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EAN : 9782803632138
56 pages
Éditeur : Le Lombard (15/03/2013)
3.19/5   21 notes
Résumé :
Berlin, 1947. Un homme est abattu par les soldats russes alors qu'il cherchait à gagner le secteur anglais. Dans sa mallette, on retrouve des fiches de prisonniers détenus dans des camps soviétiques. Parmi celles-ci, celle d'Assunta Lorca, la républicaine espagnole, amante de Thomas. Ce dernier n'aura alors de cesse de la faire libérer.
Son amie Lucie le met en contact avec l'intelligentsia parisienne du café de Flore et les leaders communistes français. Grâc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Presence
  01 juin 2018
Ce tome fait suite au diptyque Les temps nouveaux, tome 1 : le retour (2011) & Les Temps Nouveaux, tome 2 : Entre chien et loup (2012). Il est initialement paru en 2013, réalisé par la même équipe créatrice : le scénario est écrit par Éric Warnauts, les couleurs sont réalisées par Guy Servais (surnommé Raives), et les dessins sont le fruit d'une collaboration entre ces 2 créateurs. Rétrospectivement, les auteurs ont intégré une de leurs BD précédents entre ce tome et le diptyque Les temps nouveaux : L'innocente (1991) qui retrace l'histoire de Nina Reuber, une adolescente allemande pendant la seconde guerre mondiale. Raives & Warnauts ont collaboré sur de nombreux albums et sur plusieurs séries comme L'Orfèvre, Les suites vénitiennes.
Ce tome commence en septembre 1947 dans la zone Est de Berlin. Des voyageurs descendent tranquillement d'un train et tendent leurs papiers aux soldats russes présents dans la gare pour les contrôles d'identité. L'un d'entre eux descend subrepticement sur les voies et essaye de filer discrètement pour passer dans le quartier anglais. Il se fait abattre par un garde alors qu'il franchit la porte de Brandebourg. Comme il s'est écroulé du côté anglais, un soldat britannique récupère l'enveloppe qu'il portait sur lui et qui contient entre autres la fiche de prisonnière d'Assunta Lorca. Au village de la Goffe, en Ardenne belge, Thomas Deschamps s'apprête à partir pour Liège, accompagné par Firmin. Ils se font tancer par Thérèse qui n'apprécie pas trop qu'ils picolent trop et qu'ils courent la gueuse lors de ces virées. Thomas part sans dire au revoir à sa fille Bernadette.
Arès avoir fait des affaires, Thomas Deschamps laisse Firmin se rendre au bar de la mère Malchaire, pour aller traiter d'autres dossiers dans un restaurant tenu par Marthe, où l'attend Jerry, un gradé américain. Ils évoquent le petit trafic d'imports qu'ils ont mis sur pied, en se servant de la logistique militaire, où tout le monde y trouve son compte. Pendant ce temps-là à La Goffe, Thérèse et Marie-Louise (l'amante de Thomas) font le constat de leur piètre situation amoureuse. le lendemain, en commençant à préparer les repas du midi, Rose explique aux 2 femmes qu'il y a un avant et un après mariage dans le comportement des hommes. le curé Joseph arrive, demandant à Thomas de le suivre pour parler. Il lui reproche de coucher avec une gamine de vingt ans sans avoir d'avenir à lui offrir, de ne pas s'occuper de sa fille Bernadette, et participer au marché noir. Thomas lui explique qu'il a besoin de fonds pour pouvoir financer l'évasion d'Assunta Lorca du camp d'internement dans lequel les russes l'ont reléguée.
