AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Johannes Honigmann (Traducteur)
EAN : 9782877308960
135 pages
Éditeur : Editions Philippe Picquier (03/10/2006)
4/5   15 notes
Résumé :

Ce livre a la beauté épurée de ces poèmes de moines Bouddhistes qui vivaient reclus dans leurs huttes sous les pins des montagnes et la lumière de la lune. Bada Shanren fut l'un d'eux, lui, ce prince des Ming né en 1626 et promis à une vie brillante, qui se réfugia dans un monastère quand la Chine tomba aux mains des envahisseurs mandchous. Esprit rebelle, il se fit passer pour fou pour éviter de servir la nouvelle dynastie et devint un maître du pinceau... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Nuageuse
  25 mars 2019
Ce court roman m'a fait penser à un conte. le style pour raconter les événements historiques est succinct et constrate avec celui poétique de la calligraphie. Bada Sharen a également existé. Ce qui rend ce livre touchant.
J'ai beaucoup aimé les descriptions des mouvements du pinceau. Les dessins sont ajoutés au texte (au moment où l'auteur nous en parle) et c'est agréable.
Un court roman rempli d'encre et de poésie à lire !
Commenter  J’apprécie          160
lDavidl
  24 juillet 2014
J'ai trouvé ce livre très bon et un peu gâché tout à la fois. La poésie de certains passages est magnifique, et le destin singulier du personnage est très prenant. Néanmoins, tous les passages historiques m'ont un peu rebuté, et empêchent selon moi de profiter entièrement du récit principal (même si, de base, ce coté historique aurait pu être intéressant et accroître l'intérêt de cette histoire vraie). de même, la série de descriptions picturales (comprendront ceux qui liront :) ) peut plaire à certains, mais m'ont à la longue un peu ennuyé.
En somme, lisez-le pour vous faire votre propre avis, ou pour tout simplement découvrir ce mélange de poésie, de peinture et d'harmonie.
Commenter  J’apprécie          60
BMR
  06 août 2007
Après Soie dont a parlé récemment, voici un autre petit voyage en orient écrit par un européen, un allemand cette fois : Richard Weihe.
Mer d'encre nous emmène en Chine à la fin des Ming et aux débuts de l'invasion par la dynastie mandchou des Qing : c'est l'histoire légendaire d'un prince devenu maître du pinceau à l'encre de chine, entre peinture et calligraphie.
On y parle donc de cet art typiquement asiatique qui consiste à transformer le noir absolu de l'encre de Chine en dessin vif et "coloré", véritable philosophie zen.
L'écriture de Weihe n'atteint pas la pureté poétique de celle de la Soie d'Alessandro Baricco mais cet ouvrage d'à peine plus de 100 pages est une petite incursion, instructive et plaisante, dans les mystères de l'extrême-orient.
Curiosité supplémentaire, le livre est agrémenté de reproductions de peintures à l'encre, celles-là même qui sont décrites dans le roman.
Commenter  J’apprécie          30
samaudruz
  14 décembre 2019
Mer d'encre raconte de manière sobre un peintre chinois, Bada Shanren, au début de la dynastie mandchoue. Illustré, on peut voir se former la peinture au fil du texte, comparer et comprendre la beauté de ces oeuvres qui émergent de tâches d'encres, le mouvement, la dissolution, la précision. L'instant saisi dans l'impression ressentie. Plus qu'une histoire, ce sont des instants vécus, ressentis et dont l'observateur sait apprécier la beauté, la présence. Comme cette araignée qui a fait sa toile à la fenêtre et dont il observe non seulement les jeux d'ombres et de lumière mais aussi le caractère, la patience, les aventures. de courts chapitres. Un beau texte qui demande toutefois de rester bien concentré. L'ayant lu en allemand une bonne partie m'a échappé - non pas le sens mais la valeur des mots et je reviendrai à ce texte plus tard, avec une meilleure maîtrise pour mieux le déguster.
Commenter  J’apprécie          00
Moan
  17 mai 2012
Voici l'histoire d'un homme né prince qui se retrouve en fin de vie sur le lieu de sa naissance, pauvre et maître en peinture et calligraphie .
Toute sa vie, il fuit le monde pour vivre dans un monastère ou comme un ermite à la recherche de la perfection dans son art.
J'ai trouvé ce livre intéressant.
Commenter  J’apprécie          40

Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
sumitsukisumitsuki   30 janvier 2011
Un jour, son père le fit marcher pieds nus dans une bassine pleine d’encre, puis sur toute la longueur d’un rouleau de papier. Au début, les traces que laissait Chu étaient noires et humides, puis elles s’éclaircissaient à chaque pas, jusqu’à devenir presque invisibles. Alors il sauta du papier sur le sol en bois.
Le père prit le pinceau et écrivit sur le bord supérieur du rouleau : Une petite portion du long chemin de mon fils Chu Ta. Et plus bas, il nota : On trace un chemin en le parcourant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
NuageuseNuageuse   25 mars 2019
L'eau qui circule entre les mers et les montagnes t'apprend tout ce qu'il faut pour comprendre le monde. L'eau est bonté, elle sert tous les êtres sans discrimination. Vouloir connaître les fonctions des montagnes sans connaître les fonctions de l'eau ressemble à l'homme qui s'enfonce dans la mer sans connaître ses plages, ou qui se tient sur une plage sans connaître les espaces immenses que remplit la mer.
Le maître fit une pause. Pour finir, il dit :
- L'encre est de l'eau visible, rien d'autre. Le pinceau sépare le liquide de toute la sécheresse du monde.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
BMRBMR   06 août 2007
[...] Quand tu plonges ton pinceau dans l'encre, tu le plonges dans ton âme. Et quand tu diriges ton pinceau, c'est ton esprit qui le dirige. Sans profondeur et sans abondance, ton encre manque d'âme; sans direction et sans vitalité, ton pinceau manque d'esprit. L'un reçoit de l'autre. Le trait reçoit de l'encre, l'encre reçoit du pinceau, le pinceau reçoit du poignet et le poignet reçoit de ton esprit conducteur. C'est cela maîtriser la puissance de l'encre et du pinceau.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
MoanMoan   05 avril 2012
--- Quand tu plonges ton pinceau dans l'encre, tu le plonges dans ton âme.Et quand tu diriges le pinceau, c'est ton esprit qui le dirige. Sans profondeur et sans abondance, ton encre manque d'âme; sans direction et sans vitalité, ton pinceau manque d'esprit. L'un reçoit de l'autre. Le trait reçoit de l'encre, l'encre reçoit du pinceau et le poignet reçoit de ton esprit conducteur. C'est cela maîtriser la puissance de l'encre et du pinceau.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
MoanMoan   05 avril 2012
Un jour, son père le fit marcher pieds nus dans une bassine pleine d'encre, puis sur toute la longueur d'un rouleau de papier. Au début, les traces que laissait Chu étaient noires et humides, puis elles s'éclaircissaient à chaque pas, jusqu'à devenir presque invisibles. Alors il sauta du papier sur le sol en bois.
Le père prit le pinceau et inscrivit sur le bord supérieur du rouleau: Une petite portion du long chemin de mon fils Chu Ta.Et plus bas, il nota: On trace un chemin en le parcourant
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

autres livres classés : calligraphieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1136 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre