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EAN : 9782351780596
344 pages
Éditeur : Gallmeister (30/11/-1)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 162 notes)
Résumé :
Abel Truman vit sur la côte déchiquetée du Pacifique Nord-Ouest, dans une vétuste cabane de bois flotté avec son chien pour unique compagnon.

Trente ans plus tôt, il a survécu à la bataille de la Wilderness, l'un des affrontements les plus sanglants de la Guerre civile américaine. Depuis, Abel est hanté par son passé douloureux, jusqu'au jour où il décide de partir pour un ultime voyage. Mais le vieux soldat ne tarde pas à être rattrapé par la violenc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  23 mars 2014
La bataille de la Wilderness.
Ce que mes yeux ont vu, nul ne saurait le décrire.
Trente ans de ça et pourtant c'était hier.
Aujourd'hui je suis vieux et seul. Enfin, c'est comme ça que les autres m'imaginent car moi j'ai Ned.
Mon chien, mon fidèle compagnon d'infortune.
Nos journées sont rythmées par le vacarme des rouleaux océaniques qui viennent se fracasser contre les fenêtres de ma modeste cabane de bois flotté.
Je m'appelle Abel Truman et m'apprête à prendre aujourd'hui la route pour un ultime voyage.
Lance Weller signe ici un premier roman époustouflant.
Les éditions Gallmeister remplissent une nouvelle fois pleinement le cahier des charges. Une histoire solide, de grands espaces somptueux où le regard se perd, rien à redire sur ce nouveau genre méritant qu'est le nature writing.
Chantage à peine voilé : à tous les amoureux du genre décidant de passer à côté de cette pépite, j'arrête de respirer pendant 10 sec !
Weller alterne les époques en narrant passé et présent avec un égal bonheur. Hier, 1864, le temps de se battre pour sa survie dans cette forêt dévastée tout en se demandant si la folie des hommes a réellement un sens. Aujourd'hui, 1899, les enjeux sont différents mais tout aussi vitaux, retrouver son Ned spolié par de vils salopiots.
Deux périodes, un thème récurrent, la violence qui s'en dégage à des degrés divers.
Un magistral roman sur le trauma de la guerre.
Le parcours d'un homme simple, Abel, pour qui l'on se prend d'affection les premières pages tournées tout en déplorant que ses bases aient été fondées dans l'abîme et le chaos.
Un road-movie qui vous prend littéralement aux tripes.
Des paysages majestueux et des tableaux militaires d'une rare brutalité qui longtemps vous poursuivront dans ce Wilderness, grand dévoreur d'espace et d'espoir...
Un immense merci à Steppe pour avoir suscité l'envie...
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Commenter  J’apprécie          655
steppe
  25 février 2014
Comment dire à quel point j'ai aimé ce livre ? Proche de l'angoisse de la page blanche, j'ai débuté 20 fois au moins cette chronique. Mais à peine plus d'une phrase jetée sur le papier et me voila redevenue muette. Encore toute imprégnée de l'ambiance et du rythme de cette histoire si puissante, comme emmitouflée dans mon souvenir de lecture, je n'ose le brusquer de peur de le perdre.
L'histoire est simple. D'abord, il y a Abel. Vieil homme solitaire, vivant dans une cabane avec son chien pour unique compagnon. Il y a les blessures d'Abel, la guerre de Sécession, mais pas seulement. Et puis parce que la mer le rejette quand il cherche à s'y perdre, il y a un départ et le début d'une marche. Avec ses souvenirs pour seuls bagages, Abel prend la route et entame une quête difficile vers la paix et le salut.
La simplicité n'empêche en rien la densité et la plume de Lance Weller - dont c'est le premier roman - touche à la profondeur de l'âme sans user d'artifices ni de tournures alambiquées. Sa puissance évocatrice atteint des sommets dans le chapitre central consacré à la bataille de la Wilderness (mai 1864 - Virginie).
Il décrit, raconte les faits, s'attarde sur les détails, nous présente un personnage, puis un autre et nous dit le petit bout de sa vie qui va faire de lui un être différent, l'évènement ou le traumatisme qui va changer les choses.
Il ne cherche pas à expliquer la guerre, à en décortiquer les tenants et les aboutissants. Il nous en montre juste l'horreur et rappelle que dans un camp comme dans l'autre, le soldat savait rarement pourquoi il se battait ou en tout cas, n'était pas forcément convaincu par La cause. Pourtant, tous pressentaient que ce conflit déterminerait le destin de leur pays.
L'ambiguïté des sentiments d'Abel à ce sujet est un point fort du roman, lui, originaire de New-York et, par hasard en Caroline du Nord quand la guerre a débuté...
Il ne nous oublie pas nous lecteurs, s'adressant parfois directement à nous : "... et si vous aviez été là pour voir cela, pour l'entendre, le toucher, le goûter et le sentir, c'eût été quelque chose. " (p189 Bataille de la Wilderness).
Il y a donc ce chapitre central "Le Champ de Saunders", où toute la violence du monde se déchaîne et autour duquel s'articule le récit. Il y a la guerre, la sécession et toute cette partie de l'Histoire qui fera de l'Amérique ce qu'elle est aujourd'hui. Mais il y a tant d'autres choses. Tant de destins croisés sur lesquels s'arrêter et s'émouvoir.
Aucune linéarité dans le récit. On passe d'une époque à une autre, de l'avant
à l'après. Et dans tous ces allers-retours, on rencontre des hommes et des femmes témoins d'une époque. Tous victimes, tous blessés. Certains à terre, d'autres se relevant et s'évertuant à construire.
On marche avec Abel et l'on suit la route de ses souvenirs, on s'émeut de son présent. On vit intensément la même histoire que lui. Avec la nature pour compagne, on pense à Jim Harrisson, Charles Frazier ou Jack London.
Et on ralentit sa lecture pour goûter pleinement la beauté des paysages, le repos après la marche. On redécouvre après l'horreur et les années de solitude le goût d'un repas pris autour d'une table plutôt que d'un feu, avec des amis plutôt que seul... On ralentit sa lecture pour faire le contrepoids à la vitesse des balles, la furie des combats, l'instantanéité de la mort.
Je n'ai pas dit grand chose de la relation unissant Abel et son chien, pourtant essentielle dans le récit. Mais Lance Weller le fait si bien, usant du dialogue homme-bête avec brio, humour et une infinie tendresse.
Vous l'avez compris, j'ai été littéralement envoûtée par ce roman. Il y avait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi proche d'un personnage. Je relirai ce livre, c'est sûr, juste pour m'imprégner une fois encore de cette ambiance certes pesante, désespérée, mais si totalement
empreinte d'humanité....

