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ISBN : 2207116549
Éditeur : Denoël (10/04/2014)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 276 notes)
Résumé :
Morwenna Phelps, qui préfère qu'on l'appelle Mori, est placée par son père dans l'école privée d'Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l'a laissée handicapée et l'a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent.
Un jour, elle reçoit par la poste une photo qui la bouleverse, où sa ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (114) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  23 juillet 2014
Morwenna est un livre étrange. D'une magnifique étrangeté.
Sous la forme du journal d'une adolescente de 15 ans férue de SF, le récit est tout à la fois terre-à-terre et empreint de merveilleux. Une étonnante alchimie qui fonctionne étonnement bien.
Doit-on s'étonner que le roman soit auréolé des plus prestigieux prix de la SF et de la Fantasy alors que l'aspect fantastique n'apparaît que par petites pincées ? Assurément non, car le mélange de réalité et de fiction s'imbrique à la perfection.
Prix Hugo, prix Nebula, British Fantasy Award, une accumulation de récompenses qui donne le tournis. Mais sortons de ces prix décernés par les spécialistes, car ce roman particulièrement humain mérite vraiment de rencontrer un public le plus large possible.
Jo Walton, dans ce récit semi-autobiographique, nous emmène à la rencontre de Morwenna, attachante adolescente des années 80, au comportement décalé par rapport à celui de ses congénères. Une adolescence que l'ont suit à travers le Pays de Galles de leur enfance (à l'auteure et au personnage) et lors de son déracinement des contrées (magiques) de ses ancêtres.
Oui, le roman est une ode à la littérature de genre, à un certain âge d'or de la SF. L'énumération d'une flopée d'auteurs et de titres de romans de SF et de Fantasy aurait pu tourner à la litanie, mais ce n'est pas ce qu'on retient. Qu'on ne connaisse pas ces romans n'est pas un handicap en soi, ils s'intègrent dans le récit et ne sont présents que comme un cri d'amour pour cette littérature et pour développer les thématiques.
En parlant de handicap, Morwenna (le personnage) a quelques particularités. Handicapée par un accident de voiture qui l'a laissée en partie sur le flanc tout en la coupant d'une partie d'elle même (sa soeur jumelle), l'héroïne à la particularité de croire en la magie et… de parler aux fées.
La voilà cette sobre touche de fantastique intégrée dans le récit. Une particularité qui prend peu de place dans l'histoire en elle-même tout en étant essentielle. le tout est mené avec un tel naturel et un si belle subtilité qu'on adhère sans y penser, sans vouloir trancher entre destin et surnaturel.
Emprunt de naïveté (l'héroïne à 15 ans), tout comme d'une vraie profondeur (elle se pose bien davantage de questionnements et échafaude davantage d'hypothèses de vie que la plupart des adultes), le récit aborde de manière intelligente de nombreuses thématiques.
Ce roman ne propose pas de réelle intrigue en soi. C'est un journal ; jour après jour le quotidien banal ou merveilleux de cette adolescente en quête d'identité.
Chronique sur la différence, réflexions sur la vie à travers cette héroïne qui a tendance à beaucoup s'identifier aux personnages des romans, pensées sur cette période charnière de sortie de l'enfance, étude sur le deuil… Les thèmes sont tellement nombreux, riches et judicieusement exposés que cette lecture en devient très vite émouvante.
Jo Walton propose un roman de genre sans en être un, à destination d'adultes à l'esprit ouvert mais qui attirera également les lecteurs tous âges confondus. Morwenna est un vrai et magnifique hymne à l'amour de la lecture et au partage de cette passion.
Alors, comme l'héroïne qui voit souvent la vie à travers le prisme de Tolkien et et du Seigneur des anneaux, laissez-vous embarquer par ce féerique et intimiste voyage dans la vie de Morwenna.
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
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boudicca
  26 mai 2014
Morwenna est une jeune adolescente qui se remet tant bien que mal de la mort de sa jumelle et doit trouver sa place dans un environnement totalement nouveau, loin de son Pays-de-Galle natal auprès d'un père qu'elle n'a jamais connu et dans une école dont elle a du mal à saisir tous les codes. Son seul réconfort : ses livres, et plus particulièrement ceux de SF et de fantasy. le pitch n'est pas vraiment transcendant, mais les nombreuses critiques dithyrambiques rencontrées partout sur le web ont fini par me convaincre de me lancer à mon tour dans l'aventure. Et me voilà bien embêtée, car sans avoir pour autant détesté, je ne peux pas vraiment dire que j'ai été très emballée... Premier bémol : aucune intrigue. Moi qui n'ai pourtant rien contre un rythme lent et l'absence d'action, je peux vous dire que trois cent page de journal intime relatant la vie quotidienne d'une adolescente, c'est long... École, famille, amis, lectures..., la vie de Morwenna n'est pas particulièrement trépidante, et ce n'est pas les quelques éléments fantastiques ajoutés à l'ensemble (la jeune fille voit des fées et se figure sa mère en sorcière maléfique) qui viendront donné beaucoup du piment au récit.
