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ISBN : 2404010077
Éditeur : Gallmeister (07/02/2019)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Aux confins de l’Amérique, au milieu du XIXe siècle, dans cette région troublée par d’incessants heurts entre Mexicains et Américains, un chariot poursuit sa route. Aux rênes, Pigsmeat et Tom, deux amis de longue date, se pardonnent l’un à l’autre les massacres auxquels ils ont pris part et tentent d’oublier leur sinistre réputation. Ils escortent Flora, avec sa beauté prodigieuse et son regard fier que n’ont pas réussi à briser des années d’esclavage. Tous trois on... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
cardabelle
  31 mars 2017
Lance Weller, deux livres, deux chocs !
En le terminant, j'en reste presque aussi éprouvée qu'après Wilderness : on sait l'homme capable du pire mais, dans des décors grandioses ,au coeur d'une nature sublime ,l'horreur atteint des sommets de perversité ,un paroxisme souvent insoutenable .
Certes, c'est une fiction. Pourtant, cette fresque sociale du XIXème siècle devient un document historique par la recherche biographique et politique fouillée et précise :des scènes du quotidien avec toujours en toile de fond les prémices de la guerre de sécession.

le roman met en scène deux héros qui, en élargissant leur horizon vont permettre au lecteur de visiter le wild, là où se croisent des pionniers,des fuyards, des paysans, des hors-la-loi, des vagabonds.
Et, bien sûr, ces rencontres vont permettre de mettre en exergue tous les maux et tous les vices inhérents à cette faune bien souvent déshumanisée par la souffrance , la violence du quotidien , habitée par un instinct de survie incroyable.
C'est la loi du plus fort, l'appât du gain, la recherche de l'eldorado ,le royaume de la violence et du pillage.
le meurtre est banalisé, quotidien , évident !
Viol, esclavagisme, maltraitance du plus faible ...rien ne manque !
Une peinture du far-west hyperréaliste ! L'aura du cow-boy en prend un coup ! Repoussant, crasseux, violent ,mauvais le héros ! (d'ailleurs, il ne s'appelle jamais Clint ! )
Mais, ce tableau de misère sociale, de désespoir ,de solitude noyé d'alcool et de folie met en évidence les difficultés de la colonisation et si l'auteur met au premier plan les assassinats des hommes, indiens et autres, en toile de fond , de temps à autres ,on a des bruits de la guerre, au loin comme un rappel de l'avancée inéluctable de la civilisation de l'homme blanc , celle qui va violer et détruire la nature originelle laissée intacte par les indiens depuis des milliers d'années.
Tout au long de la lecture, je me suis vraiment crue devant un film de Tarantino . Alors, scénarisé ? oui.
Mais avec talent, ça passe bien.
J'ai apprécié la très belle construction littéraire que j'ai comparé à une oeuvre musicale : des notes légères, sensibles poétiques pour les touches de nature-writing ,des descriptions ardues ,fortes pour les bruits de guerre (quelque chose de Wagnérien ...) des notes de douceur, de tendresse et d'amour...
Mais, j'ai surtout dans la tête un hurlement apocalyptique , le son de la barbarie extrême , vraiment extrême , l'horreur vraiment scénarisée avec force détails. Insupportable par moment .
Sinon, l'usage de flashbacks est plutôt réussi ,il donne du rythme au récit.
Et, dans ce monde de brutes, les deux héros ne sont bien sûr pas dénués de courage, de vertus et s'ils ont la gâchette facile, leur grand coeur en fait des justiciers de bonne compagnie pour le lecteur.
Alors, encore un succès et peut-on déjà dire qu'on a lu le dernier "Weller" ?
