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EAN : 9782847204476
397 pages
Gaïa (03/09/2014)
3.5/5   106 notes
Résumé :
Elle grandit dans le Nord de la Norvège, entre une mère insaisissable et une petite soeur merveilleuse. Ainsi qu'un père incestueux. Son silence, elle le paie par des crises d'épilepsie et le surpasse grâce à l'écriture. Adulte, elle se nourrira d'hommes et de littérature. Avec une pudeur extrême et sans fard, Herbjørg Wassmo raconte ce qui fait une vie, en la présence majestueuse du Grand Nord.
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
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Il fallait bien que cela arrive...

J'ai tout lu de Herbjørg Wassmo, de ses cycles romanesques enracinés dans l'histoire de la Norvège à ses derniers livres plus contemporains, plus personnels également. J'ai aimé ses sagas sombres aux destins de femmes dures à l'ouvrage, et voir l'auteur s'autoriser le partage de sa propre histoire familiale dans des fictions de plus en plus autobiographiques. J'ai aimé découvrir le Nordland, son quotidien âpre et rugueux, ses populations industrieuses et opiniâtres, au labeur tourné vers la mer, la lenteur de la narration des destins individuels créant une ambiance très dépaysante. Au fil de ses livres, le thème récurrent de l'enfance meurtrie se décline à travers des personnages attachants, au parcours souvent dramatique.

Aimer lire Herbjørg Wassmo était donc un postulat acquis, jusqu'à Ces instants là.

Mon cerveau a refusé de faire l'effort, en dépit de ma persévérance. le parti pris d'écriture d'une histoire en demi-mots, laissant des questions sans réponse, des personnages juste esquissés, rendus transparents par leur anonymat, des sentiments exprimés de façon trop lyrique. J'ai eu l'impression d'une course de fond où je devais me maintenir à flot pour accompagner le parcours d'une femme, de l'enfance jusqu'à l'accomplissement adulte. Un parcours découpé en instantanés thématiques, se débarrassant de la narration chronologique. Bien sur, l'écriture est souvent très belle, originale, mais l'émotion m'a semblé sacrifiée à l'élégance stylistique.

Un livre introspectif, habité de l'intérieur, qui se démarque dans la bibliographie de H. Wassmo. le livre sans doute le plus personnel de l'auteur, porté une écriture et un style exigeants, une intimité qui se mérite pour le lecteur.

Me concernant, ce fut un peu une corvée.
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Waow ! Quel livre !

Pour ceux qui lisent un peu mes critiques, vous savez que j'aime l'écriture. L'écriture qui pour moi est à la base de la littérature, qui différencie l'oeuvre littéraire du simple compte-rendu d'un fait, qui transforme la réalité pour devenir oeuvre tout court.

J'avais beaucoup aimé 'Comme les amours' de Javer Marias dont les phrases longues à n'en plus finir étaient comme un indéfectible appel à la valse. Ici, c'est tout le contraire. Les phrases sont tronquées, souvent sans sujet. le ton est rugueux, âpre. Rien ne nous est facilité. Sans doute comme la vie dans le Grand Nord.

Là est l'histoire. Une femme tente de vivre et de vivre pour elle-même, par elle-même aux confins de la Norvège. Elle écrit. Veut s'en sortir. Lutte et dit non, parfois oui. Avec beaucoup de pudeur.

C'est beau. Une découverte.
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"Elle glisse en arrière vers ce qu'elle ne sait pas." Dès la première phrase, on sait qu'on entre dans un univers singulier que l'on découvre au fil des pages empreint de sensibilité et de poésie. le style surprend le temps de quelques chapitres avant de s'effacer pour mieux laisser l'émotion affleurer. Par petites touches, comme un peintre, l'auteur dessine une vie, une femme, mais également un pays, une nature incroyablement présente et une atmosphère incomparable de Grand Nord.

Nous sommes au nord de la Norvège, sur la côte où les petits villages vivent au rythme de l'Express Côtier qui les relie les uns aux autres. Elle est une jeune fille solitaire dont on ne connaîtra pas le nom, un être sensible aux sentiments enfouis, à cause d'un secret, peut-être plusieurs sur lesquels rien n'est écrit noir sur blanc mais tout est pressenti. Une mère dévouée mais distante, un père haï. Très jeune, trop jeune pour devenir mère à son tour. Elle laisse son petit garçon derrière elle le temps de ses études. Se cherche, hésite, tâtonne. Ne sait pas à qui faire confiance. Écrit des poèmes. Se réfugie dans la lecture. Tient de longues conversations avec les héros de ses livres, avec leurs auteurs même parfois. Cherche dans la fiction des réponses aux mystères de la vie. Se marie. Non par amour (un concept trop éloigné) mais par conscience des convenances, pour tenter de se conformer à ce que l'on attend d'elle, de toutes les femmes en fait. Devient institutrice après avoir rêvé d'être peintre. Découvre la vie conjugale et par là-même la difficile réalité de la condition féminine. S'émancipe. Reprend ses études. Ose croire en ses chances... Devient un écrivain renommé dans son pays et au-delà. Continue à chercher, à tâtonner. S'autorise enfin à aimer et à être aimée.

