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EAN : 9781021010568
Éditeur : Tallandier (08/09/2016)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Le procès de Marie-Antoinette demeure l'une des énigmes les plus opaques de la Révolution.
Avait-elle eu autrefois à prendre des décisions politiques dont le peuple français aurait eu à se plaindre?
En quoi, une fois la République proclamée (21 septembre 1792) et le roi exécuté (21 janvier 1793), menaçait-elle, du fond de sa prison du Temple puis de la Conciergerie, l'ordre nouveau? Son procès fut-il exigé par une intense mobilisation populaire? Cherch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  14 octobre 2016
Le dernier ouvrage d'E. de Waresquiel procède de ses recherches approfondies sur Fouché, sujet de son dernier maître-livre. L'optique de l'auteur est volontairement réduite aux trois jours que dura le procès de Marie-Antoinette, et au sobre récit de son exécution. Cette concentration donne beaucoup de force à l'ouvrage, qui est un vrai travail historique, dans la mesure où l'enquête porte sur les jurés, les juges, les gardes, bref sur tout ce qu'il est possible de savoir sur les personnes qui participèrent à cette parodie de justice. de même, de brefs rappels de la vie de la Reine sont insérés pour l'intelligence de la situation. L'auteur a le souci constant des choses concrètes : la cellule de la Conciergerie, la salle du tribunal, l'itinéraire de la charrette pour le dernier voyage (que l'auteur a parcouru lui-même à pied), etc ... Enfin, la dimension humaine n'échappe pas au regard de l'historien, non plus que la compassion pour la victime. Il signale au passage que ce procès s'inscrit dans la grande vague de répression que la Terreur organisa contre les femmes : il cite Olympe de Gouges, Mme Roland ou Madame Elisabeth. Un des grands thèmes de la rhétorique terroriste était de renvoyer les femmes au foyer et de les exclure à jamais de la vie politique.
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Sileva76
  25 février 2018
Emmanuel de Waresquiel est un historien français contemporanéiste, pour utiliser le jargon. En bref, sa période de prédilection court de la Révolution française à nos jours, même s'il a une préférence pour la Restauration (1814-1830). C'est un auteur dont je connais le travail depuis très longtemps. Son Histoire de la Restauration est le premier livre sérieux d'histoire que j'ai acheté dans ma vie (en 2005). Avec le recul, il a une importance d'autant plus symbolique que j'ai choisi pour mon mémoire de master 1 - par hasard - d'aborder un sujet d'histoire du XIXe siècle comprenant la Restauration. Quelque part, cet ouvrage a contribué à faire naître en moi une curiosité pour cette période un peu méconnue, peu étudiée en classe.
Avec ce livre sur le procès de Marie-Antoinette - ce n'est pas une biographie ! - Emmanuel de Waresquiel cherche à montrer la face noire de la Révolution. D'après l'auteur, cet ouvrage sera suivi, dans quelques années, d'un livre sur un autre épisode de la Révolution, celui-ci glorieux : le serment du jeu de paume. Dès lors, point de parti-pris contre-révolutionnaire comme j'ai pu le penser au premier abord avec tristesse. Montrer une seule face de la Révolution n'aurait pas été très scientifique de la part d'un historien sérieux et reconnu.
La mise en avant des sentiments humains et l'aspect littéraire renforce le trouble. J'ai été saisi d'une sorte de malaise, au début de ma lecture. Tout le poids de ma culture politique, profondément républicaine, voire révolutionnaire, m'empêchait de voir ce procès pour ce qu'il est : un procès politique joué d'avance qui n'a pour but que de calomnier un être humain. Pour autant, l'auteur cherche à montrer que la réputation de la reine est le fait de ses ennemis à la cour. Elle aurait été la cible de personnages qui n'appréciaient pas sa façon de vivre et son culte du secret et du mystère (attribuée à son caractère introverti).
