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Anne-Marie Carrière (Traducteur)
ISBN : 2283020964
Éditeur : Buchet-Chastel (25/03/2005)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 34 notes)
Résumé :
A vingt-neuf ans, Karen attend son exécution dans le couloir de la mort d'une prison du Texas pour les meurtres de plusieurs hommes qui l'avaient tabassée. Karen prenait des risques en se prostituant pour subvenir aux besoins de son amante héroïnomane. Mais une lourde nuit d'été texane, elle finit par abattre, sans raison, Henry, coupable seulement de s'être trouvé sur son chemin. Célia, la veuve sensuelle d'Henry, ne se remet toujours pas, cinq ans après les faits,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  10 juillet 2016
Voici un roman consacré à la condition des femmes dans les Couloirs de la Mort aux Etats -Unis.
Il entrelace le destin de trois femmes fort différentes et pourtant ....--Karen, jeune noire de vingt - Neuf ans, fragilisée par le sida, attend son exécution pour le meurtre de plusieurs hommes qui l'avaient tabassée, déchirée, meurtrie .
Elle prenait de gros risques en se prostituant pour subvenir aux besoins incessants de son amante Ellen, héroïnomane.
Par une lourde nuit d'été texane, chaude et moite , elle finit par abattre sans raison , Henry, coupable seulement de s'être trouvé sur son chemin....trois autres criminelles attendent leur exécution, Jacky, Tiffany, Véronica .....
----Puis Célia, belle jeune femme , veuve d'Henry qui ne parvient pas à surmonter sa peine.
Enfin, le destin de Franny, jeune médecin de 29 ans à New-York, tiraillée entre le mariage et le désir de fuir, trop investie dans le suivi d'une petite fille atteinte d'un cancer, irrésistiblement attirée vers la prison et le calvaire que vit Karen.....
Ces trois jeunes femmes sont unies dans un ouvrage bien construit, haletant , trois destins entrelacés, entremêlés , trois vies brisées qui vont se reconstruire chacune à leur façon.......
L'auteur, avec adresse , virtuosité, respect, sans à priori ni jugement brosse le quotidien de cette prison si particulière,
ses rituels cruels et dérisoires, ses passions exacerbées dans la violence quotidienne, ses odeurs , sa promiscuité terrifiante, l'absence d'avenir.......et aussi le martèlement des bottes de cow- boy,le ressenti de la chaleur texane, les odeurs graisseuses des restaurants tex- mex et la blancheur glacée des salles d'exécution, injection létale , électrocution ou peloton d'exécution .......
Le quotidien de ces femmes est dressé avec tendresse, sensibilité, émotion et mélancolie .
Malgré leur itinéraire criminel, elle les respecte, une humanité à la fois belle et horrible, digne et terrifiante !
Ce livre bouleversant, douloureux , pétri d'émotions à l'écriture profondément humaine touche et force le respect .
Le couloir de la mort comme nous ne l'avons jamais rencontré, d'une richesse , d'une sagesse et d'une précision inoubliables , un récit qui résonnera très longtemps en nous , livre refermé , un bel ouvrage !

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liliba
  03 février 2013
29 ans seulement, mais Karen en a fini avec la vie, ou presque. Elle est en effet dans le couloir de la mort d'une prison du Texas, attendant son exécution… Une exécution qui fait affluer les touristes, heureux de se rapprocher du coeur de l'évènement. Et qui va rapprocher comme par hasard, mais pas tout à fait, trois femmes. Célia, veuve d'un des hommes assassinés par Karen, décide d'écrire à la meurtrière, non pas pour lui pardonner, mais pour lui parler tout simplement, parler de sa vie d'avant, de son mari, du manque et du vide de la vie d'aujourd'hui. Quant à Franny, elle était censée être juste de passage, mais se fera un devoir d'apporter son aide en prison, et aura du mal à repartir.
Voici donc trois femmes que tout sépare, et qui pourtant vont se trouver rapprochées par l'exécution de Karen. Trois femmes dont la vie semble s'enliser, qui n'arrivent plus à avancer (ou pour Karen, n'ont plus tellement de choix, l'issue fatale étant proche), et qui se confient, qui partagent leurs peurs, leurs joies, leurs souvenirs, leurs espoirs. Les destins de ces trois femmes s'intercalent au fil des chapitres de manière fluide et l'auteur, à travers un style simple et sobre, réussit à merveille à faire monter l'émotion. On s'apitoie bien sûr sur le triste destin de Karen qui à elle seule cumule toutes les horreurs possibles et imaginables : elle a été maltraitée lorsqu'elle était enfant, puis vendue par sa mère à 12 ans et a dû se prostituer. Elle a été violée, battue et est maintenant séropositive, au seuil de la mort (en plus de devoir être exécutée !). Bien sûr, elle a tué, mais on compatit vraiment à son terrible destin, car elle était en état de légitime défense et totalement au bout du rouleau, ce qui peut se comprendre vu tout ce qu'elle avait déjà vécu…
On voudrait que Clélia se bouge un peu et accepte enfin la mort de son mari, se remette en selle comme on dit, fasse son deuil et reparte de l'avant. Mais elle est attachante elle aussi sous bien des aspects, malgré la vie terne qu'elle mène cahin-caha. de son côté, Franny est également paumée et surtout ne peut se départir d'un énorme sentiment de culpabilité après un « problème » qu'elle a eu dans l'exercice de sa profession. La rencontre avec l'univers carcéral et ses problèmes va la booster, lui redonner l'envie de vivre et de se battre.
