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Ruth Ware (Autre)
EAN : 9782266308205
512 pages
Éditeur : Pocket (14/01/2021)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 105 notes)
Résumé :
Chaque famille a ses secrets. Certains méritent un meurtre.
Lorsque Harriet Westaway reçoit un courrier lui annonçant un héritage conséquent provenant de sa grand-mère, cela semble être la réponse inespérée à tous ses problèmes.
En effet, Harriet doit de l’argent, beaucoup d’argent, emprunté à un usurier sans scrupules, et cela risque fort de mettre sa vie en danger. Seul souci : ses grands-parents sont décédés vingt ans auparavant, et elle ne les a mê... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  23 octobre 2020
Bien que ce roman soit sensé être contemporain, il y règne une ambiance de début de vingtième siècle avec des influences aussi diverses qu'Agatha Christie et le roman Rebecca ( d'ailleurs cités ).
Mrs Westaway, une vieille dame, vient de mourir, laissant un héritage plus que conséquent, et le livre démarre avec Harriet (surnommée Hal) , qui, alors qu'elle se croyait orpheline et très seule, apprend qu'elle est nommée dans le testament au titre de petite-fille de Mrs Westaway. Ce ne peut être elle, elle en est sûre , sa date de naissance ne correspond pas, mais comme elle est fauchée, qu'elle a un usurier menaçant aux fesses, elle décide de jouer le jeu, s'attendant à peu d'argent. Qui mieux qu'une tireuse de tarots, qu'une "menteuse professionnelle" , pourrait escroquer cette famille ?
Mais très vite Harriet se rend compte qu'elle ne joue pas pour une petite somme, que ça la dépasse. Oui, mais voilà : l' usurier et ses hommes de main guettent...
Alors, que faire ?
Entre précarité, usurpation d'identité, menaces, scrupules, peur, hésitations, Harriet fera un pas en avant, un pas en arrière, troublée par cette famille qui lui tombe du ciel, troublée par la domestique qui ne veut pas d'elle et qui a tout d'une madame Denvers, troublée par sa méconnaissance du passé de sa mère, troublée par son criant besoin d'argent, troublée par les secrets qu'elle préssent.
La maison est un vrai personnage à elle seule : lugubre, décrépie, suintant le malheur, immense, avec sa pièce qui se ferme de l'extérieur, sa cave, son lac, son labyrinthe...
Mrs Westaway, fantôme absent, mais tellement présent grâce au testament, grâce aux enfances de ces trois oncles dont hérite Harriet et grâce surtout à cette domestique, vieille, usée, mais terriblement méchante , qui "sert" toute cette famille et qui lui est fidèle.
Et puis, il y a les tarots, les cartes que tire Hal, les anecdotes, les réflexions autour de ce jeu divinatoire, les espoirs placés sur les cartes, l'interprétation qu'en fait la jeune diseuse de bonne aventure. Je ne suis pas sensible à ce métier, mais là , ça apporte un mystère, du charme, des idées philosophiques et de la poésie qui m'ont beaucoup plu.
C'est un roman d'ambiance, en cela , il est extrêmement réussi, les pages se tournent toutes seules, mais il est très lent, très introspectif (on est dans la tête d'Harriet et on est confronté à ses hésitations). Et si les pages se tournent toutes seules, il ne fait pas vraiment peur (ou plutôt, la peur est sourde, tapie...).
Un roman original, qui a une vraie "gueule d'atmosphère."..
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nadiouchka
  27 novembre 2020
Troisième roman de l'auteure anglaise Ruth Ware, née dans le Sussex en 1977 et qui vit, à présent, dans le Sud de l'Angleterre. Son premier roman « Promenez-vous dans les bois … pendant que vous êtes encore en vie » (Fleuve Éditions, 2016 – et Pocket 2017) a été traduit dans plus de trente pays.
Cette fois, c'est « La mort de Mrs Westaway » (éditions Fleuve Noir) que je vais un peu évoquer.
Mais d'abord, « L'Avertissement au lecteur » : « La Mort de Mrs Westaway commence dans le Brighton contemporain, mais les lecteurs familiers de cette ville remarqueront un anachronisme : la jetée Ouest y est toujours debout. J'espère que les habitants de Brighton apprécieront la résurrection de ce monument bien-aimé – au moins dans la fiction. »
La jeune Hal (diminutif pour Harriet Westaway), reçoit une lettre annonçant le décès de Mrs Westaway, apparemment une de ses parentes (inconnue), et convoquant ses héritiers à se présenter pour l'ouverture du testament.