Cet ouvrage soulève assez vite la question plus générale de la place de l'auteur dans son récit. Peut-il se mettre en avant, en exprimant ses doutes, ses sentiments ou encore sa façon d'aborder ses sources ? J'ai tendance à répondre par l'affirmative. Il est très plaisant de lire de manière fluide sans nous en rendre compte. Ce fut le cas ici. Sur le plan littéraire rien à dire. Pourtant, j'ai eu du mal à lire ce livre sur un plan plus idéologique. J'ai même découvert à quel point j'étais conditionné par ma culture politique. Pour moi, homme de gauche, avec des idées révolutionnaires, il m'est très difficile de me figurer la monarchie comme régime d'exercice absolu du pouvoir. Après tout, avais-je tendance à me dire : quel est l'intérêt de s'intéresser au sort d'une reine déchue ?
Emmanuel de Waresquiel répond parfaitement à la question. L'intérêt de son livre est avant tout historique. Les historiens n'ont pas ou peu écrit sur ce procès. Quant aux témoignages connus, ils sont surtout très orientés (pour ou contre la reine, mais sans juste milieu). J'ai aussi trouvé dans cet ouvrage un intérêt plus personnel. En dehors du film de Sofia Coppola (2006), le personnage de Marie-Antoinette ne me parle pas plus que ça. Comme je viens de le laisser entendre, j'en avais même une vision plutôt noire. J'ai donc été gêné par l'insistance de l'auteur pour lui trouver des circonstances atténuantes en dressant le terrible portrait d'une femme consciente de sa place, mais meurtrie et humiliée par ses juges. Dès lors, après les premières impressions, que penser de ce livre ?
Pour commencer, je tiens à souligner que l'ouvrage est très bien écrit. Il est le fruit de recherches poussées en archives. C'est donc un livre universitaire, scientifique, qui utilise les méthodes de l'historien à la perfection. D'un autre côté, Emmanuel de Waresquiel s'affirme en véritable écrivain, ce qui donne cette touche personnelle au récit. Sur le fond, plus spécifiquement, en plus du personnage de Marie-Antoinette, il aborde le contexte du procès et surtout les autres protagonistes (amis de la reine, mais surtout les juges et les membres du jury).
L'auteur décrit la psychologie de la reine, mais il le fait sans pathos, malgré une certaine émotion qui transparaît à la lecture. Il y a un attachement au personnage qui est difficilement masqué par les artifices de la rhétorique historienne. En cela, le livre est perturbant. E. de Waresquiel écrit-il un livre de réhabilitation sans réserves vis-à-vis de la reine ? Je méconnais trop le personnage et la documentation la concernant pour l'affirmer, mais je veux insister sur mon impression. le procédé est toutefois moins évident au fur et à mesure de la lecture. Je n'ai pas souvenir de réelles critiques envers la reine. En revanche, l'auteur tente d'expliquer la fracture idéologique qui sépare l'accusée de ses juges. Il cherche surtout à comprendre les tenants et les aboutissements du procès.
J'ai l'impression qu'Emmanuel de Waresquiel cherche à montrer que la mort de la reine n'est pas uniquement le fait de sa personnalité et de ses éventuels crimes, mais que derrière ce procès se cache toute une intrigue politique. En vérité, c'est passionnant ! Après ma lecture, je crois que mon sentiment de malaise illustre parfaitement l'importance de cet événement historique : un procès joué d'avance au cours duquel les peurs et les tensions ont atteint un point de non-retour. le dialogue entre les deux mondes était devenu impossible. Un peu comme la fracture actuelle, de plus en plus affirmée, entre les anti-capitalistes et les ultra-libéraux. En fait, ce procès, en plus d'être celui de la reine, apparaît comme celui de l'Ancien Régime tout entier, dans ce qu'il avait de plus détestable aux yeux des révolutionnaires (la monarchie, le luxe et le secret).
Pour moi, lire un historien contemporain remettre les choses à leur place et présenter la vraie nature de ce procès est quelque part perturbant. Cela ne doit pas empêcher l'historien de montrer que l'attitude des révolutionnaires était liée à un contexte et d'expliquer les origines de leur mode de penser. J'ai trouvé qu'E. de Waresquiel aborde timidement ce point dans son livre. Ce n'est pas parce que le procès de la reine est indigne sur le plan judiciaire qu'il ne faut pas dénoncer les propos et les prises de positions de la souveraine, ainsi que son train de vie. Aujourd'hui, dans un pays en crise comme l'Espagne, les gens ont trouvé extrêmement choquantes les dépenses du roi Juan Carlos pour ses déplacements privées, d'autant plus lorsqu'il s'agit de tuer un éléphant en Afrique.
