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Patrick Honnoré (Traducteur)
ISBN : 2809700168
Éditeur : Editions Philippe Picquier (28/03/2008)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 95 notes)
Résumé :
A dix-neuf ans, Wataya Risa est la plus jeune lauréate jamais couronnée du prix Akutagawa, le Goncourt japonais. Et l'histoire qui a conquis le jury et le public japonais n'est sans doute pas très éloignée de sa propre expérience de lycéenne, il n'y a pas si longtemps. Ce journal intime d'une jeune fille qui n'arrive pas à s'intégrer dans sa classe est au plus près des sensations, de la contradiction des sentiments qui affleurent sous la surface unie des apparences.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  10 avril 2018
Elle occupe un bureau, au fond de la classe. Seule. A la pause, elle se pose à la fenêtre et regarde la cour de récréation. Seule. A midi, elle s'installe pour manger son bento. Seule. La solitude au lycée ne se vit pas forcément bien. Jamais réellement choisie, surtout quand les groupes de travail se forment et qu'à la fin, elle se retrouve toujours seule, ou la dernière à être choisie pour intégrer d'autres filles qu'elle trouve immatures.
A quelques rangées de là, il y a bien ce garçon qui lit cet étonnant magazine de mode en cours de maths. Il parait même plus seul qu'elle. Elle tente un rapprochement. Il l'intrigue, la façon dont il s'isole du reste du monde. Un début de quelque chose, peut-être… Sauf que le garçon n'a d'yeux et de pensée que pour cette stupide mannequin-chanteuse-vedette, avec des jambes aussi longues que… Un vrai otaku.
Derrière l'apparence presque d'un manga littéraire sans image, Risa Wataya écrit un petit roman sur le spleen de la jeunesse japonaise, sur l'exclusion et la solitude d'une génération désenchantée. L'écriture est fluide, la lecture rapide et finalement le sujet bien plus profond que ne le laissait présager cette couverture Picquier. Un roman, un « Appel du Pied » qui lui valut le prix Akutagawa (en même temps que l'excellent « Serpents et Piercings » de Hitomi Kanehara), écrit à dix-neuf ans, pendant sa seconde année de fac… 4 romans à son actif, et déjà 3 prix littéraires… Un certain prestige de l'écriture.
Lien : https://memoiresdebison.blog..
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Mimeko
  07 décembre 2014
Chronique de la vie d'une jeune japonaise Hatsu, en plein doute sur sa personnalité et sa place dans son groupe d'amies et dans la société au sens large. Peu à peu elle lâche prise et s'isole, jusqu'au moment où elle sympathise avec Ningawa, un jeune camarade un peu perdu comme elle, enfermé dans son admiration obsessionnelle pour une mannequin chanteuse.
J'ai beaucoup aimé le style de ce court roman qui s'inscrit dans la nouvelle génération d'écrivains japonais, et j'ai apprécié cette analyse de l'évolution d'une adolescente un peu perdue, mais qui reste très lucide sur elle-même et sur le monde et qui montre (comme Chansons populaires de l'ère Showa de Ryu Murakami), une certaine déshérence de la jeunesse, en perte de valeurs, sans passion et sans intérêt pour leur vie.
Commenter  J’apprécie          160
Sharon
  12 août 2015
Court roman ou longue nouvelle ? C'est probablement ainsi qu'en France, on classerait ce livre. Il nous offre un moment de la vie d'Hastu et de Ninagawa, particulier, certes, mais pas décisif.
Ce qui ressort de ce livre est la profonde solitude dans laquelle se trouvent ses personnages. Ninagawa est seul avec sa passion hors-norme pour cette mannequin-chanteuse, il n'est pas qu'une groupie, il est le détective privée de sa vie, guettant le moindre article sur elle, notant le moindre lieu où elle est passée, tel un historien de sa vie. Ninagawa vit quasiment en autarcie dans sa chambre, n'ayant que quelques contacts obligatoires avec le monde extérieur, y compris avec sa propre mère qui semble pourtant veiller sur lui, prendre soin de lui, même si lui n'aime pas que l'on prenne soin de lui.
Hatsu semble encore plus isolée que lui – volontairement. Ne trouvant sa place nulle part, ne sachant d'ailleurs pas très bien ce qu'elle veut faire de sa vie, totalement coupée des autres. Comme souvent dans la littérature japonaise contemporaine, je ne peux que remarquer le fossé entre la jeunesse et le monde des adultes : les deux évoluent les uns à côté des autres.
Y a-t-il une lueur d'espoir dans ce roman, une possibilité de changement ? Pas tant que cela, à moins d'imaginer qu'Hatsu prenne enfin les mains qui lui sont tendues.
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nounours36
  09 septembre 2014
Le début du roman commence par les mots suivants "La solitude me sonne dans la tête", Hatsu est une jeune lycéenne qui se cherche, qui ne s'intègre ni à sa classe ni à aucun groupe.