Un grand merci aux éditions Gallmeister et à Babelio. Mon premier 5 étoiles "Masse critique".


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Annette55
  04 février 2018
On sort de ce roman époustouflant comme épuisé, à bout de souffle, par la teneur des images, le style trés dense, descriptif et précis, visuel ,où l'on pourrait s'arrêter à chaque instant afin de revenir sur la beauté des nuits claires, humides et argentées, l'énergie de l'air, la force de la tempête et son déferlement " Des tentes avaient été arrachées de leurs piquets comme d'étranges oiseaux gigantesques se mettant à voler maladroitement.Aspirées par le vent, elles avaient fini par atterrir, déchirées et maculées de boue, dans les broussailles, frissonnantes, martyrisées par les rafales"......oú l'on goûte les saveurs de la nature et de l'environnement qui y prennent une place si importante .....
Mais aussi, bien sûr et ce n'est pas le moindre, le tableau dur, âpre de la guerre ,l'affrontement sanglant de la guerre civile, le rêve américain bâti sur le sang des " Yankees " et des " Confédérés ", la violence ,la souffrance indélébile, l'odeur fétide de la peur, les balles perdues, les plaintes des blessés, les rangées de morts, les chevaux abattus, les soldats titubants ou recroquevillés en position foetale , les cris des égarés et des traumatisés , la vitesse des balles, les coups de feu saccadés , ces horreurs qui hanteront de façon délibérée, les hommes tel Abel Truman, longtemps , longtemps aprés ....." Les drapeaux et les hommes, les canons et les chevaux, le sang chaud luisant sur l'herbe en plein été" , les visages plissés d'inquiétude et de douleur .....
Abel Truman , un vieil homme solitaire vivant dans une cabane, au bord du Pacifique, hanté , profondément marqué par son passé , part sur la trace de ses assaillants , à travers les Olympics Mountains , lorsqu'ils lui dérobent son chien.....
Je n'en dirai pas plus ....
L'écriture somptueuse, recherchée, étonnante de maîtrise, montre qu'une humanité bafouée peut faire place à la rédemption. ....
Les tableaux militaires à l'intense brutalité pourront poursuivre longtemps le lecteur,
Ce livre captivant ( qui peut déplaire à ceux qui n'aiment pas le style descriptif ) , nous immerge aussi bien dans la complexité de l'âme humaine , les réactions imprévisibles et les souvenirs , que dans les descriptions minutieuses, pétries d'images de la nature !
Une fresque au souffle surprenant pour un premier ouvrage !
Difficile à croire !
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Asterios
  19 juin 2018
Abel traine dans son sillage des destins qui se croisent. Traumatisé par la guerre de sécession il vit seul, reclus dans une cabane au bord de la plage jusqu'au jour ou il décide de tout arrêter.
Mais la mer le rejette, elle ne veut pas de lui, alors il s'en va.
Tout en cheminant à la recherche de son chien qu'il s'est violemment fait subtiliser, Lance Weller revient sur son passé, sur ses traumatismes. Ils fourmillent d'émotion, de questionnements, des images de la guerre et des situations improbables où l'ont menés les combats, lors desquels on ne sait plus bien qui sont ses véritables ennemis.
La nature est omniprésente, elle accueille, elle donne et elle prend sans discernement de la valeur des hommes.
C'est une fresque magnifique qui conduit Abel vers un destin tragique.
On est étonné lorsque la boucle est bouclée, tellement pris dans l'histoire qu'on en oublie l'origine. Du bel ouvrage.
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Siabelle
  18 octobre 2016

