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Erika Abrams (Traducteur)
ISBN : 2264043628
Éditeur : 10-18 (17/08/2006)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 141 notes)
Résumé :
Pour tromper son ennui, une demoiselle de la bonne société anglaise, Margaret Prior, visite régulièrement les détenues de la prison de Millbank. Dans cette bâtisse sinistre croupissent les parias de l'ère victorienne, avorteuses, voleuses et autres criminelles, à qui elle veut apporter un peu de réconfort. Parmi elles, Selina Dawes, spirite à l'aura très particulière... En gagnant sa confiance, Margaret finit par découvrir l'étendue des pouvoirs de la jeune médium, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
fabienne2909
  02 mars 2013
"Affinités" est un livre fantastique, mais que je ne me souvenais plus avoir lu (et c'est en repassant devant à la bibliothèque que je m'en suis rappelée avec émotion). Vous pourriez me dire alors, et vous aurez raison, "Est-ce que ce livre est vraiment si bien, puisque tu ne te rappelais même plus que tu l'avais lu ?" (c'est aussi pour ne plus oublier mes lectures, ou en tout cas un peu moins, que j'écris des critiques sur Babelio. Enfin bref, on va stopper ici la narration de ma vie :) ). Hé bien, oui, "Affinités" est un livre fantastique, que je conseille vivement, dont la lecture est vraiment marquante.
Ce roman, dont la parution est moderne (entre 2005 et 2006 pour les éditions grand format et de poche), reprend tous les codes du roman victorien gothique (sauf que l'histoire ne se passe pas dans un château) : il raconte l'histoire de Margaret Prior, une dame patronnesse issue de la haute société, qui visite des prisons afin de tromper son ennui. A l'occasion d'une de ses visites, elle fait la connaissance de Selina Dawes, une jeune spirite qui a été emprisonnée pour avoir tué l'une de ses clientes au cours d'une séance de spiritisme, mais qui ne cesse de clamer son innocence. Celle-ci commence à raconter son histoire à Margaret Prior, qui, au départ juste intriguée par cette histoire qui sort de l'ordinaire, ne se rend pas compte qu'elle tombe dans une fascination dangereuse...
"Affinités" distille tout au long de sa lecture une ambiance doucereuse, intrigante, malsaine. Un parfum de mystère flotte dans l'ouvrage, contamine le lecteur (qui peut alors voir son quotidien différemment le temps de la lecture), et qui correspond parfaitement au rapport que l'on peut avoir avec le spiritisme (quand le sujet intéresse), soit une attirance trouble pour le jeu avec la mort, avec l'indéfini.
"Affinités" est aussi un formidable jeu de manipulation, une orchestration de faux semblant. Qui sont réellement les personnages ? Que veulent-ils vraiment ? le rebondissement final, estomaquant, se chargera d'apporter la réponse.
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juliette2a
  20 août 2014
Margaret Prior est une jeune femme issue d'un milieu aisé. Après la mort de son père, elle décide de venir en aide aux prisonnières de Millbank, une sinistre prison située non loin de la Tamise, afin de les conseiller et leur apporter son soutien durant leur dur séjour dans cette prison. Contre l'avis de sa mère qui préfère que Margaret accomplisse les tâches réservées aux jeunes filles de son rang, Margaret devient « dame patronnesse » à Millbank : elle rencontre ainsi des femmes condamnées pour toutes sortes de fraudes, comme le vol, la tentative de suicide ou encore le meurtre. C'est ainsi qu'elle fait la connaissance d'une détenue particulière : Selina Dawes, jeune médium spirite condamnée après la mort de sa protectrice, Mme Brink ainsi que la plainte d'une de ses clientes. Peu à peu, Selina va se confier à Margaret, et celle-ci devient de plus en plus « fascinée » par le médium au point de ne cesser de penser à elle, et de raconter à ses lecteurs la passion qui commence à brûler en elle…
Voici l'histoire d'Affinités, premier roman que je lis de Sarah Waters, romancière talentueuse qui m'intriguait depuis un certain temps. J'ai particulièrement apprécié le choix du « journal intime », car il nous permet de connaître dans les moindres détails les pensées de l'héroïne, un anti-héros en décalage avec son époque, qui veut devenir libre ; Margaret est un personnage intéressant : profondément attachée à son père disparu, elle n'est proche ni de sa mère, ni de sa jeune soeur fiancée avant elle, ni même de son frère, pourtant marié à son amie intime, Helen. J'ai été touchée par sa situation, je l'ai comprise du début à la fin, et j'ai vécu en même temps qu'elle les différents évènements de ce roman.
