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Yvonne André (Traducteur)Stéphane Lévêque (Traducteur)
ISBN : 2877308065
Éditeur : Editions Philippe Picquier (24/02/2006)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Il est des livres qui, par la richesse des liens qu'ils savent créer et la beauté ciselée de leur écriture, prennent dès la première lecture la dimension d'un classique. Tel est le cas du chef-d'œuvre de Wang Anyi, le Chant des regrets éternels. Ce roman est tout entier traversé par la palpitation d'une ville, la mythique Shanghai, dont le destin se trouve intimement lié à celui d'une femme: Wang Ts'iyao, au prénom évocateur. "Pure Jade". Reine de beauté dans le fla... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
nadejda
  16 décembre 2010
J'ai constaté que le Chant des regrets éternels n'avait eu aucune critique sur Babelio et cela me peine car c'est un livre empreint d'une beauté mélancolique, d'une nostalgie douce et superbement écrit. Wang Anyi vit à Shanghaï depuis son enfance et Shanghaï est au centre de ce livre dont le titre à lui seul fait rêver, titre emprunté à celui d'un conte ancestral chinois du poète Bai Juyi (IXème siècle).
Le destin du personnage féminin qui porte le nom de T'siyao «Pure Jade» est intimement lié à celui de la ville de Shanghaï qui est comme une partie d'elle-même. «Pure Jade « est une jeune fille de 16 ans au début du livre en 1945 et en a 57 à la fin, dans les années 80.
Nous partageons sa joie de vivre, son insouciance comme celle de la ville grouillante de vie, aux ruelles animées jusqu'en 1948 puis les désillusions, la difficile survie sous le régime maoïste et l'ouverture économique des années 1980 . Tout au long du récit la ville comme l'héroïne survivent à tout et gardent toujours charme et beauté.
Tout cela dans une langue très belle poétique et sensuelle.
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sandrine57
  03 juin 2011
En 1946, Ts'iyao a 16 ans, la beauté et l'insouciance de la jeunesse. Elle fréquente les studios de cinéma, pose pour un photographe et devient "Troisième Miss" de Shangaï. La guerre n'est pas loin mais la jeune fille et la ville s'en moquent. Découvrir la vie, en profiter, c'est tout ce qui importe. Modernes, joyeuses, libres et terriblement vivantes, telles sont Ts'iyao et shangaï.
Entretenue par un haut dignitaire, Ts'iyao est obligée de s'exiler à la campagne quand les évènements politiques s'emballent. Elle goûte aux joies d'une vie plus simple mais, très vite, sa ville lui manque cruellement. Elle y retourne et s'installe dans l'une de ces petites ruelles qui font le charme de la ville. Encore jeune, Ts'iyao n'a cependant plus d'espoir de se marier. Des rumeurs courent sur son passé de courtisane...Elle devient donc infirmière, se fait des amis dans son quartier et tombe même amoureuse. Shangaï a changé avec le communisme mais fondamentalement la ville est restée la même. Seules les priorités se sont déplacées de la recherche du dernier accessoire à la mode à la recherche de nourriture mais la joie de vivre est toujours là. L'ère Mao a bouleversé le quotidien mais les mentalités sont intactes et , les temps ont beau être durs, Ts'iyao reste sereine. Entre parties de mah-jong et goûters improvisés, elle porte un enfant qu'elle choisit de garder malgré l'impasse de sa situation amoureuse.
Dans les années 80, Shangaï semble revivre après des années de plomb. A nouveau, les jeunes filles -dont Wei-Wei, la fille de Ts'iyao- arpentent le Bund, l'artère principale de la ville, pour faire les boutiques et s'afficher dans les dernières tenues à la mode. Ts'iyao n'est pas en reste. de sa jeunesse, elle a gardé le charme, l'élégance et le goût des belles choses. Ses amis font partie de la jeunesse qui fait la ville. Ts'iyao sort le soir et retrouve l'insouciance de ses 20 ans.
En 1986, Ts'iyao a vieilli. Sous les fards, les traits sont marqués par l'âge. Shangaï brille de mille feux mais si on y regarde de plus près, les façades se lézardent, elles aussi marquées par le temps qui passe...
1946/1986: 40 ans de la vie d'une femme, 40 ans de la vie d'une ville.
Un roman magnifique tout en finesse et élégance qui conte le destin d'une femme et à travers elle d'une ville. A l'insouciance succèdent les désillusions mais on ne ressent aucune amertume, plutôt une magnifique aptitude à s'adapter à tout, à accepter son sort et à tirer le meilleur de chaque situation. le style est poétique, le ton n'est jamais larmoyant et les choses sombres sont abordées par petites touches pudiques. Ce livre est un hymne à la vie, et même la survie, à la beauté des choses et à l'espoir doux-amer d'un avenir meilleur.
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mercutio
  29 janvier 2014
Ce livre rend compte de la vie d'une jolie chinoise de Shanghai issue d'une classe modeste qui traverse, comme en apnée, les bouleversements qu'a connu la Chine depuis la fin de la 2ème guerre mondiale.
Point ici de réflexion politique mais omniprésence du temps qui coule en charriant les débris des vies et de l'implacable soumission aux codes.
