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EAN : 9782265143999
Fleuve Editions (04/03/2021)
3.66/5   180 notes
Résumé :
"Impossible de lâcher ce livre! " Reese Witherspoon
RÈGLE NUMÉRO UN
Dis un mensonge

RÈGLE NUMÉRO DEUX
Ne change pas ta version

RÈGLE NUMÉRO TROIS
Ne te fais pas prendre

RÈGLE NUMÉRO QUATRE
Ne pas se mentir les unes aux autres

RÈGLE NUMÉRO CINQ
Savoir quand cesser de mentir

Quand quelqu'un meurt, ce n'est plus un jeu...
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Critiques, Analyses et Avis (82) Voir plus Ajouter une critique
3,66

sur 180 notes
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iris29
  01 juillet 2021
Lorsque l'actrice , productrice (et grande lectrice...), Reese Witherspoon, dit que ce livre est impossible à lâcher, elle a raison...
Roman à suspens, mais aussi roman d'atmosphère .
Roman nostalgique d'une adolescence perdue, prise de conscience que le moment est peut- être venu de payer la grosse "bêtise" qu'on a faite , seize ans auparavant, quand les filles étaient jeunes ados , insouciantes, ivres de liberté, et unies comme les cinq doigts de la main. Elles étaient quatre , mais un jeune homme était tout proche de leur cercle infernal... Celui d'une amitié qui démarre sur un mensonge, sur un quai de gare, alors que Isa et Fatima allaient faire leur rentrée au pensionnat où déjà Kate et Thea avait bâti leur amitié , établi leur règles, " Les Cinq règles du mensonge. le but : mentir à tout le monde, mais jamais entre elles, savoir quand s'arrêter. Et seize ans après , il est peut- être temps...
Un os a été découvert dans la vase. Celle de cette eau qui menace d'engloutir le moulin, où habite Kate. Où elle habitait avec son père, où elles ont passé tout le temps qu'elles ne passaient pas au pensionnat. Une énorme décision a été prise et seize ans après , les conséquences menacent le quatuor.
Menace la vie que deux amies se sont construites, avec compagnons et enfants.
Menace Thea déjà si fragile, si "sur la corde raide".
Et menace Kate , celle qui s'agrippe à son passé de toutes ses forces.
Aussi seize après, elle envoie un message ,à ses trois amies qui répondent aussitôt :'J'arrive".
En souvenir du passé , de leur amitié, des merveilleux moments passés au moulin, mais aussi, par peur, par solidarité, par complicité...
Complice de quoi ?
Et bien, faites le chemin , de la gare Victoria de Londres, au moulin des Brisants noirs... Son estuaire, la brise, les sternes qui volent, sa marée qui en empêchent l'accès.
C'est un roman d'ambiance : la nature , un moulin isolé, un village à trois kilomètres, qui seize après, perd tous ses commerces.
Et si la trame du suspens, c'est la découverte d'un os humain , il n'y a pas d'enquête policière; la recherche de la vérité est ailleurs. Dans les questions d'Isa, dans l'affolement de Fatima, dans l'auto destruction de Thea...
Le malaise se répand comme le sable qui menace de détruire le moulin. le malaise d'Isa , jeune maman en pleine symbiose avec son nouveau né, qui a énormément de mal à la lâcher. C'est tellement bien décrit, ce lien si particulier qui vous inonde et vous transperce par sa puissance et son côté irréversible... Malaise face à l'ambiguïté d' Isa qui risque de perdre toute la petite vie douillette qu'elle s'est construite avec son compagnon.
Et malaise aussi face au caractère de ces quatre adolescentes, qui mentent comme elles respirent, qui s'en amusent, et qui se moquent de tout ce qui n'est pas le petit cocon du Moulin. le duo de tête et puis les deux suiveuses. Quatre gamines craintes et forcément détestées , que le lecteur a bien du mal à trouver sympathiques.
Mais ça fait partie de la force de ce roman , de sa singularité. Ça passe ou ça casse...
Un roman qui a une vraie gueule d'atmosphère . Mon préféré de Ruth Ware.

