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ISBN : 2072765870
Éditeur : Gallimard (01/02/2018)

Note moyenne : 4/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Londres. 1960. Dix ans ont passé depuis l'attentat contre Hitler déjoué par Peter Carmichael. L'homme qui fut un brillant inspecteur de Scotland Yard dirige maintenant le Guet, la redoutable police secrète créée par Mark Normanby pour juguler l'opposition et traquer les Juifs. Il a adopté Elvira Royston, la fille de son ancien adjoint. Alors que la jeune Elvira se forge lentement mais sûrement une conscience politique et découvre avec effroi les coulisses d'une Angl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  07 août 2016
Les couvertures froncent et l'uchronie énoncée comme un « Subtil changement » par Jo Walton prend là son dernier virage puisqu'elle conclut sa trilogie avec Une demi-couronne.
L'Histoire n'attend pas et une fois son rouleau compresseur enclenché, il ne s'arrête plus. Dans cette uchronie où le Royaume-Uni s'est très vite arrangé des invasions allemandes et japonaises de 1940, nous sommes déjà en 1960 pour découvrir que Londres et ses alentours plient de plus en plus sous le joug des antisémites, des autocrates et des fascisants. À l'occasion d'une conférence internationale, les événements se bousculent autour de la « Gestapo britannique », le Guet. L'auteur réécrit la Guerre froide, avec l'Allemagne et le Japon se partageant le monde, alors que les États-Unis et l'ex-URSS ont été dévastés.
Dans ce contexte maintenant bien implanté puisque c'est un troisième tome, après ses déboires pour étouffer certaines affaires, cacher son homosexualité, faire face aux chantages et de temps à autre sauver quelques juifs du terrible destin qui leur est concocté par le gouvernement de Mark Normanby qui se rapproche d'Adolf Hitler, nous retrouvons Peter Carmichael qui dirige désormais le Guet, équivalent britannique de la Gestapo avec le même type de pouvoirs élargis. Comme dans chaque tome de cette trilogie, et saluons au passage la constance de l'auteur, Carmichael n'est pas le seul narrateur et cette fois encore, c'est une femme, Elvira Royston qui n'est autre que la petite fille qu'il a adopté après les événements du deuxième tome. Cette dernière a bien grandi et ouvre doucement mais sûrement les yeux sur la société britannique qu'elle intègre par la porte aristocratique.
Avec « Half a Crown », c'était ce coup-ci beaucoup plus simple de choisir le titre pour l'éditeur, car la double allusion à la monnaie et à la monarchie fonctionne aussi en français. L'expression est d'ailleurs plusieurs fois replacée par l'auteur dans le texte, comme si c'était un mot-code pour rappeler que l'intrigue va avancer à tel moment-clé. C'est vrai qu'il y a besoin de temps à autre, car en se laissant bercer, l'histoire de Carmichael a un petit creux en milieu de roman, mais finalement l'intrigue reprend de plus belle quand les enjeux deviennent beaucoup trop grands : les deux héros sont noyés entre la Résistance qui commence à s'organiser, le gouvernement qui se fait de plus en plus autocratique et la « bonne société » qui ne fait rien pour contenir les élans fascistes des foules.
Comme dans les deux précédents volumes, cela commence doucement et bon enfant, puis tout s'accélère vers les deux tiers du roman au point que le lecteur se demande bien comment l'auteur va conclure son intrigue, et finalement quand le dénouement survient, on regrette de n'avoir que ces quelques pages à se mettre sous la dent. Pour finir sur une considération générale de cette trilogie, Jo Walton a tenu bon pendant trois tomes pour faire comprendre combien un si « subtil changement » peut tout faire basculer dans la vie de millions de personnes des réactions desquelles dépendent notre avenir. Cela peut être instructif dans le contexte troublé qui nous attend…
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BlackWolf
  22 mai 2016
En Résumé : J'ai de nouveau passé un très bon moment de lecture avec ce troisième qui vient conclure cette trilogie uchronique sur la seconde guerre mondiale. L'histoire nous plonge 11 ans après le tome précédent et nous offre une histoire que j'ai trouvé mieux maîtrisé encore que les tomes précédents que ce soit dans la tension comme dans l'intelligence du récit. En effet c'est le gros point fort du récit, l'univers uchronique de l'auteur prend beaucoup plus d'ampleur et offre ainsi de nombreuses réflexions intelligentes et qui font parfois encore écho à notre société comme la capacité des peuples à accepter certaines lois au prix de la liberté ou de la morale ou encore sur la position de la femme. Les personnages ne sont pas non plus en reste avec un Carmichael tout en ambiguïté, à la fois pantin du pouvoir et rouage d'une section révolutionnaire ou bien encore Elvira qui nous offre un personnage féminin qui va évoluer de façon très intéressante. Je regretterai par contre que certaines évolutions soient simplistes ou que certains personnages secondaires auraient mérité plus de profondeur, mais rien de non plus gênant. La plume de l'auteur se révèle toujours aussi fluide, entrainante et efficace mais voilà deux points ont fait, je trouve, que ce roman manque d'un petit quelque-chose pour se révéler excellent. le premier vient de certaines simplicités dans la façon de faire avancer l'intrigue, la seconde vient de la conclusion que j'ai trouvé trop rapide et trop facile. le roman reste très bon, mais il y a un côté frustrant, car il aurait pu être tellement plus. Je lirai sans soucis d'autres écrits de l'auteur.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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idevrieze
  15 novembre 2016
Conclusion de saga un jour, conclusion de saga toujours ?