Le lecteur était resté sur un excellent souvenir de la première saison dans laquelle les auteurs avaient su évoquer une époque troublée, avec des personnages attachants de par leur conviction, et une bonne densité d'évocation des faits historiques. Il revient donc pour la suite, avec le même horizon d'attente, et l'envie de savoir ce qu'il est arrivé à Assunta Lorca, jeune femme espagnole ayant fui l'avancée des troupes franquistes en compagnie d'éléments des brigades internationales en déroute. le récit s'ouvre avec une séquence épatante muette de 2 pages montrant la tentative de passage à Berlin Ouest d'un agent non identifié. En 18 cases (10 pour la page 5 et 8 pour la page 6), uniquement par les dessins, Raives et Warnauts indiquent où se situe l'action, montrent les passagers descendre du train et se faire contrôler, suivent le fuyard au travers des quartiers détruits, décrivent le garde en faction tirer sur cette silhouette suspecte, juste sous la porte de Brandebourg. En 2 pages, ils ont montré leur savoir-faire en termes de narration visuelle impeccable, sans oublier la mise en couleurs à base de teintes sombres délavées attestant de la pluie tombante.
Comme dans les 2 premiers tomes (et l'ensemble de leurs collaborations), les 2 artistes se complètent sans solution de continuité et emmènent le lecteur pour qu'il soit le spectateur privilégié d'actions, ou le flâneur profitant de superbes paysages. Dans la première catégorie, il est possible de citer plusieurs séquences. Cette étonnante progression dans des bâtiments en ruine (pages 26 à 27) quand Nina Reuber emmène Lucie Jalhay vers un appartement de berlinoises qui pourront l'aider : le lecteur les suit dans les immeubles éventrés par les bombardements où se trouvent encore des objets personnels d'occupants disparus. Il ressent tout le plaisir innocent de Thomas et du père Joseph quand ils provoquent une bataille de boules de neige dans la campagne belge, en page 30, avec l'éclairage si particulier de la lumière réverbérée. Plus encore que ces scènes d'action, le lecteur se délecte de pouvoir se projeter dans les différents environnements, que ce soit en extérieur, ou en intérieur.
Après l'évocation de Berlin en ruine, le lecteur apprécie de retrouver le village de la Goffe inchangé, avec ses arbres commençant à bourgeonner, et des dessins épatants, combinant des traits de contour un peu plus lâches, avec une mise en couleurs toujours aussi aérienne et précise. En pages 16 & 17, il peut à nouveau marcher un peu dans les bois avec Thomas & Joseph comme dans le tome précédent, puis admirer la lumière mordorée illuminant les sous-bois, alors que le soleil commence à décliner en fin d'après-midi. Après la bataille de boules de neige, il respire le grand air froid lors d'une promenade bucolique dans la neige, accompagnant Thomas Deschamps et Lucie Jalhay, observant leur pull chaud d'hiver, le blanc manteau qui recouvre les champs, la condensation générée par leur respiration, la fumée de leur cigarette, la neige et le givre sur les arbres. Il est tout autant charmé par ce même endroit sous le soleil d'été en fin de volume avec le vol d'un rapace, la richesse du potager dans lequel travaille Rose, en train de discuter avec Alice Deschamps, la femme de Charles, le frère décédé de Thomas.
Raives & Warnauts sont aussi convaincants lorsqu'ils représentent des paysages urbains comme Berlin en ruine, les avenues de Liège avec le tramway, une promenade de 3 pages (23 à 25) dans les rues de Bruxelles avec des bâtiments aux façades reconnaissables, l'Île de la Cité à Paris, la Gare du Nord, les quais avec vue sur Notre Dame de Paris, ou encore, dans un tout autre registre le tarmac de l'aéroport de Berlin Tempelhof. le lecteur est en admiration devant la qualité touristique des images, l'ambiance lumineuse, ces dessins qui combinent miraculeusement légèreté et précision. Les artistes dépeignent avec la même maestria les intérieurs, que ce soit les cuisines de l'hôtel des Roches à La Goffe, le restaurant de Marthe à Liège avec sa décoration spécifique, le bar Regina à Berlin où se croisent soldats américains et jeunes femmes au son d'un orchestre de jazz, l'église du père Joseph avec ses bancs, sa chaire, son autel et ses boiseries, un petit café parisien en entresol rue des Canettes du côté de Saint Sulpice, ou encore le bureau froid et fonctionnel du colonel Marchak, dirigeant du camp de Karaganda, dans la République du Kazakhstan en URSS. Rien que pour ça, ce tome mérite le temps de lecture à lui consacrer, et récompense le lecteur bien au-delà de son investissement, avec des lieux laissant des impressions durables.