Le livre «La guerre de sécession», c'est son premier livre à l'auteur Lance Weller. Il est publié en 2012. Je mets également son site où on peut trouver des informations sur lui : http://www.lanceweller.net/

Lorsque je commence à lire le récit, je ne sais pas du tout à quoi m'attendre. C'est totalement de l'inconnu. À ma grande surprise, je suis conquise par son écriture, je me laisse aussitôt happer par un univers à la fois mystérieux, dangereux et violent. C'est plus fort que toi, tu ne peux pas lâcher le livre, c'est une plume captivante et tu ne désires plus qu'une chose : tu veux suivre le déroulement de l'histoire.

Je constate au fil des pages, que le récit est divisé par périodes. On fait la connaissance d'Abel et son fidèle compagnon : son chien. On le suit dans son voyage et ensuite on comprend vite que le passé le hante toujours. Il fait souvent des cauchemars et ses souvenirs ressurgissent sans cesse. C'est assez déstabilisant quand tu lis des passages. Il m'est arrivé de vouloir laisser le livre de côté, mais c'est impossible. Tu en es incapable.
Je suis complètement subjuguée par la prose de l'auteur. Je considère que le livre est bien structuré, les chapitres sont bien définis et on se repère bien dans l'histoire. On remarque aussi que la nature et l'environnement occupent une place importante ainsi que les animaux qui y vivent.
Quand tu poursuis ta lecture, tu prends soudain conscience que tu dévores complètement l'histoire. Tu commences à percevoir où l'auteur veut en venir et tu souhaites vite lire la conclusion. Lorsque tu fais la rencontre d'un personnage important : Glen. C'est là que les circonstances s’enchaînent et tu es à la fois étonnée et triste, quand tu lis la finale.

Pour terminer, c'est une histoire qui n'est pas facile à lire, elle te fait vivre des émotions. C'est difficile à expliquer car c'est un monde complètement à part. On ne saisit pas tout, on compatit avec les personnages. L'auteur dépeint bien le tableau d'une guerre et il t'amène à la réflexion également. Il sait bien décrire les moments où il existe de la fraternité et de la tendresse entre les personnages. Abel est un héros qui marque et je ne pourrai jamais l'oublier. Il m'a touchée par sa force, sa loyauté et sa ténacité.

Je remercie mon ami Bernacho qui me parle de ce livre, je découvre un nouvel auteur et c'est une belle découverte à mes yeux.
Je ne trouve pas de point négatif à dire, il peut avoir un peu de longueurs mais ça n'enlève rien à l'histoire. Il faut bien choisir le moment pour le lire pour apprécier le livre à sa juste valeur.

