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EAN : 9782757884300
120 pages
Éditeur : Points (28/05/2020)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 11 notes)
Résumé :
“... Quand je lis le catéchisme du concile de Trente, il me semble n'avoir rien de commun avec la religion qui y est exposée. Quand je lis le Nouveau Testament, les mystiques, la liturgie, quand je vois célébrer la messe, je sens avec une espèce de certitude que cette foi est la mienne, ou plus exactement serait la mienne sans la distance mise entre elle et moi par mon imperfection.

Cela fait une situation spirituelle pénible. Je voudrais la rendre, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
MartinServal
  07 avril 2021
Dans cette très longue lettre, Simone Weil expose la liste de ses doutes et incrédulités vis à vis du dépôt de la Foi catholique. Elle s'intéresse en particulier aux similitudes des signes, symboles et histoires de l'ancien testament avec celles des civilisations antérieures, en particulier grecques et égyptiennes.
Elle déploie ainsi l'étendue de sa culture pour lier la mythologie et le folklore de ces civilisations avec les grands signes et symboles du Dieu trinitaire de la Bible et mettre en perspective les intuitions et réalisations d'origine païenne (par exemple la géométrie grecque) avec la révélation chrétienne.
Se définissant elle-même chrétienne malgré ou hors l'Eglise, outrageusement centrée sur le Nouveau Testament, presque à l'exclusion des dogmes postérieurement énoncés par l'Église et de l'Ancien Testament, elle renouvelle avec virulence et acuité un mouvement catholique révolutionnaire, social, charitable et altruiste, au détriment de certains dogmes.
Certaines des ses interrogations relèvent d'incompréhension de certains points des Écritures ou de la Foi, d'autres d'opposition totale et irréconciliable à l'Église, d'autres encore sont plutôt des questionnements ésotériques ou littéraires (cf. le point sur l'astrologie, celui sur les traductions du grec vers le latin)
Elle développe ainsi un point de vue extrêmement original, parfois très surprenant, toujours très riche. Chacune des interrogations qu'elle énumère mériterait un livre entier d'exégèse, et l'on aimerait connaître la réponse que lui fait le religieux à qui est destinée la lettre !
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
zenzibarzenzibar   15 avril 2020
En disant : « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu'ai-je à souhaiter si déjà l'incendie a pris ? », le Christ a indiqué son affinité avec Prométhée.

Sa parole : « Je suis la Voie » est à rapprocher du Tao chinois, mot qui veut dire littéralement la voie, et métaphoriquement, d'une part la méthode du salut, d'autre part le Dieu impersonnel qui est celui de la spiritualité chinoise, mais qui, bien qu'impersonnel, est le modèle des sages et agit continuellement. Sa parole : « Je suis la Vérité » fait songer à Osiris, Seigneur de la Vérité.

Quand il dit, dans une de ses paroles les plus importantes : « Ceux qui font la vérité) » il emploie une expression qui n'est pas grecque, et qui, pour autant que je sache, n'est pas hébraïque (à vérifier). En revanche, elle est égyptienne. Maât veut dire à la fois justice et vérité. Cela est significatif.

Ce n'est sans doute pas pour rien que la Sainte Famille est allée en Égypte

(p.24)
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zenzibarzenzibar   15 avril 2020
Héraclite avait une Trinité, qu'on devine seulement a travers les fragments qui nous restent de lui, mais qui apparaît clairement dans l'Hymne à Zeus de Cléanthe, d'inspiration héraclitienne.

Les Personnes sont : Zeus, le Logos et le Feu divin ou Foudre. Cléanthe dit à Zeus :

« Cet univers consent à la domination - Telle est la vertu du serviteur que tu tiens sous tes invisibles mains - En feu, à double tranchant, éternel vivant, la foudre. »

La foudre n'est pas un instrument de contrainte, mais un feu qui suscite le consentement et l'obéissance volontaire.

C'est donc l'Amour. Et cet Amour est un serviteur, un éternel vivant, donc une Personne. Les représentations si antiques de Zeus avec une hache à double tranchant (symbole de la foudre), dans les bas-reliefs crétois, avaient peut-être déjà cette signification. - Rapprocher « à double tranchant » de la parole du Christ : « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. »

Le Feu est constamment le symbole du Saint-Esprit dans le Nouveau Testament

Les Stoïciens, héritiers d'Héraclite, nommaient pneuma le feu dont l'énergie soutient l'ordre du monde. Pneuma, c'est un souffle igné."

(p.23)
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zenzibarzenzibar   06 avril 2020
Les sentiments des prétendus païens pour leurs statues étaient très probablement les mêmes que ceux inspirés aujourd'hui par les crucifix et les statues de la Vierge et des saints, avec les mêmes déviations chez les gens spirituellement et intellectuellement médiocres.

N'attribue-t -on pas couramment telle vertu surnaturelle à telle statue déterminée de la Vierge ? Si même il leur arrivait de croire la divinité totalement présente dans de la pierre ou du bois, ils avaient peut-être parfois raison. Ne croyons-nous pas Dieu présent dans du pain et du vin ? Il y avait peut-être présence réelle de Dieu dans des statues exécutées et consacrées selon certains rites.

La véritable idolâtrie est la convoitise (...).

Les cérémonies des mystères d'Eleusis et d'Osiris étaient regardées comme des sacrements au sens ou nous l'entendons aujourd'hui.
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zenzibarzenzibar   06 avril 2020
Beaucoup de noms de divinités grecques sont probablement en réalité plusieurs noms désignant une seule Personne divine, à savoir le Verbe. Je pense que c'est le cas pour Dionysos, Apollon, Artémis, Aphrodite céleste, Prométhée, l'Amour, Proserpine et plusieurs autres.

Je crois aussi que Hestia, Athéna et peut-être Héphaïstos sont des noms du Saint-Esprit. Hestia est le Feu central. Athéna est sortie de la tête de Zeus après que celui-ci eut mangé son épouse, la Sagesse, qui était enceinte ; elle « procède » donc de Dieu et de sa Sagesse. Elle a pour attribut l'olivier, et l'huile, dans les sacrements chrétiens, a une affinité avec le Saint-Esprit.
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zenzibarzenzibar   06 avril 2020
Si on prend un moment de l'histoire antérieur au Christ et suffisamment éloigné de lui - par exemple éloigné de cinq siècles - et qu'on fasse abstraction de la suite, à ce moment Israël a moins de part à Dieu et aux vérités divines que plusieurs des peuples environnants (Inde, Égypte, Grèce, Chine). Car la vérité essentielle concernant Dieu, c'est qu'Il est bon. Croire que Dieu peut ordonner aux hommes des actes atroces d'injustice et de cruauté, c'est la plus grande erreur qu'on puisse commettre a son égard.
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