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EAN : 9782351781494
354 pages
Gallmeister (02/03/2017)
4.13/5   169 notes
Résumé :
Aux confins de l’Amérique, au milieu du XIXe siècle, dans cette région troublée par d’incessants heurts entre Mexicains et Américains, un chariot poursuit sa route. Aux rênes, Pigsmeat et Tom, deux amis de longue date, se pardonnent l’un à l’autre les massacres auxquels ils ont pris part et tentent d’oublier leur sinistre réputation. Ils escortent Flora, avec sa beauté prodigieuse et son regard fier que n’ont pas réussi à briser des années d’esclavage. Tous trois on... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
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J'ai refermé cet exceptionnel roman totalement éblouie ! Trois semaines après cette lecture, je sens encore son souffle formidable résonner en moi. Waouah !

Lance Weller nous fait plonger dans l'histoire fondatrice des Etats-Unis, première moitié du XIXème siècle, bien avant la guerre de Sécession, au moment où se construit cette nation dans une violence indélébile.

Direction les Marches, ces zones frontières particulièrement exposées à la fureur des hommes, âprement disputées entre le Mexique et les Etats-Unis qui viennent d'annexer le Texas et visent désormais le Nouveau-Mexique et la Haute-Californie. Ces marches de l'Amérique sont aussi symboliques, c'est toute la frontière entre le Bien et le Mal, le choc entre la civilisation et la barbarie, la confrontation du Blancà l'Autre qu'il soit esclave ou Indien.

C'est dans ce chaos de violence que l'auteur projette son trio, deux hommes, une femme, tous absolument saisissants de romanesque. A commencer par Flora, esclave auto-émancipée, une guerrière qui a vécu le pire et n'a tenu que grâce à une haine qui se diffuse dans tout son être et son corps. J'ai rarement rencontré un personnage féminin aussi puissant que celui-ci. Vois comment l'auteur la décrit à 14 ans :

« Instinctivement, les hommes se redressaient et rectifiaient leur tenue, déglutissant, la gorge serrée, tandis que des fantasmes de chair et de possession, débridés et honteux, montaient des entrailles des plus vertueux.(...)Quant aux femmes, elles se lançaient immédiatement dans un calcul corseté où il était question de sang et de quantités infinitésimales, estimaient les facteurs et les diviseurs du côté paternel, pour finir par siffler des mots comme octavonne et quinteronne une fois qu'elles imaginaient avoir trouvé l'équation de la personne. Mais ensuite, quand les hommes et les femmes voyaient son expression et la lueur dans ses yeux, ils étaient pris de frisson et poursuivaient leur chemin en toute hâte, se disant que son sort était ce qu'il y avait de mieux, pour elle comme pour eux. L'esclavage était plus sûr pour cette fille au visage cruel. »

C'est cette incroyable créature surpuissante qui embarque les deux autres - malgré leur sinistre réputation, surtout parce qu'ils sont des marginaux comme elle - dans sa quête de vengeance et de liberté. Fascinants personnages dont on découvre le passé au gré d'une construction qui sait alterner passé / présent sans que cela ne fasse factice ou déjà-vu. L'ellipse arrive pile quand il faut pour suspendre le temps, le retour en arrière percute le lecteur juste quand il lui fallait une électroc pour comprendre les aspirations profondes qui les animent.

C'est Flora qui donne un but à leur errance dans cette sauvage Amérique en construction. La venger, oui, mais surtout être libre, s'affranchir du passé, peut-être avoir une nouvelle chance qu'elle soit revanche ou rédemption. Pourtant, le trio semble avancer vers une fatalité terrible, cela ne fait aucun doute pour le lecteur, c'est évident. Mais l'écriture de l'auteur est tellement sublime, ample, ciselée, qu'elle transcende toute cette tragique errance vers quelque chose de lumineux.

Décidément, les éditions Gallmeister font un travail éditorial absolument formidables ! Que de trésors découverts grâce à elles ! Me reste plus qu'à me jeter sur Wilderness, le premier roman de Lance Weller.