On touche au quotidien de la prison, à ses rituels dérisoires pour qui vient de l'extérieur, mais indispensables pour survivre sans devenir fou quand on est enfermé, et cet univers qui nous est totalement inconnu fait peur autant qu'il fascine. On découvre la haine, l'entraide, l'amitié, la jalousie… toutes les passions, tous les sentiments sont mêlés les uns aux autres, se fondant dans une violence quotidienne amplifiée par la proximité et surtout par l'absence d'espoir, d'avenir.
Qu'on soit pour ou contre la peine de mort, le lecteur ne peut rester insensible à la lecture de ce superbe roman d'Amanda Eyre Ward, et ces portraits de femmes brossés avec une tendresse incroyable, quels qu'aient été leur vie et leurs méfaits. Malgré tout, ces femmes restent dignes, et c'est une belle leçon de vie, que vous devrez vous empresser de lire.
Lien : http://liliba.canalblog.com/..
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Chaplum
  28 octobre 2012
Comme dans A perte de vue, Amanda Eyre Ward entrelace le destin de plusieurs personnages, ici trois femmes. Karen, jeune noire de vingt-neuf ans, attend son exécution dans le couloir de la mort d'une prison au Texas. Celia, la veuve d'une de ses victimes, ne parvient pas à surmonter sa peine, ni la haine et la colère 5 ans après le drame. Franny, jeune médecin à New-York, s'est trop investie dans le suivi d'une petite fille atteinte d'un cancer. Elle se sent coupable de ne pas avoir pu la sauver et ne sait plus si la vie qu'elle s'est choisie est vraiment ce qu'elle souhaite. Son couple bat de l'aile alors qu'elle est sur le point de se marier. le Texas où elle a grandi lui manque.
Amanda Eyre Ward réussit le difficile pari d'écrire un excellent roman choral sur le thème de la peine de mort, en abordant les différents points de vue, du condamné à la famille des victimes, en passant par les professionnels du milieu carcéral ou les citoyens et les médias, et ce sans jamais tomber ni dans le voyeurisme ni dans le jugement facile. Là où L'arbre des pleurs sombrait dans la facilité et la démagogie, le ciel tout autour présente une réalité brute et sans concession. Karen est coupable des meurtres pour lesquels elle a été condamnée. Il n'est point ici question d'erreur judiciaire. Il en va de même de ses co-détenues. Mais l'auteur nous montre des femmes, avec ou sans regrets, avec des passés difficiles, dont les victimes n'étaient pas toujours forcément si innocentes, ou parfois si. Bref, pas question de se dire ici que c'est injuste. On ne peut qu'avoir une opinion sur des faits, mais dans toute leur globalité, avec le bon et le mauvais. Amanda Eyre Ward présente aussi les victimes, leur colère, ce qu'elles doivent subir au quotidien, la perte de l'être cher mais aussi la prise de conscience que l'exécution ne les soulagera pas ni ne leur apportera la paix. Mais la romancière ne s'arrête pas là et montre que chaque être humain réagit différemment face à ces meurtriers, que ce soit leurs gardiens, leurs médecins, les citoyens pro ou anti peines capitales. Et toujours ces médias assoiffés de sang humain, au point qu'il n'y a plus aucun respect et que les journalistes ressemblent à des vautours qui se repaissent du malheur d'autrui.
J'ai dévoré ce roman en deux jours et j'ai éprouvé un coup de coeur pour ce texte dans lequel Amanda Eyre Ward ne se prononce jamais dans un sens ou dans l'autre face à la peine de mort, même si on peut se douter de quel côté la balance penche. Mais surtout, j'ai apprécié qu'à aucun moment, elle ne porte de jugement sur ses personnages. Elle manifeste un grand respect pour chacun d'eux et cela se ressent. En plus de ça, elle a un réel talent pour décrire la chaleur étouffante du Texas, qui colle à la peau et qui fait suer par tous les pores. Malgré le froid qui s'installe, j'avais parfois l'impression de ressentir l'étouffement et la moiteur ambiante. Un grand texte.

Lien : http://www.chaplum.com/le-ci..
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litteraturepassion
  30 mars 2008
Cela fait cinq ans que Karen, âgée de 29 ans et atteinte du sida, partage sa cellule avec d'autres condamnées à mort. Elles occupent un couloir du quartier de Maintain View, partageant la télévision et passant leurs journées enfermées en discutant de la meilleure façon d'être exécutée : injection létale, peloton d'exécution ou électrocution.
Karen a brisé la vie de Célia, qui est bibliothécaire, en tuant son mari et c'est d'ailleurs pour ce crime et d'autres qu'elle a été condamnée à mort. Celia consulte Maureen, une psychologue, car elle n'arrive pas à se libérer de la terrible colère qu'elle garde enfouie en elle depuis ce drame.
