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ISBN : 2264034831
Éditeur : 10-18 (22/08/2002)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 215 notes)
Résumé :
Reine en son domaine de Reinsnes, Dina impose son diktat enfin légitimé par un mari décédé et par un testament falsifié en sa faveur. Ainsi, elle peut à nouveau s'ébattre à travers champ, chevaucher son cheval Lucifer, et faire monter de son violoncelle une musique qui hante chaque recoin du grand domaine. Libre, incapable de se plier aux contraintes de l'étiquette que lui imposent son rang et son statut de maît... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  03 octobre 2015
Alors que le premier tome posait la mort de Jacob Gronelv en élément liminaire pour reprendre ensuite toute l'existence de Dina jusqu'à ce drame, le deuxième volume s'ouvre immédiatement après le soudain veuvage de l'héroïne. Dina est toujours silencieuse, enfermée dans la chambre conjugale. Elle marche toute la nuit et elle boit plus que de raison. « Chaque maître avait ses lois. Les lois de Dina ne ressemblaient à aucune autre. » (p. 47) Et voilà qu'elle est enceinte ! « On racontait ouvertement que Madame Dina était à la fois enceinte, muette et peu sociable. » (p. 23) Jacob ne disparaîtra donc pas de Reinsnes. Benjamin, le nouvel héritier s'ajoute donc à Johan, le fils du premier mariage de l'armateur et aubergiste, et à Niels et Anders, ses fils adoptifs. Arrive Stine, une nourrice Lapone, qui prend soin de Benjamin et finit par s'installer définitivement à Reinsnes avec l'approbation de Dina. Il y aura finalement une maîtresse pour l'intérieur de la maison, tandis que Dina veut gérer les affaires de son défunt époux, comprendre les chiffres, pourquoi ils ne sont pas justes, suivre les caboteurs et les récoltes. « Finalement, les histoires moins flatteuses sur Dina perdirent de leur impact. On les considéra plutôt comme des traits d'originalité qui distinguaient Dina des maîtresses de maison et autres bourgeoises. Et qui faisaient d'elle quelqu'un de spécial et de fort. » (p. 133) Se remariera-t-elle, la grande et belle veuve de l'armateur ? Pour cela, il faudrait qu'elle trouve un homme digne d'elle, selon ses critères. Ce ne peut pas être Tomas, ni Johan. Peut-être Léo Zjukovkij, ce Russe qui va et vient en laissant des sillons dans le coeur de Dina.
Ici, Dina prend peu à peu sa place dans le domaine laissé par son époux. Elle rend les armes sur certains sujets, s'adoucit, mais brandit toujours son indépendance et sa volonté comme des drapeaux de guerre.
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MissG
  09 novembre 2014
"Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, comme un sceau sur ton bras; car l'amour est fort comme la mort, la jalousie est inflexible comme le séjour des morts." Cantique des Cantiques, 8, 6.
Dina s'emmure dans son silence, Dina dirige d'une main de fer le comptoir de feu son mari, Dina est une sauvageonne qui ne connaît ni Dieu ni maître et qui chevauche son étalon noir Lucifer dans le désert de froid du Nordland.
Dina est enceinte d'un homme désormais mort, enfin le coeur de Dina va s'enflammer pour l'étranger, Leo, et va s'accrocher à lui pour ne plus le laisser partir.
Que son mari soit mort, cela ne perturbe pas outre mesure Dina qui vit très bien sans : "Le chagrin, c'est les images qu'on ne peut pas voir, mais qu'il faut porter quand même.", de mauvaises langues pourraient même dire que cela l'arrange.
Dina fonctionne à l'instinct, elle aime sans doute son fils mais le laisse grandir dans la même liberté qu'elle a connue, et elle s'attache à la nourrice de son fils en lui offrant des privilèges qui déclenchent la colère et l'hébétude de certains.
