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Henri Evans (Autre)
EAN : 9782264005625
279 pages
10-18 (01/11/1983)
3.71/5   40 notes
Résumé :
Evelyn Waugh was one of literature's great curmudgeons and a scathingly funny satirist.Scoopis a comedy of England's newspaper business of the 1930s and the story of William Boot, a innocent hick from the country who writes careful essays about the habits of the badger. Through a series of accidents and mistaken identity, Boot is hired as a war correspondent for a Fleet Street newspaper. The uncomprehending Boot is sent to the fictional African country of Ishmaelia ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Flaubauski
  22 décembre 2022
Journaliste à la petite semaine qui écrit des articles animaliers pour le compte du Daily Beast, quotidien national anglais, William Booth se trouve embarqué, suite à un malentendu nominal, comme grand reporter pour se rendre en Ismaël, pays fictif d'Afrique de l'Est, en proie à de nombreuses tensions. Il découvrira très vite, et un nouveau métier, et un nouveau monde, auquel il va être bien difficile de s'acclimater...
Absurde et causticité typiquement anglaises sont au centre de ce roman qui étrille avec efficacité le milieu journalistique, plus généralement celui des grands reporters qui cherchent à tout prix le scoop, quitte à créer l'information pour avoir quelque chose à transmettre aux journaux qui attendent avec fébrilité de nouvelles unes quotidiennes toutes plus spectaculaires les unes que les autres, et pour défier la concurrence des autres journalistes présents sur les lieux d'un évènement - ou non évènement - clé.
L'on sent qu'Evelyn Waugh a été journaliste, et qu'il ne fait que toucher du doigt les travers du métier, tel qu'il est encore pratiqué par certains qui cherchent avant tout le sensationnalisme avant la réalité de l'information. J'ai particulièrement apprécié, et j'ai envie de me plonger plus avant dans la bibliographie du romancier anglais.
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StCyr
  26 avril 2017
Avec une verve satirique et humoristique qui le caractérise, Evelyn Waugh nous conte les hauts faits journalistiques d'un gentleman farmer, rédacteur anecdotique d'une rubrique bucolique qui, à la faveur d'un malentendu, se voit bombardé reporter international, pour couvrir un mirage de guerre civile entre des belligérants d'aspirations communistes et fascistes dans un pays d'opérette d'Afrique orientale. Quiproquos, comique de situation, de répétition, maîtrise de la litote, personnages raides et dignes dans des situations burlesques mettant en évidence leur ridicule, Scoop illustre le génie comique de son auteur. Mais le roman est avant tout une satire acerbe du monde de la presse internationale, une charge contre la manipulation de l'information, la course au scoop, la surenchère aux nouvelles, contre les accointances et les conflits d'intérêt qui influence la ligne éditoriale, bref contre la petite cuisine des rédactions; à ce titre on peut affirmer que le réquisitoire reste d'actualité. Ecrit en 1938, le roman, non dépourvu d'un certain racisme paternaliste, illustre le colonialisme européen, la création de toutes pièces par les puissances occidentales de pays africains, de républiques bananières, favorisant le népotisme et les dérives dictatoriales.
Un divertissement drôle et féroce, exemplaire du génie comique et de la veine sarcastique d'Evelyn Waugh.
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FannyNetherfieldPark
  24 juin 2018
Après mon excellente lecture de Retour à Brideshead et celle plus mitigée d'Une poignée de cendres, j'ai souhaité continuer ma découverte de l'oeuvre d'Evelyn Waugh. Scoop est un roman satirique inspiré de l'expérience de l'auteur comme reporter au Daily Mail dans les années 30. L'action se déroule entre l'Angleterre et Ismaël, un pays imaginaire. Il tourne ici en dérision et égratigne la profession de journaliste. le système de la presse écrite, ses magouilles et ses fausses informations pour faire vendre sont moqués. le nom du groupe de presse Megalopolis donne d'ailleurs le ton. L'absurdité des guerres et de mille petits détails est très présente également.
Comme souvent chez Evleyn Waugh, les personnages ne sont pas épargnés. William Boot est un anti-héros. Il se retrouve embarquer bien malgré lui par le biais d'un quiproquo dans une aventure improbable très loin d'être faite pour lui. La majorité du temps, il se fait manipuler et mener en bateau sans opposer de force de caractère. Il ne rêve que d'une chose : retrouver sa vie tranquille dans sa grande demeure à la campagne. C'est l'occasion pour l'auteur d'ironiser sur l'aristocratie britannique en mentionnant son déclin, grande thématique présente dans beaucoup de ses oeuvres. La fin adoucit les choses et n'est pas aussi cruelle qu'on aurait pu s'y attendre.
Ce troisième roman lu d'Evelyn Waugh m'a beaucoup plu. le ton incisif de l'auteur, l'humour par l'absurde et la satire du système de la presse écrite des années 30 sont à découvrir. Me reste dans ma pile à lire le cher disparu et Hommes en armes que j'espère découvrir prochainement.
Lien : https://danslemanoirauxlivre..
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VACHARDTUAPIED
  08 avril 2013
Farce africaine dans laquelle ce maître de l'humour et de la satire peint sous un jour burlesque la faune des grands reporters..............
