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Yendare
  06 février 2022
Une BD sympathique qui se laisse dévorer trop vite.

Cela fait un moment que le roman Mers mortes d'Aurélie Wellenstein m'intrigue, j'ai sur ce titre des avis très positifs et en plus il est même sorti en poche. Allez savoir pourquoi je n'ai pas encore pris le temps de lire ce dernier. En attendant de découvrir un jour ce roman, je n'ai pas pu résister à emprunter cette BD quand je suis tombé dessus à la médiathèque.

Prélude au roman d'Aurélie Wellenstein, cette BD magnifiquement dessinée et coloré par Olivier Boiscommun s'est avérée être une porte d'entrée sympathique et impactante dans l'univers que propose l'auteure. Dès les premières planches, l'univers et le décor sont posés, c'est singulier, original et violent. L'idée des mers mortes et des animaux marins qui sous forme de fantômes viennent se venger est vraiment superbe. Les personnages esquissés au cours de la BD ne sont pas en reste, ni blanc ni noir. Aurélie Wellenstein propose ici avec celui de Bengale un personnage gris intéressant tandis que celui de Chrysaora est très intriguant.

Certains passages peuvent heurter par leur violence, Il est montré les horreurs dont nous les hommes sommes capables, ici le massacre ni plus ni moins de cétacés. Une histoire donc assez sombre tout en étant belle par certains aspects. Je ne pas très surpris vue l'auteure au scénario mais Olivier Boiscommun a également fait du beau travail, c'est vraiment très beau visuellement, un petit plaisir pour les yeux.

Pourquoi pas 5 étoiles alors ? Pour une raison très simple, c'est vraiment très court. Je me suis retrouvé un peu frustré à la fin de ma lecture. Bien entendu cela s'explique par le fait que je n'ai pas lu le roman je pense. Il n'en demeure pas moins que cela constitue une chouette entrée dans cet univers que propose l'auteure et je lirais c'est une certitude Mers mortes un jour ou l'autre.
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Alfaric
  29 mars 2022
BD SCIENCE-FICTION / POST-APO.
Autant le dire tout de suite, cette BD est le préquel du roman d'Aurélie Wellenstein aux éditions Scrinéo intitulé "Les Mers Mortes", et elle se charge elle-même de heurs et malheurs de Bengale avant le Hollandais Volant.
Nul besoin d'avoir lu le livre pour lire la BD, tout l'univers du roman étant présenté dans les premières pages. Les graphismes d'Olivier Boiscommun sont très beaux et très réussis, véritable chaînon manquant entre le coolissime Adrien Floch pour les personnages et le dynamisme et l'immense Thierry Ségur pour les décors et l'ambiance.
Malgré un récit noir c'est un récit d'espoir, donc il souffre d'un arrière-goût voire même d'un goût de « trop peu ». C'est bien le seul défaut de qui m'apparaît comme le meilleur titre des éditions Drakoo.
Lien : https://www.portesdumultiver..
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Songedunenuitdete
  29 septembre 2021
J'ai dévoré cette bande dessinée de la première page à la dernière ! Il s'agit d'une histoire inédite, un préquel à l'univers du roman Mers Mortes. On retrouve d'ailleurs le héros, Bengale dont les pas le portent dans un Paris dévasté et plus particulièrement devant ce qui reste de l'opéra Garnier.

Là, il rencontre une drôle de fille, Chrysaora (j'ai eu un coup de coeur pour elle) qui danse avec des méduses lors de l'une des apparitions de la mer fantôme. Les deux jeunes gens, vont alors se retrouver en compagnie d'un groupe de survivants, tous musiciens qui habitent l'opéra.

Les dessins sont beaux et la couleur directe donne indéniablement un plus à l'ambiance de la bande dessinée.
Cela lui confère une âme que l'on retrouve bien trop peu dans tout ce qui se produit aujourd'hui. Les couleurs sont belles, chaudes, presque chaleureuses alors que le récit, lui est sombre et poignant. Poignant du côté des mammifères marins et on le ressent d'autant plus grâce aux rêves de Bengale. Je dois bien reconnaître que j'ai eu beaucoup d'empathie pour cette baleine qui voit son petit mourir. On se glisse dans leur peau et on comprend leur colère vis-à-vis des humains. Tout comme ces dauphins qui se retrouvent emprisonnés dans des filets et dont on balance les cadavres dans l'eau sans aucune pitié pour eux.

