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Henri Evans (Traducteur)
EAN : 9782221107683
322 pages
Éditeur : Robert Laffont (06/10/2006)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Un jour, déculotté par ses camarades d'Oxford, Paul Pennyfeather est injustement renvoyé de l'université après avoir été accusé d'attentat à la pudeur... Sans argent, sans avenir, le jeune homme obtient un poste de professeur dans une médiocre public school du pays de Galles. Son chemin croise alors celui d'une aristocrate qui dirige (sans qu'il s'en doute) une chaîne de bordels en Amérique du Sud. Au moment où il est sur le point d'épouser la fille de cette dernièr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Woland
  28 avril 2009
Decline & Fall
Traduction : Henri Evans
Difficile - et impossible pour moi jusqu'à encore tout récemment - d'imaginer un auteur anglais doté d'un sens de l'humour aussi loufoque que celui de P. G. Wodehouse mais qui, en outre, serait profondément, viscéralement aigri et méchant. Il a pourtant existé : c'était Evelyn Waugh.
Aigri et méchant ne veut pas dire obligatoirement - surtout chez un écrivain - dépourvu de talent. du talent, Evelyn Waugh en avait à revendre : provocateur, grinçant, lucide, amer. Mais tout cela, il l'enrobe, dans "Grandeur & Décadence", de cette ironie propre à l'homo brittanicus, mêlée, pour plus de sûreté tout de même (lorsqu'il écrivit ce roman largement autobiographique, Waugh n'était rien moins que certain d'obtenir un semblant de succès) d'une naïveté admirablement jouée qui laisse leurs illusions d'orgueil aux membres de la gentry susceptibles de se reconnaître dans ces pages.
Naïf - et jeune - est en effet le héros de cette histoire, Paul Pennyfeather, qui, à l'image de son créateur, se voit exclu de Scone College parce qu'un futur lord complètement saoul et quelques condisciples tout aussi alcoolisés l'ont contraint à déambuler un soir en caleçon dans les couloirs du noble établissement. Paul est issu d'une famille correcte mais il ne fait pas partie des Honorables et ne portera jamais de titre. Sa fortune est aussi modeste que son physique et ses capacités intellectuelles. Malgré tout, sans la déplorable débauche d'une bande d'étudiants nés, eux, avec une cuillère d'argent dans la bouche, et surtout sans la nécessité pour les autorités du collège de gommer toute l'affaire et de la remplacer par un attentat à la pudeur imputable au seul Pennyfeather, celui-ci aurait eu une existence tranquille.
Au lieu de cela, poursuivi par ce manque de chance initial tout au long de "Grandeur & Décadence", Paul connaîtra toutes sortes d'aventures dont la dernière le mènera droit dans les geôles de Sa Très Gracieuse Majesté, accusé cette fois de proxénétisme à la place de sa fiancée, mère de l'un de ses anciens élèves et héritière d'un nombre impressionnant d'entreprises douteuses en Amérique latine. La mère d'un futur comte et pair du Royaume ne pouvant décemment être suspectée de connaître même le sens du mot "proxénétisme", Paul, agneau résigné, est sacrifié sur l'autel de la Bonne conscience des juges. Certes, son ex-fiancée le fera sortir de sa prison au bout de quelques années, et l'expédiera à Corfou, le temps de se refaire une santé sous une nouvelle identité. Mais elle se remariera en définitive avec l'aristocrate imbibé qui avait été à l'origine des premiers déboires de Pennyfeather à Scone College.
L'ensemble sautille de façon allègre, avec un sens de l'absurde qui inspire le respect et un cynisme si aimable qu'il parvient le plus souvent à masquer l'amertume de l'auteur et le mépris qu'il ressent envers le système de castes en vogue dans son pays natal. Un système dont Waugh a toujours voulu cependant qu'il le reconnût comme l'un de ses membres : une bonne part de l'amertume et de la méchanceté auxquelles il donne si souvent libre cours vient sans doute de cette fêlure contradictoire qui dormait au fond de lui - et qu'il n'ignorait pas ... ;o)
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Madamedub
  13 mai 2011
Dans le Lost in Translation de Sofia Coppola, lorsque Kelly (Anna Faris), jeune starlette aussi blonde que bruyante, confie que son pseudonyme à l'hôtel Park Hyatt de Tokyo est Evelyn Waugh, Charlotte (Scarlett Johansson) ne peut s'empêcher, une fois la jeune écervelée à distance, de rectifier de manière fort condescendante : “Evelyn Waugh was a man”.

