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ISBN : 2016265604
Éditeur : Hachette Jeunesse (28/03/2018)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 1726 notes)
Résumé :
Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de narines - à vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été doués d'odorat - mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux.
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Critiques, Analyses et Avis (97) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  21 décembre 2015
Le texte de Wells est un texte bien écrit et la science-fiction comme genre sollicité ( pour ne pas dire crée ) par l'auteur est ici à sa pleine maturité .
C'est un texte assez court ( hors préface) , trépident , spectaculaire , une course-fuite pour la survie de personnages systématiquement ballotés par l'infortune , la perte de repère , la perte brutale de dignité , dans un monde ravagé intégralement . Devenus de véritables « riens « et brutalement projetés dans la terreur véritable et dans un environnement radicalement imprévisible . Un cadre qui est le théâtre d'une errance hallucinée.
En pratiquement un rien de temps , brutal , la civilisation s'effondre et naufrage .
Les êtres humains sont réduits à la solitude , à la poursuite de la survie au quotidien , une fuite éperdue pour échapper à des prédateurs impitoyables , avec des solutions qui s'effondrent comme des piles de dominos . Une humanité réduite au statut de lombrics pris dans les fourches caudines du jardinier envahisseur .
Une errance en compagnie aussi d'un personnage perdu dans une solitude individuelle , existentielle , palpable , intense et dense.
La langue a vieillie certes , mais elle est de qualité ( classique) et elle emporte le lecteur sans difficulté dans ce monde défiguré .
Il y a deux grands classiques de SF que vous devez découvrir en lecture , hormis Orwell .
Ces deux textes de qualités , dont la guerre des mondes qui fonde la science-fiction populaire édifiante à thèse , alors que le second , La planète des singes l'illustre brillamment :
- La planète des singes traite de la ségrégation et de racisme à une époque brulante .
- La guerre des mondes est un réquisitoire contre la colonisation violente ( Las Casas n'est pas très loin sur le fond du texte ) et aussi ce réquisitoire , est également un véritable Imago des grands conflits ravageurs , qu'un auteur lucide de la fin du XIXe siècle , à parfaitement sentis venir.
La fin du roman, La guerre des mondes , est délicieuse pour deux raisons .
D'abord , elle est délicieusement science-fictionnelle au titre du merveilleux scientifique à la sauce rationnelle .
Ensuite , elle montre le désarrois intérieur de l'auteur , car ce n'est pas la force ou la volonté qui sauve le monde ( au contraire des personnages ) . Mais c'est une sorte d'entropie arbitraire , fataliste et systémique qui le sauve , et c'est la raison pour laquelle la perte et la douleur résonnent si fort dans ce texte visionnaire , comme il raisonne dans la somme des âmes des êtres réduits à néant par leur semblables ( pas si semblables ) dans la longue histoire de l'humanité , pas très humaine .
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Wiitoo
  21 mars 2014
J'ai voulu lire un grand classique de la science-fiction et j'ai eu ainsi l'occasion de découvrir ce que signifiait « un livre qui avait mal vieilli » !
C'est avec ce genre de lecture qu'on se rend parfaitement compte du temps qui passe et de quelle manière a évolué l'écriture au fil des années. Ce roman est vraiment lourd à lire, l'écriture y est vraiment dépassée et hors de notre temps. C'est un peu Sherlock Holmes au pays des extra-terrestres. L'histoire n'est pas très intéressante car finalement il ne se passe à peu près rien tout au long des 400 pages. En tout cas vous n'en saurez pas plus sur ces étranges extra-terrestres qui envahissent la terre.
Le meilleur résumé du livre se trouve écrit par l'auteur lui-même dans l'épilogue : « En terminant mon récit, je regrette de n'avoir pu contribuer qu'en une si faible mesure à jeter quelque clarté sur maintes questions controversées et qu'on discute encore. Sous un certain rapport, j'encourrai certainement des critiques, mais mon domaine particulier est la philosophie spéculative. »
Tout est là, dans ce petit paragraphe, une écriture d'un temps passé et une histoire philosophique spéculative sans grand intérêt.
Pas de héros, pas de solutions, pas de réponses, pas de guerre ni de grande confrontation, enfin bref, les extra-terrestres sont juste un prétexte à raconter une tranche de vie d'un homme sans grand intérêt.
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Gwen21
  23 octobre 2017
Après la lecture en demi-teintes de "La machine à explorer le temps", j'ai voulu réitérer l'expérience Wells avec l'un de ses autres grands romans, "La guerre des mondes". Bien m'en a pris, j'ai été plus immergée dans le récit que précédemment.
Le narrateur, que l'on devine écrivain et philosophe, très attentif aux sciences au sens large et aux technologies émergentes, se trouve être le témoin d'un événement pour le moins sensationnel : l'invasion de l'Angleterre par... les Martiens ! Il nous entraîne à sa suite dans la découverte de l'OVNI échoué à quelques encablures de Londres, et tout comme lui, on se demande si ce qui va s'extraire de la "soucoupe volante" est humain, inhumain, bienveillant ou malveillant.
