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ISBN : 2352873967
Éditeur : Archipoche (03/10/2012)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Comme un conte, imprégné de mystérieuses légendes et de nature frémissante, se déroule la tragique histoire de Hazel, la fille des bois, sauvage et libre comme la petite renarde sa compagne,, qui ne découvre l'homme que pour lutter contre sa convoitise. Échappant à Reddin dont les instincts chasseurs la révoltent, elle va vers celui qui lui offre un refuge - le Pasteur, qui l'épouse pour la sauver. - Mais la nature est impérieuse, et Hazel ne résiste s a celui qui l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
amandine_koko
  21 avril 2015
Il était une fois, une petite fille qui rêvait devant la bibliothèque parentale. Elle papillonnait devant tant d'invitations au voyage, mais toujours, une même couverture hypnotique retenait son attention : Une jeune fille rousse, à la fois sombre et sauvage, au regard perdu, accompagnée d'une renarde aussi rousse qu'elle. Qui était-elle ? Pourquoi semblait-elle si triste ? Des questions auxquelles son jeune âge (ou bien était-ce son père ?) n'autorisait pas de réponses.
Le temps passa, la petite fille devint une femme, ses lectures s'amoncelèrent, mais le regard perdu de la jeune fille rousse ne la quitta jamais, bien que le livre fut égaré, certainement au cours d'un déménagement. Alors quand un jour, sur les rayonnages discrets d'une petite librairie, leurs regards se croisèrent à nouveau...
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La renarde est un roman méconnu et pourtant, il est digne des plus grands du genre. On trouve chez Hazel Woodus un mélange harmonieux de l'ingénuité de Tess d'Urberville, de l'appétence de Catherine Earnshaw, mais également une pointe de l'innocence sauvage de l'Albine de la faute de l'abbé Mouret, le tout emballé dans un récit aux relents de tragédie grecque.
Dans Antigone, Anouilh fait dire au choeur que "c'est reposant, la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, le sale espoir." C'est peut-être vrai. Mais j'ai moi au contraire la sensation inverse. La tragédie m'épuise. Mon coeur se bat à contre-courant pour refuser l'inévitable. L'absence d'espoir rend cette bataille encore plus éprouvante, et pourtant, j'en redemande ! Je dois être détraquée quelque part ! C'est donc avec un plaisir mêlé de tristesse que j'ai suivi le destin tragique d'Hazel, ce coeur pur malmené par la folie des hommes. Hazel l'enfant sauvage, l'amie de la nature, vaillante défenseur des faibles, naïve et influençable, piégée dans une époque qui n'est pas la sienne...
J'ai peut-être trouvé la fin un peu trop abrupte, mais cette légère déception fut vite effacée par l'empreinte coup de coeur que m'a laissée cet ouvrage magistral.
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Il était une fois une femme sous le charme d'un roman qu'elle attendait depuis tant d'années...
Lien : http://www.labiblidekoko.clu..
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Amara152
  18 janvier 2017
Trouvant désolant que ce charmant roman de littérature anglaise soit présenté sans couverture, j'ai voulu y faire paraître celle qui figure sur mon exemplaire.
J'ai lu ce roman à l'adolescence avec émerveillement et relu plus tard quand j'ai trouvé mon exemplaire en brocante et j'en garde un souvenir particulier. Il est un de ceux qui me font affectionner la romantique littérature anglaise des 19e et début 20è siècles, le charme de la campagne anglaise, la mélancolie sauvage des landes où l'on est prêt à croire en la rencontre d'elfes, lutins et autres farfadets à la tombée de la nuit.
Et la personnalité de cette petite fille rousse, éprise de liberté et si intensément vivante qu'elle va sembler se fondre avec la nature environnante et se prendre de passion pour la jolie et farouche renarde qui deviendra sa compagne et meilleure amie, son double, elles se comprennent, elles se ressemblent ..
Et quand survient cet homme qui la convoite et la séduit, elle confond ses émois avec le véritable amour, son âme pure s'illusionne et s'aveugle un temps et quand enfin elle réalise que ce chemin est une impasse, que cet homme est fermé à toute compassion, elle sait alors que la vie de sa renarde est menacée en même temps que son âme à elle.
Un drame infiniment poétique et un vibrant hommage aux essentielles beautés du monde.
