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ISBN : 2749914884
Éditeur : Michel Lafon (15/09/2011)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 43 notes)
Résumé :

Juillet 1942. Au camp de transit de Beaune-la-Rolande où il a été transféré avec toute sa famille après une sinistre étape au Vél'd'Hiv, Joseph Weismann a déjà perdu l'insouciance de ses onze ans. Quand arrive le jour de la déportation, les forces de l'ordre s'emparent brutalement des adultes, laissant des centaines d'enfants déchirés de douleur. Les soeurs de Joseph ont également é... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
Bonheur_Lecture
  13 novembre 2013
Quel témoignage poignant ! C'est par cette phrase que j'ai eu envie de commencer ma critique.
En 1942, Joseph Weismann a 11 ans. C'est un enfant comme les autres. Sa seule « différence », oui, parce que s'en est une à cette période, c'est qu'il est Juif. Mais au fond, c'est quoi être Juif ? Joseph Weismann se pose la question intérieurement, sans jamais demander ouvertement cela à ses parents. Puis, vint le port de l'étoile sur le coeur, et les lieux interdits aux Juifs. C'est de plus en plus difficile pour sa famille de vivre dans ses conditions.
Juillet 1942, Joseph Weismann, ainsi que toute sa famille sont arrêtés. C'est ce qu'on appelle la Rafle du Vel d'Hiv. Ils sont parqués pendant 5 jours dans le Vélodrome d'Hiver, comme des animaux.
Puis, c'est la déportation, dans des rames à bestiaux. Mais où partent-ils ? A Pitchipoï dit-on. A l'arrivée, ils se retrouvent dans un camp, nommé Beaune-la-Rolande. Là, il va être séparé de sa famille et va donc prendre une décision qui, il ne sait pas encore à quel point, va changer sa vie : s'évader de Beaune-la-Rolande. Mais quelle vie va mener un enfant de onze ans, seul, sans aide, sans eau, sans rien du tout ? Joseph Weismann nous raconte ici son histoire, sa vie…
C'est un récit qui fait froid dans le dos. On ne peut pas sortir indemne d'une lecture comme celle-ci, vraiment. Je ne trouve pas les mots pour vous décrire exactement ce que j'ai ressenti durant cette lecture. Ce petit garçon de 11 ans a eu une force incroyable. Parce qu'il a pris tous les risques pour s'en sortir. Combien de petits garçons de nos jours réussiraient à faire ce qu'il a fait ? Je suis admirative devant sa force et son courage, tout simplement. Cet enfant avait une maturité incroyable.
J'ai, comme beaucoup qui ont lu ce livre, vu La Rafle avant de lire le livre. Déjà, je faisais partie de ses personnes qui, dans la salle, n'ont pas pu retenir leurs larmes. Mais La Rafle, même s'il est très bien fait est un peu trop surréaliste. D'ailleurs, Joseph Weismann le dit lui-même, l'évasion est vraiment plus simplifiée que ce qu'il a vécu lui, mais peu importe, c'est un film que j'ai aimé, même si j'aurai voulu en savoir plus sur l'après. C'est donc la raison pour laquelle j'ai lu le livre.
Et la suite, bah comme vous le savez, elle n'est pas si simple que ça. Il faut trouver un endroit où dormir, une famille qui vous accueille, sans jamais raconter son histoire, une famille de bonne foi, qui ne vous dénoncera pas, où vous n'aurez pas à vivre dans l'insécurité la plus profonde, la peur d'une nouvelle arrestation, d'une nouvelle déportation. Puis, il faut se construire, ou du moins, tenter de se reconstruire, faire sa vie… Et lorsqu'on à onze ans, et qu'on a vécu cela, ce n'est pas facile. Ca laisse des traces. Comment se dire que cela n'arrivera plus ? Comment se faire à l'idée que sa famille ne reviendra pas ?
A la lecture de ce livre, j'ai pris conscience que Joseph Weismann a remué tous ses souvenirs pour écrire ce livre, que psychologiquement, cela avait du être atroce. Mais, durant toute ma lecture, j'ai été transportée pendant cette période. Chaque mot m'a fait ressentir une émotion et c'est rare ! Entre la peur, la colère, l'injustice, l'horreur, la tristesse, la haine et encore beaucoup d'autres ressentis, je me demande encore pourquoi ? Pourquoi avoir fait souffrir autant de gens ? Des réponses auxquelles je n'aurais jamais de réponse.