Il y a quelques mois, Les Editions Denoël m'avaient proposé de lire le premier tome de la Saga Subil Changement qui fut un coup de coeur. Et même qu'une de mes amies m'avaient piqué le livre car, dormant à la maison, elle s'était servie dans la bibliothèque et m'avait supplié de suivre la saga. Je ne me suis pas faite priée des masses parce que Hop, j'ai reçu Hamlet au Paradis à ma demande. Et c'était vraiment top. Voire même un cran au dessus, alors que les personnages n'étaient pas foncièrement les mêmes et que j'y étais tout de même assez attachée. Et patatras, pour une de mes sélections, j'ai loupé le coche pour Demi Couronne. Et j'ai mis un certain temps à m'en rendre compte qui plus est. Cela dit, il me semble que ce mois là, j'avais reçu un livre bien plus que pas mal donc, foncièrement, je n'allais pas râler du tout. J'ai même fait ma petite fofolle en l'achetant et en m'organisant toute une sortie pour cela. Ensuite, je me suis réservée un petit week end anglais pour le lire et j'ai pu savourer cette fin de saga.

Et comment vous dire ? Jo Walton a su conclure cette histoire, de une. Mais il a aussi réussi à nous transporter. J'ai adoré cet univers très dur qui nous montrait une alternative de notre histoire et je trouve qu'il a été admirablement bien fait, surtout que l'univers n'a absolument pas pris le devant sur l'intrigue. On peut même dire que l'intrigue aurait pu se passer dans notre espace temps. Et pourtant il apporte cette cerise sur le gâteau, cette chantilly dans votre capuccino, ce petit sablé à côté de votre thé. Bref. Cette trilogie aura été un tout. Et on ne parlera pas des couvertures que je trouve tout aussi sublimes. Et qui mettent en avant l'univers pour mieux nous berner et j'adore.

Jo Walton nous apporte la lumière dans l'obscurité
Et j'adore vous faire des titres mélodramatiques mais c'est cela. Il montre par cette trilogie et surtout avec ce tome que quelque soit le tournant de l'Histoire. Même si nous pouvons sombrer dans une époque bien sombre. Il y 'aura toujours des héros. Des gens qui même par de petites actions peuvent éclairer le chemin, nous redonner espoir. Et j'avoue que cette saga, lorsqu'on regarde le contexte politique et économique actuel mondial, donne un petit coup de punch et de soleil dans notre vie.
Que dire d'autre ? L'intrigue est finement menée. Les descriptions sont telles qu'on a l'impression d'être dans un film. On visualise très bien les personnages mais aussi les situations et les lieux. Tout est très bien écrit, sans fioriture, avec ce qu'il faut pour que l'on se sente emporté et qu'on ne peut tout simplement pas s'arrêter de tourner les pages pour connaître la fin. Je ne parle même pas des rebondissements tout au long du livre car j'ai cru que j'allais jamais arrêter de sursauter.
En bref. On remerciera bien entendu les Editions Denoël (et pourtant, vous voyez que dans ce cas ci, ce n'est pas un partenariat. Ils sont presque innocent dans l'affaire) pour m'avoir fait découvrir cet auteur, tout simplement. J'aime quand ils sortent des sentiers battus et quand on peut tout simplement lire autre chose que tout le monde. La ligne éditoriale de cette maison est bien personnalisée. On reconnaît de suite un livre de leur écurie et j'aime cela :)
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Mariejuliet
  18 mai 2016
Jo Walton conclue brillamment La trilogie du Subtil changement, avec un tome que j'ai trouvé très intéressant au niveau de la construction de l'histoire (développement du fond uchronique), du récit ou encore du traitement profond des personnages. L'histoire m'a tenue en haleine jusqu'à la fin, malgré quelques petits raccourcis simplistes.

