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Robert Chevanier (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070423956
Éditeur : Gallimard (16/10/2002)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 19 notes)
Résumé :
En décembre 1934, Simone Weil entre comme « manœuvre sur la machine » dans une usine. Professeur agrégé, elle ne se veut pas « en vadrouille dans la classe ouvrière », mais entend vivre la vocation qu'elle sent être sienne : s'exposer pour découvrir la vérité. Car la vérité n'est pas seulement le fruit d'une pensée pure, elle est vérité de quelque chose, expérimentale, « contact direct avec la réalité ».

Ce sera donc l'engagement en usine, l'épreuve... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Bonnynic
  02 mai 2017
Voici un ouvrage très intéressant mais assez ardu à lire.
Simone Weil est une pionnière dans la psychologie du travail et plus particulièrement dans ce que l'on appelle l'observation participante. Non contente d'être agrégée de philosophie elle veut se mettre réellement à la place des ouvrières des usines pour le travail à la pièce.
Elle se fait donc engagé comme manoeuvre dans différentes usines et expérimente ainsi par elle-même le dur labeur qu'il faut encaisser pour pouvoir vivre.
C'est cette expérimentation que nous raconte ce livre. Il y a même ce que l'on nomme le journal d'usine, c'est-à-dire le travail qu'elle effectue heure par heure, le nombre de pièces qu'elle fabrique, les accidents, les pannes, l'argent qu'elle gagne.
On y découvre l'intenable répétition des taches, l'épuisement au travail jusqu'à devenir ce qu'elle appel « une bête de somme » dénué de la capacité de réfléchir par elle-même.
Livre par moment usant à lire car il y a beaucoup de répétition dans le journal d'usine. Livre par moment très intéressant surtout quand elle revient sur la genèse du mouvement sur la rationalisation du travail. Livre très pertinent pour comprendre le mouvement du syndicat ouvrier en France.
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Fx1
  19 juillet 2014
Mme Weil n'était pas une philosophe de salon , cela se voit trés clairement ici ,dans ce texte ou sans démagogie , sans populisme , elle dresse un portrait trés réaliste de la condition ouvriére en usine . Ce texte est fondamental , car enfin voila une "photographie" réaliste d'un millieu que beaucoup disent connaitre , mais qui n'a au final quasiment jamais eu une étude aussi profonde que celle - çi. Ce n'est pas du Mélenchon , encore moins du le pen , c'est une réflexion profonde sur une partie de la condition humaine . Indispensable ? Absolument !
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pamjij
  10 mai 2011
Ce livre, qui nous permet de faire le lien entre l'expérience vécue par Simone Weil en tant qu'ouvrière en usine et sa pensée du travail, marque le lecteur par le caractère intimiste et réaliste. Epatant de voir en quoi la philosophe sort transformée de cette expérience.
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mesnil
  27 décembre 2018
Magistral, moderne et tellement d'actualité. Livre de chevet pour affuter sa réflexion.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Cline909Cline909   15 janvier 2015
J'ai tiré en somme deux leçons de mon expérience. La première, la plus amère et la plus imprévue, c'est que l’oppression, à partir d'un certain degré d'intensité, engendre non une tendance à la révolte, mais une tendance presque irrésistible à la plus complète soumission. Je l'ai constaté sur moi-même, moi qui pourtant, vous l'avez deviné, n'ai pas un caractère docile; c'est d'autant plus concluant.
La seconde, c'est que l'humanité se divise en deux catégories, les gens qui comptent pour quelque chose et les gens qui comptent pour rien. Quand on est dans la seconde, on en arrive à trouver naturel de compter pour rien - ce qui ne veut certes pas dire qu'on ne souffre pas. Moi je le trouvais naturel. Tout comme, malgré moi, j'en arrive à trouver à présent presque naturel de compter pour quelque chose.
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Cline909Cline909   15 janvier 2015
Ce qui compte dans une vie humaine, ce ne sont pas les événements qui y dominent le cours des années - ou même des mois - ou même des jours. C'est la manière dont s'enchaîne une minute à la suivante, et ce qu'il en coûte à chacun dans son corps, dans son cœur, dans son âme - et par dessus tout dans l'exercice de sa faculté d'attention - pour effectuer minute après minute cet enchaînement.
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JacopoJacopo   11 décembre 2017
Le hasard n'est pour rien dans le fait que le petit groupe des syndicalistes révolutionnaires de la Loire connut Simone Weil en 1932. De bonne heure, ainsi qu'elle le raconte elle-même, elle avait été émue par les injustices sociales et son instinct l'avait portée du côté des déshérités. La permanence de ce choix donne à sa vie son unité.
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Videos de Simone Weil (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Simone Weil
Il y a dix ans, Aimé Césaire nous quittait. La Grande Librairie rend hommage au poète disparu en compagnie de Christiane Taubira, sa plus illustre admiratrice. L?ancienne garde des Sceaux évoque sa passion des livres et des auteurs, d?Aimé Césaire à René Char en passant par Simone Weil. Après son manifeste « Murmures à la jeunesse », en 2016, elle publie « Baroque sarabande », aux éditions Philippe Rey, une véritable ode à la littérature. Elle est rejointe par l'écrivain Gaël Faye.
Dans la catégorie : Classes défavoriséesVoir plus
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