Ce que j'ai le plus apprécié, c'est l'instantanéité de la narration. Ici, le lecteur n'anticipe pas ce qui va arriver (sauf dans le cas d'une relecture) et c'est avec les yeux du narrateur qu'il va de découverte en découverte, à son rythme, et c'est avec ses sentiments qu'il ressent les situations et l'action. de là, une tension et un suspense bienvenus pour stimuler mon intérêt pour un roman de science-fiction qui commence pourtant à dater.
Et voici la seconde chose que j'ai particulièrement appréciée (à me demander pourquoi je ne l'ai pas plus goûtée avec "La machine à explorer le temps", logique quand tu nous tiens...), l'aspect clairement précurseur de ce type de roman. Pendant toute ma lecture, j'ai fait l'effort de me transporter en imagination en 1898, année de parution de "La guerre des mondes", essayant de lire le roman avec les yeux d'un lecteur de cette période charnière que constituent les années 1880-1920 pour tout ce qui touche au progrès technologique, à la connaissance astronomique et aux découvertes scientifiques. J'imagine sans peine l'étonnement et/ou l'effroi d'un tel lecteur devant le spectacle d'une des premières dystopies de la littérature.
Malgré ces points positifs, mon ressenti reste assez loin de l'emballement passionné et là, je crois bien savoir pourquoi. Je ne parviens jamais en effet à m'attacher à un personnage dont j'ignore le nom et sur lequel l'auteur donne très peu d'informations personnelles. Dans ces cas-là, comme ici, je me sens toujours un peu "en dehors" du récit, je n'arrive pas à complètement m'en imprégner. C'est ce point qui me freinera sans doute à lire "L'homme invisible", le troisième célèbre roman de l'auteur.

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bilodoh
  28 juin 2017
Un classique de la science-fiction : des Martiens qui attaquent l'Angleterre en détruisant tout sur leur passage.
Mais d'où venait cette idée de Martiens à la fin du dix-neuvième siècle? C'est que des astronomes avaient découvert des stries à la surface de Mars et l'imagination populaire aussi bien que scientifique s'étaient enflammées : ces « canaux » à la surface de la planète étaient sûrement des constructions d'êtres intelligents. le thème des Martiens faisait son entrée dans la littérature de science-fiction à travers des auteurs comme H.G. Wells.
Il ne s'agit cependant pas ici de petits hommes verts pacifiques, mais des créatures hautement dangereuses pour l'espèce humaine. Non pas qu'elles soient nécessairement belliqueuses, mais elles envahissent la planète pour y vivre et n'ont que faire de la vermine qui y habite.
Le texte n'est pas sans amener quelques réflexions philosophiques : malgré toutes les destructions qu'ils infligent, ces Martiens envahisseurs ne se comportent-ils pas comme nous les humains nous comportons envers les autres êtres vivants auxquels nous n'attribuons pas d'importance?
Une histoire effrayante, heureusement qu' on sait qu'elle finira bien, puisqu'on constate maintenant que les humains ont survécu jusqu'au vingt-et-unième siècle...
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MissSherlock
  31 octobre 2018
J'ai beaucoup aimé L'île du Docteur Moreau et j'avais envie de continuer à découvrir l'oeuvre d'H.G. Wells. J'ai choisi La guerre des mondes car j'aime beaucoup les adaptations de Byron Haskin et de Steven Spielberg.
Je ne vais pas tourner autour du pot : j'ai adoré le roman. Il est très bien écrit, le style est riche. Certes certains dialogues sont surannés mais j'ai trouvé cela charmant.
J'ai aimé que l'auteur nous place près des victimes plutôt que du côté des envahisseurs. C'est bien plus intéressant et touchant. Par contre, il est dommage que les personnages restent tous à l'état de silhouettes. C'est d'ailleurs pour cela que je n'ai pas mis cinq étoiles car je suis restée sur ma faim, principalement avec le narrateur dont on ne sait rien mis à part qu'il est marié, qu'il écrit et qu'il a un frère (dont on ne connaît pas non plus le devenir à la fin du roman). À cause de cela, je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages, c'est un peu frustrant.
Ce n'est qu'un bémol de rien du tout car le récit est passionnant de bout en bout et d'une étonnante modernité. Wells était un visionnaire et son roman n'a pas pris une ride.