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Felina
  26 septembre 2016
"Une demi-couronne" est le dernier opus de la trilogie uchronique "Le subtil changement", qui part du postulat qu'Hitler a remporté la seconde guerre mondiale, et que l'Angleterre a basculé dans le fascisme. Peter Carmichael, qui au début de l'histoire était un inspecteur du Yard et maintenant le chef du Guet, une police équivalente à la Guestapo en quelque sorte. Toujours déchiré entre ses valeurs morales, et sa profession, il est la parrain d'Elvira Royston, la fille de son défunt collègue, qui est à une semaine de son entrée dans le monde.
Mais les ennuis et les complications ne vont pas tarder à réapparaître comme peut s'en douter le lecteur. le pauvre Carmichael, qui s'est résolu à incarner l'image d'un homme qu'il déteste - le chef du Guet - pour pouvoir sauver un plus grand nombre de victimes, va devoir gérer la sécurité d'une conférence réunissant les plus grandes sommités politiques pour décider de l'avenir du monde.
Comme les précédents tomes, celui-ci est mené par deux voix narratives, qui se répondent en miroir, et permettent au lecteur de participer encore plus à cette histoire. Cette fois-ci, la voix féminine est celle d'Elvira. Mais qu'il est dur de s'attacher à cette jeune demoiselle exaspérante et cruche, élevée dans l'idéologie fasciste et la haine ethnique. le lecteur est bien loin des personnages féminins précédents tels Lucy Kahn ou Viola.
Le paradoxe amusant dans ce "Et si Hitler avait gagné la seconde guerre mondiale..." est tous ces petits détails qui auraient été différents dans notre vie mais dont on aurait rien su. Un petit bémol concerne le personnage de Jack, le compagnon de Peter, que le lecteur connaît à peine et qui est pourtant si important aux yeux du héros. Il aurait été intéressant développer la vie personnelle de Peter Carmichael à travers Jack.
La plume captivante de Jo Walton donne à voir la Grande Histoire au travers de la petite histoire des personnages qui évoluent au milieu de cette uchronie passionnante. Les portraits sont ciselés, et la psychologie, notamment de Carmichael est dépeinte dans toute sa complexité. le lecteur ne peut que ressentir de l'empathie face à ses choix toujours plus difficiles; et ne peut que détesté cet horrible Normanby, en manipulateur invétéré. (...)
Lien : http://lillyterrature.canalb..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   26 décembre 2016
- En parlant de bombes, général Nakajima, vous pensez vraiment que la bombe atomique permettra de maintenir la paix dans le monde ? Jusqu’ici, elle a surtout dévasté la Russie.
- Des régions entières de l’ex-URSS vont luire dans le noir pendant des centaines d’années, reconnut le général Nakajima. Mais maintenant que son effroyable puissance a été démontrée, plus personne d’aura besoin d’y recourir. La menace suffira. À l’avenir, personne ne sera assez bête pour déclarer la guerre à une nation qui dispose d’une telle arme, car ce serait risquer l’annihilation. Et bientôt, toutes les nations auront la bombe. Comme je vous l’ai dit, nous entrons dans une ère de paix absolue.
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MariejulietMariejuliet   23 mai 2016
Et vous, Miss Royston, que pensez-vous du fascisme ?
— J’adore ! Je trouve cela terriblement excitant », répondis-je.
Mrs Maynard grimaça, puis échangea un regard entendu avec lady Bellingham. Ma logeuse estimait que le fascisme était une très bonne chose en soi, fort utile pour qu’ils restent à leur place, mais cette mouvance politique lui posait un problème : tout le monde — sauf eux, les Juifs — pouvait y adhérer. Mrs Maynard la considérait donc avec un vague mépris, comme tout ce qui n’était « pas tout à fait… ».
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LaurenebLaureneb   02 mai 2018
- En parlant de bombes, général Nakajima, vous pensez vraiment que la bombe atomique permettra de maintenir la paix dans le monde ? Jusqu’ici, elle a surtout dévasté la Russie.
- Des régions entières de l’ex-URSS vont luire dans le noir pendant des centaines d’années, reconnut le général Nakajima. Mais maintenant que son effroyable puissance a été démontrée, plus personne d’aura besoin d’y recourir. La menace suffira. À l’avenir, personne ne sera assez bête pour déclarer la guerre à une nation qui dispose d’une telle arme
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