Le lecteur retrouve avec plaisir les personnages du premier tome, et n'a aucun de mal à les reconnaître grâce au casting compétent des artistes. En les observant, il voit des adultes se conduire en adulte, des émotions complexes passer sur leur visage, aussi bien l'amertume éprouvée face à la situation, qu'une colère larvée du fait de l'impuissance, ou une combativité inextinguible. Bien évidemment, Raives & Warnauts soignent les tenues des femmes comme des hommes, avec le souci de l'authenticité historique. Au fil des discussions et des actions, il apparaît que chaque personnage dispose de motivations spécifiques pour agir, engendrées par son histoire personnelle et ses convictions. Personne n'est interchangeable, et chacun se comporte en fonction de son milieu et des événements. La personnalité de Thomas Deschamps mêle les aspects positifs et négatifs, sa volonté de sauver Assunta Lorca à tout prix, mais aussi son incapacité à s'occuper de sa propre fille, son incapacité à aimer les femmes autrement que physiquement. Lucie Jalhay ne parvient à surmonter le traumatisme de la mort de son amant américain. l'amertume qui règne entre les femmes de l'hôtel des Roches remonte à la surface à deux reprises. Chaque personnage est marqué par la guerre, par ce qu'il a subi, par la perte d'êtres chers ou de simples connaissances, par L Histoire hors de contrôle qui broie les individus.
Dans ce tome, le lecteur (re)découvre le parcours de Nina Reuber, personnage principal de L'innocente. Elle aussi a été ballotée par L Histoire, une jeune adolescente allemande se retrouvant à porter une partie du poids de la culpabilité de sa nation, alors que les circonstances ont fait qu'elle ne s'est rendue coupable de rien, même sans s'en rendre compte. Éric Warnauts entremêle avec dextérité les trajectoires de vie des individus, et les événements historiques. le lecteur peut déceler de ci de là quelques aménagements romanesques pour densifier l'intrigue : le passé rebelle d'Assunta Lorca, la ressemblance bien opportune entre Bénédicte Lacombe et Assunta. D'un autre côté, ces 2 choix un peu voyants permettent d'aborder l'après-guerre à une échelle internationale, et pas seulement belge. Comme dans la première saison, le scénariste se montre très ambitieux dans son évocation de l'époque. Il y est question de l'occupation de Berlin, du rationnement en Allemagne et en Belgique, des camps de Breendonk et Auschwitz, mais aussi de ceux en URSS, du plan Marshal, du viol des femmes lors de la libération de Berlin, du communisme en France avec la mention de Louis Aragon (1897-1982) & Elsa Triolet (1896-1970), du blocus de Berlin et du pont aérien des américains, de l'instrumentalisation des prisonniers de guerre… Il est également fait quelques références culturelles, à Henry Miller (1891-1980), au club de jazz en Europe, et même au premier album de Tintin Tintin au Congo, avec un dessin d'enfant réalisé par Bernadette (la fille de Thomas) qui lui a donné une peau noire.