Vous allez me dire : est-ce qu'une attitude vaut pour autant condamnation à mort ? En cette fin de XVIIIe siècle, dans l'opinion publique, principalement parisienne, l'image d'une reine dépensière et déconnectée du peuple a été catastrophique, malgré une personnalité attachante pour une partie de la noblesse. Cette image, fondée ou non d'ailleurs, a joué un rôle important dans ce procès. La condamner à mort était inévitable car il s'agissait pour les révolutionnaires de condamner symboliquement avec elle ce qu'ils considéraient comme les aspects les plus négatifs de l'Ancien Régime.
Un livre à lire donc, pour tous lecteurs voulant en savoir plus sur Marie-Antoinette et sur son procès. L'approche est inédite et le contenu peut remettre en cause des préjugés bien ancrés dans l'imaginaire populaire.
Lien : http://le-cours-du-temps.ove..
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RobertOuvrard
  27 octobre 2016
Lorsqu'elle pénètre, le 14 octobre 1793, dans la salle de la Liberté du Tribunal révolutionnaire, créé six mois plus tôt, qui doit la juger, Marie-Antoinette de Habsbourg, reine de France, ne sait pas qu'elle n'a plus que 3 jours et deux nuits à vivre. Car son procès, sous l'autorité de l'accusateur public, l'infâme Fouquier-Tinville, n'est en fait qu'une parodie de justice : elle devait mourir, ainsi que l'avait déjà laissé entendre Robespierre, peu après l'exécution de Louis XVI. Elle doit mourir, fait observer Lamartine, parce qu'elle a été reine, épouse et mère de roi (la misogynie des Hommes de la Révolution n'est alors pas un vain mot.)
Après nous avoir fait revivre les quelques mois qui viennent de s'écouler, depuis le début du mois d'août, depuis que la reine a été transférée à la Conciergerie, Emmanuel de Waresquiel, avec brio, nous fait un portrait de Marie-Antoinette, plein de sensibilité et de délicatesse, avant d'entrer dans les méandres de ce procès nauséabond, fabriqué d'avance, depuis les témoins savamment choisis, les juges triés sur le volet, sans omettre les jurés tous plus ultra-révolutionnaires les uns que les autres. Les avocats, eux (les pauvres), ont été commis d'office. Quant au public il est composé surtout « de ces femmes qui avaient pris pour mission d'accompagner de leurs insultes les condamnés à l'échafaud » (Lamartine)
L'accusée, avec une dignité extraordinaire, va, durant ces trois jours, faire face à l'accusateur public, qui se conduit avec une perfidie à la hauteur de son fanatisme, n'hésitant pas, ici l'Histoire ose à peine le croire, avec son complice, le trop célèbre Père Duchesne, Jacques-René Hébert, à accuser la reine d'actes pédophiles sur son propre fils. C'est à l'écoute de cette horrible accusation qu'elle « en appelle à toutes les mères » présentes dans la salle.
A partir des minutes de ce procès éclair, en s'appuyant – ce qui est nouveau - sur la biographie des différents jurés, en nous restituant le climat politique au moment où, depuis le 5 septembre, la Terreur a été mise à l'ordre du jour, l'auteur nous dévoile les questions humiliantes posées à l'accusée, ses réponses dignes apportées aux calomnies, nous montre l'absence de véritables droits de la défense d'une femme condamnée d'avance.
Lorsque la sentence tombe, après une délibération pour la forme, à 4 heures du matin le 16 octobre, la reine reste impassible. de retour dans sa cellule, elle va écrire une longue lettre à Madame Élisabeth, une longue lettre, qu'on désignera plus tard comme le testament de la Reine. Puis, peu de temps après, elle va être conduite sur le lieu de son exécution, la place de la Révolution, où l'attendent près de 200.00 personnes, avides d'assister « au raccourcissement de la Veuve Capet ». Ce transfert, sur une charrette, mains entravées, au milieu des sarcasmes et des insultes lancés à l'Autrichienne par la foule massée sur son passage, Emmanuel de Waresquiel, qui a tenu lui-même à refaire le parcours à pied, nous le décrit avec beaucoup d'émotion, livrant là, à mon sens, les plus belles pages de son livre.
