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ISBN : 2351780590
Éditeur : Gallmeister (30/11/-1)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 124 notes)
Résumé :
Abel Truman vit sur la côte déchiquetée du Pacifique Nord-Ouest, dans une vétuste cabane de bois flotté avec son chien pour unique compagnon.

Trente ans plus tôt, il a survécu à la bataille de la Wilderness, l'un des affrontements les plus sanglants de la Guerre civile américaine. Depuis, Abel est hanté par son passé douloureux, jusqu'au jour où il décide de partir pour un ultime voyage. Mais le vieux soldat ne tarde pas à être rattrapé par la violen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  23 mars 2014
La bataille de la Wilderness.
Ce que mes yeux ont vu, nul ne saurait le décrire.
Trente ans de ça et pourtant c'était hier.
Aujourd'hui je suis vieux et seul. Enfin, c'est comme ça que les autres m'imaginent car moi j'ai Ned.
Mon chien, mon fidèle compagnon d'infortune.
Nos journées sont rythmées par le vacarme des rouleaux océaniques qui viennent se fracasser contre les fenêtres de ma modeste cabane de bois flotté.
Je m'appelle Abel Truman et m'apprête à prendre aujourd'hui la route pour un ultime voyage.
Lance Weller signe ici un premier roman époustouflant.
Les éditions Gallmeister remplissent une nouvelle fois pleinement le cahier des charges. Une histoire solide, de grands espaces somptueux où le regard se perd, rien à redire sur ce nouveau genre méritant qu'est le nature writing.
Chantage à peine voilé : à tous les amoureux du genre décidant de passer à côté de cette pépite, j'arrête de respirer pendant 10 sec !
Weller alterne les époques en narrant passé et présent avec un égal bonheur. Hier, 1864, le temps de se battre pour sa survie dans cette forêt dévastée tout en se demandant si la folie des hommes a réellement un sens. Aujourd'hui, 1899, les enjeux sont différents mais tout aussi vitaux, retrouver son Ned spolié par de vils salopiots.
Deux périodes, un thème récurrent, la violence qui s'en dégage à des degrés divers.
Un magistral roman sur le trauma de la guerre.
Le parcours d'un homme simple, Abel, pour qui l'on se prend d'affection les premières pages tournées tout en déplorant que ses bases aient été fondées dans l'abîme et le chaos.
Un road-movie qui vous prend littéralement aux tripes.
Des paysages majestueux et des tableaux militaires d'une rare brutalité qui longtemps vous poursuivront dans ce Wilderness, grand dévoreur d'espace et d'espoir...
Un immense merci à Steppe pour avoir suscité l'envie...
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steppe
  25 février 2014
Comment dire à quel point j'ai aimé ce livre ? Proche de l'angoisse de la page blanche, j'ai débuté 20 fois au moins cette chronique. Mais à peine plus d'une phrase jetée sur le papier et me voila redevenue muette. Encore toute imprégnée de l'ambiance et du rythme de cette histoire si puissante, comme emmitouflée dans mon souvenir de lecture, je n'ose le brusquer de peur de le perdre.
L'histoire est simple. D'abord, il y a Abel. Vieil homme solitaire, vivant dans une cabane avec son chien pour unique compagnon. Il y a les blessures d'Abel, la guerre de Sécession, mais pas seulement. Et puis parce que la mer le rejette quand il cherche à s'y perdre, il y a un départ et le début d'une marche. Avec ses souvenirs pour seuls bagages, Abel prend la route et entame une quête difficile vers la paix et le salut.
La simplicité n'empêche en rien la densité et la plume de Lance Weller - dont c'est le premier roman - touche à la profondeur de l'âme sans user d'artifices ni de tournures alambiquées. Sa puissance évocatrice atteint des sommets dans le chapitre central consacré à la bataille de la Wilderness (mai 1864 - Virginie).
Il décrit, raconte les faits, s'attarde sur les détails, nous présente un personnage, puis un autre et nous dit le petit bout de sa vie qui va faire de lui un être différent, l'évènement ou le traumatisme qui va changer les choses.
Il ne cherche pas à expliquer la guerre, à en décortiquer les tenants et les aboutissants. Il nous en montre juste l'horreur et rappelle que dans un camp comme dans l'autre, le soldat savait rarement pourquoi il se battait ou en tout cas, n'était pas forcément convaincu par La cause. Pourtant, tous pressentaient que ce conflit déterminerait le destin de leur pays.
L'ambiguïté des sentiments d'Abel à ce sujet est un point fort du roman, lui, originaire de New-York et, par hasard en Caroline du Nord quand la guerre a débuté...
Il ne nous oublie pas nous lecteurs, s'adressant parfois directement à nous : "... et si vous aviez été là pour voir cela, pour l'entendre, le toucher, le goûter et le sentir, c'eût été quelque chose. " (p189 Bataille de la Wilderness).
Il y a donc ce chapitre central "Le Champ de Saunders", où toute la violence du monde se déchaîne et autour duquel s'articule le récit. Il y a la guerre, la sécession et toute cette partie de l'Histoire qui fera de l'Amérique ce qu'elle est aujourd'hui. Mais il y a tant d'autres choses. Tant de destins croisés sur lesquels s'arrêter et s'émouvoir.
Aucune linéarité dans le récit. On passe d'une époque à une autre, de l'avant
à l'après. Et dans tous ces allers-retours, on rencontre des hommes et des femmes témoins d'une époque. Tous victimes, tous blessés. Certains à terre, d'autres se relevant et s'évertuant à construire.
On marche avec Abel et l'on suit la route de ses souvenirs, on s'émeut de son présent. On vit intensément la même histoire que lui. Avec la nature pour compagne, on pense à Jim Harrisson, Charles Frazier ou Jack London.
Et on ralentit sa lecture pour goûter pleinement la beauté des paysages, le repos après la marche. On redécouvre après l'horreur et les années de solitude le goût d'un repas pris autour d'une table plutôt que d'un feu, avec des amis plutôt que seul... On ralentit sa lecture pour faire le contrepoids à la vitesse des balles, la furie des combats, l'instantanéité de la mort.
Je n'ai pas dit grand chose de la relation unissant Abel et son chien, pourtant essentielle dans le récit. Mais Lance Weller le fait si bien, usant du dialogue homme-bête avec brio, humour et une infinie tendresse.
Vous l'avez compris, j'ai été littéralement envoûtée par ce roman. Il y avait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi proche d'un personnage. Je relirai ce livre, c'est sûr, juste pour m'imprégner une fois encore de cette ambiance certes pesante, désespérée, mais si totalement
empreinte d'humanité....