On s'ennuie donc (beaucoup), même si certains passages viennent malgré tout réveiller l'intérêt du lecteur. Certaines réflexions de Morwenna concernant son amour pour la lecture ou encore l'intérêt qu'elle trouve à lire de la fantasy ou de la SF font souvent mouche, et parleront à tous les amateurs des littératures de l'imaginaire (les quelques passages concernant Tolkien sont notamment très réussis). J'ai cependant du mal à comprendre la raison pour laquelle l'auteur se sent obligée de citer par le détail l'ensemble des ouvrages lus par son héroïne (et croyez moi, il y en a beaucoup...), car l'accumulation de références ne fait que rendre la lecture plus ardue encore. Morwenna aime lire de la SF et de la fantasy, on le comprend très vite, pas besoin de nous dresser l'inventaire de toute sa bibliothèque ! Parmi les quelques points positifs il faut cela dit avouer que les personnages mis en scène par l'auteur se révèlent souvent attachants ou touchants. C'est le cas du vieux Sam, du père de Morwenna, et bien sur de la jeune fille elle-même, dans laquelle tout amateur de littérature (notamment de l'imaginaire) ne manquera pas de se reconnaître à un moment ou un autre.
C'est avec regret que j'avoue ma grande déception quant à ce roman présenté comme « une ode à la littérature et à la différence », qui réunissaient pourtant toutes les caractéristiques pour me plaire. La magie de Jo Walton et de son « Morwenna » n'aura pas opéré sur moi, et j'en suis bien désolée...
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gouelan
  09 janvier 2018
Morwenna est une jeune fille qui se réfugie dans la littérature, essentiellement dans la science-fiction et le fantastique.
Elle a perdu sa soeur jumelle dans un accident de voiture qui la laisse handicapée d'une jambe. Sa mère est une sorcière maléfique, à moins qu'elle soit seulement violente. On ne sait pas vraiment.
Elle est recueillie par son père dans un manoir de la région galloise où logent des tantes sinistres. Peut-être sont-elles aussi des sorcières ? Elles exercent une telle emprise sur son père.
Elle échappe à cette vie monotone en intégrant un pensionnat. La vie là-bas n'est pas très rose non plus, mais il y a la bibliothèque et au village, un club de lecture.
On suit pas à pas la vie de cette adolescente au fil de son journal intime. Ses journées sont peuplées de rencontres qui se mêlent aux personnages de ses romans, et aussi de conflits avec les jeunes filles qui ne partagent pas du tout son univers.
Morwenna voit les fées, celles qui se mêlent à la nature, qui n'ont pas vraiment de noms. Elles sont souvent laides, indifférentes. Elles n'ont pas de sexe, elles se confondent. Elles sont, tout simplement.
« Je me suis dit, assise là, que tout est magique. Utiliser les choses les connecte à vous, être dans le monde vous connecte au monde, le soleil déverse sa magie et les gens, les animaux et les plantes grandissent grâce à lui, le monde tourne et tout est magique. Les fées sont plus dans la magie que dans le monde, et les gens plus dans le monde que dans la magie. »
C'est un roman où le lecteur est libre de se laisser emporter par cette magie, de croire ou non à ce monde fantastique. L'histoire peut n'être que réelle et blessante. Ou alors s'aider de ce monde fantastique pour faire bouclier, pour faire face aux blessures, au deuil, à la solitude, au passage de l'adolescence. On peut trouver beaucoup de réponses lorsqu'on croit en la magie.
J'ai aimé me balader dans le monde de Morwenna, avec des piles de livres partout, des journées qui se ressemblent, pimentées par la mythologie galloise.
Une vie blessée où le papa peut être un atout pour guérir, même s'il semble un peu maladroit. Ils partagent tous les deux la même passion ainsi que le petit ami de Morwenna, et ce trio est attachant. C'est une histoire simple et triste, ordinaire si on veut. Mais elle peut devenir lumineuse si on laisse la chance à un monde magique de modifier légèrement la réalité, sans abuser.