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Supermaman64
  22 avril 2021
Kate, Isa, Thea et Fatima se sont promis fidélité dans le mensonge dès le plus jeune âge. Mais jusqu'où pourront-elles aller dans cette alliance lorsqu'un corps sera retrouvé?
Reese Witherspoon nous a recommandé ce roman et elle avait plus que raison, je l'ai adoré et je n'ai pas pu le lâcher non plus! Il est palpitant, bien écrit et l'histoire est intéressante.
Sans scène gore ni violente, ce thriller a une jolie trame. Il est haletant de bout en bout alors que l'action principale se passe au début. Accrochez-vous, les péripéties s'enchaînent jusqu'au dénouement.
La lecture est fluide et rapide, les personnages sont chouettes et l'intrigue bien ficelée.
Bref j'ai aimé et je vous le recommande aussi pour passer un très bon moment.
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frconstant
  13 février 2021
#Lescinqrèglesdumensonge #NetGalleyFrance
Ruth Ware signe, avec les cinq règles du mensonge, un roman qui se laisse dévorer sans difficulté. Quatre jeunes étudiantes, ayant fréquenté une école anglaise de la dernière chance, se sont liées d'amitié et liguées contre l'autoritarisme mesquin et le règlement étroit d'esprit de leur pensionnat. Kate, la tête fédératrice du groupe, s'est jurée de s'imposer aux anciennes et aux profs en distillant des mensonges aussi énormes que loufoques, déplacés et, intérieurement, de se moquer de ses victimes en savourant l'ascendant que le quatuor peut développer sur ces officiellement détenteurs de l'Autorité. Avec Thea, sa comparse dans ce jeu du mensonge, elles embrigadent deux nouvelles recrues, Fatima et Isa. le quatuor peut alors s'adonner à ce jeu tordu avec toute l'insouciance de leurs 15 ans et sans jamais se poser la question des conséquences stupides que ce lien entre elles peut avoir pour les autres. le mensonge devient donc le personnage central, le coeur de l'intrigue et les règles de ce jeu sont on ne peut plus simples : Dis un mensonge – Ne change pas ta version – Ne te fais pas prendre – Ne mens jamais à tes amies partenaires – Sache quand tu dois arrêter de mentir.
Dans ce microcosme du pensionnat où tout est interdit (fumer, sortir, boire, …) les quatre comparses vont multiplier les transgressions et vivre des WE et nuits de débordements et d'exploration des libertés bancales en matière d'alcool, de découverte de la nudité, de leurs corps et de ceux des autres. le père de Kate, artiste peintre, professeur de dessin au pensionnat est un adulte de proximité incapable de se donner des limites. Luc, le demi-frère de Kate que le père a recueilli chez lui dans le seul but de lui octroyer une chance, enfin, de vivre librement est, lui, un adolescent en quête de reconnaissance du père. Tout ce petit monde va graviter dans une sphère de transgression permanente de l'ordre établi. Sans perversion mais toujours au-delà des limites de la bienséance, les filles vont expérimenter une vie dissolue dont il faudra payer la note une fois adulte. le prix du mensonge est celui du silence qu'elle ne peuvent briser car leurs secrets collectifs sont le coeur même du quatuor et n'appartiennent à aucune individualité.