Ce n'est pas tant l'histoire, presque universelle dans un sens que la manière de la livrer au lecteur qui suscite l'enthousiasme. Les phrases se frayent un chemin au plus profond des recoins secrets que nous avons tous en nous. Doutes, peurs, incompréhensions face au monde. Qui ne s'est jamais senti "à côté" ? L'auteur décortique les sentiments pour tenter de s'approcher au plus près de ce qui constitue l'essence même d'un être humain. Qui doit se battre pour exister et exprimer sa singularité.

En toile du fond il y a l'histoire de la Norvège, marquée par l'occupation allemande. Mais surtout, à tous les coins de page, une nature superbe, toute puissante qui contribue grandement à forger les caractères des femmes et des hommes qui la côtoient. Les couleurs du ciel flamboient, illuminent tels des feux d'artifice. On nage dans des lacs gelés, on affronte la nuit polaire, les nattes gèlent, ça sent la neige mouillée, les feux crépitent dans les cheminées.

Un magnifique roman, un très beau portrait de femme qui m'a donné envie de rattraper le temps perdu et de découvrir l'oeuvre de cette auteure. La fin est poignante et, bien que pleine d'espoir, mieux vaut prévoir un petit mouchoir au cas où.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Un livre hors norme, la lecture nous plonge dans un autre univers, l'absence de nom, prénom pour les personnages dénude le récit mais en même temps nous attache à Elle, lui, c'est bizarre, mais j'ai bien aimé au final.
Elle, nous conte sa volonté d'être : Elle. Elle se libère déjà de son père, puis de son métier en devenant écrivaine, puis de son mari, les enfants sont déjà plus ou moins partis du nid. A elle, sa liberté, sa volonté de vire l'instant ! L'éternité est dans l'instant !
Une lecture agréable aussi pour l'ambiance hivernale, sa retraite dans son chalet pour mieux écrire, par exemple.
Je pense que c'est un roman comme on dit : ça passe ou ça casse ! pas de demie mesure.
J'ai bien aimé, irai-je m'aventurer avec les romans de Dina ? je ne sais pas. Cent ans, fut une lecture mitigée.

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Elle, c'est la narratrice, sans nom, sans visage mais pas sans personnalité.
Elle se raconte : sa famille, sa mère insaisissable, son père qu'elle hait et qu'elle voudrait oublier : "Son père est une ombre qu'elle essaie toujours de gommer, mais ça ne marche pas.", son fils, né d'une rencontre éphémère avec un électricien.
"Probablement suis-je ainsi faite que je glisse le bonheur dans ma poche quand je mets la main dessus, mais oublie de le ressortir pour le regarder.", ainsi est-elle faite et va sa vie : la honte, les études à la ville loin de son fils, qui lui manque, la rencontre avec cet homme, qu'elle épouse, leur vie commune avec le fils et la fille qui bientôt naîtra, leur vie quotidienne d'instituteurs, et puis sa passion de la lecture, l'écriture, et enfin le succès avec la publication d'un premier roman qui s'attire les critiques les plus élogieuses, puis un deuxième, un troisième, une nouvelle vie qui se reconstruit autour de l'écriture.
Elle est dure avec elle-même, sans doute trop, s'obstine à ne pas voir ce qui ne va pas chez les autres, à commencer par son mari, mais même si au fond elle le sait et le devine, elle continue d'agir comme si de rien n'était, parce que c'est ainsi qu'elle a été élevée, dans ce Grand Nord si majestueux mais si rude.
Mais elle est aussi lucide avec elle-même et sait que les mots ne pourront pas tout faire, jamais : "Elle sait bien ce qu'il y a de pire. Ce ne sont pas les mots qu'elle écrit ni ceux qu'elle n'arrive pas à apprendre par coeur dans un manuel. le pire, ce sont les mots qui ne pourront jamais être dits, et donc jamais écrits. C'est la destruction même. Ce qui jamais ne passe.".