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BillDOE
  20 mars 2019
C'est l'histoire de cette Amérique de la première moitié du XIXe siècle qui ne s'appelle pas encore tout à fait les États-Unis. C'est le récit de trois vies, celle de Flora dont la beauté de quarteronne ou d'octavonne, on ne sait, en fera une esclave sexuelle puis une prostituée, animée par la volonté inaliénable d'assouvir sa vengeance. Celle de Tom dont les céphalées et la fatalité le transformeront en meurtrier. Celle de Pigsmeat, « viande pour les cochons », dont la laideur n'a d'égale que son humanité. Trois trajectoires de vie, trois destinées si remarquablement bien décrites que l'on jurerait qu'elles sortent tout droit d'un livre d'histoire. le roman de Lance Weller ne laisse à aucun moment la place à la rêverie ou le temps de bayer aux corneilles. Les évènements se succèdent, zigzaguant dans le temps, talentueusement sans respect pour l'ordre chronologique établi des choses.
Tout bien réfléchi, ce n'est pas beau une nation qui nait.
Traduction remarquable de François Happe, pour autant que je puisse en juger.
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monromannoir
  20 juin 2017
Chester Himes obtint une certaine notoriété avec la rencontre de Marcel Duhamel, fondateur de la Série Noire tout comme James Ellroy qui entretient, aujourd'hui encore, une relation privilégiée avec François Guérif, créateur des éditions Rivages. Des auteurs qui rencontrent davantage de succès à l'étranger que dans leur pays d'origine comme c'est le cas pour Lance Weller qui nous avait ébloui avec un premier roman exceptionnel intitulé Wilderness (Gallmeister 2014) où il évoquait une des batailles méconnues de la guerre de Sécession. En faisant l'acquisition du manuscrit de son second roman, Les Marches de l'Amérique, et en le traduisant directement en français alors qu'il n'est pas encore sorti aux USA, Olivier Gallmeister prend le pari de mettre en avant un auteur qui figurera, à n'en pas douter, parmi les grands nom de la littérature nord-américaine.
Au delà de la Frontière, il y a ces vastes étendues sans nom où les convois s'aventurent en quête de nouvelles terres. Sur ces territoires que les mexicains et américains se disputent on peut croiser quelques chariots qui paraissent égarés. En y regardant de plus près on peut reconnaître Tom Hawkins et Pigsmeat Spence deux amis d'enfance qui traînent derrière eux une terrifiante réputation d'hommes coriaces. Mais point d'errance ou de coups foireux pour ces deux gaillards qui ont désormais un but. Ils escortent la belle Flora, une jeune esclave mulâtre qui s'est affranchie et qui tient à retrouver son maître à qui elle doit présenter son fils. Ce dernier se tient dans le chariot, coincé dans un cercueil sans couvercle, rempli de sel pour conserver le corps. Dans un monde violent en plein devenir, ces trois cabossés de la vie poursuivent leur chemin en trimballant leur sinistre cargaison.
Une fois encore, Lance Weller s'empare d'un pan de l'histoire de son pays pour démystifier cette conquête de l'Ouest avec une puissance destructrice en ramenant le contexte historique à hauteur d'homme. Les Marches de l'Amérique aborde la colonisation de ces terres sans nom que se disputent les milices et armées de deux pays en plein développement tandis que colons et autres aventuriers errent dans ce no man's land en quête de quelques fortunes plus qu'aléatoires. En toile de fond on distingue toute la barbarie de cette conquête avec des milices cruelles qui traquent les indiens pour les massacrer afin de percevoir une solde qui se calcule au nombre de scalps récoltés. On y perçoit la misère d'une vie précaire, incertaine qui bascule soudainement dans une violence exacerbée par la peur et le doute. On y croise quelques personnages historiques comme le sinistre James Kirker, mercenaire, traqueur d'indiens et grand chasseur de scalps qui décima avec sa milice des populations entières de villages mexicains. Dans les méandres de ce contexte chaotique, où la cruauté et la sauvagerie semblent presque quotidiennes, le lecteur est rapidement subjugué par ce texte qui conjugue forces et émotions en nous distillant une fresque épique à couper le souffle.