Hal vit en tant que « tireuse de cartes de tarots » sur une jetée de Brighton – dont les dettes s'accumulent – reçoit des menaces de plus en plus prononcées par un « agent de recouvrement » d'un usurier sans scrupules, lui ayant accordé un prêt (mais dont les intérêts ne cessent de croître).
La solution pour Hal est donc de se rendre en Cornouailles, rejoindre ceux qu'elle pense faire partie de sa famille. Sa mère ne lui en n'avait jamais rien dit et lui avait fait croire que Hal était le fruit d' »un coup d ‘une nuit avec un Espagnol... » un inconnu jamais revu (et pour cause…)
Elle prépare sa maigre valise et se rend donc parmi ses parents, tous bien étonnés de découvrir son existence mais chaleureux. Pour l'héritage, il y a ceux qui n'attendent rien alors que d'autres aimeraient bien leur part. Quant à Hal, cela résoudrait bien ses problèmes financiers mais elle a un doute pour son appartenance aux héritiers. Et qu'apprend-on ? Que Hal va hériter de la majorité avec quelques legs pour les autres. Hal ne sait plus comment faire pour dévoiler ce qu'elle suppose. D'ailleurs, si elle arrivait à toucher « un petit quelque chose », de quoi la faire vivre et quitter sa pauvreté actuelle, régler enfin ses dettes envers le terrible usurier…. Ce serait une bonne affaire.
Mais le doute et la culpabilité l'assaillent sans parler de sa gêne parmi les autres personnages présents : « Tandis qu'elle suivait la conversation cahin-caha, s'efforçant désespérément de se rappeler ce qu'elle avait dit et à qui, elle se surprit à abandonner l'image du joueur d'échecs pour revenir à celle de la boxeuse, bandant ses muscles avant de monter sur le ring pour éviter des coups, esquiver des questions et retourner les indiscrétions sur son adversaire du moment. »
Il faut dire que chacun a son histoire, son mystère. Les sourires et les gestes sympathiques sont-ils vrais ?
On suit toute cette histoire pour en apprendre un peu plus sur le déroulement de cette situation gênante tout en prenant en pitié la pauvre Hal, qui de plus, se pose bien des questions sur son passé, son père...
Dans l'ouvrage, s'intercale un récit datant de 1994 d'une personne que l'on ne connaît pas au début mais dont on finit par comprendre de qui il est question, vers la fin, avec les recoupements effectués par Hal – une sorte de journal qui « dormait » avec d'autres papiers et des photos, sous son lit, dans sa chambre.
Mais ce père, c'est le grand mystère ? Un autre aussi, avec la mère. Que va-t-on découvrir dans tout cet ouvrage où on se pose tellement de questions ? Ce sont des révélation tellement inattendues que l'on va découvrir car Ruth Ware, après avoir planté le décor tout doucement, avec l'imposant château (plein de coins et de recoins – de pièces fermées – la chambre de Hal (dont le verrou se trouve à l'extérieur …) - l'ambiance triste de la pluie – une Mrs Warren inquiétante, nous a offert une intrigue qui se déroule en devenant de plus en plus sombre, et qui devient un vrai polar.
Ce roman m'a faite penser à Charlotte Brontë ainsi qu'à Daphné du Maurier pour Rebecca : « Mrs. Warren a toujours eu un petit côté Mrs. Danvers, la gouvernante dans Rebecca. »
J'ai pu lire « La mort de Mrs Westaway » de Ruth Ware grâce à l'envoi de « Lire et Sortir » et les éditions fleuve noir. Et je n'oublie certainement pas de les en remercier.
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sabine59
  03 avril 2021
Je découvre l'auteure, et je peux dire que j'ai passé un très bon moment de lecture.
Tout d'abord, je ne partage pas le sentiment de déception de certains lecteurs, qui en font une piètre copie de l'univers de Daphné de Maurier. Certes, les pies agressives font penser à la nouvelle" Les oiseaux" et le manoir lugubre ainsi que la gouvernante ( d'ailleurs comparée à Mme Danvers) évoquent " Rebecca", mais ce ne sont pour moi que quelques clins d'oeil, en aucun cas un désir d'imitation. Les événements et les personnages sont résolument contemporains. L'histoire racontée est très différente.