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Voilà un livre dans lequel l'image stéréotypée du beau cow-boy aux yeux bleus et ténébreux, au chapeau en cuir légèrement incliné, pose virile sur son cheval, clope au bec, est loin, très loin. le cow boy ici n'est pas vraiment un héros à la Clint Eastwood : il est crade, sent mauvais, est souvent ivre, a une haleine de chacal et n'hésite pas à tuer : « La sueur transformait leurs haillons en une enveloppe à l'odeur âcre. La sueur et les relents ordinaires de la misère humaine : la pisse, la merde, la peur et le désespoir, réunis dans un halo palpable d'effluves qui saturaient l'air autour d'eux ». C'est une façon ultra réaliste qu'a Lance Weller de nous conter la conquête de l'ouest, le tout servi par une écriture enchanteresse.

Les marches de l'Amérique sont ces lisières territoriales, ces zones frontières, démarcations entre le bien et le mal, entre la sauvagerie et la civilisation, entre l'Amérique et ces espaces encore non conquis, à l'ouest, et dont les conquêtes successives ont construit l'Amérique. Ces marches qu'il faut dompter pour avoir une Amérique s'étendant de l'Atlantique au Pacifique, alors que les indiens luttent et défendent leurs territoires. Ces territoires, comme le Texas, qui réclament l'annexion, versent leur sang en combattant tout ce qui est mexicain ou indien. Des endroits où l'herbe laisse place aux broussailles, puis au sable, à la cendre, aux pierres sur lesquelles les sabots des chevaux font jaillir des étincelles. L'air y est sec et électrique, les nuages immenses et majestueux. Bienvenu en enfer à la marge de toute civilisation ! « Cet endroit n'est pas fait pour les hommes ni pour les bêtes. Il est même pas fait pour les porcs. (Il se pencha pour cracher dans le feu, puis il s'essuya la bouche.) C'est rien d'autre qu'une chaudière où on va tous brûler».

Nous suivons les déambulations, ou plutôt les errances, d'un trio composé de deux hommes, Tom et Pigsmeat, et d'une femme, Flora. Errant vers l'ouest, ils se trouvent à la lisière, dans le wild, croisant des pionniers, des vagabonds, des hors la loi, de pauvres hères en recherche d'un ailleurs meilleur, de l'Eldorado, d'un nouveau commencement.
Un trio à la puissance romanesque incroyable, des personnages superbement campés, tout en ombres et en lumières : Flora, esclave sexuelle émancipée, une Mexicaine dorée par le soleil, ou une Indienne, dont la force de caractère résonne encore en moi. Elle est belle mais d'une beauté qui fait peur : « d'une beauté si parfaite et si terrifiante qu'aujourd'hui encore, après tant d'années, tu ressens toujours cette impression dans ton coeur, car tu avais compris, rien qu'en la voyant, que l'histoire de cette femme était monstrueuse, que son avenir ne pouvait être qu'un funeste fardeau».
Tom, enfant silencieux, dont la naissance même fut silencieuse, si silencieux tout bébé qu'il en devenait effrayant ; sa mère n'hésitera pas à lui tordre le bras de temps à autre afin qu'il puisse enfin émettre ne serait-ce qu'un son. Son enfance sera triste : « La mère de Tom passait ses longues journées, sombres, tristes et froides, avec son étrange enfant silencieux, contemplant l'extraordinaire gel de l'été couvrir les vitres d'écailles qui faisaient penser à de délicates toiles tissées par des araignées laborieuses ». Tom sera ensuite un homme silencieux puis un tueur d'hommes. Il y a le timide et laid Pigsmeat enfin, au bon coeur, qui voue une amitié indéfectible à Tom.

Tous trois ne savent pas vraiment qui ils sont, s'ils sont bons ou mauvais, cette errance aux lisières du pays est la quête de leurs propres frontières.