Ce témoignage relève donc pour moi, des incontournables à lire sur cette fameuse Seconde Guerre Mondiale. Parce qu'il faut parler, pour que plus jamais ça ne recommence. Et Joseph Weismann a effectué le Devoir de Mémoire à la perfection, c'est pourquoi je lui dis : « Bravo et Merci ! »
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kraken56
  22 février 2015
Certains livres vous bouleversent plus que d'autres... "Après la rafle" fait partie de ces livres!
Un témoignage écrit d'une façon simple mais tellement prenante, Joseph Weissmann est l'un des rares juifs à avoir survécu alors qu'il a connu les camps. Survécu car Joseph a eu le courage avec un autre jeune garçon de s'enfuir de son camp. Une opération réussie mais qui aura duré cinq heures à ramper sous des barbelés!! S'ensuit une vie de cavale de foyer en foyer, de famille en famille...
Ce témoignage fait vraiment ouvrir les yeux sur la façon dont certains français ont laissé faire les allemands qui emmenaient les juifs sous leurs yeux. Joseph avoue plus tard d'ailleurs qu'il ne leur pardonne pas . Lui qui s'est toujours senti français mais qui pourtant aura attendu des années avant que le gouvernement lui offre la nationalité française.
Vraiment un livre que chacun devrait lire pour ne pas oublier ce qu'il s'est passé et apprendre une version que l'on oublie souvent de nous avouer à l'école.
Pour finir, la devise de Joseph Weissmann: "Le bonheur loin devant".
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Deltak
  25 février 2019
Si vous ne devez lire qu'un témoignage sur la Shoah, je vous invite à découvrir celui de Joseph Weismann : un destin hors du commun - il s'est échappé d'un camp de concentration à l'âge de onze ans - et une plume sensible. Un récit indispensable et riche en émotions qui va au-delà des témoignages classiques : une oeuvre que l'on pourrait qualifier de littéraire car l'écriture coule sans efforts, fluide.
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Clelie22
  25 août 2014
Il existe de nombreux témoignages qui ont été publiés sur la shoah. Et aucun, sans doute, n'est de trop pour graver dans les mémoires et les consciences jusqu'où peut aller l'homme. Cependant, j'ai particulièrement apprécié "Après la rafle" pour son point de vue original. Contrairement à la plupart des autres livres sur le sujet, il ne décrit pas (ou très peu) les conditions de détention des déportés, pour la simple raison que l'auteur les a peu connues.
En effet, Joseph Weismann, arrêté avec ses parents et ses soeurs quand il avait 11 ans, un sinistrement célèbre jour de juillet 1942, s'est finalement échappé du camp de transit de Beaune-la-Rolande, après avoir été séparé de sa famille. Il ne s'attarde d'ailleurs pas sur les conditions de vie - ou plutôt de survie - au Vel' d'Hiv' et au camp. Il dépeint tout cela assez rapidement puis nous raconte sa cavale, sa vie entre orphelinats et familles d'accueil plus ou moins accueillantes, son entrée dans la vie adulte...
Ce qui ressort de la manière la plus poignante de son témoignage c'est le traumatisme incurable que représente pour un enfant le fait d'être à jamais privé de toute sa famille, surtout dans de telles circonstances. C'est un des points qui donne un intérêt particulier à ce témoignage.
J'ai également trouvé très intéressante la peinture qu'il nous fait de la population française et de son état d'esprit pendant et après la guerre. Joseph Weismann en fait une analyse très mesurée, considérant qu'à son avis, ceux qui ont fermé les volets quand les policiers français conduisaient les Juifs au Vel' d'Hiv', ceux qui ont livré les enfants en cavale aux gendarmes ne se rendaient pas compte de ce qui se passait.
Une autre chose que montre ce livre, c'est que l'antisémitisme ne s'est pas éteint en 1945. Même après la guerre, Joseph Weismann a été confronté à des attitudes racistes, a dû se battre pour se faire une place dans la société française. Je trouve qu'en cela le livre est particulièrement intéressant car il analyse bien comment une société "civilisée" peut en venir à rejeter une catégorie de la population sous un prétexte quelconque. Il montre aussi très bien que l'horreur de la shoah ne s'arrête pas en 1945 et que c'est un traumatisme dont les survivants ont souffert toute leur vie.