De mon point de vue, l'intérêt principal de l'ouvrage tient dans l'illustration de la condition féminine et des relations femmes-hommes traditionnelles en Chine, au fil des tribulations de l'héroïne Wang Ts'iyao. Par touches successives, Wang Anyi compose un tableau où chaque point, ressortant des situations concrètes créées, est très précisément fixé, l'ensemble constituant in fine une toile assez complexe et plutôt cohérente malgré les paradoxes; réaliste, me suis-je dit a posteriori, s'agissant d'une femme écrivant sur une femme.
On peut éventuellement s'intéresser aussi aux généreuses évocations de la ville et de quelques quartiers, des repas et des mets populaires, des vêtements et de la mode féminine. Très honnêtement, je n'en ai apprécié, et de façon toute relative, que l'enrichissement informationnel que leur mise en scène apporte à la personnalité et au caractère des protagonistes.
L'écriture, plus exactement la traduction en français, est soucieuse de précision et de variété; la finesse de certaines analyses côtoie la naïveté d'autres digressions; le style est fluide et même délayé; il en ressort une impression de souplesse, mais aussi, hélas, de facilité, se manifestant en particulier par de nombreux lieux communs, banalités relevant du "bon sens" mais jamais établies touchant par exemple au caractère des personnages et même métaphores au rebours des connaissances scientifiques élémentaires. Poésie? Soit ...
Le mode de narration choisi privilégie fortement le rapport par l'auteure, observatrice, des réflexions, sentiments, pensées affectant les personnes au détriment des dialogues, quasiment absents. Il s'ensuit, pour le lecteur, un effet de distanciation qui nuit à l'émotion et plus globalement à son implication.
En dépit d'un manque d'intérêt rapidement ressenti et de l' ennui qui en découle, je me suis fait un devoir de finir la lecture par "conscience professionnelle" et respect de l'auteure et son oeuvre.
Je ne doute pas que certaines ou certains, y étant plus sensibles par naissance ou par vocation, l'apprécieront.
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moertzombreur
  23 septembre 2014
Le roman de Shangai
Portrait d'une ville : Shangai, mais avant tout portrait d'une femme qui en devient presque le symbole. En relatant sa vie de 1945 jusqu'après la révolution culturelle, elle nous montre sa force incroyable et le drame qui la caractérise : toujours vouloir ce qu'elle ne peut obtenir. Ce roman dénote une ambiance fascinante et pleine de poésie, il est aussi d'une finesse psychologique remarquable. Les personnages sont attachants et comme laissés au bord du déroulement de l'Histoire.
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Norlane
  24 juillet 2016
Avec un tel titre, certes, on ne peut s'attendre à une histoire joyeuse. Mais au-delà de la nostalgie, dans cette langue "dense et allusive" vantée par la 4e de couverture, j'ai trouvé généralités et jugements plus que poésie. Cela m'a lassée, comme m'ont lassée des personnages trop axés sur l'apparence, sur les règles de conduite, pour que je m'y attache... probablement trop loin de moi culturellement ? Ce n'est pourtant pas mon premier livre asiatique mais "le temps suspendu", "les murmures", comme l'explique la préface, sur 677 pages, c'est long. Je pensais découvrir Shanghai par l'intermédiaire de ce livre, je m'en sens encore plus éloignée... J'ai lu en passant à côté.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
CCocoCCoco   04 octobre 2014
Sous la fenêtre, le vacarme de la ruelle et le pépiement des moineaux parlaient pour eux. Ces menus bruits n'étaient que fragments infimes de regrets éternels et d'amour sans fin, épandus sur eux. Ils exigeaient d'eux tous leurs efforts. Quand l'ombre gagna, plongeant la pièce dans le noir, ils n'allumèrent pas la lumière. Le temps et l'espace abolis ne laissaient subsister que la chaleur et la vérité de leurs deux corps enlacés.
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nadejdanadejda   16 décembre 2010
Si on avait pu soulever le toit de cette résidence, on aurait découvert un gracieux spectacle, formé d'un monde de mousselines, de franges et de velours, où même les meubles irradiaient la douce luisance du brocart. Ce monde doux et chatoyant était orné à profusion de mousseline et de crêpe du sol au plafond. Il se paraît d'une débauche de broderies sur les tapis de bain, les coussins des fauteuils, le dessus-de-lit et le jeté de table. C'était un univers créé de mille points et de dix mille aiguillées de soie à broder, dans une gamme infinie de coloris qui pouvait aller jusqu'à cent nuances différentes de rouges.
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nymerianymeria   10 décembre 2010
"Les ruelles de Shanghai sont sensuelles, intimes comme le contact de la peau ; fraîches et tièdes au toucher, on les peut appréhender mais elles gardent leur part de secret. "
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nadejdanadejda   16 décembre 2010
Dans les ruelles de Shanghaï, les gens ont une humanité qui vient du coeur et de l'esprit, ils s'appliquent entièrement à être des hommes, ne s'intéressent qu'à eux-mêmes, sans explorer plus avant. Ils ne cherchent pas à créer l'histoire, ils tentent de se créer eux-mêmes.
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nymerianymeria   11 décembre 2010
"Ce n'était rien que du néant, de l'éphémère, mais dans une vie qui ressemble à de l'eau que l'on recueille dans ses mains et qui ne cesse de fuir, rien n'est éternel."
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