Ce western captivant a laissé ses empreintes en moi, telles des griffures à la margelle du coeur. Il m'a conquise, perturbée, tombant avec fracas dans le puits profond des émotions, à l'écluse de l'intime. Ce roman a le charme des chansons d'Emily Jane White (Hole in the middle), ce charme qui fleure la chaleur, la sueur, la crasse, les grands espaces, la liberté, les chariots bâchés et les tentes, la poussière, la boue, les soleils couchants sanglants. Qui fleure la violence aussi. Omniprésente la violence. C'est un personnage à part entière du roman, elle est parfois explosive, parfois contenue mais bien visible, indélébile, proche, la violence rôde : « Il se retourna, les mains palpitantes au bout de ses poignets comme s'il ne savait pas quoi faire de ses poings ; ou comme s'il le savait mais se retenait à grand-peine de le faire. »
Mais à cette violence, parfois insoutenable, s'entremêlent une poésie d'une authenticité poignante et de fréquents passages de Nature Writing d'une beauté simple et sauvage. Et je crois bien que c'est ce mélange là qui fait toute la force du livre. Oui, l'écriture de Lance Weller est sublime, merveilleuse quand elle raconte les nuages, les ciels étoilés, les soleils couchants, remarquable quand elle exprime la rage et les souffrances de ses personnages…même un mal de tête est décrit à merveille, au point de sentir presque ses propres tempes palpiter.

La volonté de conquête de l'ouest narrée par Lance Weller pourrait être résumée ainsi : « Il alla vers l'ouest pour la simple raison que c'était là que le soleil tombait et c'est précisément cela qui l'attira – on aurait dit que le vent le guidait dans cette direction et l'herbe qui se courbait sous le vent indiquait elle aussi cette direction en frissonnant. Et les pulsations du sang dont il avait hérité le conduisaient vers l'ouest, une sorte d'attraction héliotropique le poussant vers un horizon rougeoyant. » La conquête de l'ouest par Lance Weller, c'est à la fois violent et magnifique, et "ça secoue quand même son bonhomme !"


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Un western âpre et rugueux, une ambiance délétère en permanence ou presque, l'Amérique des pionniers était un monde de fous à n'en point douter !
Trois personnages principaux, trois histoires parallèles qui, n'en déplaise aux férus de géométrie vont se rencontrer pour écrire une histoire digne des westerns les plus rudes.
Il y a Tom et Pigsmeat, et aussi Flora, nous allons les découvrir intimement à la faveur d'une narration complexe voire déroutante parfois car ponctuée de multiples flash back, et si nous savons dès le début qu'ils voyagent ensemble en convoyant un cadavre, les digressions seront nombreuses, cela dit c'est justement cela qui va faire toute la force et l'intérêt de ce récit, la rencontre de trois personnages d'une grande densité à la destinée incertaine.
Que dire de cette histoire ? Les personnages avancent, ils continuent leur chemin sans vraiment savoir où les mènent leurs pas, errant sans but à la recherche d'eux-mêmes. Ce qui est sûr cependant c'est que cette quête sans but se révèle passionnante pour le lecteur, le vécu des trois acteurs est captivant et tragique à l'image de ce pays en construction.
J'ai aimé tous les aspects du récit, les descriptions sur la route autant que les incursions dans le passé des uns et des autres jusqu'à l'épilogue.
J'ai aimé les rencontres, les bonnes comme les mauvaises avec une affection particulière pour celle entre Tom et Gaspar qui m'aura fait passer du rire aux larmes.
J'ai aimé le style au ton juste, aussi bon dans les descriptions que dans l'action ou encore dans les phases introspectives, ce bouquin est impossible à lâcher.
Enfin je ne peux m'empêcher de faire une comparaison avec Lonesome Dove, les thèmes sont les mêmes, les personnages assez proches, le périple interminable parce que sans fin, les personnages féminins ont de troublantes similitudes (pas divulgâcher). Il se trouve qu'ayant lu les deux ma préférence va sans conteste à Lance Weller, et tant pis s'il n'a pas reçu le prix Pullitzer ;)
Il me reste à remercier à nouveau Doriane qui m'a initié aux western pour mon plus grand plaisir de lecteur :)
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1815, Plymouth, non loin de Old Burial Hill. C'est là que naît, dans une cabane, Thomas Hawkins, dit Tom. Un enfant si silencieux que sa mère n'hésite pas à lui tordre le bras afin qu'il émette ne serait-ce qu'un son. Un enfant silencieux qui deviendra un adolescent silencieux puis un tueur d'hommes...
Non loin de chez Tom, né deux ans avant lui, vit Pigsmeat Spence. Même si les deux enfants ne se côtoient pas et se perdront de vue, ils finiront, quelques années plus tard, par parcourir ensemble les grands territoires de l'Amérique...
Flora, elle, semble visiblement née sous une mauvaise étoile. Enfant de toute beauté, vendue par son maître à Boss, elle deviendra une esclave sexuelle, enfermée dans une minuscule chambre de la demeure familiale...
Trois destins bientôt unis dans le sang...