Bien des années plus tard, devenues adultes, les filles n'ont rien oublié de leur union de mousquetaires libertines. Kate siffle, elles rappliquent. Entre mensonges à leurs familles, doutes qui s'infiltrent dans la relation qui les unit mais pourrait tout aussi bien les désunir, entre leurs certitudes sur le père, sur Luc, les profs et les anciennes du pensionnat, elles cherchent toutes le moyen de rester fidèles aux serments d'autrefois. Elles visent toutes à se sauver, préserver leurs ménages, leurs carrières, leurs vies d'aujourd'hui, le tout dans le respect de l'esprit d'antan auquel elles continuent de croire. Tensions, tiraillements, remises en question, recherche éperdue d'une solution, tout cela va entraîner le lecteur dans une course folle où la vérité est la position qu'il est encore possible de tenir sans tout détricoter. Garder hier, préserver l'aujourd'hui, ne pas s'embourber dans de nouveaux mensonges qui rendront boueux demain et l'avenir.
On ne ferme ce bouquin qu'une fois arrivé au bout et on s'interroge sur le silence enfermant et la simplicité qui pourrait naître d'un aveu de vérité. Pourquoi tant de personnes préfèrent-elles privilégier le mensonge dans leur vie et son cortège de complications ?
Assurément, Ruth Ware frappe fort et juste avec ce jeu du mensonge ! Un bouquin qui, probablement, ne passera pas inaperçu lors de sa sortie au mois de mars 2021.
Merci à NetGalley, France et aux éditions du Fleuve pour cette découverte.
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Eroblin
  20 mars 2021
Isa n'a jamais oublié les quelques mois qu'elle a passés dans un lycée à Salten, elle a découvert l'amitié, les soirées dans la maison de Kate à boire, s'amuser, flirter et les mensonges. Les quatre amies s'étaient fait une spécialité de mentir : des mensonges pas trop méchants histoire de déstabiliser les camarades de lycée, de se moquer des adultes. Mais un soir, les quatre filles ont passé un pacte et menti une dernière fois aux adultes avant de se séparer en sachant que ce mensonge pèserait sur leur conscience… Quinze ans plus tard, Isa est réveillée par un texto de Kate lui demandant de revenir à Salten car on vient de trouver un corps dans la baie… Isa, Thea et Fatima se retrouvent chez Kate : leurs retrouvailles sont douces amères, fragiles aussi à l'image de la maison de Kate qui, peu à peu, est rongée par la mer.
Quel est ce drame qui s'est déroulé dans la maison de Kate ? Quel est ce corps ? Quel est ce mensonge qui lie les amies ? Peu à peu, et trop lentement à mon goût, l'auteure nous donne les réponses, que je ne vous révèlerai pas, sur les événements qui ont eu lieu dans le passé. Encore une fois, comme dans le précédent roman de Ruth Ware, l'ambiance décrite nous installe dans un décor poisseux, une maison lugubre qui s'écroule mais que ne parvient pas à quitter Kate, trop engluée dans son passé. le mensonge en lui-même me paraît secondaire, ce qui importe ces sont ces jeunes femmes, Kate et Théa surtout, qui ne parviennent pas à surmonter ce qui s'est passé quelques années auparavant et qui se débattent entre mensonges et vérités. J'ai bien aimé ce roman même si je l'ai trouvé en deçà de que fait Ruth Ware car la quatrième de couverture présageait autre chose de plus piquant voire pervers.
Je remercie les Editions Fleuve et Netgalley de m'avoir permis de lire ce roman.
Challenge Multi-défis 2021