Quant à Franny, c'est la nièce du médecin de la prison. Elle n'a pas vu son oncle depuis bien longtemps. Cet homme l'a élevée après la mort de ses parents lorsqu'elle était âgée de six ans. Elle est devenue médecin elle aussi et se sent responsable de la mort d'Anna, une jeune patiente décédée d'un cancer.
Karen doit être exécutée le 25 août, soit dans 62 jours.

Ce livre est une pure merveille ! C'est un premier roman et pourtant il n'y a pas un seul faux pas. le destin de ces trois femmes va se rejoindre bien évidemment. C'est un récit sur la condition des femmes dans l'univers carcéral, et pourtant il y a énormément d'humanité dans ce livre, et beaucoup de passages très touchants. La fin est magnifique, les personnages tous plus nobles les uns que les autres -à quelques très rares exceptions près ! Vraiment, il faut lire ce roman.
Une très très belle découverte pour moi d'un auteur que je vais suivre.
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maylibel
  04 mars 2012
Ce roman nous fait suivre les pas de trois femmes, tour à tour : Karen, tueuse en série, atteint son exécution dans le couloir de la mort d'une prison du Texas ; Franny, médecin, vient de perdre une jeune patiente et ressent un réel ras-le-bol alors qu'elle doit se marier dans quelques semaines ; enfin, Celia, dont le mari a été tué par Karen, vit sa vie de bibliothécaire en pleine dépression. Nous les voyons évoluer durant 300 pages et trois mois, alors que l'exécution de Karen approche.
"Le ciel tout autour" est l'un des rares romans à aborder le sujet des femmes condamnées à mort. C'est un plaidoyer contre la peine de la mort, mais incarné dans une histoire bien construite et extrêmement touchante. L'auteure réussit à rendre crédibles tous ses personnages. Elle décrit sans pathos ni exagération la vie des femmes prisonnières, sans jamais chercher particulièrement à occulter leurs crimes ou à les rendre irresponsables. Ses personnages étant tout à fait humains, Amanda Eyre Ward peut poser avec d'autant plus d'acuité la question de l'utilité et de la cruauté de la peine de mort. On ne peut donc que lui pardonner les quelques facilités qui se glissent dans son intrigue (la rapidité de l'évolution de Celia, par exemple) pour saluer cet excellent premier roman.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
pyrouettepyrouette   18 février 2011
Je sais que la mort de Karen Lowens ne ramènera pas Henry à la vie. Je sais aussi que Karen est une paumée, une malade, qui a tout à fait le droit de paser le reste de son existence à essayer de se racheter. Je sais que Dieu seul peut reprendre une vie, que la peine de mort n'est pas une solution. Au fond de moi; je sais tout cela. Et je sais aussi que Henry n'aurait pas souhaité qu'elle soit exécutée. Je le sais et pourtant je m'en moque. Cette fille m'a tout pris, je la hais et je veux qu'elle crève.

+ Lire la suite
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lilibaliliba   03 février 2013
Karen est dans le Couloir de la Mort depuis cinq ans. Chaque heure qui passe ressemble à la précédente. Elles connaissent toutes la date de leur exécution, et l’ordre dans lequel elles sont censées mourir : Jackie, Karen, Veronica, Tiffany, Sharleen. Mais aucune n’est morte encore, donc elles sont sauves. Elles se sont habituées au rythme lent et répétitif de leurs journées. Demain matin, si Jackie est emmenée, revêtue de sa robe rouge, et exécutée – oui, si Jackie est emmenée, elles le seront toutes. Et Karen sera la prochaine.
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litteraturepassionlitteraturepassion   30 mars 2008
Je sais que la mort de Karen Lowens ne ramènera pas Henry à la vie. Je sais aussi que Karen est une paumée, une malade, qui a tout à fait le droit de paser le reste de son existence à essayer de se racheter. Je sais que Dieu seul peut reprendre une vie, que la peine de mort n'est pas une solution. Au fond de moi; je sais tout cela. Et je sais aussi que Henry n'aurait pas souhaité qu'elle soit exécutée. Je le sais et pourtant je m'en moque. Cette fille m'a tout pris, je la hais et je veux qu'elle crève
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LybertaireLybertaire   07 juin 2012
Pour survivre à l’enfermement, il faut oublier le monde extérieur, la pluie sur la peau, le plaisir de conduire une voiture où bon vous semble. Trouver quelqu’un à aimer à l’intérieur des murs, cesser d’attendre qu’on appelle votre nom les jours de visite. C’est facile, d’une certaine façon, un peu comme sombrer dans des sables mouvants ou dans la tristesse. Il suffit de lâcher prise.
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lilibaliliba   03 février 2013
Pour survivre à l’enfermement, il faut oublier le monde extérieur, la pluie sur la peau, le plaisir de conduire une voiture où bon vous semble. Trouver quelqu’un à aimer à l’intérieur des murs, cesser d’attendre qu’on appelle votre nom les jours de visite. C’est facile, d’une certaine façon, un peu comme sombrer dans des sables mouvants ou dans la tristesse. Il suffit de lâcher prise.
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