De fait, la venue de la mer morte qui vient hanter les hommes et dont les fantômes des poissons et autres animaux marins prennent leurs âmes est presque une juste vengeance (dans un sens). On retrouve d'ailleurs cette baleine qui tourne autour de l'opéra et dont seule la musique parvient à calmer sa colère légitime. L'humanité a détruit ses mers et ses océans sans aucune considération pour sa faune et sa flore. Comme si, finalement, ce qu'on ne voit pas n'existe pas…

La comparaison faite entre les êtres humains et les animaux marins n'est pas des plus flatteuses pour les hommes. Déjà, la manière dont Bengale et Chrysaora sont traités par la troupe de l'opéra ne laisse guère de place à l'empathie pour ces gens là. Tout comme le passé de Chrysaora ou bien encore celui de Bengale. Ce dernier est un héros, sombre et taciturne. J'ai beaucoup aimé la manière dont Boiscommun le représente avec son blouson à l'effigie d'une méduse qu'un gamin prend pour celui de The Punisher (il y a un peu d'humour, sans que ce soit déplacé, malgré la dureté des thèmes abordés). Et étrangement, c'est ce qu'est, en quelque sorte, Bengale.

Sans trop vous spoiler l'histoire (ça serait dommage), moi qui n'aie pas encore lu le roman, j'ai tout de suite adhéré à l'univers d'Aurélie Wellenstein. Cette bande dessinée est une très bonne entrée en matière et le tout est sublimé par les dessins d'Oliver Boiscommun, une association plus que parfaite ! Cela nous offre une bande dessinée complète avec laquelle, loin d'être frustré, on a envie d'en connaitre plus et de faire perdurer le plaisir. Et c'est génial parce qu'il y a le roman ! Et pour ceux qui ont déjà lu le roman, cela complète l'univers de Mers Mortes, lui apportant un plus graphique plus que bienvenu !

Bref, j'ai adoré la BD, les dessins, l'histoire et je pense qu'elle plaira à un très grand nombre. Voilà une intrigue qui s'attache à nous dépeindre, sans en faire trop, ce que pourraient ressentir les animaux marins face aux dérives humaines sur la pollution des mers et océans et ses conséquences sur le long terme si on ne fait rien.
Lien : https://songedunenuitdete.co..
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LeMondeDeMarieD
  01 juin 2022
Lire une BD qui sert de préquel à un roman qui m'avait beaucoup plu, c'est plutôt original et l'idée me plaît !
Voici donc "La baleine blanche des mers mortes" qui me permet de retrouver l'un des personnages de "mers mortes" le mystérieux Bengale.
Oui mais....ça se lit bien trop vite !
J'en aurai bien découvert un peu plus...Un défaut qui peut servir aux lecteurs qui n'auraient pas encore eu la chance de lire le roman 😉
Les graphismes d'Olivier Boiscommun sont colorés et lumineux. Ça donne envie de tourner les pages. L'histoire est intéressante puisqu'elle renseigne sur le passé de Bengale.
Certains passages sont assez violents, il est utile de le signaler.
J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver ce monde des marées fantômes et ses dévoreurs d'âmes.
Une belle adaptation de l'univers imaginé par Aurélie Wellenstein.

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orbe
  29 septembre 2021
Suite aux activités humaines, la mer disparaît presque totalement. Elle reflue par moments inattendus en amenant avec elle des animaux fantômes, des spectres qui viennent assouvir leur vengeance.

Deux personnages solitaires, Bengale et Chrysaora, qui ont chacun leur secret, vont se rencontrer.

Elle danse avec les méduses pour se déplacer en toute sécurité alors que lui semble faire peur aux spectres.

Le clan des musiciens et leur exorciste amène les deux voyageurs avec eux. Ils découvrent un chef prêt à tout pour retrouver l'âme de son fils. Les pouvoirs des deux nomades se révèlent alors...

J'ai beaucoup aimé le graphisme de cette bande dessinée. À commencer par la page de couverture avec l'oeil de cette baleine qui semble pleurer et dont l'iris laisse apercevoir une tête de mort.

Les dessins sont très beaux et ils magnifient avec de très belles couleurs le combat entre l'homme et la nature.