Alors, certes, la reine était, stricto sensus coupable « d'intelligence avec l'ennemi », mais rien n'autorisait le Tribunal à la condamner à mort, faute de preuves, dont il ne disposait pas le moins du monde, puisqu'elles étaient dans les archives de Vienne.
Plus tard, Napoléon devait déclarer : «La mort de la Reine fut un crime pire que le régicide». Ce passionnant livre, dont il faut recommander la lecture, en est la démonstration.
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Vermeer
  01 décembre 2016
Passionnant ouvrage retraçant le procès de la reine Marie Antoinette, procès politique dans lequel Marie Antoinette est condamnée d'avance même si elle ne sait pas. Ouvrage érudit, fruit d'intenses recherches. l'énumération des personnalités, des origines des membres du Tribunal révolutionnaire dans la première partie peut apparaître fastidieuse mais elle est nécessaire à la compréhension de ce procès dans lequel deux mondes, deux visions irréconciliables s'affrontent, se parlent sans se comprendre, sans tenter même de le faire. Marie Antoinette a trahi pour le Comité de salut public mais pour elle, c'est la Révolution qui a trahi le peuple. On peut toujours devenir le traître de quelqu'un, tout est question de point de vue et cela se reverra dans l'histoire.
On sent que l'auteur s'attache à la personnalité de Marie Antoinette et qu'il éprouve une certaine admiration pour elle. Où est la jeune fille frivole, dépensière, inconséquente arrivée à Versailles ? Nous avons ici à faire à une femme malade, prématurément vieillie, accablée de chagrin après la séparation d'avec ses enfants et les ignobles accusations d'inceste (on veut toucher à la sacralité du lien de l'hérédité monarchique) mais une femme combattante, d'une extraordinaire maîtrise d'elle même jusqu'à la mort, qui se surpasse dans l'adversité. Marie Antoinette qui ne s'aimait pas découvre en elle une force insoupçonnée et quoi qu'elle ait fait, cette femme-là est admirable. Les Révolutionnaires de la Terreur en veulent à la reine mais aussi à la femme tant ils se méfient des femmes. L'auteur analyse leur grande misogynie.
Ouvrage d'une grande qualité d'écriture, situations illustrées par de nombreuses références littéraires, de réflexions politiques et psychologiques.
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Catherinedenanc
  25 septembre 2019
Cet excellent ouvrage, relate les 3 jours et 2 nuits du procès de Marie-Antoinette les 14, 15, 16 octobre 1793. Il décortique la salle où se tient cette parodie de procès à la Conciergerie et son histoire ancienne et récente. L'histoire et le rôle de chacun des personnages qui a pris part au procès et leur attitude avant, pendant et après. Et bien sûr principalement, l'attitude de cette jeune femme de 38 ans, mariée à 14 ans dont on instruit un procès sans suspense sur sa conclusion.
L'auteur décortique tous les personnages qui constituent le jury, dont la moitié d'entre eux finira à la guillotine.
Et enfin il nous parle de l'attitude de la veuve Capet durant ces 3 jours exténuant. Sa grande maîtrise d'elle même devant les accusations plus ou moins ignobles que débitent les témoins. Certains furent ces fidèles du temps de son règne, et lui sont redevables de bienfaits. Tel Claude-Louis Châtelet, peintre dont la Reine avait favorisé la carrière et qui sera juré sans pitié. Il finira aussi à l'échafaud en 1795. Jusqu'aux plus immondes des allégations d'une ancienne femme de chambre qui déclare que la souveraine et la soeur de celle-ci organisaient des orgies avec le dauphin âgé de 8 ans, qu'elles lui avaient enseigné des pratiques ordurières. Seulement à cette occasion, quelques femmes oseront prendre la défense de la femme et de la mère, se sentant également salies par ces accusations trop irréelles. Toutes les accusations les plus horribles viennent de Hébert, qui a collaboré le plus activement avec Fouquier-Tinville à la préparation du procès auquel il va témoigner. Un homme visiblement dérangé, misogyne et haineux, nourrissant des fantasmes érotiques avec Marie-Antoinette, lui attribuant un grand nombre d'amants et des pratiques sexuelles pleines de pornographie. Il finira lui aussi la tête tranchée.