Un grand merci aux éditions Gallmeister et à Babelio. Mon premier 5 étoiles "Masse critique".


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Annette55
  04 février 2018
On sort de ce roman époustouflant comme épuisé, à bout de souffle, par la teneur des images, le style trés dense, descriptif et précis, visuel ,où l'on pourrait s'arrêter à chaque instant afin de revenir sur la beauté des nuits claires, humides et argentées, l'énergie de l'air, la force de la tempête et son déferlement " Des tentes avaient été arrachées de leurs piquets comme d'étranges oiseaux gigantesques se mettant à voler maladroitement.Aspirées par le vent, elles avaient fini par atterrir, déchirées et maculées de boue, dans les broussailles, frissonnantes, martyrisées par les rafales"......oú l'on goûte les saveurs de la nature et de l'environnement qui y prennent une place si importante .....
Mais aussi, bien sûr et ce n'est pas le moindre, le tableau dur, âpre de la guerre ,l'affrontement sanglant de la guerre civile, le rêve américain bâti sur le sang des " Yankees " et des " Confédérés ", la violence ,la souffrance indélébile, l'odeur fétide de la peur, les balles perdues, les plaintes des blessés, les rangées de morts, les chevaux abattus, les soldats titubants ou recroquevillés en position foetale , les cris des égarés et des traumatisés , la vitesse des balles, les coups de feu saccadés , ces horreurs qui hanteront de façon délibérée, les hommes tel Abel Truman, longtemps , longtemps aprés ....." Les drapeaux et les hommes, les canons et les chevaux, le sang chaud luisant sur l'herbe en plein été" , les visages plissés d'inquiétude et de douleur .....
Abel Truman , un vieil homme solitaire vivant dans une cabane, au bord du Pacifique, hanté , profondément marqué par son passé , part sur la trace de ses assaillants , à travers les Olympics Mountains , lorsqu'ils lui dérobent son chien.....
Je n'en dirai pas plus ....
L'écriture somptueuse, recherchée, étonnante de maîtrise, montre qu'une humanité bafouée peut faire place à la rédemption. ....
Les tableaux militaires à l'intense brutalité pourront poursuivre longtemps le lecteur,
Ce livre captivant ( qui peut déplaire à ceux qui n'aiment pas le style descriptif ) , nous immerge aussi bien dans la complexité de l'âme humaine , les réactions imprévisibles et les souvenirs , que dans les descriptions minutieuses, pétries d'images de la nature !
Une fresque au souffle surprenant pour un premier ouvrage !
Difficile à croire !
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Asterios
  19 juin 2018
Abel traine dans son sillage des destins qui se croisent. Traumatisé par la guerre de sécession il vit seul, reclus dans une cabane au bord de la plage jusqu'au jour ou il décide de tout arrêter.
Mais la mer le rejette, elle ne veut pas de lui, alors il s'en va.
Tout en cheminant à la recherche de son chien qu'il s'est violemment fait subtiliser, Lance Weller revient sur son passé, sur ses traumatismes. Ils fourmillent d'émotion, de questionnements, des images de la guerre et des situations improbables où l'ont menés les combats, lors desquels on ne sait plus bien qui sont ses véritables ennemis.
La nature est omniprésente, elle accueille, elle donne et elle prend sans discernement de la valeur des hommes.
C'est une fresque magnifique qui conduit Abel vers un destin tragique.
On est étonné lorsque la boucle est bouclée, tellement pris dans l'histoire qu'on en oublie l'origine. Du bel ouvrage.
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Siabelle
  18 octobre 2016