J'entends encore de loin, le bruit de la guerre, les soldats qui marchent et qui se battent. Pourquoi la guerre existe-elle ?
Je revois encore Abel qui contemple la mer, ainsi que ses yeux qui déchiffrent le ciel étoilé. Je l'imagine se promener avec son chien et on ressent bien à travers ses gestes, qu'il l'aime et qui tient à lui plus que tout.
En quelques mots, c'est une histoire qui te touche et tu te laisses entraîner par son talent de conteur. J'attends avec impatience son prochain livre.
Isabelle
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critiques presse (1)
Telerama   09 janvier 2013
Wilderness, [...] est un roman prodigieux sur la violence indélébile, sur les horreurs qui hantent les hommes longtemps après, et sur un rêve américain qui s'est bâti sur le sang, celui des « Yankees » et des Confédérés, tous terrassés par la peur et souvent sceptiques sur le sens des carnages.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   04 juillet 2020
Dans le champ, les lignes de l'Union s'incurvaient et pliaient, des sections s'en détachaient et se précipitaient dans le vert profond des bois que la fumée assombrissait toujours plus. La Wilderness était remplie de cris, de hurlements et d’épouvantables éclats de mitraille. Dans le champ, l'herbe jaune était tondue par le métal brûlant qui sortait des armes à feu de part et d'autre. De petits groupes d'hommes ayant atteint les fortifications des Rebelles s'y battaient à coups de poing et de crosse. Quelques zouaves en uniformes voyants avec leurs taches de rouge et de bleu, décorés de jaune et aux guêtres maculées de boue, changèrent de direction pour les rejoindre et furent fauchés comme s'ils avaient été balayés par un vent aussi tranchant qu'un rasoir. Les couleurs vives de leurs corps se détachaient sur l'herbe. D'autres arrivèrent. Quelqu'un donna l'ordre, la section d'Abel et David se leva des fortifications, se mit à pousser des hurlements et chargea dans le champ à découvert. Derrière eux, dans la Wilderness, des lambeaux de fumée pendaient aux branches comme une étrange mousse...
... et si vous aviez été là pour voir cela, pour l'entendre, le toucher, le goûter et le sentir, c'eût été quelque chose. Oui, vraiment c'eût été une expérience d'être là ce jour-là. A cette heure-là. C'était la fin de quelque chose - ils le sentaient tous. Et le commencement de quelque chose d'autre. [...] Le champ de Saunders était un chaudron en ébullition, les arbres sombres qui le bordaient se balançaient et se heurtaient comme sous un grand vent, comme si quelque créature proprement monstrueuse rôdait entre les troncs tandis que des milliers de balles déchiquetaient leurs branches, tandis que les boulets de canon les démembraient. Dans de grands gémissements, leurs racines s'arrachaient du sol marécageux. Des colonnes de fumée s'élevaient, formant de grosses volutes sombres et le soleil s'éteignit. Des hommes tombaient dans le champ, des hommes tombaient sur les remblais rebelles, des hommes tombaient sur la Vieille Route de Pierres où une section d'artillerie de l'Union tirait dans les arbres et dans le dos de ses propres soldats. L'air lui-même était brûlé, et on entendait un rugissement incessant, comme celui d'une chaudière chargée jusqu'à la gueule et chauffée à blanc. Des éclaboussures rouges sur l'herbe, des taches rouges sur la route.
+ Lire la suite
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le_Bisonle_Bison   30 juin 2020
Cette façon qu'a l'esprit de fonctionner - par quels étranges trajets il poursuit le souvenir. Le vieil homme sourit, se rappelant que, lorsqu'il était soldat, il appelait café tout liquide sombre qu'il faisait bouillir. Du maïs grillé, des trognons de pommes et des écorces de cacahuètes. Des pommes d terre flétries et des glands écrasés. De l'écorce d'arbre. La seule condition, c'était que la boisson soit sombre, voire noire, brûlante et diablement forte. Tout à coup, Abel en eut le goût dans la bouche, tant le souvenir en était vivace, et il se souvient du petit sac de café qu'il avait trouvé dans le havresac d'un soldat de l'Union, mort dans la Wilderness. Il se souvint de la bonne odeur, si riche et si pure de ce vrai café et comment, après l'avoir senti, il avait trouvé, en fouillant les autres corps, une merveilleuse poignée de vrai sucre blanc, et il se souvint qu'il avait alors oublié la douleur de son bras récemment estropié et qu'il s'était effondré, se mettant à pleurer comme un enfant.
Cette façon qu'a l'esprit de fonctionner quand on le confronte, de but en blanc, à des images, des bruits, des odeurs et des portes.
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le_chartreuxle_chartreux   30 juin 2020
Les détails. C'est ça qui est important. Les choses les plus insignifiantes, (...). Ce sont elles qui sont prépondérantes.
(p. 14)
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le_chartreuxle_chartreux   26 juin 2020
J'crois que la plupart des gens s'occupent plus de rien à part d'eux même.
Oyster Tom lui rétorqua qu'ils ne parlaient pas des gens mais des hommes. Il était d'accord sur le fait que la plupart des hommes n'étaient responsables que d'eux-mêmes, et encore n'y parvenaient-ils que médiocrement. Pour lui, la tâche première d'un homme était de prendre en charge les personnes qui lui étaient chères et tout ce à quoi il tenait, et ça, c'était quelque chose que les femmes comprenaient et savaient faire sans qu'il soit nécessaire de le leur dire. C'était une chose que les femmes attendaient de leurs hommes, et c'était la raison pour laquelle la vie de la plupart d'entre elles était pleine d'un chagrin infini.
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le_chartreuxle_chartreux   27 juin 2020
Eh bien, [...] j'crois qu'on est tous dans un sacré pétrin. J'crois qu'il y a pas grand chose chez un homme qui le pousse à faire une seule chose bien ou convenable, bon sang de bon Dieu. Je sais pas ce que t'as eu l'occasion de voir de l'homme, en tant qu'espèce j'veux dire, mais y a une chose dont je suis sûr : il se conduit comme un salopard mauvais et un égoïste dès qu'il en a la moitié d'une occasion.
(p.140)
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