Le récit renverse les attendus avec des animaux aquatiques venus demander des comptes aux hommes. Nous voyons ainsi par moment ce qui leur est arrivé avec la surpêche notamment.
Lien : https://www.nouveautes-jeune..
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Lesvoyagesdely
  14 octobre 2021
J'ai repéré cet album sur l'instagram de l'éditeur Drakoo, la couvertures et les planches m'ont immédiatement subjuguées.
On nous le présente comme une préquelle du roman d'Aurélie Wellenstein, dont je dois toujours découvrir la plume un jour. En tout cas, ça était un voyage édifiant, qui a imprimé mes rétines, et je ne peux qu'avoir encore plus envie de la découvrir. Aurélie Wellenstein s'est occupée du scénario et Olivier Boiscommun des illustrations.
Le graphisme est une merveille au service d'un scénario, où le monde a périclité, et où bien des êtres vivants sont pétris de sentiments de haine, de vengeance.
C'est à la fois poétique et cruelle, fascinant et terrifiant, plein de surprises. Et les planches sont un véritable régal pour nos yeux, il est saisissant, et on fait volontiers des arrêts sur image.
Le monde s'est changé en désert, le temps d'avant est révolu, adieu mer et océans, mais les spectres, les fantômes, les regrets sont eux toujours bien présent.
Le scénario sait également nous surprendre. Nous faisons la connaissance de Bengale, un homme au passé trouble qui va prendre beaucoup de temps pour se révéler à nous
plus entièrement, et c'est une belle prouesse. Mais également de Chrysaora, une femme qui danse avec les méduses et s'est battue pour sa liberté.
Qu'a fait la folie des hommes ?
Paris en ruine ne peut que nous faire de l'effet. Nous rencontrons également un étrange groupe, qui met joliment en avant la musique et son pouvoir.
Par moment, des images de l'océan se confrontent à celle de ce que le monde est devenu. Certaines scènes sont difficiles, et nous attristent. D'autres nous redonnent de l'espoir.
Une fable écologique qui fait de l'effet à tous les niveaux : la réflexion, le graphisme et le scénario.
Très belle découverte.
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LesMotsMagiques
  14 octobre 2021
Pour ceux qui n'auraient pas encore lu le roman Mers mortes d'Aurélie Wellenstein, il se passe dans un futur post apocalyptique où l'homme a fini par faire disparaître les mers et les animaux marins. Depuis, ces derniers reviennent se venger sous la forme de vagues fantômes.

La baleine blanche des mers mortes se passe plusieurs années avant les événements du roman. On y suit Bengale, personnage très important dans le roman, ainsi que la jeune Chrysaora qui partage un lien privilégié avec les méduses qui hantent les mers mortes.

Je ne sais pas à quel point il est facile de rentrer dans la BD pour celles et ceux qui ne sont pas encore familiers avec l'univers des mers mortes, mais pour ma part, retrouver Bengale et en apprendre plus sur lui a été un vrai plaisir.

J'ai trouvé que le format graphique se prêtait bien à cet univers puisqu'en lisant le roman j'avais parfois du mal à me figurer le phénomène des marées hautes (mon imagination est très limitée pour quelqu'un qui ne lit que de l'imaginaire 🤭).

Sachez quand même que même si la BD est moins dure que le roman (ne serait-ce que parce qu'elle est extrêmement colorée), il y a malgré tout quelques scènes, très visuelles puisque cette fois nous avons vraiment les images en plus de la description, de violences sur certains animaux marins. Elles ne durent jamais plus d'une planche mais je pense qu'elles peuvent être difficiles pour certaines personnes.

Je ne peux en tout cas que vous conseiller de vous procurer cette BD, même si j'aurais quand même tendance à vous conseiller de lire le roman d'abord pour bien appréhender l'univers développé par l'autrice.
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MassLunar
  10 novembre 2021
Curieux titre que cette Baleine blanche des mers mortes paru chez Drakoo, le nouveau label de bd de genre dirigé par Mr Arleston. C'est un mélange de voyage post-apo et de ballade poétique, un mélange de survie et de fantastique. le monde n'est plus, la Terre a vu ses océans et ses mers se dessécher et s'évaporer à cause des raisons qui nous sont bien connues.

