillère municipale de Bournemouth, décident de revenir sur les circonstances d'un meurtre commis trente ans plus tôt.
Qui a tué la vieille Mrs Jefferies ? Son petit-fils, Howard Stamp, qui a été arrêté et condamné pour ce meurtre sauvage ? Ou une autre personne qui aurait été mêlée à la disparition de Cill Trevelyan, une jeune fille de 13 ans disparue quelques jours avant l'assassinat de Grace Jefferies ?
Pour Jonathan Hughes et George Gardener, convaincus de l'innocence d'Howard Stamp, les deux affaires sont liées et le ou les coupables sont à rechercher dans l'entourage de Priscilla Trevelyan qui avait été victime d'un viol peu de temps avant sa disparition. L'affaire, trouble à souhait, brasse la maltraitance sur enfant, les abus sexuels, la délinquance juvénile, la cruauté des relations adolescentes et l'isolement des handicapés dans la société, des thèmes déjà abordés dans La Muselière (l'inceste), Un serpent dans l'ombre (les handicapés et les troubles mentaux) et Intime Pulsion (la délinquance et la drogue). L'intrigue se noue rapidement et le lecteur est vite ferré. On peut cependant reprocher à l'histoire de tourner en rond aux trois quarts du livre. On se perd dans les détails chronologiques de l'enchaînement des faits et les témoignages à répétition des deux principaux suspects, Louise Burton alias Priscilla Fletcher (l'amie de Cill Trevelyan) et Roy Trent, le tenancier du pub La Couronne. Le récit aurait pu être raccourci d'un bon tiers pour garder son rythme.
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yoshi73
  29 novembre 2020
La construction de ce livre m'a presque fait l'abandonner mais je ne regrette pas d'être allée jusqu'au bout.
Le livre s'ouvre sur le viol d'une adolescente, Cill, par un groupe de jeunes paumés en 1970. Puis, l'auteur nous plonge dans le livre de Jonathan Hugues qui évoque des erreurs judiciaires dont une qu'il met particulièrement en avant : le meurtre de Grace Jefferies, à Bournemouth, en 1970, quelques jours après le viol précité, dans le même quartier. J'ai trouvé cette partie un peu longue et c'est ce qui a manqué de me faire abandonner cette lecture. Toutefois, on comprend que les deux événements ont un lien et c'est ce qui va être au coeur du reste du livre. le lecteur suit Jonathan Hugues et Georges Gardener qui se lancent dans une enquête pour, initialement, innocenter celui qui a été condamné pour le meurtre de Grace, persuadés d'une erreur judiciaire. Et leur enquête va les mener à enquêter sur le viol et de la disparition quelques jours après de Cill.
C'est un bon polar, qui réserve des surprises et des rebondissements. le lecteur est plongé dans la vie d'un quartier populaire de Bournemouth au début des années 70, où violence et maltraitance sont de mise. Et cette violence rejaillit bien des années plus tard.
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Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   12 août 2015
Le hidjab, une écharpe vert pâle entourant son front, ses joues et son cou comme une guimpe de religieuse, remplissait parfaitement sa mission en la privant de toute séduction. Ce n’était pas la première fois que Jonathan se demandait pourquoi tant de femmes acceptaient de se voiler au lieu d’exiger des hommes une conduite décente. En des périodes comme celles-ci, le port du hidjab représentait une affirmation de foi si ostensible qu’elle en était dangereuse. Il éprouva, une fois de plus, un profond mépris pour les hommes qui l’imposaient à leurs femmes. Non contents d’obliger celles-ci à assumer leur propre chasteté – une femme doit rester cachée, car si elle sort, le diable la regarde –, ils étaient trop lâches pour manifester publiquement leur foi. Où était l’équivalent masculin du voile ?
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manue14manue14   04 mars 2017
Et quand Louise, en larmes, affirma à qui voulait l’entendre que Cill l’avait bien cherché à force de s’enivrer et de tenir des propos provocants, la police rejeta la thèse du viol. Une séance de pelotage un peu poussé, peut-être, mais de là à parler de viol collectif caractérisé…
Le problème majeur étant l’absence de la prétendue victime, les garçons furent relâchés, après un interrogatoire de pure forme, le lundi 1er juin à 13h23. On était en 1970 et on ne prenait pas encore les affaires de viol très au sérieux.
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meknes56meknes56   15 août 2021
Comme aline1102 en 2017, j'ai eu du mal à entrer dans le livre car le personnage principal m'était -au début-vraiment antipathique. Si j'ai persévéré c'est à cause du style de l'auteur, de sa façon à capter notre attention et de nous embarquer dans cette histoire, somme toute, assez sordide.
C'est le deuxième livre de cette autrice que je lis (j'en ferai une critique plus tard) et j'ai apprécié la diversité des protagonistes de leur caractère avec leur défaut et leur qualité.
J'ai vraiment apprécié, dans ce roman, les échanges de mail entre les protagonistes, les "coupures de presses", les compte rendu de police, les copies de lettres...Original et addictif car j'avais l'impression d'être vraiment immergé dans cette époque.
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rkhettaouirkhettaoui   12 août 2015
C’est une attaque contre la phallocratie. Les femmes le font marcher en feignant de ne pas être insensibles à son charme – elles l’allument, si vous voulez – et, quand il se croit à deux doigts d’arriver à ses fins, elles l’envoient bouler. C’est l’histoire de femmes agressives qui se moquent du mâle. La morale étant que les femmes sont intellectuellement et moralement supérieures aux hommes.
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rkhettaouirkhettaoui   12 août 2015
Tuer n’avait jamais rien de moral – les gènes d’un paysan étaient aussi précieux pour l’espèce humaine que ceux d’un président –, ce n’était qu’une question d’opportunité.
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Minette Walters répond aux questions de Barbara Peters. 1/6
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