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Henry D. Davray (Traducteur)Norman Spinrad (Préfacier, etc.)
EAN : 9782070308552
320 pages
Éditeur : Gallimard (09/06/2005)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.79/5 (sur 2123 notes)
Résumé :
Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de narines - à vrai dire les Martiens ne semblent pas avoir été doués d'odorat - mais possédait deux grands yeux sombres, au-dessous desquels se trouvait immédiatement une sorte de bec cartilagineux.
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Critiques, Analyses et Avis (136) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
  21 décembre 2015
Le texte de Wells est un texte bien écrit et la science-fiction comme genre sollicité ( pour ne pas dire crée ) par l'auteur est ici à sa pleine maturité .
C'est un texte assez court ( hors préface) , trépident , spectaculaire , une course-fuite pour la survie de personnages systématiquement ballotés par l'infortune , la perte de repère , la perte brutale de dignité , dans un monde ravagé intégralement . Devenus de véritables « riens « et brutalement projetés dans la terreur véritable et dans un environnement radicalement imprévisible . Un cadre qui est le théâtre d'une errance hallucinée.
En pratiquement un rien de temps , brutal , la civilisation s'effondre et naufrage .
Les êtres humains sont réduits à la solitude , à la poursuite de la survie au quotidien , une fuite éperdue pour échapper à des prédateurs impitoyables , avec des solutions qui s'effondrent comme des piles de dominos . Une humanité réduite au statut de lombrics pris dans les fourches caudines du jardinier envahisseur .
Une errance en compagnie aussi d'un personnage perdu dans une solitude individuelle , existentielle , palpable , intense et dense.
La langue a vieillie certes , mais elle est de qualité ( classique) et elle emporte le lecteur sans difficulté dans ce monde défiguré .
Il y a deux grands classiques de SF que vous devez découvrir en lecture , hormis Orwell .
Ces deux textes de qualités , dont la guerre des mondes qui fonde la science-fiction populaire édifiante à thèse , alors que le second , La planète des singes l'illustre brillamment :
- La planète des singes traite de la ségrégation et de racisme à une époque brulante .
- La guerre des mondes est un réquisitoire contre la colonisation violente ( Las Casas n'est pas très loin sur le fond du texte ) et aussi ce réquisitoire , est également un véritable Imago des grands conflits ravageurs , qu'un auteur lucide de la fin du XIXe siècle , à parfaitement sentis venir.
La fin du roman, La guerre des mondes , est délicieuse pour deux raisons .
D'abord , elle est délicieusement science-fictionnelle au titre du merveilleux scientifique à la sauce rationnelle .
Ensuite , elle montre le désarrois intérieur de l'auteur , car ce n'est pas la force ou la volonté qui sauve le monde ( au contraire des personnages ) . Mais c'est une sorte d'entropie arbitraire , fataliste et systémique qui le sauve , et c'est la raison pour laquelle la perte et la douleur résonnent si fort dans ce texte visionnaire , comme il raisonne dans la somme des âmes des êtres réduits à néant par leur semblables ( pas si semblables ) dans la longue histoire de l'humanité , pas très humaine .
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Crazynath
  11 janvier 2020
C'est à l'occasion de la sortie de deux (oui, deux) séries intitulées « La guerre des mondes » que je me suis enfin décidée à me plonger dans la lecture de cet auteur dont pour l'instant je n'avais lu que « la machine à explorer le temps ».
Il faut dire question imagination, H.G Wells n'est pas le dernier de la classe, puisqu'il est considéré par beaucoup comme le père de la science-fiction moderne.
