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Critique de Pecosa


Pecosa
  15 avril 2013
Ô rage, ô désespoir, j'ai replongé tête baissée et avec un plaisir coupable dans les nouvelles aventures des guerriers de la mystérieuse Confrérie de la Dague Noire. Série phare et sans surprise de chez Milady, elle met en scène des guerriers vampires vivant à l'insu des humains et fightant le mal.
Dans la saga, J.R. Ward applique toujours la même bonne vieille recette. Un farouche guerrier au lourd passé -abandon, malédiction, amoureux de la femme de son jumeau, cochez la case correspondante- doté d'un physique étourdissant -regard d'obsidienne, corps musculeux, sexe sur-dimensionné- et looké Armani, rencontre une belle jeune femme. Oui, jeune, car passés 25 ans, l'héroïne de romance paranormale n'est plus côtée à l'Argus. Et solitaire aussi, car elle attend l'amour, le vrai. Reconnaissant en elle son âme soeur, le vampire lutte contre cette passion naissante. Beau mais malheureux, impitoyable au combat mais dévoué aux siens, dur à l'extérieur mais moelleux à l'intérieur (on finit d'ailleurs par le visualiser sous la forme d'un camembert, celui qui est rustique), le combattant a peur d'aimer. Il se résout tout de même à céder à ses sentiments, comprenez à lui faire l'amour, et là, c'est l'extase. L'héroïne bouleversée n'a jamais connu un tel plaisir, ce qui est finalement logique avec un partenaire âgé de quelques centaines d'années, car comme pour le Nutella, 30(0) ans d'expérience feront toujours la différence.
MAIS, car il y a un MAIS, le destin s'en mêle, c'est à dire l'Omega, le fils de l'Omega, la Société des Eradiqueurs, la Glyméra... Et ils sont séparés. le vampire opiniâtre aidé de ses frères d'armes et de son roi la retrouve et la venge. Puis il se fait tatouer son prénom dans le dos au cours d'une chouette cérémonie et l'épouse. Fin du volume.
Mon "moi" cartésien se dit qu'il ne voit pas l'intérêt de s'attarder sur cette daube emballée dans une couverture moche qu'on ne peut lire dans les lieux publics au risque de passer pour une analphabète souffrant de carence affective ni devant sa moitié de peur de se faire vanner jusqu'à l'année prochaine. Hélas, trois fois hélas, ce "moi" est phagocyté par une niaise rose bonbon, celle qui pleure à chaque diffusion de Sur la route de Madison et qui peut regarder un navet juste parce que Jeffrey Dean Morgan y incarne un pompier. Et cette niaise lacrymale, qui a un gros béguin pour Viszs (tome 5), réclame à corps et à cri les nouvelles aventures de la BDB (Black Dagger Brotherhood, pour les initiés). Et elle a adoré ce tome 8 et la romance entre John Matthew (la réincarnation de Audazs pulvérisé dans le tome 1) et Xhex, la guerrière sympathe. Une fois la dernière page tournée avec la frénésie des mordues de la bit-lit, la niaise a trépigné en criant "La suite, la suite!" et a filé illico consulter les forums pour connaître le nom du prochain héros de la saga. Elle a même frémi en lisant que Viszs, le geek vampire au "regard de diamant" (c'est pas moi qui le dis, c'est Ward) à cause duquel elle n'a plus jamais regardé une salle de bain de la même manière, serait bientôt de retour. La cartésienne quant à elle, a juré de suivre un programme de désintoxication en 7 étapes: "Bonsoir, je m'appelle Pecosa et je suis BDB Addict depuis fin 2010."
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