J'ai découvert Herbjørg Wassmo avec le splendide "Livre de Dina", voici que je la retrouve ici sous une autre facette, plus personnelle que celle sous laquelle j'ai pu la découvrir, mais le style est là, inchangé, toujours aussi magnifique et percutant.
Mon coeur a longtemps balancé, et balance toujours, pour savoir la nature exacte de ce livre : à quel point est-il autobiographique ? Et romancé ?
Sans doute autant l'un que l'autre mais le fond y est, la beauté aussi.
Je me suis laissée emportée par le style inimitable de l'auteur, l'art de l'ellipse qu'elle manie fort habilement et toujours à propos, son urgence d'écrire ce qu'elle a à dire, ce qu'elle ne sait pas et qu'elle cherche désespérément : "En écrivant, elle cherche à explorer ce qu'elle ne comprend pas dans la vie; dans la vie, elle se laisse décontenancer et oublie toute référence à la réalité.".
Elle mène dans ce roman une réflexion intéressante sur le processus créatif, sur ce qui pousse un auteur à écrire, les raisons pour lesquelles il le fait et les personnages qui viennent le hanter et deviennent comme une deuxième famille pour lui.
Car ici, Herbjørg Wassmo est habitée littéralement par ses personnages, ils finissent par la guider dans ses choix de vie et j'ai assez aimé ce côté fantasmagorique qui donne une autre dimension un peu surréaliste à l'histoire, à l'image des paysages et de la rude nature de la Norvège qu'elle décrit.
J'ai également été frappée par le peu de concessions qu'elle se fait vis-à-vis d'elle-même, ou de son double romancé, elle ne s'épargne pas à tel point que j'en ai ressenti de la douleur pour elle : "Sa vie a toujours été fiasco et douleur. N'est-elle pas ainsi construite ? N'est-elle pas quelqu'un qui démolit toutes les chances qui pourraient se présenter en pensant et en agissant de façon destructive ?".
J'ai eu la sensation tout au long de ma lecture que ce roman était une mise à nu de Herbjørg Wassmo, mais loin d'être impudique il offre au contraire la vision d'une femme qui a vécu, qui s'est forgée de ses propres mains son destin et qui vit aujourd'hui libérée de toute chaîne, de toute entrave, qui n'a eu de cesse de se battre pour sa liberté et pour vivre comme elle l'entendait, une belle ode à la liberté en somme.