Ce qui ressort de cet ouvrage historique, c'est à quel point le peuple de Paris haïssait cette femme étrangère, lui attribuant tous leurs malheurs et l'accusant de toutes les causes qui avaient mené la France à son déclin. Ce qui ressort également, c'est l'admiration de l'auteur pour cette femme, sans lui enlever les imperfections de sa personnalité, mais en lui rendant justice sur sa lucidité et sa manière courageuse et digne de gérer cette situation extraordinaire. Il nous apprend preuve en main depuis peu, que le Comte Axel Fersen, était bien le seul et unique grand amour de Marie-Antoinette. A quel point des initiatives privées ont tentées de sauver Marie-Antoinette, qu'elle a refusé car on ne pouvait sauver ses enfants avec elle.
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critiques presse (1)
LeFigaro   16 septembre 2016
Emmanuel de Waresquiel offre un portrait tout en justesse de Marie-Antoinette en commençant son récit au moment où elle comparaît à son procès.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Jackie_HJackie_H   29 septembre 2017
Même les Jacobins ont été obligés de lui concéder l'« énergie instinctive » de quelqu'un qui aurait cherché à « fléchir », à « convaincre », à « désarmer » ses juges. On sent une femme capable de se surpasser dans l'adversité et qui a su se grandir dans le malheur. [...] On lui met la tête sous l'eau, on l'y maintient et elle se bat pour respirer encore. Son avocat atteste qu'à plusieurs reprises elle avait donné des signes d'espoir et ne voulait pas croire en une issue fatale. On pourra chercher toutes les explications possibles à son comportement. Il y en a une qui me paraît l'emporter sur toutes les autres, celle d'une femme en pleine possession de ses moyens, de son intelligence et de ses émotions, arrivée à un point de maîtrise de soi peu commune.
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talou61talou61   23 juin 2018
Un même fil invisible tenu par l'Histoire et noué par la Révolution les a conduits là, dans cette salle de la Liberté, devant la reine qu'ils observent en silence.
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Valerie78120Valerie78120   24 février 2017
On n'en finira jamais avec les obscurités de la vie. On n'en finira jamais de démêler la pâte humaine, de savoir ce qui fait céder l'homme à la violence par peur ou par lâcheté, ce qui le conduit de bonne foi à l'irréparable et au sang. Ne cherchez pas à comprendre le mal, écrit quelque part saint Augustin, ce serait comme vouloir regarder la nuit ou entendre le silence.

(Page 120)
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Valerie78120Valerie78120   24 février 2017
On en oublierait presque les distorsions qui séparent les mots de ce qu'ils désignent. Elles ne sont jamais plus grandes que dans les plis les plus profonds d'une révolution. On évoque la liberté et on tue en son nom. On exorcise la haine, la crainte, les affections et on en est habité.

(Page 45)
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VermeerVermeer   01 décembre 2016
Comme aux beaux jours de l'Inquisition qui accordait une place essentielle à la confession et à l'aveu, mais dans une version laïcisée, la mort participe de ce processus de rédemption et de purification de la République tout entière.
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L'historien Emmanuel de Waresquiel publie "J'ai tant vu le soleil" aux éditions Gallimard.
Cet ouvrage est un essai consacré à Stendhal. Pourquoi faire le portrait de l'auteur du "Rouge et le noir" ? "Le contexte historique dans lequel s'inscrit Stendhal m'intéressait tout autant que lui-même", déclare Emmanuel de Waresquiel à François Busnel. La chute de Napoléon va faire tomber les ambitions sociales De Stendhal, mais le pousser vers la littérature et lui faire prendre conscience de son génie littéraire. "Stendhal réveille en nous des contradictions dont nous ne sommes pas prêts de sortir", affirme l'historien.
Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-12/1454555-crise-sanitaire-ce-que-nous-apprend-l-histoire.html
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