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EAN : 9782265154933
Fleuve Editions (12/05/2022)
4.11/5   140 notes
Résumé :
Riche couple d'architectes cherche nurse expérimentée pour ses quatre filles. Un salaire plus que généreux, la promesse d'une somptueuse demeure en Écosse, comment résister ? Rowan Caine quitte sa vie modeste de Londres et s'installe à Heatherbrae House. Tout semble parfait, alors pourquoi cette impression de malaise qui ne la lâche pas ? Est-ce l'omniprésence des caméras, l'attitude pleine de défiance des enfants ou les rumeurs qui entourent la maison ? Rowan refus... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
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sabine_bouquine
  20 août 2022
Une famille fortunée recherche une nurse expérimentée pour s'occuper de quatre enfants à domicile avec de très bons appointements à la clé. Les parents dirigent ensemble le cabinet d'architecte familial.
•'Une proposition alléchante pour Rowan mais est-elle prête à vivre dans cette demeure sur laquelle règne des légendes ? Et de surcroît complètement domotique.
•'je découvre la plume de Ruth Ware au travers de cet excellent thriller psychologique. J'ai beaucoup aimé sa façon d'embarquer l'histoire. Je ne me suis pas embêtée une seconde et ne m'attendais pas du tout à cette fin !
•'j'ai beaucoup apprécié Rowan elle est tenace et volontaire ainsi que la petite Ellie de 5 ans, elle me touche par sa candeur.
•'L'on se met à soupçonner tout le monde. Un je ne sais quoi qui plane tout au long de la lecture. L'angoisse monte au fil des pages qui se tourne avec avidité.
•'Pourquoi je vous le conseille sincèrement ? Un très bon rythme, pas de sentiments de longueurs et les dernières pages font l'effet d'un soufflet. Un livre tout en puissance et une écriture machiavélique.
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candou42
  30 janvier 2023
Je commence de suite par le point qui m'a laissée le plus dubitative : la forme du roman. Au-delà du fait qu'il n'y ait pas de chapitre- ce qui peut être perturbateur pour nous, lecteurs, habitués à un découpage quasi systématique de roman – le texte se veut être une lettre écrite par notre personnage principal à un avocat. Soit. Cela fonctionne par moment mais ne me semble pas du tout crédible au niveau de la restitution des dialogues. Certes, cela est très pratique pour le lecteur d'avoir ces dialogues au discours direct, à la fois pour son confort de lecture et pour sa compréhension, mais pour ce qui est de la crédibilité, je suis moins convaincue. En effet, cela me semble très peu vraisemblable qu'une personne se souvienne au mot près des échanges qu'elle a eu sur un laps de temps assez étendu et avec différentes personnes. Sauf si on souhaite écrire un personnage qui manipule la vérité. Mais cela suggère une lecture analytique du roman que je n'ai pas le temps de faire. Et cela m'étonnerait que l'autrice ait pensé son texte de cette manière-là. du moins, il n'y a aucun indice dans l'oeuvre nous le laissant penser. Bref, tout cela pour dire que l'autrice aurait dû aller jusqu'au bout de son idée, quitte à déstabiliser son lecteur. Elle a fait le choix de construire son roman sous la forme de lettres et, dans ce cas-là, à mon avis, les dialogues au discours direct n'ont pas trop leur place. Surtout quand le personnage ne précise pas la raison de ce choix. Alors que quand on a le droit à de longues descriptions de la maison, Rowan explique bien que c'est un choix délibéré qu'elle a fait afin de retranscrire au mieux l'ambiance dans laquelle elle a évolué. Ainsi, pourquoi ne dit-elle rien quant à son choix de rapporter des dialogues a priori mot pour mot ? Bon, je ne vais pas épiloguer là-dessus, surtout que cela n'est qu'un minuscule détail, mais mon esprit a eu tendance à se focaliser sur cet aspect-là. D'où ma volonté de faire part de ce point dans ma critique.
Mise à part la forme du roman qui n'est, à mon avis, pas entièrement exploitée, je dois bien avouer que j'ai beaucoup aimé cette histoire. La base même de l'intrigue – une nurse, qui cache un secret, embauchée pour s'occuper d'enfants étranges dans une maison à l'atmosphère hostile – coche toutes les cases de ce qui me plaît. Mais tout le monde sait qu'il ne suffit pas d'une intrigue a priori prometteuse pour faire du roman une bonne lecture. Encore faut-il que ce soit fait d'une manière qui nous convienne. Et, selon moi, l'autrice a parfaitement réussi à retranscrire la sensation de malaise qui envahit Rowan au fil des pages. On doute avec elle et on s'interroge réellement sur les causes des différents mystères. Bref, un suspens véritablement bien mené, on a envie de connaître le fin mot de l'histoire ce qui fait de ce roman une lecture très prenante. En somme, c'est cette dose de suspens et de mystère que je voulais en débutant cette histoire et je suis donc ravie de cette découverte.