Dina est une femme à l'image du Nordland : "Elle était un fleuve qui portait un chaland à la lourde coque. Dont l'étrave était faite pour forcer les courants et les pierres. Ses berges étaient avides et omnivores et s'agrippaient à ses flancs.", sauvage avec un côté bestial qui se réveille : "Le rut était le plus fort. Chez d'autres, il était peut-être plus discret et moins ostensible, mais chez elle, c'était comme une gueule rouge aux dents pointues et aiguisées dégageant une forte odeur. Avec une rage d'appétit inassouvi.".
Ce deuxième tome du "Livre de Dina" est aussi abrupt et taiseux que le premier, avec un caractère violent qui se déchaîne au gré des passions.
Le froid et l'absence de lumière se ressent à la lecture du récit.
Le style est flamboyant et la plume de Herbjørg Wassmo n'a pas été sans me rappeler celle d'un Jean Giono, avec une nature qui se déchaîne telles les passions qui agitent les corps et les esprits des personnages, à commencer par Dina.
J'avoue que depuis le premier tome, j'ai passé un pacte avec Herbjørg Wassmo, à moins que ça ne soit avec Dina, ou bien encore avec les deux, celui de continuer jusqu'au bout pour connaître le destin de cette héroïne si forte et si belle comme cela m'a rarement été donnée le cas de voir en littérature.
J'aime le côté ancien de ce roman et de ces quelques dialogues, j'aime la rudesse des personnages qui colle avec la vie qu'ils mènent, j'aime suivre cette femme que j'ai renoncé depuis bien longtemps à comprendre mais qui envoûte, en somme, j'aime tout dans ce roman qui ne comporte à mes yeux aucune imperfection.
Oui, Dina est une magicienne qui a pris vie sous la plume de Herbjørg Wassmo.
Une plume qui happe le lecteur, le saisit, le secoue et l'entraîne dans une course effrénée qui ne s'achève même pas une fois le livre refermé.
Formidable épopée nordique nourrie d'extraits de la Bible, "Le Livre de Dina - Les vivants aussi" est un roman qui remue tripes et boyaux et enchaîne le lecteur à la sauvage Dina dans sa profession de foi et son cri à la vie.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Chocolatiine
  27 décembre 2016
Alors que son mari meurt à la fin du tome 1 dans les circonstances que nous savons, Dina se retrouve veuve et enceinte. Qui est réellement le père du petit Benjamin, Jacob ou Tomas? Nous ne le saurons pas.
Les années passent à Reisnes, de nouveaux personnages font leur apparition : ainsi Stine, la nourrice de Benjamin, ou monsieur Léo dont Dina semble tomber amoureuse. Par ailleurs, elle se comporte de plus en plus (enfin !) comme la maîtresse du domaine.
Quelle étrange femme que cette Dina ! Ce deuxième tome est à la hauteur du premier. Impossible, cependant, de dire comment l'histoire finira ; elle est tellement surprenante !
Réponse dans le tome 3 !
Challenge ABC 2016/2017
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Lune
  03 juin 2008
L'illustration choisie "Idle moments (détail) de Georgina Iserbyt (*) correspond parfaitement à l'image que l'on se fait de Dina. Inquiétante, effrayante, lointaine, femme indépendante assumant sa part de virilité, déesse et diablesse, extrême lucidité la plaçant au-dessus de tous, rage contre elle-même et contre les autres, carapace ou folie? le premier tome (billet du 24 janvier 2008) avait suscité mon enthousiasme, les deux suivants ne l'ont pas diminué. le tout forme une épopée romantique où chaque personnage prend vie et devient familier au point de se fondre en nous. Je me suis laissée prendre à ce jeu de l'ailleurs, à ces êtres entiers, bons et laids, taciturnes et pudiques, allant jusqu'à l'extrême. J'ai palpité comme lorsqu'adolescente, je lisais "Wuthering Heights" ou "Les gens de Mogador" et ne pouvais me détacher de leur histoire pleine de souffrances, d'élans, d'émois, d'injustices, de pardons, de non-dits... J'ai pénétré un monde du nord que je ne connaissais pas, à travers un fragment de son Histoire et de son histoire sociale. Je me suis précipitée sur une carte de Norvège pour situer les lieux et voir de mes propres yeux qu'ils existaient. J'ai découvert des us et coutumes, des atmosphères lourdes d'isolement, de repli sur soi interrompu par l'arrivée d'un bâteau et de "l'étranger". Bref, je me suis laissée piéger (et sans effort) par le tragique romantique nordique d'un XIXe siècle qui nous parle encore. Cette après-midi, je me précipite et achète la suite, "Fils de la Providence " et "L'Héritage de Karna"...