Le lecteur s'immerge donc dans un récit à l'opposé de la décompression narrative, mais qui sait rester élégant et léger. Au fil de cette reconstitution historique soignée, le lecteur en vient à se demander quel point de vue ont adopté les auteurs. le point de vue le plus évident est de raconter l'histoire au niveau de l'individu, comme un fléau qui détruit les vies humaines, faisant des morts par million, et laissant les vivants dans un état de traumatisme, devant soit se résigner, soit accepter s'ils en ont la force, soit continuer à vivre mécaniquement dans une vie dépourvue de sens. le second point de vue est celui de la diversité géographique et politique. Bien sûr le régime nazi est montré comme le mal, ainsi que les horreurs commises dans les camps de travail. Mais le récit évoque aussi le comportement barbare d'une partie des libérateurs vis-à-vis des femmes. Éric Warnauts évoque la situation de la Belgique libérée et les tenants de différents courants politiques, avec leurs engagements pendant la montée du nazisme, celle de la France de manière moins détaillée, celle de Berlin et des berlinois pendant la reconstruction et le blocus. L'intégration de Nina Reuber permet également de faire référence aux procès de Nuremberg, auxquels elle a assisté pour partie en tant que secrétaire de la journaliste Bénédicte Lacombe. N'ayant pas souhaité surcharger le récit en lui-même, les auteurs ont ajouté en fin de volume 2 pages de références chronologiques, l'une pour l'année 1947, l'autre pour l'année 1948. Ils réussissent également à continuer de mettre en scène le rôle du curé dans le village de la Goffe, ou l'omniprésence des trafics générés par le marché noir.
Cette première moitié de deuxième saison est extraordinaire en tous points : évocation d'une période historique complexe et difficile, personnages complexes et attachants malgré leurs défauts et leurs souffrances, environnements complexes et tangibles, que ce soit en extérieur en milieu naturel ou urbain, ou en intérieur. Éric Warnauts et Guy Servais emmènent le lecteur dans une tragédie qui ménage une place à l'espoir, avec un point de vue humain et réaliste.
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manU17
  15 avril 2014
L'Espoir est le premier volet du diptyque Après-Guerre, qui fait suite à un précédent diptyque, que je n'ai pas lu, intitulé Les Temps Nouveaux toujours signé du tandem Warnauts et Raives.
1947. Deux ans après la fin de la deuxième Guerre Mondiale, alors que débute la Guerre Froide, les choses sont encore loin d'être rentrées dans l'ordre pour tout le monde. L'espoir, c'est ici l'espoir de Thomas, l'un des personnages de parvenir à faire libérer Assunta Lorca, la femme qu'il aime, retenue prisonnière dans un camp en URSS. Envers et contre tous ceux qui lui conseille de l'oublier et de passer à autre chose, il va devoir faire preuve de détermination et n'aura de cesse de la retrouver.
« La chance ne déplace pas les montagnes. Seuls comptent la foi et l'engagement. »
De l'Allemagne à la Belgique en passant par la France et l'URSS, de Berlin Est au Paris du Café de Flore, un récit extrêmement documenté et très ancré dans la réalité historique qui mêle habilement réalité et fiction.
Thomas et Assunta seront-ils finalement à nouveau réunis ? Pour le savoir, rendez-vous dans le tome 2 intitulé Blocus.

Un grand merci à Babelio et aux Éditions le Lombard pour cette découverte reçue dans le cadre du Club des Chroniqueurs Signé.

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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MarquePage
  16 novembre 2017
Dans ce deuxième cycle on retrouve les mêmes personnages deux ans plus tard. Ils n'ont pas changé, on reprend très facilement le fil de notre lecture sans se poser la question de savoir ce qu'il s'est passé durant ces deux ans.
En plus des émois et des difficultés de chacun, nous avons en toile de fond le début de la guerre froide et la libération d'Assunta. de multiples choses très intéressantes mais pas toujours très bien exploitées. Les histoires autour de notre espagnole ne sont pas toujours claires et elles sont traitées de manière où peu de suspense en ressort.
J'ai aussi de plus en plus de mal avec Thomas. Il n'évolue pas et on ne le comprend pas, on ne sait pas ce qu'il veut, ce qu'il pense. Il devient même un peu froid. On se demande pourquoi il a fait venir sa fille, ça ne semble pas lui faire plaisir et ne parait pas vouloir s'investir dans cette relation.