Pour autant, l'océan ressurgit par moments par vagues, vagues fantomatiques telles des résurgences d'un passé bleu marine qui ne noie pas mais aspire les âmes des êtres humains encore en vie. Des fantômes de requins, de baleine, de dauphins, de méduses ressurgissent par moments dans un élan de beauté et de dangerosité.

La beauté est là en tout cas dans ce one-shot porté par le dessin aqueux et aérien d'Olivier Boiscommun, un dessin et une couleur tout en éléments dans lequel le bleu de l'océan vient carrément engloutir la planche. Mention spéciale en passant à la première de couverture qui happe sans difficulté l'oeil du lecteur. C'est nimbé de mystères, c'est une couverture qui correspond bien au ton fantomatique de cette bd.

A l'intérieur, le style d'Olivier Boiscommun n'est pas en reste bien évidemment. Olivier Boiscommun évite les lieux communs ( ah ah...) de l'ambiance post-apocalyptique façon Mad Max en privilégiant les qualités oniriques et engagées du scénario d'Aurélie Wellenstein. Les couleurs, le dessin à l'aquarelle sont de véritables pièces maîtresses dans ce one-shot de toute beauté qui nous fait facilement le cadre post-apocalyptique pour mieux se focaliser vers un genre davantage fantastique qui véhicule aussi bien la rêverie que l'engagement.

Des planches entières, que ce soit en première plan ou en fond de pages, baignent dans le fantastique, baignent dans cet océan fantôme et on ne peut que se noyer dans le dessin de Boiscommun. C'est immersif, c'est une ballade somptueuse qui n'éclipse pas l'engagement du propos suivant : les océans sont morts des erreurs de l'humanité. Ce qui donne lieu à des passages plus réalistes, des flash-backs sur un groupe de pécheurs qui emprisonnent des dauphins dans leur filets, la pollution, le réchauffement climatique... le fantastique repose ici sur des bases solides et c'est, bien évidemment, dû au scénario de la romancière Aurélie Wellenstein dont La baleine Blanche des mers mortes est un complément à son roman Mers Mortes paru en 2019.

Nous rejoignons ici le credo du label Drakoo qui vise à faire travailler ensemble des romanciers plutôt novices dans le scénario de bande dessiné avec des dessinateurs confirmés. C'est ainsi le cas des Artilleuses dont l'intrigue est directement ancré dans le Paris des Merveilles de Pierre Pevel ou du titre La Pierre du chaos scénarisé par un prolifique romancier de l'imaginaire Gabriel Katz.

La plupart des scénaristes de Drakoo sont donc avant tout des romanciers. C'est le cas pour ce nouveau titre écrit par la romancière fantasy / jeunesse Aurélie Welllenstein qui signe ici son premier scénario de bd , un scénario qui introduit bien son univers mais qui n'en demeure pas moins trop adapté, charcuté et au final frustrant.

Je partage l'avis de Damss, c'est un titre beaucoup trop court qui a à peine le temps d'exposer son univers. Certes, cela permet de donner du mystère à cet album, de lui donner un bon style emprunt de poésie et de fantastique mais force est de reconnaître que l'intrigue parait bien faible au final. Pour autant, le scénario est bien structuré mais, d'une certaine, la bd est prisonnière de son statut de spin-off qui donne une sensation d'incomplet à l'intrigue. C'est court et, à peine avons-nous le temps de se familiariser avec cet univers écologique, fantastique et post-apo, que la bd s'achève dans un final un peu abrupte. Certains personnages sont carrément survolés comme la danseuse au milieu des méduses dont on questionne le rôle finalement...

De ce fait, malgré la qualité du dessin, La Baleine Blanche des mers mortes est le fruit d'un scénario prisonnier de l'univers d'un roman que tout le monde n'a pas lu. D'une certaine manière, c'est regrettable que certaines créations de Drakoo ne soient pas plus enclines à la création originale plutôt que de vouloir créer des prolongements d'univers romanesques déjà bien établies, des prolongements parfois imparfaits et brouillons comme ce titre dont la grâce et le mystère ne rendront pas l'intrigue mémorable.