Selina est un personnage complexe, qui m'a plu par son caractère mystérieux, son passé qui semble atypique et son comportement avec Margaret. Je dois dire que je ne m'attendais pas à une telle fin, j'avoue même qu'elle m'a un peu déçue, et pourtant, elle nous délivre la dernière clé qui nous permet de résoudre l'énigme de la vie de Selina.
Ainsi, j'ai apprécié cette lecture, qui, malgré le peu de gaieté qui y règne, est passionnante. J'espère avoir l'occasion de découvrir plus en détails l'oeuvre de Sarah Waters, et en particulier son roman le plus connu, du Bout des doigts.
A lire !
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ChtiteEmilie
  19 août 2018
Ne vous fiez pas à la couverture car elle n'a rien à voir avec l'histoire, si ce n'est qu'elle raconte l'histoire de deux femmes dans une époque victorienne.
Margaret Prior se sent bien seule depuis la mort de son père. Elle a 29 ans, vit toujours chez sa mère, son frère s'est marié à une amie d'enfance et sa soeur s'apprête elle aussi à se marier et à quitter le domicile. Elle ne s'entend pas très bien avec sa mère et son père lui manque terriblement. Pour échapper à l'ennui elle va devenir visiteuse de prison. C'est une prison de femmes qu'elle a choisit: Millbank. Elle va tour à tour rencontrer plusieurs femmes qu'elle va visiter régulièrement jusqu'au jour où une prisonnière retient son attention: Selina Dawes. Ce qui l'intrigue chez elle et qui la rend différente à ses yeux c'est le fait qu'elle soit spirite, un univers inconnu aux yeux de Margaret. Les faits un peu troubles de son incarcération vont la pousser à découvrir la vérité et à plonger dans ce monde de médium.
A travers un croisement des journaux intimes, celui de Margaret, qui écrit au présent et celui de Selina, qui écrit avant son incarcération, nous allons comprendre les histoires de ces deux femmes que tout oppose jusqu'au rang social. On ne comprend pas tout de suite qu'il s'agit d'un croisement de journal, ce qui rend la lecture un peu brouillon. Les faits intéressants résultent plus dans le procès de Selina. Que s'est-il passé cette nuit-là ? Bien plus que dans les rencontres des deux femmes qui sont monotones et qui s'étirent dans tous le roman. Il reste juste la fascination mystérieuse et mystique de Margaret pour Selina. Fascination dont va jouer avec brio Mlle Dawes. La fin est surprenante et peut laisser perplexe. Ne vous fiez pas aux apparences et entrez dans l'univers carcéral de notre spirite, Selina Dawes.
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Luniver
  15 septembre 2013
Margaret est une femme de la bonne société anglaise qui vient de perdre son père récemment. Elle est aussi en période de convalescence d'un mal mystérieux que personne ne veut nommer ; toujours est-il que Margaret a besoin de chloral ou de laudanum pour s'endormir tous les soirs.
Pour changer son quotidien, elle décide de devenir dame patronnesse dans la prison de Millbank, la visite régulière d'une honnête femme du monde ne pouvant que bonifier le caractère et le comportement des détenues. Parmi celles-ci, Margaret s'attache particulièrement à Selina Dawes, une spirite qui a été emprisonnée pour avoir frappé une détenue. La médium soutient fermement que c'est un mauvais tour d'un esprit et qu'elle est tout à fait innocente. Bien que sceptique au départ, Margaret va s'intéresser d'un peu plus près au spiritisme, fascinée par l'aura de Selina.
Sarah Waters reste avec Affinités dans son univers favori, la ville de Londres au 19ème siècle. L'ambiance y est toujours aussi bien rendue, et l'atmosphère des prisons est étouffante. Par contre, l'intrigue est très lente, et toutes les révélations ne se font que dans les cinquante dernières pages. L'ennui commençait à poindre à l'horizon.
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Lounima
  30 juin 2013
Après ma lecture plus qu'enthousiaste de du bout des doigts de cette auteure, j'étais très impatiente de découvrir ce roman dont l'action se situe également au XIXè siècle en Angleterre. Et c'est avec plaisir que j'ai retrouvé tous les ingrédients qui avaient contribué à me faire apprécier Sarah Waters: époque victorienne, ambiance suffocante, situations équivoques, secrets, trahison et amours interdites!