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
emdicannaemdicanna   05 janvier 2019
Le chef des relations extérieures ayant téléphoné à l'Army & Navy Stores, où militaires et fonctionnaires coloniaux faisaient tous leurs achats avant de partir, ce fut le général Cruttwell, du cadre de réserve, qui accueillit William à son arrivée. Ce valeureux militaire, grand explorateur, Fellow de la Société Royale de Géographie, avait déjà donné son nom à un glacier du Spitzberg, à une cataracte au Venezuela, à une montagne du Pamir, aux sauts d'un torrent dans la région chère aux poètes lakistes, sans oublier, bien sûr, la Folie Cruttwell, position indéfendable près de Salonique dont les défenseurs survivants gardaient un souvenir impérissable. Le général recevait 600 livres par an plus une commission sur ses ventes, à charge pour lui, par contrat, de défrayer sa cotisation à la Société Royale et d'entretenir par une thérapie appropriée le mâle bronzage si apprécié de la clientèle.
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emdicannaemdicanna   04 janvier 2019
Jeune encore, John Courtenay Boot s'était acquis, selon son éditeur, "une situation solide et enviable dans les lettres contemporaines". Chacun de ses romans tirait à quinze mille exemplaires, enlevés bon an mal an par des lecteurs fidèles dont il avait tout sujet de respecter le goût et le jugement. Entre deux romans, il soignait sa cote auprès des intellectuels en confectionnant, sans presque se soucier du profit, quelque ouvrage d'histoire ou de récit de voyage parfumé à la dernière mode. L'exemplaire dédicacé de ses éditions originales se revendait parfois jusqu'à trente pour cent au-dessus du prix payé au libraire.
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rkhettaouirkhettaoui   02 février 2013
 Vous m’avez l’air d’être un fameux blanc-bec, vous ! Le b a ba du métier, si vous voulez bien me permettre, c’est que l’Événement, c’est ce qu’un type qui se fout à peu près de tout veut lire dans son journal du matin, ou du soir du reste. Et cet Événement n’est Événement que tant qu’il ne l’a pas lu. Après, fini, c’est mort et enterré. On nous paie pour abouler l’Événement. Si un autre arrive avant nous, c’est comme si on n’avait pas couru. Bien sûr, il y a la couleur, le vécu, les détails. C’est facile à faire et facile à lire, mais ça coûte cher à télégraphier.
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emdicannaemdicanna   05 janvier 2019
... supposons que vous ayez envie de dîner . Ça vous arrive, non ? Vous allez dans un bon restaurant et vous commandez toutes mes spécialités. L'addition va chercher dans les deux livres. Vous inscrivez cinq livres sur votre note de frais, et vous mettez : "dîner de travail avec un haut fonctionnaire, ou Grand Chambellan", ce que vous voulez. Vous avez fait un dîner de prince aux frais de la princesse, ah, ah, vous avez trois livres en poche et tout le monde est content.
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rkhettaouirkhettaoui   02 février 2013
Comment Wenlock Jakes, le mieux payé des journalistes américains, avait fait le scoop du siècle avec son récit d’un témoin oculaire de la fin du Lusitania quatre heures avant le départ de la torpille. Comment Hitchcock, le Jakes anglais, avait dicté au jour le jour, les pieds solidement plantés sur son bureau, toutes les horreurs du tremblement de terre de Messine. Comment Corker lui-même, pas plus tard que trois mois avant, avait eu le rare bonheur d’interviewer la veuve d’un baronnet coincée par le pied entre l’ascenseur et le palier : « C’est ce qui m’a fait avoir le boulot actuel, dit-il ; le patron m’avait promis le premier jus qui sortirait. Je ne me doutais pas que ce serait ça. »
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Videos de Evelyn Waugh (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Evelyn Waugh
Pour consulter les titres parus dans cette collection : https://www.lesbelleslettres.com/collections/20-memoires-de-guerre
La collection Mémoires de guerre a pour but de publier des textes inédits ou oubliés d'écrivains, de journalistes, de soldats sur les conflits qu'ils ont vécus. Celle-ci a débuté à l'automne 2012 avec la publication de deux auteurs majeurs : Curzio Malaparte avec La Volga naît en Europe récit de son expérience de correspondant de guerre sur le front russe durant le second conflit mondial et Winston Churchill, avec, son tout premier ouvrage, inédit en France, La Guerre de Malakand dans lequel le futur prix Nobel de littérature raconte, en 1897, sa guerre en Afghanistan. .
Si la collection a publié à parts égales ces dernières années les grands classiques du genre, parmi lesquels les écrits de John Steinbeck, Martha Gellhorn, Eugène Sledge, Evelyn Waugh, elle a aussi accueilli des auteurs contemporains. Des militaires français comme le commandant Brice Erbland, pilote d'hélicoptère en Afghanistan et en Libye, Guillaume Ancel et ses témoignages sans concessions sur la guerre en ex-Yougoslavie et au Rwanda, André Hébert, jeune militant communiste parti se battre aux côtés des Kurdes contre Daech, la journaliste Pauline Maucort et ses portraits de soldats victimes de stress post-traumatique ou encore les officiers de la Légion étrangère qui ont témoigné dans un ouvrage collectif. La collection vient également d'obtenir le prix Erwan Bergot 2020 pour le texte du dernier Compagnon de la Libération, Hubert Germain.
Mémoires de guerre est dirigée par François Malye, petit-fils d'un des fondateurs des éditions Les Belles Lettres et grand reporter au magazine le Point. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques : Histoire secrète de la Ve République (en collaboration, La Découverte, 2006) ; Napoléon et la folie espagnole (Tallandier, 2007) ; François Mitterrand et la guerre d'Algérie (avec Benjamin Stora, Calmann-Levy, 2010) ; La France vue par les archives britanniques (avec Kathryn Hadley, Calmann-Lévy, 2012 . De Gaulle vu par les Anglais, Calmann-Lévy, 2020, reédition) Camp Beauregard, Les Belles Lettres, 2018.
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature anglaise et anglo-saxonne>Littérature anglaise : textes divers (270)
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