Mais au-delà de la férocité d'une époque cruelle, Lance Weller lance quelques bouées d'humanité que l'on décèle notamment au travers du parcours de Tom Hawkins, de Pigsmeat Spence et de la jeune Flora dont les destinées vont se percuter à Independance, une ville-champignon de toile et de bois qui se dessine dans la boue. En quête d'une vie pleine de sens, les trois compères s'accrochent les uns aux autres pour surmonter les stigmates d'un passé bien trop lourd à porter tout seul. La rédemption, la quiétude et autres objectifs parfois insensés vont porter cette femme et ces deux hommes d'un bout à l'autre d'un pays étrange où les frontières se font et se défont au gré de victoires et de défaites d'une guerre qui les indiffèrent complètement mais qui va pourtant les rattraper.
Du sang, de la boue et un peu de poussière après la bataille, au terme d'un roman aussi intense que flamboyant, Les Marches de l'Amérique laissera le lecteur en bord de piste tout pantelant tout en confirmant l'immense talent d'un auteur qui subjugue. Car l'air de rien, Lance Weller est un écrivain d'une rare puissance qui nous envoûte sans ménagement.
Lance Weller : Les Marches de l'Amérique (American Marchlands). Editions Gallmeister 2017. Traduit de l'anglais (USA) par François Happe.
A lire en écoutant : Undiscovered First de Feist. Album : Metals. Cherrytree Records 2011.
Lien : http://monromannoiretbienser..
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Corboland78
  20 mars 2017
Lance Weller, né en 1965 dans l'Etat de Washington, est l'auteur de plusieurs nouvelles qui lui ont valu diverses récompenses littéraires. Après un excellent premier roman, Wilderness, publié en 2012, son second opus, Les Marches de l'Amérique vient tout juste de paraître.
Le précédent roman de l'écrivain se déroulait durant la Guerre de Sécession, celui-ci s'achève à cette époque. Pigsmeat et Tom se sont connus enfants, bien des années plus tard leurs routes se croisent à nouveau et force leur est de constater qu'ils n'ont pas eu la vie facile, épaves ambulantes aux mains tachées du sang d'hommes qu'ils ont tués, au grand désespoir de Pigsmeat conscient d'avoir « à passer le reste de ma pauvre existence à errer en compagnie de Tom. de celle qui a fait de moi un homme sans but dans la vie et qui n'est d'aucune utilité à personne. » Tom devenu un tueur et à la personnalité étrange, porte aussi le poids du parricide. Tous deux vont se lancer dans un ultime défi, aider Flora à se venger : esclave métisse prostituée par son maître, elle veut rapatrier au Mexique le corps du fils de son tyran, conservé dans un cercueil rempli de sel.
La période couverte par l'intrigue s'étend de 1815 à 1864, nous y croiserons des Indiens hostiles et des Noirs esclaves, des personnages fictifs évidemment mais bien réels aussi comme James Kirker ou Friedrich Wislizenus, il sera question du conflit entre Mexique et Texas et plus largement de la naissance des Etats-Unis, avec comme un léger écho avec la situation actuelle entre ces deux pays. Roman relativement dense donc, servant de décors au destin des trois personnages principaux que nous suivons, séparément puis lors de leur parcours commun, sans que la trame narrative s'attache à la chronologie des évènements.
L'écriture est très belle, emprunte de lyrisme parfois. Mais on retiendra particulièrement l'accumulation de scènes très cinématographiques, grandioses car dramatiques et d'images saisissantes de dureté. D'un point de vue technique, on notera que l'écrivain s'interdit tout suspense, n'hésitant pas au contraire, à plusieurs reprises, à annoncer au lecteur ce qui va se passer dans le futur lointain ; j'ai d'abord pensé que cela nuisait au potentiel émotionnel du roman mais en fait ça le renforce, le lecteur sait comment tout cela va finir et du coup, les actes des personnages n'en prennent que plus de poids.