Certains pourront trouver le début un peu longuet et les descriptions parfois trop détaillées mais, personnellement, j'ai trouvé que cela participait à la construction de l'ambiance délétère de ce récit.
Une belle découverte, pas dénuée de défauts, mais réellement addictive et prenante.
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bagus35
  17 juillet 2022
Merci aux éditions Fleuvenoir de m'avoir permis la lecture de ce bon thriller . Rowan Caine découvre une petite annonce où l'on recherche une nounou pour s'occuper de quatre filles dans un environnement idyllique pour un salaire énorme et ne met pas longtemps à comprendre qu'il faut qu'elle décroche cet emploi et quitte sa crèche londonienne .Et elle est retenue à sa grande joie mais va vite se rendre compte que sa tâche va être compliquée .Frissons garantis .
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CduNord
  31 mars 2022
Ce que j'aime chez Ruth Ware, c'est qu'elle est douée pour créer des personnages féminins qui se retrouvent dans des situations inextricables. Accusées à tort, obligées de mentir sur leur identité, etc.
Dans La Clé du sang (titre bizarre d'ailleurs, pas très incitatif), son héroïne, Rowan, en est l'exemple parfait. La jeune femme de 27 ans, nounou dans une crèche londonienne, quitte ce job et sa chef et ses collègues qu'elle ne peut plus voir en peinture pour un boulot, a priori, de rêve. Elle est recrutée pour être la nourrice de 4 soeurs, des gamines de bonne famille, de 18 mois à 14 ans, dans un manoir isolé en Ecosse (pléonasme, désolée). Nourrie, logée, très bien payée. le hic, car il y en a un bien sûr, c'est qu'elle succède à une série d'employées qui ont toutes, vite, fui cet endroit et cette famille.
Rowan, elle, se croit bien plus maligne. Ce qui va l'amener... en prison, accusée de meurtre.
Et c'est ainsi que commence l'histoire, par des lettres qu'elle écrit à un avocat pour le convaincre de la défendre. Elle est in-no-cen-te bien sûr, et jure de dire "cette fois" toute la vérité, pas comme au précédent. Moui. La construction est très maligne, prenante. Ses premiers essais de contact épistolaire, touchants. Et puis elle écrit la plus loooongue lettre de la Terre, sur ses quelques jours maudits passés avec Les quatre filles de la famille Grant (ça, ç'aurait été du titre !). Une forme d'autoanalyse aussi, dans laquelle, sous forme de questions-réponses à elle-même, la jeune femme cherche à quel moment tout a vrillé. Beau dynamisme du récit, qui évite l'écueil de la linéarité car il n'y a pas de coupures sous forme de chapitres : parfois, même, on l'entend presque nous parler.
Alors qu'est-ce qui cloche là-haut, en Ecosse ? le manoir d'abord. du victorien rénové, à la pointe de la modernité, de la domotique partout (les Grant sont architectes, riches, toujours en déplacement) : tout est contrôlé, lumières, musique , caméras (même dans les chambres), température de l'eau dans la douche, contenu du frigo, par une appli appelée Happy. Flippant. Zéro intimité, les parents voient tout, même partis en colloque. Ce que Rowan ne va pas contrôler, elle, c'est l'hostilité des gamines, qui viendraient même à bout de SuperNanny. Et puis les fantômes, bien sûr. "Ne viens pas ici c'est dangereux. Ils n'aimeraient pas ça", la prévient (la menace ?) une des fillettes. La maison a la réputation d'être hantée, des enfants auraient disparu, seraient morts empoisonnés par les plantes vénéneuses cultivées dans un jardin "clos" dans un coin du vaste parc.
On a beaucoup pensé au Tour d'écrou, classique d'Henry James, en lisant La Clé du sang. Une nurse, des enfants inquiétants, un manoir... Atmosphère gothique malgré la domotique, grâce aux bruits de pas la nuit et aux messages enfantins tracés dans le grenier lui-même dissimulé derrière une porte. Y a t-il vraiment des spectres ? Se joue-t-on de sa naïveté. Qui ? Les parents pervers qui veulent mettre un peu de piquant dans leur vie ? Les gamines insupportables et fusionnelles ? La cuisinière hostile ? L'employé de maison-homme à tout faire, beau, baraqué et terriblement rassurant... au premier abord ?
On est perdu, longtemps, comme dans tout bouquin de Ruth Ware. Elle sait y faire.
Et cette Rowan, nous dit-elle vraiment tout, au fond ? Ne nous raconte t-elle pas ce que tout avocat voudrait lire pour être convaincu de la défendre ? On finit par ne plus savoir quand elle ment, on revient sur nos pas et réinterprète son histoire au fur et à mesure qu'elle déroule (parfois on relève des incohérences, surtout pour une narratrice qui promis-juré cette fois ne ment pas, mais accordons cela à la licence littéraire de l'auteur). Doit-on la détester ou pas ? Après tout, une fillette est morte, cela est indéniable. Par ses soins ou son manque de soin, ça...