Les marches de l'Amérique nous plonge dans la première partie du XIXème siècle, bien avant la guerre de Sécession, bien avant que les États-Unis ne soient ce s'ils sont aujourd'hui. Ici et là, l'on se bat pour un bout de terre, l'on massacre, l'on viole. Mexicains, Indiens, anciennes colonies. Sur ces terres sans horizon, Tom et Pigsmeat errent sans but, avancent au hasard, au gré des rencontres, avec leur passé sombre et sanguinaire. L'auteur dépeint avec force et, malgré tout, sensibilité trois portraits saisissants et époustouflants, en toile de fond une Histoire états-unienne captivante qui leur échappe. Alternant passé et présent, un roman torturé, d'une beauté sauvage et d'une écriture ciselée et dense. À la fois sombre et lumineux...
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Lance Weller, deux livres, deux chocs !
En le terminant, j'en reste presque aussi éprouvée qu'après Wilderness : on sait l'homme capable du pire mais, dans des décors grandioses ,au coeur d'une nature sublime ,l'horreur atteint des sommets de perversité ,un paroxisme souvent insoutenable .

Certes, c'est une fiction. Pourtant, cette fresque sociale du XIXème siècle devient un document historique par la recherche biographique et politique fouillée et précise :des scènes du quotidien avec toujours en toile de fond les prémices de la guerre de sécession.

le roman met en scène deux héros qui, en élargissant leur horizon vont permettre au lecteur de visiter le wild, là où se croisent des pionniers,des fuyards, des paysans, des hors-la-loi, des vagabonds.
Et, bien sûr, ces rencontres vont permettre de mettre en exergue tous les maux et tous les vices inhérents à cette faune bien souvent déshumanisée par la souffrance , la violence du quotidien , habitée par un instinct de survie incroyable.

C'est la loi du plus fort, l'appât du gain, la recherche de l'eldorado ,le royaume de la violence et du pillage.
le meurtre est banalisé, quotidien , évident !
Viol, esclavagisme, maltraitance du plus faible ...rien ne manque !
Une peinture du far-west hyperréaliste ! L'aura du cow-boy en prend un coup ! Repoussant, crasseux, violent ,mauvais le héros ! (d'ailleurs, il ne s'appelle jamais Clint ! )
Mais, ce tableau de misère sociale, de désespoir ,de solitude noyé d'alcool et de folie met en évidence les difficultés de la colonisation et si l'auteur met au premier plan les assassinats des hommes, indiens et autres, en toile de fond , de temps à autres ,on a des bruits de la guerre, au loin comme un rappel de l'avancée inéluctable de la civilisation de l'homme blanc , celle qui va violer et détruire la nature originelle laissée intacte par les indiens depuis des milliers d'années.

Tout au long de la lecture, je me suis vraiment crue devant un film de Tarantino . Alors, scénarisé ? oui.
Mais avec talent, ça passe bien.
J'ai apprécié la très belle construction littéraire que j'ai comparé à une oeuvre musicale : des notes légères, sensibles poétiques pour les touches de nature-writing ,des descriptions ardues ,fortes pour les bruits de guerre (quelque chose de Wagnérien ...) des notes de douceur, de tendresse et d'amour...
Mais, j'ai surtout dans la tête un hurlement apocalyptique , le son de la barbarie extrême , vraiment extrême , l'horreur vraiment scénarisée avec force détails. Insupportable par moment .