Margaret Prior est une jeune femme de la haute bourgeoisie victorienne qui, à la mort de son père, un brillant historien, se retrouve meurtrie et désoeuvrée. Pour occuper ses pensées, mais également et surtout dans le but d'aider son prochain, elle décide de devenir dame patronnesse à la prison de Millbank. Elle y découvre un univers froid, angoissant, sombre, sale, silencieux, où la nourriture est immangeable, les corridors sans fin et les détenues terriblement seules... Cette atmosphère étouffante et effrayante l'obsède. Très vite, elle s'attache à Selina Dawes, une jeune prisonnière spirite accusée d'escroquerie et de coups et blessures. Margaret se sent attirée par elle, irrémédiablement, alors que Selina lui fait découvrir son monde, le spiritualisme: leurs rencontres amicales deviennent assez vite troublantes, empreintes de sentiments inavouables...
Comme je l'indiquais en préambule, j'ai beaucoup aimé cette plongée dans l'époque victorienne; Sarah Waters est experte dans l'art de décrire les lieux et les personnages. Ainsi, on ressent sans effort l'atmosphère étouffante de la prison de Millbank, on en respire la poussière et les odeurs des corps mal lavés et on entend le bruit des grilles qui se referment sur Margaret à chacune de ses visites, celui des trousseaux de clés des gardiennes et des lamentations des prisonnières qui ne veulent pas qu'on leur rase la tête...
Les personnages de Margaret et Selina sont très intéressants, fascinants même. Et on peut se demander comment deux personnes de milieux si différents (l'une issue de la bourgeoisie victorienne, l'autre, orpheline, évoluant dans le milieu spirite) ont pu si vite et si bien s'entendre... Sans doute, la solitude est un bon stimulant à l'émergence d'une amitié profonde et Margaret, bien que libre et entourée de sa famille, se sent seule, abandonnée dans son milieu où elle ne se reconnaît pas, où ses aspirations et envies ne sont ni écoutées ni entendues "J'ai vingt-neuf ans. Dans trois mois je passerai le cap de la trentaine [...] qu'adviendra-t-il de moi ? Je me dessécherai, je deviendrai cassante, décolorée - telle la feuille qu'on garde, pressée entre les pages d'un triste livre noir, jusqu'à ce que l'oubli la réclame." (10/18 - p.301) alors que Selina se montre compréhensive, à l'écoute et disposée à l'aider à réaliser ses rêves, même si, pour cela, les esprits devront intervenir...
La construction du livre est également très réussie: on suit tour à tour le journal intime de Margaret relatant précisément les événements et nous révélant ses pensées les plus intimes et celui de Selina centré sur les événements passés l'ayant conduite en prison. Ces deux récits sont totalement complémentaires et nous aide à entrevoir la fin même si j'ai été loin du compte...
Néanmoins, et bien que j'aie beaucoup aimé cette lecture, je dois avouer que j'ai passé un bon tiers du livre à attendre le retournement de situation tant espéré ! En effet, après ma lecture de du bout des doigts, j'étais certaine que les choses n'étaient pas aussi transparentes qu'elles en avaient l'air et que, forcément, quelque chose allait arriver et ce quelque chose a beaucoup (trop) tardé... C'est sans doute pourquoi j'ai ressenti un peu de lassitude à certains moments dans ma lecture et que certaines répétitions et longueurs m'ont quelque peu agacée! Mais ceci n'enlève rien à la qualité de l'intrigue ni à l'intérêt du livre et je peux sans aucun doute qualifier cette deuxième rencontre de rendez-vous totalement réussi.
Lien : http://loumanolit.canalblog...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
LounimaLounima   30 juin 2013
"Silence rompu, à l'instant même où je commençais à m'en étonner, par un soupir. Un soupir isolé - un seul, mais un soupir parfait, comme sorti tout droit d'un livre et qui, assorti à mon état d'esprit du moment, produisit sur moi, dans ce cadre, un effet plutôt insolite. [...] J'appliquai d'abord les doigts, puis les yeux, au guichet. Je fixai le regard sur la jeune femme enfermée là - figée dans un calme tel que je crois bien avoir retenu mon souffle pour ne pas l'alarmer.