"Ces instants-là" de Herbjørg Wassmo fait partie de ces romans difficilement qualifiables d'un point de vue littéraire mais qui habitent autant l'auteur qui l'a rédigé que le lecteur, un instant de lecture rare qui remue au plus profond de l'âme.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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critiques presse (1)
LesEchos
31 décembre 2014
« Ces instants-là », le dernier roman d'Herbjorg Wassmo, porte bien son titre. Par touches successives, la romancière norvégienne réussit une oeuvre impressionniste dont le motif est une vie de femme, sur fond de Grand Nord, avec ses lumières blanches, ses nuits sans fin, ses printemps pluvieux, la neige et le froid.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
Elle s'est remise à dessiner, comme elle le faisait avant. Au feutre et au fusain. A dépensé de l'argent à la librairie pour s'acheter du véritable papier à dessin. De l'aquarelle et des crayons, elle n'en a jamais eu.
Elle dessine ce dont elle se souvient du cimetière et des plages de l'île où elle a grandi. Les vieux arbres dans le jardin du presbytère. Un soir viennent les contours d'un portail et d'une clôture dont elle ignore où elle les a vus. Le fourré autour. Elle s'y installe en quelque sorte et, une fois le dessin terminé, reste longtemps à le contempler. De petits bruits en sortent. Gazouillis d'oiseaux, bruissement de feuilles. Vent. Roue de vélo sur le gravier. Elle entend une barque qu'on hale sur une plage sans avoir dessiné la barque.
Un jour, elle dessine sa chambre avec sa croisée de fenêtre et un vase vide sur la table. Ce n'est pas assez bien, juste une consolation dans la mélancolie. Elle aime ce mot. Mélancolie. Elle l'a lu dans un roman, sans se rappeler lequel. Un autre mot est tristesse. Ca sonne français. Tout ce qui est français est pour elle doux et élégant. Même un mot avec trois s et deux t.
Elle essaie aussi de dessiner ses rêves. Mais c'est démoralisant. Soit trop moche soit trop bête. Lui rappelle combien elle est lâche et fuyante. On dirait qu'elle ne fait qu'attendre. Elle patauge dans sa vie et attend.
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J'aurais voulu que tu sois amoureuse de moi, dit-il en la raccompagnant au bus.
Elle ne répond pas. N'arrive ni à venir à sa rencontre, ni à le balayer. N'est tout simplement pas habituée à ce que les gens révèlent ces souhaits -là. Elle a l'habitude qu'on attende et comprenne par observation personnelle. Si elle avait été préparée ou vive, elle aurait pu lui demander si lui était amoureux, d'elle. Mais une gêne, ou une peur, d'obtenir une réponse que qu'elle ne pourrait pas accueillir, arrête tout.
En un éclair, elle comprend qu'elle n'a pas l'habitude d'exprimer les sentiments par des mots. A moins que ce ne doive devenir de la littérature. Et cela n'a alors plus rien à voir avec elle. Dans la vie, elle n'a aucune hardiesse. A trop peur d'être rejetée.
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Les taxis paradent sans s'arrêter. ils klaxonnent, virent, doublent, bloquent. La ville est vacarme agressif et poussière au ras du sol, calme iridescent trois mètres au-dessus. Une bande blanche révèle les émissions d'un avion en route vers Dieu. Des arbres déposent leurs grandes feuilles sur le trottoir. S'il y avait eu du silence, elle aurait entendu leur bruissement. Juste là. Orange, rouge, marron. De grands monceaux. Dentelées, ovales, rondes, lobées, saines et poussiéreuses pêle-mêle.
Elle aurait pu être un arbuste, ou un réverbère. Personne ne tient compte d'elle. Elle se tient là avec sa petite valise blanche et comprend qu'elle est toute petite. Essaie d'avoir une pensée constructive, sans panique. Le souvenir d'un voyage organisé à Rome semble relever d'une autre vie. D'aucun secours maintenant.
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Mais le monde saigne toujours, sans qu'elle parvienne à y faire quoi que ce soit. Elle s'en tient aux mots. Les soirées sont bien trop courtes. Souvent elle s'endort sur son roman ou son journal avant d'en avoir lui une seule page.
Mais quelque chose s'est déplacé dans sa conscience. Ce n'est pas seulement son quotidien qui la déprime, c'est cette lâche de guerre. Toutes les guerres du monde. Elle a honte de n'avoir pas ressenti cette douleur plus tôt. Si seulement ils s'envolaient en fumée, tous ceux qui veulent la guerre.
Le grand inquisiteur est sans cape et ressemble à un Chinois, avec son habit aux allures de pyjama et ses yeux bridés affligés.
Tu crois tout savoir et tu regardes de haut ceux qui font moins l'article de leur engagement que toi ? dit-il.
Elle ne veut pas se laisser effrayer, mais se tait.
Tu as toujours vécu dans ta bulle en croyant que le monde était ailleurs. Tout d'un coup tu t'adresses aux gens comme si c'était toi qui l'avais inventé.
Elle ne veut toujours pas se laisser effrayer.
Tu te rends plus maligne que tu n'es pour que les gens voient comme tu es douée. De temps en temps, tu te cajoles un peu en lisant des romans. Il aurait mieux valu que tu couses un peu plus. C'est important et pour la société et pour ta famille. Mais tu penses comme une rêveuse mystique. Crois que ta vocation est en latence dans l'avenir. Qu'elle va se faire jour. Plus tard. Tu y crois. Pas vrai ?
Elle hoche une tête rebelle.
On aurait pu s'attendre à ce que ton aveu de dilettantisme te rend humble. Mais non, tu discutes tout, tout en étant cruellement ignorante et passablement catégorique, et tu poursuis la traversée du désert qu'est ton devoir quotidien. Tu as développé une phobie des miettes et de la crasse, des mouches mortes et des vêtements de gym sales. Tu figures que cela fait de toi, sinon une personne meilleure, au moins un personne plus enviable. Quand surgit l'idée que quelque chose pourrait clocher chez toi, tu t'apitoies sur ton sort au point de devoir compenser par une course aux tâches plus acharnée encore. Tu mènes ta vie dans un creux de sable dans le désert. Tout ce que tu creuses pour te faire ton petit trou est de peu d'utilité. Le creux se remplit plus vite que tu ne peux creuser.
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« Elle traque les couleurs avec une épuisette trouée. Les couleurs se transforment, deviennent mots qu'elle recueille dans une boîte Joika. Ils ressortent en lévitant par le couvercle à moitié ouvert. Se déchiquettent sur les bords dentelés par l'ouvre-boîte. Elle pose une main dessus pour les maintenir en place. Les mots. De la tristesse. Mots de l'inquiétude. Mots de l'odeur et de la saveur. Mais de la joie ? Non. Ces choses-là attendront. »
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Vidéo de Herbjørg Wassmo

MP 2014-09-16-824-003048BDD2D9.mp4
Payot - Marque Page - Herbjorg Wassmo - Ces instants-là.
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