Si vous avez lu le précédent roman de Lance Weller, vous retrouverez ici des traits communs : le chien, la Guerre de Sécession, des scènes très fortes, un récit non linéaire et un voyage ultime. Une nouvelle fois, Weller nous offre un très bon roman. Un livre sur le sens à donner à la vie, ou comme le prophétise Tom, « Je crois que les choses vont commencer à mal tourner avant qu'on ait fait la moitié du chemin. – C'est ce que tu penses vraiment ? lui demanda Flora. (…) Alors, pourquoi essayer ? demanda-t-elle. »
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Jazzynewyork
  25 juillet 2017

" - Quand tu as derrière toi autant d'années que moi j'en ai, tu te mets à penser à tous les pas que tu as fait pour arriver là où tu te trouves, et tu te mets à penser à tous les pas qui te restent à faire. Et tu t'aperçois que le premier nombre ne cesse d'augmenter tandis que le second ne cesse de diminuer. Il s'amenuise. Tu te dis que si tu veux retourner dans un endroit que tu as bien aimé à une certaine époque, eh bien, tu ferais peut-être mieux de te mettre en route avant de tomber à court de pas. C'est comme ça qu'ils pensent, les vieux, et c'est pour ça que je me retrouve ici, dans ce désert. "

Alors Il est temps de se mettre en route pour cette longue marche de l'Amérique en compagnie de Tom, Pigsmeat et Flora.
À leur toute première rencontre, Tom avait 8 ans et Pigsmeat 10 ans, mais ce ne fût pas ce jour-là qu'ils devinrent inséparables. Chacun fera un bout de route seul avant.
" - Écoute. Tu n'en es qu'au début de ton voyage. Et de l'autre côté de cette rivière, il y a des choses à voir que tu ne trouveras nulle part ailleurs que là où elles sont. Des paysages et des ciels si beaux que tu en auras des douleurs dans les dents. Mais tu rencontreras le mal aussi. le mal en abondance. Alors Il va falloir que tu sois équipé. "
Tom quitta la maison familiale au alentour de ses 16 ans, chargé de haine contre ce père qui ne fit que le maltraiter, laissant sa mère seule...

" Il avait en lui quelque-chose de rentré, inaccessible et douloureux - ses poings palpitaient au bout de ses poignets et sa mâchoire s'agitait comme s'il refermait en lui une sorte de violence, dont il ne savait que faire."
Une violence qui ne le quittera plus, qui enlèvera des vies, mais en sauvera aussi pendant sa longue marche..

Flora, une jeune mulâtre, esclave d'un homme riche, subira son sort enfermée pendant plusieurs années. Son maître fera d'elle une esclave sexuelle. Jusqu'au jour où elle croisera la route de Tom et Pigsmeat, nos deux compères enfin réunis et finira par se joindre à eux.
"Comme il a été dit, Tom et Pigsmeat avaient connu ensemble des années de difficultés et de misère. Ils avaient essayé le banditisme, mais ni l'un ni l'autre n'avait le coeur assez dur pour se comporter de manière aussi vile et, poussés par leur mauvaise conscience ils avaient rendu ou donné tout ce qu'ils avaient gagné. "

Sur un chariot, ils poursuivent ensemble leur route. Tom Et Pigsmeat escortent Flora qui a décidé de ramener à son ancien maître, le corps de son fils unique. Ils avancent jour après jour au milieu de la violence dans un monde en pleine construction.
" - Si ce n'est pas les États-Unis, c'est quoi ? demanda Flora ...
...
- Rien. C'est nulle part, je crois bien...
Tom prit alors la parole et leur dit que ce n'était encore rien d'autre que des marches frontières, rien d'autre qu'un territoire sauvage situé entre deux pays, où les hommes pouvaient aller mais où la loi ne les suivait pas. Il leur dit que c'était par le fer, le feu et le sang, qu'on ferait de ce pays autre chose que des marches sauvages,mais qu'on pouvait compter sur les hommes pour cela , parce que c'était ce qu'il faisait toujours : partout où ils allaient, les hommes apportaient avec eux le fer, le feu et le sang."
L'Amérique est en marche...
Lance Weller à travers une écriture lyrique nous brosse un portrait de la naissance de l'Amérique parsemé de combats violents pour s'approprier les territoires des indiens. Une fresque monumentale sur le destin de ces hommes et de ces femmes qui pas après pas construire l'Amérique au milieu de la barbarie.
Une lecture délicieuse autant que douloureuse. Un Grand roman chargé d'Histoire, de blessures enfouies et de souvenirs aussi tristes soient-ils.