D'emblée, le lecteur est captivé par la situation inattendue que vit la narratrice, la jeune Hal, cartomancienne qui a bien du mal à s'en sortir depuis la mort brutale de sa mère, en plus elle est harcelée par un prêteur qu'elle n'arrive pas à rembourser. Voilà ce qu'il en est: elle a reçu une lettre d'un notaire lui signifiant qu'elle va toucher un héritage de sa grand-mère fortunée. Or, elle pense que c'est une erreur d'identité, ses grands-parents étant décédés depuis longtemps.
Dilemme: se rendre sur les lieux, et mentir, ou avouer qu'elle n'est pas la bonne personne? ... Ce personnage est complexe, d'apparence fragile et en dépit de son jeune âge, Hal est déterminée, et son maniement des cartes face à ses clients lui donne une certaine aisance à réinterpréter la réalité...
Au sein d'une demeure angoissante, où s'agitent les fantômes du passé, c'est une quête personnelle que va tenter Hal. Avec tous les dangers qu'elle comporte.
Voilà un roman d'atmosphère bien mené, présentant quelques baisses de rythme, je trouve, mais qui pique la curiosité du lecteur et offre une galerie de personnages intéressants , même s'ils ne sont pas toujours assez fouillés. Ce n'est pas un coup de coeur mais j'ai pris plaisir à me plonger dans cette ambiance sombre et palpitante , typiquement anglaise.
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Eroblin
  06 mars 2021
J'avais lu de cette auteure « La disparue de la cabine 10 » qui m'avait fait passer un bon moment de lecture. Aussi, quand je suis tombée sur ce roman en librairie, je l'ai acheté, intriguée par le résumé. le personnage central de ce roman s'appelle Harriet Westaway, elle survit péniblement en tirant les cartes, elle est d'ailleurs tellement fauchée qu'elle a fait l'erreur d'emprunter de l'argent à un usurier qui la menace maintenant des pires représailles. Alors quand elle reçoit ce courrier qui lui explique qu'elle hérite d'une grand-mère, elle n'hésite pas à dépenser ses derniers pennies pour se rendre sur place, alors qu'elle sait déjà que cette Mme Westaway n'a aucun lien avec elle. Sur place, elle fait connaissance avec ses « oncles » qui l'accueillent sans (trop) poser de questions, se montrent chaleureux avec elle, même quand le notaire leur apprend que Harriet hérite du domaine. Harriet pourrait profiter de cette bonne fortune même si la demeure tombe en ruines mais elle se sent honteuse de profiter de ces gens, et de plus, sent qu'il s'est passé quelque chose dans la chambre où on l'a installée. Et ne parlons pas de la gouvernante de Mme Westtway : une vielle femme acariâtre qui semble épier Harriet à chaque pas.
On ne peut pas qualifier ce roman de policier car il n'y a pas d'enquête à proprement dit, ce n'est pas non plus un roman suspense comme ceux de Mary Higgins Clark. Je dirais que c'est un roman d'ambiance, on a parfois l'impression -quand la gouvernante surgit – de se retrouver à Manderley devant Mme Danvers. On a cette même sensation que les gens qui ont vécu là ne sont pas tout à fait innocents et qu'il s'est produit un drame. C'est cette atmosphère qui se rend ce livre intrigant et j'ai bien accroché à cette jeune Harriet qui, en fouillant, révèle une vérité à laquelle on ne s'attendait pas. Un bon moment de lecture.
Challenge Multi-défis
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SZRAMOWO
  11 novembre 2019
Ruth Ware joue avec talent des codes de la société et de ceux de la famille dans cette histoire qui se déroule en 2013 mais plonge ses racines dans la société d'après guerre et dans la componction des familles anglaises cherchant à conserver leurs priviléges.
Son roman se situe dans la droite ligne actualisée des grands romans anglo-saxons du genre. On pense aux soeurs Brontë pour les secrets et les moisissures familiales, à Daphné du Maurier pour la confusion de personnages, à la série Dowton Abbey pour la fausse mixité sociale et les relations ambigues entre maîtres et serviteurs.
Ces relents du XIXème et du début du XXème s'encastrent à merveille dans l'action de ce roman qui se déroule de nos jours, plus précisément entre 1970et 2013.
Harriet Westaway, Hal pour ses proches, ignore tout de sa famille, même qu'elle ait pu en avoir une. Orpheline d'une mère tireuse de Tarots qui vit chichement de son art, elle a été élevée dans le mythe d'une mère abandonnée par un père qui n'était qu'un coup d'un soir.
Margarida, son nom de guerre pense Harriet, tire le diable par la queue, lorsqu'elle meurt dans un accident de voiture, sa fille reprend le flambeau, bénéficiant des conseils avisées de sa mère sur la conduite à adopter face aux clients crédules.