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Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
PouchouPouchou   05 avril 2010
Personne n'aurait cru, dans les dernières années du XIXè siècle, que les choses humaines fussent observées, de la façon la plus pénétrante et la plus attentive, par des intelligences supérieures aux intelligences humaines et cependant mortelles comme elles ; que, tandis que les hommes s'absorbaient dans leurs occupations, ils étaient examinés et étudiés d'aussi près peut-être qu'un savant peut étudier avec un microscope les créatures transitoires qui pullulent et se multiplient dans une goutte d'eau. Avec une suffisance infinie, les hommes allaient de-ci de-là par le monde, vaquant à leurs petites affaires, dans la sereine sécurité de leur empire sur la matière. Il est possible que, sous le microscope, les infusoires fassent de même. Personne ne donnait une pensée aux mondes plus anciens de l'espace comme sources de danger pour l'existence terrestre, ni ne songeait seulement à eux pour écarter l'idée de vie à leur surface comme impossible ou improbable. Il est curieux de se rappeler maintenant les habitudes mentales de ces jours lointains. Tout au plus les habitants de la Terre s'imaginaient-ils qu'il pouvait y avoir sur la planète Mars des êtres probablement inférieurs à eux, et disposés à faire bon accueil à une expédition missionnaire. Cependant, par-delà le gouffre de l'espace, des esprits qui sont à nos esprits ce que les nôtres sont à ceux des bêtes qui périssent, des intellects vastes, calmes et impitoyables, considéraient cette Terre avec des yeux envieux, dressaient lentement et sûrement leurs plans pour la conquête de notre monde. Et dans les premières années du XXè siècle vint la grande désillusion.
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WiitooWiitoo   19 mars 2014
C’est comme les hommes avec les fourmis. À un endroit, les fourmis installent leurs cités et leurs galeries ; elles y vivent, elles font des guerres et des révolutions, jusqu’au moment où les hommes les trouvent sur leur chemin, et ils en débarrassent le passage. C’est ce qui se produit maintenant – nous ne sommes que des fourmis.
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finitysendfinitysend   10 janvier 2017
Il me faut avouer que la détresse et les dangers de ces moments ont laissé, dans mon esprit, une constante impression de doute et d’insécurité. J’écris, dans mon bureau, à la clarté de la lampe, et soudain, je revois la vallée, qui s’étend sous mes fenêtres, incendiée et dévastée, je sens la maison autour de moi vide et désolée.
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gillgill   03 juin 2012
Dès sa publication, "la guerre des mondes" rencontre un énorme succès.
Le roman s'inscrit dans un "horizon d'attente" déjà constitué par l'actualité : en 1892, l'astronome milanais Schiaparelli observe "les canaux de Mars". Camille Flammarion (1842-1925), vulgarisateur très en vogue, lui emboîte le pas en publiant "Mars et ses conditions d'habitabilité".
En 1893 et 1894, les astronomes américains Lowell, Douglas, Pickering et Slipher dressent la carte complète des fameux canaux.
L'émotion est forte : toute la société occidentale se passionne pour l'hypothèse de l'existence d'une vie intelligente sur Mars.
L'aventure coloniale à peine achevée, Herbert Georges Wells donne avec ce roman une nouvelle dimension au thème de l'extra-terrestre : il ne se réfère plus seulement aux guerres coloniales, mais il décrit une lutte pour la survie aux échos cosmiques.
Les martiens importent sur terre leur écosystème, l'ensemble du vivant est agressé....
(extrait de "La science-fiction, Aux frontières de l'homme" de Stéphane Manfrédo, paru aux éditions "Gallimard" dans la collection "Découvertes littérature" en 2000)
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gillgill   16 juillet 2012
Entre tous, "La guerre des mondes" empoignait ces lecteurs d'élite et surexcitait leur imagination. Beaucoup plus mouvementé que les précédents, ce récit offre un sujet non moins audacieux et d'un traitement infiniment plus difficile.
Ce n'est plus un voyageur solitaire parcourant des périodes fantasmagoriques ; ce ne sont plus trois personnages seuls avec des monstres sur une île perdue ; cette fois, l'auteur met en mouvement des foules dans un monde bouleversé.
La chute des cylindres martiens autour de Londres provoque d'abord la surprise et la curiosité ; puis, quand ces êtres, juchés dans leurs étranges mécaniques, se livrent sans autre forme de procès, à des hostilités contre lesquelles sont impuissantes nos défenses terrestres, c'est la panique.
La fuite affolée des habitants de Londres devant les terrifiants envahisseurs est décrite avec un réalisme si poignant qu'on croirait lire le récit d'un témoin oculaire.
C'est une fresque immenses, à grandes lignes nettes, où les détails précis abondent sans créer de confusion.
Tout est raconté avec simplicité, sur un ton d'émotion ineffaçable, avec un humour qui feint de s'ignorer et que sa discrétion rend singulièrement plus efficace.
Par contraste avec cet infernal grouillement, rien n'est plus saisissant que la promenade du héros narrateur à travers les rues de Londres, désertes, silencieuses, et en partie saccagées...
(extrait de la préface de "Pages choisies de H.G. Wells" signée Henry D Davray et insérée en début de l'édition parue chez "Albin Michel" en 1931)
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Videos de H.G. Wells (61) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de H.G. Wells
Sciences et fictions, une chronique radio dédiée aux sciences et à la science-fiction, présentée par Manuella Yapas. 20ème numéro, consacré à l'auteur britannique H.G. Wells. Radio Plus, le 13 décembre 2017. Manuella Yapas est une conteuse professionnelle. Elle propose des spectacles en intérieur comme à l'extérieur, et anime également des ateliers conte. N'hésitez pas à vous rendre sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/manuellayapasconteuse La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62
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