A part Lucie et Joseph, dont ce dernier ajoute une touche de dérision, d'humour et de moralité, les autres sont assez absents.
Les dessins sont toujours très agréables. La colorisation aquarelle très sympathique.
La chronologie historique est très instructive. On voit l'évolution très rapide de la politique dans cette nouvelle guerre qui commence.
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tchouk-tchouk-nougat
  18 avril 2014
J'ai reçu cette BD par erreur. Merci à Babelio et aux éditions le Lombard qui savent nous gater même par inadvertance. J'ai donc reçu ce tome 1 avant le tome 2, la chance!
Après-Guerre fait suite à un précédent dyptique de Warnauts et Raives (que j'ai relu pour l'occasion), qui avait laissé en suspend beaucoup de question.
On se souviens que Thomas n'avait pas réussi à remettre la main sur Assunta, déportée dans un camp de concentration. Voilà qui est chose faite. Alors que La Belgique tente de se reconstruite après guerre, Thomas lui tarde à panser ses blessure affective.
La BD reste centrée sur les problèmes de coeur des différents protagonistes, nous livrant une fresque familiale intime où l'on s'attache à tous. Peu d'action, peu de rebondissement, mais un scénario linéaire bien ficellé qui se laisse lire facilement.
Le graphisme est toujours bien soigné. Les aquarelles savent rendre la douceur des paysages et des sentiments.
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Malise
  05 mars 2014
Excellente BD dont j'attends le tome 2 avec impatience (merci d'avance à Babelio puisque je le recevrai dans le cadre d'une opération Masse Critique).
L'histoire se déroule entre 1947 et 1948 au tout début de la Guerre Froide, entre la Belgique, Berlin et Paris. C'est une quête, celle menée par un homme entêté qui veut retrouver et faire sortir du camp soviétique dans lequel elle est internée, une jeune résistante, républicaine espagnole qu'il a connu et aimé.
Tout l'arrière plan historique et politique est très bien traité, les informations données n'alourdissent jamais le récit mais le complètent intelligemment. L'atmosphère faite de ruines et de reconstructions, de règlements de comptes entre anciens résistants et anciens collabos, pour tout dire, de radicalité qui semble imprégner cette époque est très bien rendue.
J'ai apprécié le clin d'oeil au "maître" Hergé (le Tintin noir est une trouvaille géniale). J'ai apprécié aussi l'excellente chronologie historique en fin de volume, grâce à laquelle j'ai appris qu'il y avait eu un "Oradour Malgache" perpétré à Moramanga par les français !
Le dessin, dans une veine très réaliste aux tons sépia, est assorti au scénario. Comme c'est une période qui recèle pour moi pas mal de zones d'ombres et que l'actualité ukrainienne la porte au devant de la scène, je ne saurais que trop la conseiller à celles et ceux qui veulent se rafraîchir la mémoire. C'est une excellente entrée en matière.
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critiques presse (6)
LaLibreBelgique   25 août 2014
On retrouve Thomas, le séducteur velléitaire, Asunta, la républicaine espagnole revenue de ses illusions sur le Grand Soir, leur ami curé et quantité de personnages qui traversent l’Histoire, à Paris, Prague, Berlin ou La Goffe en Ardenne. Le monde est complexe, comme le sont les gens qui le peuplent.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaLibreBelgique   25 août 2014
On retrouve Thomas, le séducteur velléitaire, Asunta, la républicaine espagnole revenue de ses illusions sur le Grand Soir, leur ami curé et quantité de personnages qui traversent l’Histoire, à Paris, Prague, Berlin ou La Goffe en Ardenne. Le monde est complexe, comme le sont les gens qui le peuplent.
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Auracan   27 mars 2013
Avec ce diptyque, les 2 artistes nous livrent un solide scénario qui prolonge Les temps nouveaux et nous fait vivre à nouveau au rythme d'amis d'enfance qui n'ont pas suivi le même chemin mais n'en restent pas moins liés.