Lorsqu'elle reçoit le courrier d'un notaire l'informant qu'elle est l'héritière d'une Mrs Westaway supposée être sa grand-mère, Harriet est persuadée qu'il s'agit d'une erreur mais décide de sa faire passer pour cette héritière et grapiller à cette famille de nantis les quelques milliers de livres qui lui permettront de repartir d'un bon pied, d'annuler ses dettes, et oublier sa vie de tireuse de Tarots miséreuse.
Ruth Ware tire le meilleur de cette situation. En arrivant sur les lieux, Harriet comprend qu'elle a affaire à des êtres humains qui ont une histoire, se sont déchirés dans le passé et entendent retrouver ce qui leur a été refusé pendant leur enfance. La défunte a trois enfants.
Comme eux Harriet est à la recherche d'un passé dont elle découvre peu à peu la réalité.
C'ette longue quête des "héritiers" est la trame du récit de Ruth Ware.
Harriet est un personnage attachant dont on suit le parcours et le cheminement des idées avec ses contradictions et ses angoisses.
Les trois frères de même.
Un roman palpitant dont on ne peu se détacher.
Un véritable parcours initiatique pour Harriet. Elle a vécue seule avec sa mère et se confronte à une famille qui joue tantôt de son unité, tantôt de ses déchirements.
Harriet utilise parfois avec maladresse, la connaissance de la psychologie humaine que lui a permis d'acquérir son métier de tireuse de cartes. Mais elle fantasme sur les situations qu'elle connait.
Elle finira par comprendre qu'elle se trompe du tout au tour, que les apparences sont trompeuses.
Que va-t-elle finir par découvrir sur ces gens qui l'accueillent, que va-t-elle finir par découvrir sur elle même ?
On ne le saura qu'à l'issue de la lecture de 400 pages jamais ennuyeuses.
Lien : https://camalonga.wordpress...
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   23 octobre 2020
C'étaient les plus faciles de tous. Ceux qui prenaient rendez-vous - ils donnaient leurs véritables noms et numéros de téléphone, si bien qu'elle pouvait les chercher sur Google, sur Facebook. Même les clients qui arrivaient à l'improviste lui laissaient tant d'indices - Hal pouvait deviner leur âge, leur situation de famille ; elle remarquait les chaussures élégantes, mais usées, qui dénotaient un revers de fortune, le sac à main griffé neuf qui indiquait l'inverse. Dans la lumière tamisée de son stand, elle pouvait tout de même voir la marque blanche d'une alliance retirée récemment ou le tremblement de quelqu'un qui n'avait pas encore bu son premier verre du matin.
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iris29iris29   22 octobre 2020
Elle avait découvert que les vérités les plus importantes résidaient souvent dans ce que les gens ne disaient pas et appris à détecter les secrets qu'ils cachaient au vu et au su de tous ; dans leur attitude, leurs vêtements, et les expressions qui passaient fugacement sur leurs visages quand ils pensaient que tout le monde avait le dos tourné.
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iris29iris29   19 octobre 2020
La vérité, c'était qu'elle avait beau s'évertuer à leur expliquer le contraire, les gens aimaient les tarots parce qu'ils leur procuraient une illusion de contrôle, comme si des forces invisibles guidaient leur existence et faisaient tampon contre le hasard sans queue ni tête de la vie.
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iris29iris29   24 octobre 2020
" Il est où ton papa ?", " Il fait quoi comme métier ? ". Des questions que posaient tous les enfants dans la cour d'école, pour essayer de se faire une idée. (...)
Les adultes, en général, menaient leur enquête en thermes plus vagues - " Tu as de la famille dans la région ? " ou " Tes parents sont par là " - , mais cela revenait au même . Qui est tu ? Pourquoi ne le sais-tu pas ?
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iris29iris29   20 octobre 2020
Comment une seule famille, une seule personne pouvait-elle posséder autant ? Non seulement les terres de Trespassen House auraient pu abriter tout l'immeuble de Hal, mais on aurait pu y loger l'intégralité de sa rue, et sans doute la rue adjacente.
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Videos de Ruth Ware (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ruth Ware
Peter James | Ruth Ware | Authors Studio - Meet The Masters I first read Ruth Ware when she was an unknown author and really liked her style of writing and her story telling, and I'm delighted to see her go on to have success on both sides of the Atlantic. I think you'll enjoy watching her and hearing what she has to say.
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