Le livre «La guerre de sécession», c'est son premier livre à l'auteur Lance Weller. Il est publié en 2012. Je mets également son site où on peut trouver des informations sur lui : http://www.lanceweller.net/

Lorsque je commence à lire le récit, je ne sais pas du tout à quoi m'attendre. C'est totalement de l'inconnu. À ma grande surprise, je suis conquise par son écriture, je me laisse aussitôt happer par un univers à la fois mystérieux, dangereux et violent. C'est plus fort que toi, tu ne peux pas lâcher le livre, c'est une plume captivante et tu ne désires plus qu'une chose : tu veux suivre le déroulement de l'histoire.

Je constate au fil des pages, que le récit est divisé par périodes. On fait la connaissance d'Abel et son fidèle compagnon : son chien. On le suit dans son voyage et ensuite on comprend vite que le passé le hante toujours. Il fait souvent des cauchemars et ses souvenirs ressurgissent sans cesse. C'est assez déstabilisant quand tu lis des passages. Il m'est arrivé de vouloir laisser le livre de côté, mais c'est impossible. Tu en es incapable.
Je suis complètement subjuguée par la prose de l'auteur. Je considère que le livre est bien structuré, les chapitres sont bien définis et on se repère bien dans l'histoire. On remarque aussi que la nature et l'environnement occupent une place importante ainsi que les animaux qui y vivent.
Quand tu poursuis ta lecture, tu prends soudain conscience que tu dévores complètement l'histoire. Tu commences à percevoir où l'auteur veut en venir et tu souhaites vite lire la conclusion. Lorsque tu fais la rencontre d'un personnage important : Glen. C'est là que les circonstances s’enchaînent et tu es à la fois étonnée et triste, quand tu lis la finale.

Pour terminer, c'est une histoire qui n'est pas facile à lire, elle te fait vivre des émotions. C'est difficile à expliquer car c'est un monde complètement à part. On ne saisit pas tout, on compatit avec les personnages. L'auteur dépeint bien le tableau d'une guerre et il t'amène à la réflexion également. Il sait bien décrire les moments où il existe de la fraternité et de la tendresse entre les personnages. Abel est un héros qui marque et je ne pourrai jamais l'oublier. Il m'a touchée par sa force, sa loyauté et sa ténacité.

Je remercie mon ami Bernacho qui me parle de ce livre, je découvre un nouvel auteur et c'est une belle découverte à mes yeux.
Je ne trouve pas de point négatif à dire, il peut avoir un peu de longueurs mais ça n'enlève rien à l'histoire. Il faut bien choisir le moment pour le lire pour apprécier le livre à sa juste valeur.