Pour finir ma critique, un mot sur le style. Ce témoignage est écrit dans un langage simple et accessible mais fluide et agréable. L'adulte Joseph Weismann réussit à se mettre à la hauteur de l'enfant qu'il était pour nous raconter ce qu'il a vécu et ce qu'il a ressenti. Les chapitres s'enchaînent bien et donnent toujours envie de continuer la lecture. Ce livre me paraît accessible à des ados pour peu qu'ils aient quand même une certaine maturité.
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Maphil
  23 septembre 2012
En 2010, La Rafle, le film de Rose Bosch s'est en partie inspiré de l'histoire de Joseph Weismann pour relater les événements du Véld'Hiv et de la Beaune-la-Rolande. A la fin du film, le petit Joseph parvient à s'évader Mais après? Comment a-t-il vécu ou survécu seul, sans ses parents et ses soeurs? C'est cela qu'il raconte dans ce livre poignant : les hauts et les bas (plus nombreux) de sa vie, la honte puis enfin la fierté d'être Juif, la peur toujours constante que cela ne recommence. A noter que malgré l'horreur de ce que les Juifs ont subi pendant la guerre, l'antisémitisme n'est pas disparu en France et ailleurs.
Tous ces Juifs venus se réfugier en France croyant que la France les défendrait, ont essayé de se fondre dans la masse, de ne pas se faire remarquer, de s'intégrer dans la population française. Cela ne leur a pas servi à grand chose. Joseph Weismann s'interroge : quand les Juifs ne seront-ils plus victimes de "racisme"? Peut-être maintenant car aujourd'hui, ce sont les Musulmans qui onbt pris la relève, ce sont eux qui posent le plus de problèmes mais eux, refusent de s'intégrer la plupart du temps et veulent que ce soit la population de leur pays hôte qui s'intègrent à leurs façons de vivre.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
MaphilMaphil   23 septembre 2012
Un mot, un seul résonne dans ma tête écorchée depuis que nous sommes sortis du camp : liberté. Avant d'entrer au Véld'Hiv, puis à Beaune-la-Rolande, je n'avais même pas envisagé que l'on veuille m'en priver. Je considérais que la liberté était mon droit, une propriété. Je pensais qu'étant né en France, je faisais automatiquement partie du peuple français. Je viens de découvrir que je fais d'abord partie du peuple juif, que je le veuille ou non.
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kraken56kraken56   31 décembre 2014
Dans la rue, papa me sourit, alors pour une fois, j'ose:
"Papa, qu'est-ce que c'est , la politique?
Ce sont des idées que les gens agitent dans tous les sens et qui leur font faire de vilaines choses."
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MaphilMaphil   23 septembre 2012
Si les Français n'avaient pas gobé aussi bêtement les arguments de la propagande, s'ils avaient eu plus tôt ce sursaut de curiosité, comme mon camarade de chambre aujourd'hui, s'ils avaient cherché à savoir par eux-mêmes si vraiment le diable était incarné en chaque Juif, alors toutes les horreurs des camps n'auraient pas été commises.
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MaphilMaphil   23 septembre 2012
- Alors? Et après?
Voilà la réponse. Après j'ai été aimé ou rejeté. Après, j'ai pleuré souvent, mais j'ai cherché le bonheur dans le moindre recoin où il pouvait se cacher, et j'ai su le dénicher. Et je me suis imposé une nouvelle épreuve, celle de tout raconter, ici, celle d'accomplir, une nouvelle fois, mon devoir de mémoire. Je le devais à mes parents, à mes deux soeurs, je le devais à Jo, je le devais aux soixante-quinze mille Français et aux quelques six millions de victimes de la barbarie nazie dans le monde.
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Bonheur_LectureBonheur_Lecture   08 novembre 2013
J'embrasse ma mère parce qu'elle est ce que j'aime le plus au monde, je l'embrasse pour le seul plaisir de ma joue contre la sienne, sans y penser davantage, et je m'en vais vivre mes petites aventures.
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Video de Joseph Weismann (1) Voir plusAjouter une vidéo
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Joseph Weismann raconte Après la rafle.
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