Lire la critique sur le site : Auracan
BulledEncre   19 mars 2013
Le dessin à quatre mains des auteurs, si maitrisé et abouti, nous fait partager cette valse des sentiments amoureux et les frustrations des personnages alors que les prémices de la guerre froide se font sentir. Dans ce récit, point de héros mais des hommes et des femmes, aux personnalités denses, qui accomplissent leurs destins.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BDGest   15 mars 2013
Graphiquement, les deux auteurs continuent d'offrir un travail de haut niveau. Si le trait est précis et la mise en scène bien pensée, c'est vraiment plus dans le rendu des atmosphères (la campagne, les villes, les saisons) que leur talent combiné s'exprime le mieux.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   25 février 2013
Une nouvelle œuvre de Warnaut & Raives ne se rate pas ! C'est toujours un événement [...] Ils nous emmenent de Berlin en Belgique en nous racontant comment des gens simples vont tout mettre en œuvre pour sortir d'un goulag. [...] une première partie d'un diptyque qui fera parler de lui.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
PresencePresence   02 juin 2018
Tout comme les Malgré-Nous alsaciens et mosellans, les habitants des cantons rédimés ont été soumis à la conscription en tant que citoyens allemands et enrôlés pour la plupart dans la Wermacht. Suite au décret de septembre 41 signé par Hitler, plus de 8.000 ont été enrôlés dont 3.400 ne sont pas revenus. Tués ou disparus ! Une partie des survivants sont toujours aux mains des soviétiques, accusés de crimes de guerre ou d'espionnage. Ils servent en fait de monnaie d'échange diplomatique. Et malheureusement, l'intervention de certains dirigeants communistes ne facilite pas les choses. Ces derniers craignent qu'à leur retour, leurs témoignages ne viennent ternir l'image du grand frère soviétique. Dans ce contexte, votre maie a peu de chances de voir l'état belge intervenir en sa faveur. Et puis, elle est espagnole, républicaine de surcroît.
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PresencePresence   02 juin 2018
Le 24 juin 1948, suite à la longue dégradation des relations entre les quatre puissances occupant l'Allemagne, Staline a décrété le blocus de Berlin Ouest. Deux jours plus tard, les alliés ont mis en place un gigantesque pont aérien afin d'empêcher que la ville ne tombe sous le joug soviétique. Depuis le ciel berlinois est le théâtre d'un incessant ballet d'avions se posant et décollant. Un dicton allemand dit que lorsque l'ours rugit, l'aigle s'envole. Mais cette fois, l'aigle américain est resté et entend bien le montrer au reste du monde.
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PresencePresence   02 juin 2018
(Berlin en 1947) - Mais la politique n'est pas le souci principal de la population des 4 zones occupées au déblaiement des 25 millions de mètres cubes de décombres. Sa première préoccupation est de trouver à manger, car tout manque. La moindre parcelle de terrain est transformée en champs de pommes de terre et de rutabagas. C'est ça, l'Allemagne d'aujourd'hui, on risque sa vie pour une pomme de terre ou un savon acheté au marché noir. Tout s'achète et tout se vend. Le peuple allemand paye à prix fort sa défaite. Mais c'est lui qui en avait préparé la note. On est bien loin de la capitale frivole de la République de Weimar.
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manU17manU17   30 mars 2014
La chance ne déplace pas les montagnes. Seuls comptent la foi et l'engagement.
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umezzuumezzu   19 février 2017
(A propos du blocus de Berlin-Ouest)
Un avion se pose toutes les trois minutes, acheminant chaque jour plus de 10 000 tonnes de vivres, de matériel en tout genre : des médicaments, du charbon et de l'essence... les Berlinois les surnomment déjà "Rosinenbomber", bombardiers de raisins secs.
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