Evelyn Waugh, le vrai, l'auteur – au masculin donc – de Grandeur et Décadence, aurait pu intégrer cette scène dans une version “21ème siècle” de ce vrai-faux roman initiatique et picaresque tant l'auteur se joue des codes littéraires attribués à ces deux genres pour mieux livrer une satire féroce de la Grande-Bretagne de l'époque. Mais pas que, tant l'oeuvre, très partiellement autobiographique, prend dans ses derniers chapitres une dimension que l'on qualifiera, pompeusement sans peur des poncifs, d'“universelle” pour ne pas faire l'offense à l'auteur d'utiliser la terminologie “générale”.

Evelyn Waugh dénie, au milieu de l'ouvrage, l'utilisation de l'adjectif “héros” pour définir le personnage principal, Paul Pennyfeather, tant ce dernier n'a aucune prise sur les évènements – forcément injustes – dont il est autant le spectateur que la victime. Renvoyé par méprise de la solide public school de Scone, il échouera tour à tour en tant que professeur dans une obscure et désargentée public school du Pays de Galles, en tant que futur époux d'une riche aristocrate dont il était le précepteur du fils, puis en tant que prisonnier pour avoir aidé – sans le savoir – cette dernière à fournir en chair fraîche une série de bordels sud-américains…

Inutile de donner plus de détails tant cet enchaînement de tribulations et de personnages y jouant un rôle factuel actif (le docteur Fagan, Mrs Beste-Chestwynde ou encore Sir Lucas Dockery, directeur de prison) ne constituent pas le principal intérêt de l'oeuvre. En effet, au-delà d'une critique vigoureuse et rigoureuse de l'époque (parfaitement divisée en trois parties s'enchaînant parfaitement les unes aux autres : la Grande-Bretagne “d'en bas” – comme l'aurait appelée Jean-Pierre Raffarin –, celle “d'en haut” et celle des institutions), ce sont les personnages secondaires et récurrents, qui surgissent et réapparaissent dans la vie du héros tout au long du roman, les apparitions théâtrales et spectrales de ces increvables qui viennent étayer la thèse de l'auteur : l'absurdité de toute existence sociale. Ainsi, ces personnages tirant leur épingle du jeu sont qualifiés de “dynamiques” : il en va donc de ce cher Philbrick, qui débarque aux moments où on l'attend le moins par le truchement de combines erratiques ne présentant aucune logique ; ou encore de l'architecte Silenus – une sorte d'AugusteComte postmoderne croisé avec Le Corbusier – qui, aux antipodes du réel, est le visionnaire le plus lucide et désenchanté qui soit ; à un degré moindre, le capitaine Grimes fait également partie de ceux-là, même si son sort est souvent moins enviable. Ces personnages qui, en ne jouant jamais dans les règles, retombent toujours sur leurs pattes, ou plutôt savent savamment se mettre en selle ; ces personnages plus absurdes que l'absurdité du monde lui-même sont les seuls fils rouge de l'univers présenté par l'auteur. Les seuls véritablement pérennes.

Dans l'absurdité des valeurs, des coutumes, des conventions et de l'administration, les personnages “statiques” n'ont rien à espérer, si ce n'est que d'être partie prenante de la “grande machine” du monde sans en être éjectés : ainsi, si Paul Pennyfeather n'est jamais maître de son destin, ce n'est pas tant par sa candeur que parce qu'on ne lui en laisse jamais l'occasion. Dans un univers où les valeurs et pensées des personnages sont aussi fluctuantes et superficielles que leurs situations matérielles (l'attachement de Paul à la Société des Nations remis en cause de manière hilarante dans la chaleur de Marseille), se fabriquer un destin hors des règles d'un monde oublié de Dieu est – pour l'auteur qui deviendra très croyant un peu plus tard – la seule manière de s'affranchir de son absurdité, à défaut d'être une manière de se rapprocher de Dieu. Désirer laisser une trace à la postérité sans faire preuve d'absurdité revient à tomber dans le piège de la rationalité sur laquelle se base l'institution sociale ; cette même rationalité se révélant elle-même absurde…

Evelyn Waugh nous donne donc les clefs du moins pire en jouant avec ses personnages “dynamiques” comme avec une balle rebondissante. Mais ce faisant, il nous indique par dessus tout que le mieux, ce vers quoi devrait s'élever l'homme, a déserté les lieux. Chronique finalement plus amère et mélancolique que ne le laissait penser sa mordante ironie, Grandeur et Décadence, par-delà son enveloppe croustillante et divertissante, est autant un éclat de rire qu'un éclat de conscience qui appelle aux éclats de l'âme, le tout dans une langue rapide, précise, où nul mot n'est superflu sans qu'aucun ne manque à l'appel.