Lien : https://labibdeneko.blogspot..
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SZRAMOWO
  20 avril 2021
Reese Witherspoon ne s'y est pas trompé, qui affirme sur le bandeau rouge entourant le roman : «Impossible de lâcher ce livre ! "
Comme dans La mort de Mrs Westaway, Ruth Ware a une façon de mettre ses personnages en danger, et de les en sortir, assez bluffante ! Cette auteure née en 1977, montre une maîtrise étonnante des ressorts psychologiques qui font ou défont les personnalités.
L'histoire des Cinq règles du mensonge est relativement simple.
Quatre amies, Isa Wilde, Kate Atagon, Fatima Chaudhry et Thea, se sont connues au lycée de Salten, «un « cabaret de la dernière chance » – le genre d'endroit qui avait de la place pour l'inscription précipitée d'une élève ayant des problèmes familiaux, et qui ne posait pas de questions sur une fille expulsée de trois lycées de suite.»
Elles avaient alors quinze ans. Quinze ans, l'âge de tous les possibles...
Elles ont vécu avec un bonheur et une joie assumée ce sentiment de puissance que seule l'adolescence confère, «À nous quatre, nous pouvions trouver une solution à tout. Nous nous sentions invincibles.»
Enfermées dans leurs certitudes, leurs différences et leur volonté de se démarquer des autres, elles ne voient pas que la réalité qui les entoure est tout autre, et qu'en s'isolant des autres elles ‘en font des adversaires, voire des ennemies…
Au fond, semble dire Ruth Ware, sont-elles si différentes des autres filles du lycée ? Sont-elles bénies des Dieux ? Sont-elles à l'abri de ce que la vie va leur réserver ? Vont-elles passer par-dessus les obstacles ?
Le roman est construit en cinq chapitres, chacun d'eux portant le nom d'une règle du fameux jeu du mensonge auquel elles n'ont jamais arrêté de jouer pendant leur séjour à Salten.
Le premier chapitre, «Règle numéro Un - Dis un mensonge», est une description merveilleuse de l'adolescence des filles, parcourue des flashes-back de Isa Wilde, la narratrice.
Kate les invite chez elle près de Salten, dix-sept ans après leur départ du Lycée et, Isa mesure le temps passé lorsque son amie lui dit :
«— C'était tellement bizarre quand tu es arrivée à la gare, avec ce petit être. Et te voir la trimballer, lui essuyer la bouche, lui changer ses couches comme si tu avais fait ça toute ta vie… C'est dur de se rappeler que tu es mère, quand je te vois là, assise sur la même chaise qu'avant. Physiquement, tu es exactement la même, c'est comme si rien n'avait changé, et pourtant…
Et pourtant tout a changé.»
Devenues adultes, les quatre amies vont se confronter à ce qu'elles sont devenues et sentir la menace du poids d'un passé qui pourrait anéantir leur présent.
Ruth Ware explore les méandres des personnalités de ces amies unies par un serment de fidélité qu'elles se refusent de remettre en cause, malgré les évidences. Deux d'entre elles sont mariées et mères de famille, deux autres restent fidèles aux serments du passé…
Kate est la seule a être restée à Salten, vivant toujours dans le Moulin de son père Ambrose, professeur de dessin au lycée des filles. Elle est une sorte de témoin, de référence et de juge, dictant leur conduite aux trois autres filles. Sous les yeux des habitants du village, le drame qu'elles ont autrefois vécu ressurgit et menace de les anéantir ou plutôt d'anéantir la vie qu'elles ont construit loin, parfois à l'opposé, de cette époque.
«Seule Kate est restée à Salten et, avec le recul, je crois que sa maison était autant une prison que l'établissement de Thea. Sauf que c'était nous qui avions érigé les barreaux aux fenêtres.
Nous nous écrivions, moi chaque semaine, mais elle ne répondait que sporadiquement, des mots brefs et las qui parlaient de sa lutte incessante pour joindre les deux bouts, et de sa solitude sans nous.»
L'auteure pose au lecteur la question du poids du passé. Dans quelle mesure sommes-nous comptables de notre passé, de ceux que nous avons oubliés ou négligés, des "vrais amis" que nous avons renié, et ceux-ci sont-ils en droit de nous demander des comptes sur ce que nous avons fait de nos serments jugés alors éternels ou définitifs... ?
Vaste sujet ! Les nouveaux partenaires de notre vie, sont-ils, eux, en droit d'exiger :
«— C'est n'importe quoi ! Tout ça, c'est des conneries. Elle s'est débrouillée sans toi pendant dix-sept ans, Isa. Qu'est-ce qui te prend ? Je ne comprends pas – tu ne l'as pas vue pendant des années et, tout d'un coup, il suffit qu'elle claque des doigts et tu arrives en courant ? »
Ruth Ware fait référence dans le roman à cette définition connue du « véritable ami » qui laisse tout tomber sans poser de questions, si vous l'appelez pour planquer un cadavre…
Sauront-elles, malgré le temps qui a passé, appliquer la règle numéro cinq du jeu :
« (…) savoir quand cesser de mentir. Jetez l'éponge avant que ça dégénère, comme disait toujours Thee. le truc, c'était de pouvoir reconnaître quand vous en arriviez là. Mais je ne sais pas si nous avons vraiment réussi cette fois. On dirait que, quoi qu'on fasse, les ennuis vont arriver. »
Les voeux d'adolescence continueront-ils à peser sur leur destinée et leur imposer de rester dans le mirage d'une adolescence qui s'oppose aux adultes qu'elles sont devenues « Je pense au toast qu'a porté Kate, cette nuit-là, il y a si longtemps, alors que nous nous connaissions à peine. Puissions-nous ne jamais vieillir. »
Gardons-nous au plus profond de notre personnalité cet adolescent exigeant et sans pitié qui vient parfois nous hanter et nous questionner sur la différence entre la personne que nous rêvions de devenir et celui que nous sommes devenus ?
Ruth Ware, soyez remerciée pour ce roman !