Un Grand auteur, une Plume sublime, L Histoire peinte avec des mots.


Lien : https://dealerdelignes.wordp..
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critiques presse (2)
LeFigaro   09 juin 2017
Lance Weller décrit l'errance de deux hommes aux confins des États-Unis, au XIXe siècle. Un chef-d'œuvre.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeJournalDuDimanche   28 février 2017
Le roman que Trump devrait lire.
Lire la critique sur le site : LeJournalDuDimanche
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
KatelineDgnKatelineDgn   09 juillet 2019
- C'est quelque chose de terrible, perdre un enfant comme ça, observa la vieille femme. Vraiment terrible.
Flora était fatiguée. Elle avait mal jusqu'au plus profond de son corps. Elle avait froid au crâne et ça faisait une sensation bizarre sur l'oreiller.
- Je m'en fiche complètement, répliqua-t-elle. Je crois même que je suis bien contente.
Missy la dévisagea et, pendant un long moment, Flora crut que la vieille femme allait la frapper. Mais elle se contenta de soupirer et de hocher la tête.
- Bon, ça se comprend, lâcha-t-elle. Ça se comprend que tu ressentes les choses de cette façon, mais il faut enfouir tout ça. Enterre tout ça quelque part à l'arrière de ton cœur et ne le laisse ressortir que lorsque tu es toute seule. Et même dans ces moments-là, faut que tu sois prudente. Laisse jamais personne voir ça.
- C'est ce que tu fais, toi? demanda Flora.
- C'est ce que je fais.
- Comment tu expliques ça?
- Ben, c'est la haine, dit Missy. La haine, c'est bien de ça qu'on parle, là.
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KatelineDgnKatelineDgn   09 juillet 2019
Puis Tom poussa un hurlement. D'une voix qui ressemblait à celle de sa naissance. Elle résonna, riche, profonde, claire, mais elle n'articulait aucun mot d'aucune sorte. Tom ne fit aucune déclaration. Il hurla, simplement. Il hurla, encore et encore et, à entendre le ton de sa voix, à voir l'expression sur son visage, on comprenait qu'il avait le cœur brisé. Comme si, en ce lieu, en ce dernier instant, il avait atteint un endroit où le langage, après avoir été mis de côté en réserve, dans son enfance, puis distribué avec parcimonie tout le reste de sa vie, avait fini par lui faire défaut et le trahir. Ou était-ce lui qui trahissait le langage?
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KatelineDgnKatelineDgn   09 juillet 2019
- Vous parlez comme Caton, dit Flora.
Pigsmeat la regarda en plissant les yeux.
- Je crois pas que je le connais, celui-là.
- C'était un sénateur romain, dans l'ancien temps, répondit Flora. Il y en avait un qui s'appelait Caton l'Ancien et un autre qui s'appelait Caton le Jeune, mais je n'ai jamais su les distinguer l'un de l'autre. Mais l'un des deux a dit qu'il ne serrait jamais sa femme dans ses bras sauf lorsque le tonnerre grondait. Et ensuite il a jouté qu'il était toujours content quand l'orage venait. J'ai toujours pensé que c'était triste.
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KatelineDgnKatelineDgn   09 juillet 2019
Cet automne-là, après son rétablissement, John Hawkins commença à se rendre au magasin de Balthazar Parker plusieurs fois par semaine et quand il rentrait chez lui, il était soûl et il maudissait les champs et les travaux des champs, il maudissait la mère de Tom et il maudissait Tom. Ainsi n'était-il pas très différent de l'homme qu'il avait été, toutefois il semblait avoir desserré encore un peu plus le nœud qui l'avait maintenu solidement attaché à toutes les choses qui avaient autrefois fait de lui l'homme qu'il avait voulu être. Un autre homme.
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KatelineDgnKatelineDgn   09 juillet 2019
Les étoiles avaient fini de faire leur entrée et maintenant toutes étaient accrochées à la place qui était la leur, sauf l'extravagante que le vieil homme indiqua avec sa pipe.
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