Lien : http://www.madamedub.com
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stcyr04
  26 juin 2015
Paul Pennyweather, étudiant et pupille de son état, et dont la vocation le portait à la prêtrise, a été ignominieusement mis à la porte de sa Public School, pour avoir, à son corps défendant, victime des agapes trop arrosées d'aristocratiques jeunes hommes, traversé la cour d'honneur de son école, sans pantalon. C'est sous ces hospices réjouissantes que débute les heurs et malheurs de notre picaresque antihéros.
Sa pension ayant été suspendue par son tuteur , qui l'a en plus proprement jeté de son logis, histoire que le jeune homme qui a commis un affreux attentat à la pudeur ne pervertisse pas sa fille, notre pauvre jeune homme doit s'enquérir d'un moyen de subsistance. Se faisant, il atterrit dans une école de quatrième ordre de Galles du nord comme professeur adjoint, nouvel avatar de sa vie absurde, petite bulle de savon sur le fleuve des contingences humaines. de l'aveu de son auteur “ Paul Pennyfeather n'aurait jamais pu faire un héros, son unique intérêt découlant de la qualité de témoin et de faire-valoir assumée par son ombre”. En effet, ce personnage falot possède en lui, ce je ne sait quoi qui chez les autres le signale comme l'auditeur complaisant idéal : on pontifie, pérore, déblatère à plaisir devant lui. C'est toute la comédie humaine, le théâtre des faux semblants des privilégiés et des escrocs qui se joue devant lui et à ses dépends, sans que paraisse chez Paul la moindre velléité de révolte.
Critique corrosive du milieu de la gentry des années 20, du carcan des inégalités et discriminations sociales qui régnait alors dans la perfide Albion, grandeur et décadence est une oeuvre burlesque, absurde et drôle qui ravira l'amateur de veine satirique.
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Taraxacum
  26 juin 2016
Sarcastique et cynique, Grandeur et décadence est un roman plein d'humour, souvent noir, qui commence dans la plus chic des universités anglaises, passe par la plus misérable des public school, dérive en prison puis à Corfou...Et à travers tout ce voyage, nous croisons une ironie fort bien tournée, et une satyre de la société anglaise obnubilée par les titres et les apparences.
Notre pauvre protagoniste en fait les frais mais ne perd jamais son calme, ce qui nous permet de goûter à l'humour de cette plume et à son talent avec d'autant plus de plaisir.
Nous suivons Paul, jeune homme d'origine modeste mais à qui feu ses parents ont laissé une petite pension et qui étudie des plus paisiblement à Oxford, se destinant aux ordres religieux. Voilà cependant qu'une bande de futurs Lords avinés en fait un soir sa proie , le déculottant en public et le pauvre Paul se trouve mis dehors sous couvert d'attentat à la pudeur pour épargner le scandale aux jeunes gens plein aux as. Son tuteur en profitant pour se mettre son argent dans la poche, voici Paul obligé de gagner sa vie en devenant Maître dans une public school très peu connue, à la merci d'une bande de personnages plus savoureux les uns que les autres, et ce ne sont là que le début de ses mésaventures.
Il y a beaucoup de talent dans la plume d'Evelyn Waugh et il n'a rien d'étonnant à ce que ce livre ait été pour lui le début de la célébrité!
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
UnityUnity   24 janvier 2013
- Le caractère gallois mériterait une étude approfondie, dit le docteur, chemin faisant. J'ai souvent pensé écrire une petite monographie sur ce sujet, mais j'y ai renoncé pour ne pas désespérer le village. Les ignorants les croient celtes, grossière erreur ! Ils sont de pure ascendance ibère, puisque ce sont les aborigènes de l'Europe, qui ne survivent qu'au Portugal et au Pays basque. Mais, de temps immémorial, les Gallois ont été considérés comme un peuple impur, ce qui leur a permis de conserver leur pureté raciale. Il est rare que leurs fils et filles se marient avec des êtres humains qui ne leur soient pas consanguins. En Galles, il n’y a jamais eu besoin de lois pour empêcher les conquérants de se mêler avec les vaincus. En Irlande, de telles lois étaient une nécessité politique ; mais ici c’est une affaire purement morale. Incidemment, j’espère que vous n’avez pas de sang gallois dans les veines ?
- Pas une goutte, dit Paul.
- J’en étais sûr, mais on ne sait jamais. Un jour, j’ai fait une petite causerie là-dessus à la classe terminale, pour apprendre plus tard que l’un des élèves avait une grand-mère galloise. Il paraît que je lui ai fait beaucoup de peine, à ce pauvre petit. Et pourtant, elle était du Pembrokeshire, ce qui change tout. Il m’arrive souvent de penser que presque tous les désastres de l’Angleterre sont plus ou moins imputables à l’influence galloise. Pensez donc à Edouard de Caernavon, premier prince de Galles : quelle vie, et quelle mort ! Et puis les Tudors, la dissolution de l’Eglise, Lloyd George, le mouvement antialcoolique, le Non-conformisme donnant la main à la concupiscence pour ravager le pays ! Vous pensez peut-être que j’exagère ? J’avoue que j’ai un certain penchant pour la rhétorique.
- Pas du tout, dit Paul.
- Les Gallois, sont la seule nation du monde qui n’ait jamais produit aucun art graphique ni plastique, aucune architecture, aucun théâtre. Ils chantent, voilà tout. Ils chantent et soufflent dans des instruments argentés. Ils sont faux parce qu’ils ne savent pas distinguer le vrai, dépravés parce qu’ils ne savent pas prévoir les conséquences de leurs vices.
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WolandWoland   28 avril 2009
[...] ... - "J'y pense tout le temps. C'est arrivé tout d'un coup, sans crier gare. Nous étions là [à la cure] depuis trois mois, et ma mère s'était étroitement liée avec des gens qui s'appelaient Bundle, un nom curieux, vous ne trouvez pas ? Je crois que lui avait été dans les assurances avant de prendre sa retraite. Mrs Bundle nous invitait très aimablement à souper, le dimanche après vêpres. Ces réunions sans apprêts étaient pleines de charme pour moi et je les attendais avec plaisir. Je les vois encore, tous assis ce soir-là : ma mère, Mr et Mrs Bundle et leur fils, un garçon boutonneux, externe à Brighton College où il allait tous les jours par le train, et la mère de Mrs Bundle, une Mrs Crump, plutôt sourde mais excellente femme d'Eglise ; et Mrs Aber, la femme de ce dentiste, qui m'avait donné l'Encyclopédie, et le vieux major Ending, marguillier de la paroisse. Ce dimanche-là, j'avais prononcé deux sermons et fait la classe de catéchisme dans l'après-midi, si bien que je ne participais qu'assez distraitement à la conversation. Ils parlaient tous avec entrain des préparatifs de la saison balnéaire quand tout à coup, sans raison, j'ai été assailli par mes premiers Doutes."