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oree
  20 février 2018
C'est dans ma vieille édition de 1960 que j'ai relu ce roman aimé dans mon adolescence. Un conte mêlé de tragédie avec le personnage d'Hazel, sorte de sauvageonne écartelée entre sa nature panthéiste, son besoin de liberté et les pièges de la relation aux hommes. Ni le brutal Reddin, hobereau peu scrupuleux, ni le doux pasteur trop respectueux ne pourront gagner la totalité de son être. Hymne à la vie, à la beauté du monde , peinture sociale très audacieuse qui rappelle Jane Austen, ce livre reste au coeur de nos préoccupations. Que diraient les féministes devant cette jeune femme qui court vers le côté obscur du mâle avant de retourner vers le tiède protecteur?
Je recherche en vain le film de Powell et Pressburger qui a adapté le roman en 1950; il n'existe qu'en VHS .
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platinegirl
  06 février 2013
[Extrait]
J'avoue, ce n'est pas à cause de sa couverture que j'ai souhaité découvrir "Le renarde" de Mary Webb (franchement, ce tableau de Jean-Jacques Henner n'est pas très vendeur, bien trop sombre). Non, si j'ai eu envie de lire ce roman, c'est parce que l'on m'a dit qu'on y retrouvait un peu l'univers de Jane Austen, dedans. En effet, l'auteure de ce livre, Mary Webb, bien qu'âgée de plus d'un siècle de Jane Austen, dépeint dans ses romans la campagne anglaise que nous a fait découvrir Jane Austen peu de temps avant elle. Aussi, ayant quasiment épuisé les rares romans de Jane, je suis passée à Mary !
Je n'attendais rien de ce roman, je ne lui demandais que de me transporter au XIXème siècle, en plein coeur de l'Angleterre. C'est peut-être pour cela que j'ai été subguguée dès les premières phrases par l'écriture de Mary Webb (roman lu en français donc disons plutôt "la traduction française sûrement calquée sur le style de Mary Webb) : c'est de la poésie pure sous forme de prose. Les descriptions de paysage pourraient durer plusieurs pages que je ne me lasserais pas d'observer des "nuages insouciants", les "bouleaux argentés",... Mary Webb réussit ainsi à donner vie à cette campagne anglaise, et il ne m'en a pas fallu plus pour dévorer "La renarde".
Lien : http://apologie-d-une-shoppi..
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Steph_K
  20 janvier 2019
Publié en 1917. Hazel est une jeune fille sauvage et libre, écartelée entre l'amour d'un gentil et sage pasteur et le désir d'un châtelain mystérieux et viril au coeur d'une campagne anglaise luxuriante. Il y a un mélange de Jane Austen et des soeurs Brontë dans ce roman panthéiste et mystique, aux thèmes et réflexions parfois un peu datés, mais qui charme par la beauté de ses descriptions visuelles et lyriques et la sincérité brute de ses personnages.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
zazimuthzazimuth   12 septembre 2010
C'est en poésie seulement que le monde entier comprend un amoureux. Dans la vie réelle, on le déclare enroué, et on lui donne une bonne cuillerée de ce mélange nauséabond appelé le bon sens. (p.114)
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josiane1260josiane1260   15 avril 2013
Lancé ainsi sur la colline, rompant le calme qui d'un bout de l'année à l'autre régnait sur les pâturages, cet homme incarnait le principe cruel et destructeur qui anime la plus grande partie de la société humaine - celle qui montre une si curieuse indifférence envers les tortures qu'elle inflige à la sensibilité d'autrui. p 244
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zazimuthzazimuth   12 septembre 2010
Sans doute parce que le silence absolu agit sur les nerfs et que la nervosité met en évidence le véritable caractère d'un homme. (p.391)
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zazimuthzazimuth   12 septembre 2010
C'était le sort d'Edward, il passait toujours pour "si tranquille". Et cela parce que son feu intérieur brûlait silencieusement, dans l'immobilité de l'incandescence. (p.184)
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josiane1260josiane1260   15 avril 2013
L'éclat des lanternes s'affaiblit au clair de lune, et le monde parut s'élargir à l'infini, à l'image de l'existence humaine quand apparaît l'amour. p327
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Video de Mary Webb (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mary Webb
Vol,Ô'Vent - ''Avec Estime & Affection'
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