Morwenna nous emporte déjà ailleurs grâce à son prénom magnifique qui se traduit par "l'écume sur la mer des vagues". Elle est fascinante et touchante par sa sensibilité, sa différence.
« Ceci n'est pas une belle histoire, et ce n'est pas une histoire facile. Mais c'est une histoire qui parle de fées, donc sentez-vous libre de penser que c'est un conte de fées. de toute façon, vous n'y croyez pas. »
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Stelphique
  22 juin 2017
Ce que j'ai ressenti:…Une envolée toute en pages et en ailes féériques…
« Qui pourrait vouloir d'un monde de marionnettes? »
Je me suis sentie très proche de ce personnage, dans sa manière de s'abandonner totalement dans ses lectures, en cette période critique de l'adolescence…J'ai trouvé que l'auteure arrivait à nous faire ressentir cette langueur qui empoisonne le quotidien de cette jeune fille, à subir la lenteur des jours sans enthousiasme, à ressentir le poids écrasant de cet enfermement dans ce pensionnat. Et finalement, sa liberté se trouve dans les livres, dans ce genre si particulier qu'est la Science-Fiction, qui lui ouvre les portes vers un imaginaire débordant…
« Ce qui m'a toujours plu dans la science-fiction, c'est qu'elle vous fait réfléchir et regarder les choses sous des angles auxquels vous n'auriez jamais penser. »
C'est très beau cette manière d'aimer autant la littérature, d'aller explorer d'autres univers, d'apprécier autant le poids des mots, de rendre hommage aux plus grandes oeuvres écrites…Chaque piste de lecture est à noter soigneusement et je serai bien partante pour m'en faire quelques unes, notamment le Seigneur des Anneaux, puisque cette jeune fille le connait par coeur! Morwenna adore lire, et ça fait plaisir à voir! On se sent un peu complice de ses envolées, intéressée par toute cette ronde d'auteurs qu'elle nomme comme les plus passionnants, et j'aurai bien aimé participer à ce Karass/Club de Lecture entièrement animé au nom de la SF…
« J'avais des livres, de nouveaux livres, et je peux tout supporter tant que j'en ai. «
Les fées que l'on découvre au sein de ses pages m'ont vraiment charmée. Dans cette façon d'être tangible sans l'être tout à fait, d'être imparfaites mais empreintes de merveilleux , d'illuminer le quotidien sans être lumineuses, d'avoir du pouvoir magique mais dépendante du monde humain…J'ai beaucoup aimé l'idée de l'auteure de faire un parallèle entre fées et fantômes, de ce besoin de se raccrocher au fantastique pour appréhender la douleur, de créer une sorte d'échappatoire féerique qui soulage de la souffrance du monde réel…
« Quoi qu'il en soit , si la plupart des gens ne voient pas les fées parce qu'ils n'y croient pas, les voir n'est pas une mauvaise chose. Certains des plus beaux êtres que j'ai jamais vus sont des fées. »
« Si vous aimez suffisamment les livres, les livres vous aimeront en retour. »
Dans ce journal intime, l'héroïne se dévoile, grandit, mûrit, guérit ses plus grandes blessures, affronte son passé bancal, mais garde farouchement son âme d'enfant, un pont indestructible vers l'imaginaire…Cette jeune adulte en devenir, nous offre ses plus intimes cheminements ainsi que de jolies réflexions, pour un moment de lecture tout en charme et en féerie.
… Dum spiro spero – « Tant que je respire, j'espère » …
Ma note Plaisir de Lecture 8/10

Lien : https://fairystelphique.word..
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RosenDero
  18 octobre 2018
Morwenna a fugué et elle se retrouve placée chez un père qu'elle n'a jamais connu, et rapidement envoyée au pensionnat. C'est à ce moment qu'elle décide de nous ouvrir son journal. Elle, la fille qui parle aux fées.
---
Je n'avais rien lu au sujet de ce bouquin, ni résumé, ni avis ; je m'étais contenté de suivre la Quête lancée par Fifrildi dans le challenge SFFF. C'est donc complètement vierge de toutes attentes que je me suis lancé dans le monde de Morwenna.
Journal intime. Tiens donc.
Au moins, pas de temps morts, les journées vides sont sautées ou paraphrasent Louis XVI : « Aujourd'hui : Rien ».
La gamine est handicapée (elle subit une douleur lancinante à la jambe et se déplace avec une canne), a perdu sa soeur jumelle, et les relations avec ses parents ne semblent pas faciles.