J'entends encore de loin, le bruit de la guerre, les soldats qui marchent et qui se battent. Pourquoi la guerre existe-elle ?
Je revois encore Abel qui contemple la mer, ainsi que ses yeux qui déchiffrent le ciel étoilé. Je l'imagine se promener avec son chien et on ressent bien à travers ses gestes, qu'il l'aime et qui tient à lui plus que tout.
En quelques mots, c'est une histoire qui te touche et tu te laisses entraîner par son talent de conteur. J'attends avec impatience son prochain livre.
Isabelle
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critiques presse (1)
Telerama   09 janvier 2013
Wilderness, [...] est un roman prodigieux sur la violence indélébile, sur les horreurs qui hantent les hommes longtemps après, et sur un rêve américain qui s'est bâti sur le sang, celui des « Yankees » et des Confédérés, tous terrassés par la peur et souvent sceptiques sur le sens des carnages.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
SiabelleSiabelle   11 octobre 2016
Après la tombée de la nuit, ils restèrent assis pour contempler l'obscurité de l'océan sous le ciel bleu nuit. Abel et le chien. Les nuages de pluie étaient restés très au large : le vieil homme et son compagnon regardèrent une étoile décrire un arc de cercle, filant sans bruit dans les cieux, puis elle fut suivie d'une autre et encore une autre, tandis que d'autres encore par milliers, scintillaient et resplendissaient, se déplaçant comme des choses vivantes, et d'ailleurs, qui aurait pu affirmer qu'elles n'en étaient pas ? Ils restèrent ainsi, côte à côte, calmes et silencieux. Le vieil homme savait que depuis que le monde était monde, il n'y avait eu que peu de moments semblables à celui-ci, et par conséquent, il se taisait.
Près de lui, le coeur muet et robuste du chien battait doucement et ils demeurèrent assis sous les étoiles vives et brillantes, jusqu'au moment où le sommeil fut le plus fort. Cette nuit-là, il rêva encore de sa jeunesse et d'amis absents, du pays ravagé par la guerre. Il se réveilla une fois et, s'appuyant sur son coude, il regarda vers le large. L'air était pur et frais, et il pouvait voir à l'infini par-delà les eaux. Les étoiles stupéfiantes. Le ruban pâle de la Voie lactée, disparaissait puis apparaissait à nouveau dans la lumière des étoiles et il se demanda ce qu'il était advenu des nuages porteurs de pluie.
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SiabelleSiabelle   12 octobre 2016
Finalement l'Indien s'inclina profondément avec un cérémonial suranné. Quand il se releva, il ouvrit son fusil et laissa tomber les cartouches dans le ressac qui les emporta.
Abel hocha la tête, abaissa son arme d'un coup de pied envoya le couteau dans les vagues, puis il fit un signe du menton et Willis fit quelques petites gestes qui manquaient de conviction pour brosser ses vêtements. Il essaya sa bouche en lambeaux et tout ensanglantée, ramassa son couteau et repartit vers le nord de la place.
Quant au Haïda, il s'attarda un instant pour examiner Abel. Puis, comme s'il était parvenu à une conclusion quelconque, l'Indien haussa les épaules et fit demi-tour pour suivre l'autre. Abel remarqua qu'il portait un sac rudimentaire duquel pendait un cuisseau de biche couvert de mouches qui lui cognait contre le bas du dos quand il marchait.
Aucun des deux ne regarda en arrière et Abel ne bougea que lorsqu'ils eurent dépassé le promontoire suivant et se furent engagés dans la crique. Puis il jeta un coup d'oeil en direction où le chien était assis et l'observait la gueule ouverte.
- Toi, on peut dire que t'es vraiment chiant, tu sais ça ?
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Annette55Annette55   03 février 2018
"Vestiges d'îles antédiluviennes rongés par la mer et promontoires érodés,les hauts piliers de Pierre monolithiques et redoutables, accumulant les ombres et lançant de doux reflets violets ,se dressaient, d'un bleu spectral dans "l'obscurité" teintée de lune et d'océan .
Les rochers étaient hérissés d'herbes et de pins rachitiques tordus par le vent, et sur les pierres les plus petites et plus plates tournées vers le large, des phoques couchés ressemblaient à des touches de peinture terreuse sur la toile la plus sombre de la nuit ...........Le chien , comme à son habitude, dressait ses oreilles informes et balafrées ........
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CrossroadsCrossroads   19 mars 2014
Ici : un homme dont la mâchoire inférieure a été arrachée se traine à l'aveuglette dans la fumée, sa langue rouge agitée de spasmes, soudain privée de son attache, est devenue incroyablement longue, étonnamment pointue, la bave sanguinolente coule sur sa poitrine et la langue se tortille encore dans sa gorge tandis qu'il essaie d'appeler sa mère.
Là : une volée d'éclats d'obus brûlants emporte les deux yeux d'un soldat de l'Union et l'homme continue à avancer en titubant. Les soldats rebelles s'écartent sur son passage, ne le touchent pas et ne laissent personne le toucher, comme s'il était devenu un protégé de Dieu.
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encoredunoirencoredunoir   28 janvier 2013
(…) un homme traverse la fumée en courant dans le champ et sur la route, il se précipite aux côtés d’un jeune homme grièvement blessé près d’un haut mur de flammes. Cet homme jette sa veste en loques sur les épaules du blessé et il le soulève dans ses bras, délicatement, soucieux de ne pas répandre les intestins par le trou dans le ventre du garçon. Un autre homme crie dans sa direction et il se retourne, serrant toujours le garçon de façon protectrice comme s’il s’agissait de son propre fils ou de son propre fantôme adolescent, venu lui rappeler quelque chose qu’il avait oublié. Il se tourne pour faire face au canon et il les voit tirer sèchement sur le cordon et il n’a que le temps de lever la main avant de disparaître dans une bourrasque de métal brûlant. Sur l’herbe fumante, là où ils se tenaient, il ne reste qu’une traînée humide.
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