Il s'arrêta, accablé, et Paul crut devoir lui exprimer sa sympathie.

- "Quelle chose terrible !" dit-il doucement.

- "A qui le dites-vous ! Depuis ce moment, je n'ai plus jamais connu une minute de vrai bonheur. Voyez-vous, ce n'étaient pas les doutes ordinaires, sur la femme de Caïn, par exemple, ou les miracles de l'Ancien Testament, ou la consécration de l'archevêque Parker. Tout cela, on m'avait appris à l'expliquer au séminaire. C'était quelque chose de beaucoup plus profond. Je n'arrivais plus à comprendre pourquoi Dieu avait fait le monde. Et pendant que je subissais cet assaut soudain du doute, ma mère et les Bundle et Mrs Crump continuaient à bavarder comme si de rien n'était. Vous saisissez, n'est-ce pas, comme c'était fondamental ? ... [...]"
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WolandWoland   28 avril 2009
[...] ... Les quatre semaines de cellule devaient compter parmi les plus heureuses de la vie de Paul. Certes, le confort laissait à désirer mais au Ritz, il avait appris à l'apprécier à sa juste valeur ; et à présent, jour après jour, il jouissait de ne plus avoir à prendre aucune décision sur rien, d'être complètement à l'abri de la moindre servitude occasionnée par le temps, les repas, le vêtement, de ne jamais avoir à se soucier de l'impression qu'il pouvait faire : en somme, d'être libre. Dans le froid du petit matin, une sonnerie retentissait, un gardien criait les ordures, dehors ! Il se levait, enroulait sa literie, faisait ses ablutions, s'habillait. Aucun besoin de se raser, de choisir une cravate, de s'escrimer avec des boutons de col ou de manchettes, rien de tout ce qui distrait les moments de veille de l'homme civilisé. Dès son réveil, il se sentait comme ces types heureux des réclames de crème à raser mais sans être obligé de s'oindre pour cela du baume fallacieux. ... [...]
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TaraxacumTaraxacum   25 juin 2016
Je ne vous étonnerai pas en vous disant que Grimes n'est pas exactement le gendre dont je rêvais pour ma fille aînée. Certes, j'aurais pu lui pardonner sa jambe de bois, son abjecte et besogneuse misère, sa turpitude morale et son abominable physionomie. J'aurais pu aller jusqu'à lui passer même son effroyable vocabulaire - si seulement il avait été un gentleman.
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TaraxacumTaraxacum   21 juin 2016
-Prendy n'est pas mal dans son genre, mais il se fait abominablement chahuter. Je sais bien qu'avec une perruque...Moi, j'ai bien une jambe postiche, mais c'est différent. Elle me fait respecter, parce qu'ils croient tous que je l'ai perdue à la guerre. En fait, et strictement entre nous, je suis passé sous un tramway un jour que j'avais bu.
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Vidéo de Evelyn Waugh
Bande annonce de la mini-série Decline and fall (2017), adaptation du roman d'Evelyn Waugh, publie en france sous le titre Grandeur et décadence.
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