Sinon, l'usage de flashbacks est plutôt réussi ,il donne du rythme au récit.
Et, dans ce monde de brutes, les deux héros ne sont bien sûr pas dénués de courage, de vertus et s'ils ont la gâchette facile, leur grand coeur en fait des justiciers de bonne compagnie pour le lecteur.
Alors, encore un succès et peut-on déjà dire qu'on a lu le dernier "Weller" ?
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critiques presse (2)
LeFigaro
09 juin 2017
Lance Weller décrit l'errance de deux hommes aux confins des États-Unis, au XIXe siècle. Un chef-d'œuvre.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeJournalDuDimanche
28 février 2017
Le roman que Trump devrait lire.
Lire la critique sur le site : LeJournalDuDimanche
Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
Les collines vallonnées, dans cette partie encore pâle de la soirée, se profilaient en rangées sinusoïdales figées, teintées de jade et de toutes les nuances de vert, de jaune terne, d’or, de bleu pastel et de noir- vaste océan immobile qui sans cesse s'éloignait d’eux, le pays frissonnait sous une brise qui agitait comme une écume les tiges porte-graines duveteuses et dorées: herbe des Indiens, andropogon, schizachyrium, panic érigé, faux indigo, plantes boussoles et échinacées de toutes sortes, toutes tremblant sous le vent incessant, toutes recouvrant la terre et les os polis de choses mortes depuis bien longtemps- hommes, bêtes, oiseaux et veines de rochers- comme la mer recouvre les choses que la mer façonne, et tout cela s'étalait devant eux, pour eux, à tout jamais, comme légué par les rêves que leurs pères avaient faits, rêves de l’ouest Et d’un nouveau départ pour une nouvelle vie.
P. 95
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Instinctivement, les hommes se redressaient et rectifiaient leur tenue, déglutissant, la gorge serrée, tandis que des fantasmes de chair et de possession, débridés et honteux, montaient des entrailles des plus vertueux, et que les autres, plus prosaïques, s’empressaient de comparer les fonds dont ils pouvaient disposer au prix qu’ils imaginaient être celui de cette fille.
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Tu les avais vu venir à des kilomètres de distance.
Le ciel brûlant que l'après-midi avait blanchi semblait aspirer la chaleur de la terre pour la rejeter sous forme d'un voile liquide entre eux et votre petite caravane de trois chariots.

La promesse du Territoire de l'Oregon paraissait encore si lointaine derrière le ciel atroce de ce soir-là.

Ils s'approchaient en chatoyant;
ils s'amalgamaient,
puis éclataient avant de fusionner à nouveau comme du mercure,
comme s'ils n'étaient qu'une seule entité,
ne devant plus jamais se séparer.

Au début, tu n'aurais pas pu dire si c'était vraiment des êtres humains.
Tu n'aurais pas pu dire ce qu'ils étaient.
Tu te souviens que ton père avait demandé qu'on lui apporte son fusil...
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Tom et Pigsmeat entrèrent dans la salle dans une explosion de lumière qui s’estompa aussitôt quand ils refermèrent la porte derrière eux. Un homme était étendu face contre terre, près d’un mur. Ils entendirent les mouches qui l’exploraient, et la pièce empestait la sueur, l’alcool et le tabac, ainsi que l’odeur âcre et brûlante des murs qui cuisaient sous le soleil.
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Bon, alors, qu'est-ce que la Mort, sinon une vaste fraternité fourmillante où nous devons tous nous retrouver un jour ? Où nous serons tous réunis le moment venu, hommes et femmes. Et les enfants, et les animaux familiers et toute créature sur terre. Alors, la Mort n'est pas du tout la Mort, mais quelque chose d'autre que nous sommes incapables de concevoir. Mais je vous dis ceci. Si la Mort n'est rien d'autre qu'un grand rassemblement, alors ce que j'ai connu de la vie est son contraire. La vie, c'est la solitude, et rien d'autre.
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