Prisonnière de son statut de scénario/ préquel au roman d'Aurélie Wellenstein, cette baleine blanche nage dans des eaux bien trop tranquilles pour nous laisser un souvenir frappant. Malgré tout, il serait dommage de passer à côté du charme ambiant de ce one-shot qui concilie univers post-apo et fantastique fantomatique grâce à la patte lumineuse du dessinateur d'Olivier Boiscommun.
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LesFantasydAmanda
  08 novembre 2021
--- du roman à la BD ---
Si vous me suivez depuis longtemps, vous avez sans doute déjà remarqué qu'en temps normal je ne chronique pas de bandes dessinées. En effet, il s'agit là d'un format que j'affectionne peu, probablement parce que l'expérience de lecture ne permet pas de s'immerger des heures durant.

Cependant, je n'ai pas hésité une seule seconde à faire une exception lorsque les éditions Darkoo – que je remercie au passage – m'ont proposé en service de presse La Baleine blanche des mers mortes, une BD tirée du roman d'Aurélie Wellenstein. Et oui, bien qu'il m'ait brisé le coeur, j'ai adoré Mers mortes. J'étais donc plus que curieuse de voir son univers adapté. Sachez-le, je ne suis nullement déçue du voyage !

--- J'en ai pris plein les yeux ---

Personnellement, je trouve les dessins de Vincent Boiscommun d'une beauté sans pareille. Grâce à des couleurs vives et à une multitude de détails, ce dernier offre une véritable poésie à l'histoire. C'est tout simplement grandiose ! Selon moi, il a su donner vie à cet univers sombre dans lequel perce une lueur d'espoir.

Attention, néanmoins : comme pour le roman dont elle est tirée, la BD contient des scènes très violentes, très sanglantes, notamment par le meurtre d'animaux marins. Pour autant, et même si cela n'enlève rien à la dureté du message, j'ai estimé qu'auteur et dessinateur conservaient une certaine sobriété dans la manière d'amener les choses. C'est simple et percutant – voire choquant pour les plus sensibles, j'en conviens.

--- Comme un bonus à l'histoire d'origine ---

Pour ceux qui n'auraient pas lu Mers mortes, sachez que la BD est un genre de préquel. Elle reprend ainsi un personnage phare du roman, Bengale, dévoilant un pan essentiel de son passé. Je l'admets, j'étais plus que ravie de retrouver ce héros (ou anti-héros) et, mieux encore, de découvrir les origines de sa quête. Je ne peux vous en dire plus, si ce n'est qu'il dégage un charisme incroyable, puisant dans sa volonté sans failles pour survivre. Chrysaora, quant à elle, m'était totalement inconnue, mais j'ai apprécié la touche de douceur qu'elle apporte à l'histoire.

Le seul bémol concerne le rythme, bien trop rapide à mon goût. Cela est probablement dû au format, mais j'ai trouvé que le récit manquait de transitions, d'explications, d'approfondissement.

--- Un goût de trop peu… ---

Comme je l'ai dit plus haut, je lis peu de bandes dessinées. Je n'ai donc pas l'habitude de me contenter d'une cinquantaine de pages, aussi sublimes soient-elles, ni d'achever ma lecture en moins d'une heure. Résultat : je suis restée sur ma faim !

Heureusement, si vous rencontrez le même problème que moi, vous pourrez toujours vous tourner vers le roman afin de poursuivre cette expérience de lecture inoubliable.

--- Un message écologique fort ---

Dernier point à aborder, et non des moindres. C'est bien évidemment ce qui réunit BD et roman. Par le prisme de l'imaginaire, Aurélie Wellenstein dépeint un futur particulièrement lugubre, tant pour les créatures marines que pour la planète tout entière. Cela fait naturellement écho aux préoccupations environnementales de notre époque même si, il faut bien l'avouer, l'humanité n'est pas près de changer. Enfin, qui sait ? Peut-être suis-je trop pessimiste…
Lien : https://lesfantasydamanda.wo..
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Catilina38
  30 octobre 2021
Projet très solide bâti sur un univers existant et un propos écologiste déterminé, La baleine blanche des mers mortes est une nouvelle réussite de l'éditeur, tant graphique que d'écriture, en déroulant une intrigue pas si facile à exposer et en tenant jusqu'au bout un suspens qui conclut très logiquement et poétiquement cette histoire. La brièveté du format et l'ambition modérée du projet ne se ressentent pas sur un travail (et ce n'est pas si fréquent sur ce format) parfaitement réalisé et qui sait proposer de la nouveauté dans le paysage éditorial BD. Une jolie trouvaille que je vous invite à découvrir.[...]

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Lien : https://etagereimaginaire.wo..
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