Sur le pourquoi de son handicap, de son opposition à sa mère, de la mort de sa soeur, d'à-peu-près tout, il faudra attendre longtemps, et c'est un des intérêts du roman : beaucoup de petites questions importantes trouvent leur réponse naturellement, au fil du récit, à mesure que l'on entre dans l'intimité de l'adolescente et qu'elle se livre à son journal. Cela permet au lecteur de se poser des questions tout du long, puis, lorsque la révélation semble proche, de se retrouver impatient de savoir, de comprendre, et donc de juger.
Car c'est le deuxième intérêt de ce roman, à mon sens : le doute. le doute laissé par l'auteur quant à la véracité ou plutôt à l'état mental de l'héroïne. Un doute propre au fantastique dans sa plus grande tradition Lovecraftienne (d'ailleurs, j'ai été étonné de ne pas lire ce nom dans le roman ; plusieurs fois je me suis attendu à tourner la page et l'y retrouver, mais non.), sans témoins, sans autres preuves que les dires du narrateur à la première personne. Car Morwenna voit des fées, Morwenna leur parle, Morwenna agit selon leurs conseils et il semble que le monde lui réponde et que sa magie agisse réellement. Mais ne vous est-il jamais arrivé de vouloir une chose tellement fort que sa réalisation pouvait passer pour la conséquence de votre désir ? Morwenna y croit dur comme fer, aussi fort qu'elle pense voir des fées dans les bois ou les ruines. Elle désire trouver un « karass » (et ça aussi, il faudra attendre un brave moment avant d'en trouver la description) et finit par y parvenir à grand renfort de magie… croit-elle. Mais on sent également pertinemment qu'il ne s'agit parfois que de hasard, de prophéties autoréalisatrices ou, pourquoi pas, de l'amoureux qui serait prêt à dire tout et son contraire pour une ballade au clair de lune avec sa belle…
Car la demoiselle a des qualités. En plus d'être mystérieuse (et encore plus pour le lecteur qui ne comprend pas bien la mort de sa jumelle ; est-elle seulement morte, a-t-elle seulement existé ? Mystères, pour un temps) c'est qu'elle est drôlement intelligente et possède un goût pour la littérature de l'imaginaire ! Que Diable ! Elle est merveilleuse cette petite !;)
Tolkien, Heinlein et Delany tiennent le haut du panier, et c'est là le troisième point fort du roman : l'amour des livres (de science-fiction) et l'évasion qu'ils permettent, que l'on soit clouée sur le banc de touche ou enfermé dans une pension pour adolescentes… D'ailleurs, je n'aime pas vraiment les ambiance d'orphelinat, de pensionnat ou de franche camaraderie cachant petits complots mesquins et démonstration de toute la méchanceté infantile. Alors forcément, les problème d'amitiés de « je te donne mon gâteau si tu me donnes le tien » et j'en passe ne m'ont fait ni chaud ni froid, mais attention, ce qui est bon ici (et que souvent les héros de fantasy ou de littérature jeunesse oublient) c'est que ce genre d'établissement contient un endroit magique nommée… la Bibliothèque !
Waaaahou !
Et comment faire plaisir aux amateurs de livres (de l'imaginaire) si ce n'est en leur parlant, justement, de ces livres intemporels qui font l'ossature de la fantasy ou de la science-fiction ? J'ai été très emballé par la présence du groupe de lecture du mardi soir, ainsi que par les petites phrases (souvent trop courtes !!!) décrivant le sentiment de Morwenna (de l'auteur?) par rapport à tel ou tel roman.
Attention lecteurs biblivores, votre PAL pourrait bien grandir à la lecture de ce livre !
J'ai beaucoup aimé retrouver des titres et des auteurs que je vois souvent passer dans le défi SFFF, j'avoue ne pas en avoir lu beaucoup, mais ma liste « pense-bête » va bientôt prendre un coup de croissance (j'ai d'ailleurs vu qu'il y avait une liste sur Babelio de certains livres mentionnés dans le roman. J'avais dans l'idée d'en faire une exhaustive, mais ça n'a plus guerre d'intérêt ^^),
Contrairement à certains critiques dont je viens de prendre connaissance, je ne trouve pas ce lire « bizarre », « étrange » ou quoi que ce soit du même acabit (si l'on excepte les dix dernières pages, mais qui qualifierait un livre sur son dénouement seulement?).
Morwenna est un beau livre, un livre qui donne envie d'en aimer des tas d'autres, et surtout de partager son avis, ses réflexions, ses trouvailles même parfois, avec une communauté passionnée. Morwenna, c'est LE livre de feu le forum SFFF de Babelio :) l'esprit de discussion, de découverte, de partage et d'amour des livres.