* Artiste belge, née à Bruxelles en 1915. Peintre figuratif et au symbolisme personnel. Son oeuvre se compose de figures, de nus, de paysages et de portraits.
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litolff
  03 juillet 2014
Bon, j'ai lu le tome 1 sans plaisir particulier et je me suis arrêtée à la moitié du tome 2 : je ne connaîtrai sans doute jamais la suite des aventures de Dina et ça ne me manquera pas beaucoup...
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
jovidalensjovidalens   06 octobre 2015
Stine était la meilleure. Elle sentait les algues rincées par la mer et les myrtilles mûres de soleil. Elle sentait le linge séché dehors pendant la nuit. Ses mains étaient douces et calmes. Bronzées, aux ongles courts.
Ses cheveux noirs et raides étaient serrés sur ses tempes. Ils ne frisaient pas autour du front quand elle transpirait, comme les cheveux de Dina. La sueur de Stine était la meilleure. Comme des tiroirs d'épices grands ouverts. Meilleure que les fraises des bois derrière l'enclos.
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KATE92KATE92   09 avril 2012
"Elle rejeta ses cheveux en arrière comme un cheval qui veut voir le soleil. Il y avait une large déchirure bleue dans le ciel.
Elle rencontra alors un regard étranger.

Je suis Dina. Mes pieds sont des piliers dans le sol. Ma tête est sans poids et reçoit tout : les bruits, les odeurs, les couleurs.
Les images bougent autour de moi. Les gens. Le vent. Une odeur piquante de bois brûlé et de suie. D'abord il y a les yeux, sans tête ni corps. Comme faisant partie de ma fatigue. Dans lesquels se reposer. Je n'ai jamais rencontré un tel homme. Un pirate ? Non ! Il vient du livre de Hjertrud ! C'est Barabbas ! Où ai-je été si longtemps ?"
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ChocolatiineChocolatiine   25 décembre 2016
- Et pourquoi vous voyagez tellement, demanda-t-elle au bout d'un moment.
- Ah, pourquoi? C'est parce que j'aime ça, je pense. Et puis je cherche.
- Cherche quoi?
- La même chose que tout le monde.
- C'est quoi?
- La vérité.
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KATE92KATE92   09 avril 2012
"Benjamin la suivait des yeux. Quand elle était comme ça, comme un petit oiseau, il avait aussi envie de pleurer.
_ C'est pas un malheur pour ceux qui sont morts. C'est un malheur pour les vivants, dit Dina.
Mère Karen ne dit plus rien au sujet du malheur des morts.
Mais Benjamin comprit qu'il y avait bien dautres choses à dire et grimpa sur ses genoux. Pour la consoler.
Il sentait Dina comme un grenier sombre, et se tint à l'écart le reste de la journée."
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KATE92KATE92   09 avril 2012
"Je suis Dina. Tout le monde disparaît. 'L'enfant qui tempère son chagrin' a disparu. J'ai décroché Hjertrud du mur. Ses yeux l'ont quittée. Je ne peux pas regarder un tableau sans yeux. Le chagrin, c'est les images qu'on ne peut pas voir, mais qu'il faut porter quand même."
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