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EAN : 9782918059875
75 pages
Éditeur : Libertalia (04/05/2016)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Au printemps 1936, une vague de grèves spontanées éclate en France, juste après la victoire électorale du Front populaire. Elle atteint son apogée le 11 juin avec près de deux millions de grévistes. Le présent recueil rassemble quatre articles de Simone Weil (1909-1943) rédigés in situ. Il s'agit de mettre en avant la lucidité et le génie d'une philosophe qui travailla en usine. Et de rappeler que la grandeur et l'importance des combats ouvriers résident avant tout ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Lavieestunlongfleuvetranquille
  30 juin 2016
Splendide et merveilleuse Simone WEIL.
Avec abnégation et profondeur, cette philosophe amoureuse de la condition ouvrière nous livre ses réflexions sur la grève, après avoir travaillé sciemment en usine pour s'imprégner de son sujet.
Abnégation car elle paiera au prix de sa vie son engagement, à bout de force.
Profondeur car tellement d'actualité ! Elle jette les bases des devoirs et de l'environnement des délégués du personnel. Elle milite pour la création de ce que nous appellerons plus tard le CHSCT (comité d'hygiène et sécurité des conditions de travail).
Nous aurions pu également dire "lucide", car elle est extrêmement consciente de la valeur de ces premières occupations de locaux industriels.
A lire et relire sans modération, comme l'étendu de son oeuvre.
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ErnestLONDON
  02 avril 2017
Dans les quatre articles repris dans ce recueil, Simone Weil raconte son expérience à l'usine : la fatigue, la soumission inévitable, la faim. En 1936, avant même la nomination du gouvernement de Front Populaire, elle participe aux premières grèves et décrit ce plaisir : « Se tenir debout. Prendre la parole à son tour. Se sentir des hommes, pendant quelques jours. Indépendamment des revendications, cette grève est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange. »
(...)
Ses critiques sont étayées et constructives. Car « cet avenir, il ne faut pas l'attendre, il faut le faire. »
Article complet en suivant le lien.
Lien : http://bibliothequefahrenhei..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
stekasteka   27 juin 2016
Il s’agit, après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence pendant des mois et des années, d’oser enfin se redresser. Se tenir debout. Prendre la parole à son tour. Se sentir des hommes, pendant quelques jours. Indépendamment des revendications, cette grève est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange.
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stekasteka   27 juin 2016
Joie de trouver tant de sourires, tant de paroles d’accueil fraternel. Comme on se sent entre camarades dans ces ateliers où, quand j’y travaillais, chacun se sentait tellement seul sur sa machine ! Joie de parcourir librement ces ateliers où on était rivé sur sa machine, de former des groupes, de causer, de casser la croûte. Joie d’entendre, au lieu du fracas impitoyable des machines, symbole si frappant de la dure nécessité sous laquelle on pliait, de la musique, des chants et des rires.
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stekasteka   27 juin 2016
Dès qu’on a senti la pression s’affaiblir, immédiatement les souffrances, les humiliations, les rancœurs, les amertumes silencieusement amassées pendant des années ont constitué une force suffisante pour desserrer l’étreinte. C’est toute l’histoire de la grève. Il n’y a rien d’autre.
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ErnestLONDONErnestLONDON   28 juillet 2017
Se tenir debout. Prendre la parole à son tour. Se sentir des hommes, pendant quelques jours. Indépendamment des revendications, cette grève est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange.
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l-opulence-de-la-nuitl-opulence-de-la-nuit   28 avril 2020
Car à l'usine le contact entre les ouvriers est faible, et chacun est très seul ; la pudeur, la fierté, la timidité, le besoin de détourner la pensée des nécessités trop dures auxquelles on se plie, la difficulté d'exprimer ce qu'on ressent, tout conspire pour amener chacun à taire ses souffrances, et surtout ses souffrances les plus profondes.
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