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critiques presse (3)
Chro   01 juillet 2014
Morwenna est un curieux petit objet littéraire (récompensé quand même par le Hugo et le Nebula), une histoire qui hésite, oscille, balance sans jamais choisir sa direction, entre fantasy, fantastique, apprentissage, l’ensemble offrant une réelle fraîcheur.
Lire la critique sur le site : Chro
Lexpress   30 juin 2014
Le personnage-titre de Jo Walton, une jeune Galloise qui croit en l'existence des fées et se passionne pour la science-fiction, a déjà conquis le public anglo-saxon.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Elbakin.net   08 avril 2014
Quand les fées et la science-fiction permettent de vivre et survivre, quand l’amour de la littérature transcende l’existence et quand une déclaration d’amour à l’imaginaire se transforme en une ode à la vie, Morwenna, c’est un peu tout ça à la fois et plus encore.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (93) Voir plus Ajouter une citation
CarosandCarosand   02 décembre 2014
Parfois je ne suis pas sûre d'être entièrement humaine.
Ce que je veux dire c'est que, quand je regarde les autres, les autres filles de l'école, et que je vois ce qu'elles aiment, de quoi elles se contentent et ce qu'elles veulent, je n'ai pas l'impression d'appartenir à la même espèce. Et parfois - parfois je m'en fiche. Il y a si peu de personnes dont je me préoccupe vraiment. J'ai l'impression parfois qu'il n'y a que les livres qui rendent la vie supportable, comme à Halloween quand j'ai voulu vivre uniquement parce que je n'avais pas fini Babel 17. Je suis sûre que ce n'est pas normal. Je m'inquiète plus des personnes des livres que des gens que je côtoie tous les jours. Il y a des fois où Deirdre me tape tellement sur le système que j'ai envie d'être cruelle, de l'appeler Meirdre comme tout le monde, de lui hurler qu'elle est stupide. Si je ne le fais pas , c'est par pur égoïsme, parce qu'elle est pratiquement la seule qui me parle.
+ Lire la suite
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gruzgruz   30 juillet 2014
J’ai l’impression parfois qu’il n’y a que les livres qui rendent la vie supportable, comme à Halloween quand j’ai voulu vivre uniquement parce que je n’avais pas fini Babel 17. Je suis sur que ce n’est pas normal. Je m’inquiète plus des personnages des livres que des gens que je côtoie tous les jours.
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TeaSpoonTeaSpoon   09 juin 2014
Mais les diagrammes de Venn sont faciles, alors que les divisions longues restent un casse-tête. Le plus dur, ce sont les problèmes où les gens font des choses absurdes sans aucune raison. J'avais tendance à oublier la solution pour me demander pourquoi des gens voudraient à tout prix savoir à quelle heure deux trains se croisaient (des espions?), étaient si regardants sur les plans de table (des gens récemment divorcés?), ou - ce qui me reste à ce jour incompréhensible - faisaient couler un bain sans fermer la bonde.
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Livresse_des_MotsLivresse_des_Mots   22 avril 2014
Si elle avait vécu, nous serions devenues des personnes différentes. Je crois. Je ne crois pas que nous aurions été comme les tantes et que nous serions restées ensemble tout le temps. Je pense que nous aurions toujours été amies, mais nous aurions habité des lieux différents et nous aurions eu des amis différents. Nous aurions chacune été la tante des enfants de l'autre. Il est trop tard pour ça maintenant. Je vais grandir et pas elle. Elle est figée où elle est et je change, je veux changer. Je veux vivre. J'avais pensé que je devais vivre pour nous deux, parce qu'elle ne le pouvait pas, mais je ne peux pas vraiment vivre à sa place. Je ne peux pas savoir ce qu'elle aurait fait, de quoi elle aurait eu envie, comment elle aurait changé. Arlinghurst m'a changée, le club de lecture m'a changée, et cela aurait pu la changer différemment. Vivre à la place d'un autre n'est pas possible.
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gouelangouelan   30 décembre 2017
— Tu as lu cinq livres en une semaine ? » a-t-il demandé en secouant légèrement la tête pour chasser ses mèches de ses yeux. « Tu dois avoir beaucoup de temps libre.
— Oui, ai-je répondu très froidement.
— Excuse-moi. Je déteste quand les gens sous-entendent qu’on ne lit que parce qu’on n’a rien de mieux à faire, et là je viens de le faire.»
J'aimais ça. « Qu'y -t-il de mieux à faire ? » ai-je demandé.
Il a ri. Il a un rire très naturel.
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