Elle était assise sur sa petite chaise de bois dans une attitude d'abandon, la nuque renversée, les yeux fermés. Son tricot délaissé reposait sur ses genoux, ses deux mains se touchaient, les doigts légèrement serrés; la vitre jaune à sa fenêtre resplendissait de soleil, et elle avait tourné la tête pour s'y réchauffer. Sur la manche de sa robe couleur de boue je vis l'emblème de sa catégorie - une étoile de feutre, coupée en biais et cousue de travers, dont les lignes se détachaient à la lumière du jour. Ses cheveux, là où ils dépassaient de son bonnet, étaient clairs, son teint d'une paleur qui soulignait le modelé du front, des lèvres, la courbe des cils. J'étais certaine d'avoir déjà vu ce visage. c'était celui d'une sainte ou d'un ange dans un tableau de Crivelli.
Je l'observai une minute peut-être. Pendant tout ce temps elle garda la tête parfaitement immobile, les yeux fermés. Il y avait dans son attitude, dans son recueillement, une ferveur presque religieuse. Je finis par me dire qu'elle priait. Honteuse, j'allais refermer le guichet lorsqu'elle bougea. Ses mains s'ouvrirent, elle les leva à son visage et j'entrevis contre le rose de ses paumes calleuses un éclair de couleur. Elle tenait une fleur entre ses doigts - une violette, à la tige fatiguée. Elle la porta à ses lèvres, souffla dessus. Du coup je vis le violet des pétales transfiguré, vibrant, radieux...
Elle fit cela, et je me rendis compte de la grisaille qui l'entourait - grisaille des corridors, des prisonnières, des surveillantes, du monde entier, moi-même comprise. C'était un monde de lavis et de demi-teintes avec, là, une unique tâche de couleur, posée sur la toile sans doute par mégarde." (10/18 - p.45-47)
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LuniverLuniver   12 septembre 2013
Je peux faire n'importe quoi maintenant. Je peux veiller jusqu'à l'aube, si tel est mon bon plaisir, et dormir pendant la journée. Je me souviens d'un jeu auquel nous jouions, enfants : "Qu'est-ce que tu feras quand tu seras grande et que tu auras une maison à toi ? — J'aurai une tour sur le toit et j'y tirerai des coups de canon ! Je ne mangerai que de la réglisse ! J'aurai des chiens habillés en maîtres d'hôtel — Je ferai dormir une souris sur mon oreiller..." Maintenant j'ai plus de liberté que jamais au cours de ma vie. Pourtant, je fais toujours les mêmes choses.
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LounimaLounima   30 juin 2013
"Je suis hantée au contraire par la banalité de l'endroit; par le fait même qu'il soit là où il est, à moins d'une lieue de Chelsea et de la maison, qu'il suffise d'une petite course en fiacre pour se rendre dans cet immense et sinistre séjour des ombres où des êtres humains ont enfermé quinze cents de leurs semblables, hommes et femmes, en leur imposant un régime de silence et de soumission perpétuels. C'est dans les gestes simples de la vie que mon esprit m'y ramène - en buvant une tasse de thé pour étancher ma soif; en prenant en main un livre pour me distraire ou un châle parce que j'ai froid; en récitant à haute voix quelques vers, pour la beauté des mots et le plaisir de les entendre. J'ai accompli ces choses, comme mille fois par le passé; et j'ai pensé aux prisonniers qui ne peuvent rien faire de tout cela." (10/18 - p.53-54)
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helaiahelaia   24 janvier 2012
Ses yeux braqués sur moi me posaient la question, mais je ne savais plus. Je me détournai sans parvenir à faire abstraction de ce regard. Elle dit enfin elle-même, d'une voix monocorde : "Vous êtes venue à Millbank pour voir des femmes plus malheureuses encore que vous, vous espérez que cela vous rendra la santé" - Je garde un souvenir très net des mots, tellement énormes et tout ensemble si près de la vérité que je ne pus les entendre sans rougir. Elle parlait toujours : "Allez-y, regardez-moi, je suis bien assez malheureuse. Le monde entier peut me regarder, ça fait partie de ma punition".
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beamag87beamag87   15 août 2013
Je détournai les yeux. L'amertume du premier instant commençait à faire place à de l'appréhension. Je me souvenais du rire de Selina: elle n'avait jamais souri dans les premiers temps, je l'avais trouvée toujours triste et maussade. Je me souvenais de ce qu'elle avait dit de l'impatience avec laquelle elle attendait mes visites, au dépit qu'elle éprouvait lorsque je restais loin de Millbank où le temps paraissait tellement plus long qu'ailleurs. Je me disais: m'interdire de la voir maintenant, autant vaudrait l'enfermer à perpétuité dans le cachot obscur!
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Videos de Sarah Waters (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sarah Waters
Bande annonce (VO) du film The little stranger (2018), adaptation du roman de Sarah Waters
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