L'ultime rebondissement nous fait voir sous un jour encore nouveau toute l'histoire. Celle d'une jeune femme qui l'avait bien dit, que jamais elle ne ferait de mal à ces enfants. Là elle n'a pas menti.
Malin et brillant, peut-être plus encore que les précédents. Hâte de lire le suivant !
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loeilnoir
  11 mai 2022
Rowan Caine, 27 ans, nourrice dans une crèche londonienne décide de tout quitter à la suite d'un entretien pour un job « de rêve » en Ecosse: un poste de nurse chez un riche couple d'architectes pour s'occuper pleinement de leurs quatre filles, âgées de 18 mois à 14 ans. le salaire est incroyable et la somptueuse demeure qui l'accueille en ferait rêver plus d'un. Un manoir ancestral entièrement rénové et doté d'une technologie dernier cri, dont chaque pièce est équipée de caméras qui permettent aux propriétaires de s'assurer que tout va bien durant leur absence. A peine Rowan est elle arrivée de Londres que ceux-ci partent en déplacement, la laissant seule avec les filles. Mais rapidement le malaise s'installe : entre l'accueil embarrassant que lui a réservé Bill Caine, l'attitude défiante des enfants, les rumeurs de fantômes qui hantent la maison, et le passé trouble que Rowan cherche à dissimuler, la jeune femme s'inquiète et doute de sa décision de venir vivre et travailler dans cette maison. La suite cauchemardesque lui donnera raison…
Le format choisi pour ce roman contribue particulièrement on fait que l'on tourne les pages sans pouvoir s'arrêter : trois ou quatre chapitres pas plus, qui représentent des lettres adressées par Rowan Caine à un avocat depuis sa prison. Elle l'explique dès le départ, elle est incarcérée pour le meurtre d'une des filles qu'elles devait garder dans la propriété de Heatherbrae, mais elle se dit innocente. Tout l'accuse pourtant du contraire et l'enquête très médiatisée n'a pas tourné en sa faveur. Jusque là elle n'a trouvé personne à qui expliquer sa véritable histoire, sa vérité. Quoi de mieux dans ce cas qu'une correspondance épistolaire pour relater de façon précise la succession d'évènements qui a abouti à la tragédie?
Ruth Ware a l'art de maintenir le suspense et d'instaurer des ambiances mystérieuses, tout est ici réuni pour procurer un climat anxiogène : le manoir gothique somme toute modeste mais rénové de façon très moderne, connecté en permanence, et dans lequel finalement Rowan se sent espionnée et par les propriétaires, et semble t-il par les fantômes du passé… Des bruits étranges perturbent en effet ses nuits, des clés disparaissent et réapparaissent bizarrement: de quoi douter de la sincérité des gens qui l'entourent, de Jack notamment le jardinier et homme à tout faire qui entretient la propriété, ou de Jean qui s'occupe ponctuellement du ménage dans la demeure… Et puis les rumeurs qui entourent la propriété : les précédentes nurses qui ont démissionné trop rapidement de leur poste, la maison supposée hantée, peut-être par le fantôme d'une enfant décédée dans des circonstances étranges de nombreuses années plus tôt? Mais Rowan cache elle-même un secret, on s'en doute assez rapidement en suivant ses propos et il faudra attendre les dernières pages de la lettre qu'elle adresse à l'avocat pour comprendre l'intégralité de ce récit particulièrement addictif. Comme une bleue, je n'ai rien vu venir, et pourtant au moins un indice (voire deux) aurait pu me mettre sur la voix mais Ruth Ware est véritablement douée pour l'art de l'intrigue, et je ne saurai que vous conseiller ses romans. Lu précédemment de manière tout aussi addictive : Les cinq règles du mensonge (2021). Je remercie les Editions Fleuve via Netgalley pour cette lecture.
Lien : https://loeilnoir.wordpress...
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
sabine_bouquine
sabine_bouquine  
Au bout d'un moment, il a arrêté de dormir. Il faisait les cent pas toute la nuit. Puis il est devenu fou. Les gens deviennent fous, tu sais, si on les empêche de dormir suffisamment longtemps.
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Bouton
Bouton  
Je me suis réveillée au son de hurlements et d'un vacarme si bruyant que mon premier instinct a été de plaquer mes mains sur mes oreilles en me redressant d'un coup sur mon lit, grelottante, jetant autour de moi des regards paniqués.
Les lumières étaient allumées, toutes, au maximum de leur intensité, aveuglantes. Et il régnait un froid glacial. Mais le bruit... mon Dieu, le bruit !
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Laurie_lucas
Laurie_lucas  
Je pourrais vous dresser un portrait bidon de moi en sainte, parfaite, aimante, mais ça serait exactement ça : bidon. Et je ne suis pas là pour vous baratiner. Je veux que vous me croyez, je le veux plus que tout au monde.
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sabine_bouquine
sabine_bouquine  
Je préfère quand il est parti. Il leur fait faire des choses qu'elles veulent pas faire
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