Lien : https://camalonga.wordpress...
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Citations et extraits (59) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   20 avril 2021
Mais ce n’est pas Milly. Et le message ne fait que trois mots.
Besoin de vous.

Il est 3 h 30 du matin et je suis très, très réveillée. Je fais les cent pas sur le sol froid de la cuisine, et me ronge les ongles pour tenter d’étouffer mon envie de clope. Je n’y ai pas touché depuis près de dix ans, mais le besoin de fumer me prend au dépourvu dans des moments de stress ou de peur.
Besoin de vous.
Inutile de me demander ce que ça signifie – je le sais, tout comme je connais l’auteur du message, même s’il vient d’un numéro inconnu.
Kate. Kate Atagon.
Son seul nom me la ramène immédiatement tout entière : le parfum de son savon, les taches de rousseur sur l’arête de son nez, cannelle sur olive. Kate. Fatima. Thea. Et moi.
Le téléphone tout chaud dans ma poche, je ferme les yeux et les revois toutes. J’attends les messages qui vont suivre.
Fatima sera couchée près d’Ali, endormie, blottie contre le dos de son mari. Sa réponse arrivera vers 6 heures, au moment où elle va se lever pour préparer le petit déjeuner de Nadia et Samir et les habiller pour l’école.
Thea – plus difficile à dire. Si elle travaille de nuit, elle sera au casino, où les portables sont interdits au personnel, et enfermés dans des casiers jusqu’à la fin de leur service. Elle quittera le sien à quoi, 8 heures du matin, peut-être ? Elle boira un coup avec les autres filles, et ensuite seulement elle répondra, surexcitée par une nuit passée à gérer les joueurs, à collecter les jetons, à guetter les tricheurs et les joueurs professionnels.
Quant à Kate… Elle doit être éveillée – elle a envoyé le texto, après tout. Elle sera assise à la table de travail de son père – qui lui appartient désormais, j’imagine – face à la fenêtre qui donne sur l’estuaire, où les eaux virent au gris pâle dans la lueur précédant l’aube et réfléchissent les nuages et la masse sombre du Moulin des Brisants. Elle fumera, comme toujours. Ses yeux seront absorbés par la marée, son mouvement perpétuel, son perpétuel tourbillon, par la vue qui ne change jamais et pourtant n’est jamais la même d’un instant à l’autre – tout comme Kate elle-même.
Ses cheveux longs seront coiffés en arrière, laissant voir son ossature fine, et les rides que trente-deux ans de vent et de mer ont gravées au coin de ses yeux. Ses doigts seront tachés, de la peinture à l’huile incrustée dans les cuticules et bien profond sous les ongles, et ses yeux seront plus foncés que jamais, de ce bleu ardoise intense et insondable. Elle attendra notre réponse. Mais elle sait ce que nous dirons – ce que nous avons toujours dit, chaque fois que nous avons reçu ce message, ces trois mots.
J’arrive.
J’arrive.
J’arrive.
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collectifpolarcollectifpolar   19 avril 2021
— Je crois qu’ils le sont. Même si Maman a toujours bien dit que ça ne la gênait pas que je ne porte pas le foulard, je pense que secrètement, elle est ravie que j’aie changé d’avis. Les parents d’Ali… bizarrement, pas tellement. Sa mère est à mourir de rire, elle n’arrête pas de me dire : Mais Fatima, les gens n’aiment pas les femmes qui portent le hijab dans ce pays, tu vas avoir des problèmes au travail, les mères de l’école vont penser que tu es radicalisée. J’ai essayé de lui expliquer que mon cabinet médical était tellement content que c’en est même gênant d’avoir un médecin généraliste femme qui sait parler urdu et qui est prête à travailler à plein temps, et que la moitié des copains des enfants viennent de familles musulmanes, mais elle refuse de me croire.
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iris29iris29   29 juin 2021
Est-ce si étonnant qu'on soit arrivées à cet âge vénérable ? Je sais que j'avais un poster " Vivre vite, mourir jeune " au dortoir, mais il ne fallait pas le prendre au premier degré.
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iris29iris29   30 juin 2021
Un mur, après tout, ne sert pas seulement à empêcher les autres d'entrer. Il peut aussi servir à vous piéger à l'intérieur.
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iris29iris29   01 juillet 2021
C'est à peu près ce que j'ai dit à Ali [ son mari] quand ils m'ont donné Nadia pour que je la ramène à la maison, à la maternité. Je fais quoi, maintenant , bordel !
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Peter James | Ruth Ware | Authors Studio - Meet The Masters I first read Ruth Ware when she was an unknown author and really liked her style of writing and her story telling, and I'm delighted to see her go on to have success on both sides of the Atlantic. I think you'll enjoy watching her and hearing what she has to say.
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