Sa meilleur amie Kinuyo lui lance des bouées pour la secourir et l'aider à s'intégrer, mais trop fier, elle refuse la pitié préférant se renfermer encore plus "Je préfère encore avoir l'air de choisir volontairement la solitude" . Elle découvre un autre exclu un garçon nommé Ninagawa, "Les rebuts s'assemblent aux rebuts". Ninagawa est un otaku fan d'une mannequin chanteuse vedette. Ninagawa a un look spécial "Une longue mèche de cheveux lui tombe sur les yeux. Des cheveux noirs et lourds comme s'il s'était vidé une bouteille de sauce soja sur la tête, des yeux rouges et brillants comme un gyrophare de voiture de police" Hatsu va s'intéresser à lui : pitié, sentiment profond, amitié ? Elle essaiera de le détourner de sa passion dévorante à coup de pied...
Roman très court, qui est proche de l'univers des mangas ou du "breakfast club", du malaise des adolescents à trouver leur place (dans la société ou dans les groupes), se faire accepter, ou bien s'accepter tel qu'ils sont. Un roman qui s'attache à décrire une 'lost generation' Japonaise, en proie à l'incompréhension la solitude et l'exclusion.
Risa Wataya obtient le prix Akutagawa en 2003 en même temps que Hitomi Kanehara pour sa première oeuvre Serpents et Piercings . Donc une année ou un double prix est décerné aux ados terribles. Risa Wataya sera en plus la plus jeune auteure a obtenir ce prix.
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lemathoulecteur202
  19 novembre 2015
Ce livre de Wataya Risa est un roman japonais traduit par Patrick Honoré. Ce roman est de l'édition Picquier, son titre original est "Keritai semaka".
Les personnages principaux sont : Hasegawa, Ninagawa et Kinuyo (une "amie" de Hasegawa). Ce roman est à propos d'une adolescente : Hasegawa, elle est réservée et n'a pas d'amie dans son lycéee. Sa seule "amie" du collège l'a laissée pour d'autres personne "plus populaire". Un jour, en classe, Hasegawa fait la connaissance de Ninagawa un adolescent dans le même cas qu'elle, il se forme une sorte d'amitié entre eux.
Je ne me suis pas attaché aux personnages car Ninagawa, un garçon ne vivant que pour Oli Chang (une célèbre mannequin), est reclu sur lui même et ne prête aucune attention à Hasegawa qui tente des approches. Ainsi que pour l'héroine (Hasegawa) car tout au long de ce roman elle a des occasions pour se faire des amies et se rapprocher de Kinuyo mais ne les saisis pas, et se pleins qu'elle n'a pas d'amies.
Les thèmes majeurs de ce romans sont la solitude que peut ressentir une adolescente n'arrivant pas à s'intégrer dans son lycée, et de l'amour que ressens Hasegawa envers Ninagawa.
Ce roman écrit sous forme de journal intime nous fait en quelque sorte vivre et ressentir ce que vit Hasegawa et ses nombreuses déceptions (amour, amitié). Au fur et à mesure de ce roman nous pouvons observer l'évolution de l'héroine qui va décider de s'ouvrir au monde.
Il y a un passage que j'ai apprécié : "Je voudrais que les autres répondent à mon attente, mais je ne suis même pas capable de penser à faire quelque chose pour quiconque." Je l'ai choisi car nous voyons que Hasegawa et en appel d'amitié mais personne ne le voit car elle s'attend à ce que cela sois les autres et pas elle qui aille la voir, mais elle se sent incapable de demander de l'aide.
Pour finir, je recommanderai ce livre aux personnes aimant les journaux intimes car il nous fait passer des émotions. Ma réaction globale est positive même si à quelques parties étaients ennuyeuses.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   09 avril 2018
Tous les jours, j’avais l’impression de vivre pour avoir quelque chose à raconter. Le silence me faisait peur, l’abîme d’eau froide du silence dans lequel sombrent les bateaux, et je mettais tout mon cœur à le combler par mes récits de ce qui m’étais arrivé la veille. Je me suis coupé le doigt, là. Hier soir, à la télé c’était marrant. Ce matin, mon poisson rouge est mort. Les événements de la journée ne suffisaient pas et l’eau du silence suintait de toutes parts.
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FromtheavenueFromtheavenue   26 octobre 2010
Je veux que quelqu’un délie un à un tous les fils noirs qui sont pris dans mon cœur comme on détache un à un les cheveux dans un peigne, et les jette à la corbeille. Je voudrais que les autres répondent à mon attente, mais je ne suis même pas capable de penser à faire quelque chose pour quiconque.

Combien de fois ai-je été obligée de retenir un rire depuis que je suis au lycée ? Rire c’est baisser sa garde, et il faut un grand courage pour baisser sa garde quand on est seul.


Si je m’efforce de m’effacer ainsi le plus possible, en même temps j’ai peur de m’apercevoir que j’ai complètement disparu.
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polarjazzpolarjazz   31 juillet 2016
Çà me rappelle le club de volley au collège. Mais c'est fini pour moi, les sports collectifs. Physiquement, je ne pourrais plus. Depuis que j'ai découvert le plaisir de l'effort solitaire de l'athlétisme, je ne pourrais plus supporter la promiscuité de ces échanges de regards entre équipiers.
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MimekoMimeko   07 décembre 2014
Et pour venir ici, il a bien fallu que j'emprunte tout le couloir et que je descende les escaliers, pourtant je ne m'en souviens pas. Ca, c'est parce que je ne regarde que moi, en fait. Au lycée, je me parle toute la journée à moi-même dans ma tête, c'est pour ça que le monde extérieur est devenu si lointain.
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bibliophagebibliophage   26 juin 2012
La solitude me sonne dans la tête. Un son de clochette, très aigu, à me casser les oreilles. Pour que les autres ne le remarquent pas, je lacère une photocopie. Fines et longues lanières. Le bruit agaçant du papier qui se déchire couvre au moins celui de la solitude.
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