Au cours de cette lecture, je n'ai pu m'empêcher de penser aux lecteurs de l'époque de H.G Wells : certains devaient considérer ce livre plus comme un livre d'horreur que de science-fiction. En effet, l'auteur met en scène avec beaucoup de brio la panique qui s'empare des anglais lorsque les tripodes commencent à attaquer et se diriger vers Londres. Et je ne parle même pas de la description fort détaillée des martiens qui sont aux commandes de ces machines (ou devrais-je dire robots ?), car H.G Wells nous en dresse un portrait bien plus affreux que celui classique des petits hommes verts et il faut bien rajouter qu'ils n'ont rien pour plaire, ces aliens…
L'impact sur la population de l'époque n'était certes pas le même que maintenant, plus d'un siècle plus tard…. J'avoue que je me suis plus à m'imaginer les réactions des lecteurs à l'époque de la sortie du livre…
Le message que H.G. Wells passe aussi à l'époque est clair : ce livre est aussi une fervente critique du colonialisme et de l'impérialisme anglais…
J'ai regardé la mini-série que la BBC en a tiré et je dois reconnaitre qu'ils sont restés plus que fidèles à l'esprit du livre. Avec un petit clin d'oeil à l'auteur, puisque le héros de la série est quant à lui accompagné de sa future épouse et ancienne étudiante : Amy ( Wells a épousé en secondes noces une de ses étudiantes du même prénom )

Challenge Mauvais Genres 2020
Challenge Solidaire 2020
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Wiitoo
  21 mars 2014
J'ai voulu lire un grand classique de la science-fiction et j'ai eu ainsi l'occasion de découvrir ce que signifiait « un livre qui avait mal vieilli » !
C'est avec ce genre de lecture qu'on se rend parfaitement compte du temps qui passe et de quelle manière a évolué l'écriture au fil des années. Ce roman est vraiment lourd à lire, l'écriture y est vraiment dépassée et hors de notre temps. C'est un peu Sherlock Holmes au pays des extra-terrestres. L'histoire n'est pas très intéressante car finalement il ne se passe à peu près rien tout au long des 400 pages. En tout cas vous n'en saurez pas plus sur ces étranges extra-terrestres qui envahissent la terre.
Le meilleur résumé du livre se trouve écrit par l'auteur lui-même dans l'épilogue : « En terminant mon récit, je regrette de n'avoir pu contribuer qu'en une si faible mesure à jeter quelque clarté sur maintes questions controversées et qu'on discute encore. Sous un certain rapport, j'encourrai certainement des critiques, mais mon domaine particulier est la philosophie spéculative. »
Tout est là, dans ce petit paragraphe, une écriture d'un temps passé et une histoire philosophique spéculative sans grand intérêt.
Pas de héros, pas de solutions, pas de réponses, pas de guerre ni de grande confrontation, enfin bref, les extra-terrestres sont juste un prétexte à raconter une tranche de vie d'un homme sans grand intérêt.
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HORUSFONCK
  07 août 2020
Ma lecture de la guerre des mondes remonte à plus de trente années.
C'est mon père qui m'avait passé le roman, sous une forme brochée et splendidement illustrée d'images en noir et gris.
Et c'est ainsi que je me remémore cette belle découverte de l'oeuvre-mère de la science fiction, d'une anticipation dont le thème (L'invasion extra-terrestre) n'a jamais cessé d'alimenter la littérature de l'imaginaire et lui faire prendre des routes toujours plus lointaines avec des messages et paraboles renouvelées.
Ce récit fondateur, toujours réédité et adapté au cinéma et en bande dessiné, n' a pas su, à mes yeux, prendre une ride. L'excellente adaptation
cinématographique de Spielberg n'a fait qu'en moderniser le décor.
En 1946, le numéro 1 du nouvel hebdomadaire Tintin, débutait la publication en feuilleton,de La Guerre des mondes illustrée par Edgar-Pierre Jacobs, le père de Blake et Mortimer. Ces dernier démaraient leur première aventure en dernière page du même numéro 1 de Tintin!
Un livre mythique, donc, que cette histoire de la guerre des mondes... et qui doit beaucoup, aussi, à ces artistes qui l'illustrèrent et en augmentèrent ainsi l'agrément de la lecture.
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Gwen21
  23 octobre 2017
Après la lecture en demi-teintes de "La machine à explorer le temps", j'ai voulu réitérer l'expérience Wells avec l'un de ses autres grands romans, "La guerre des mondes". Bien m'en a pris, j'ai été plus immergée dans le récit que précédemment.
Le narrateur, que l'on devine écrivain et philosophe, très attentif aux sciences au sens large et aux technologies émergentes, se trouve être le témoin d'un événement pour le moins sensationnel : l'invasion de l'Angleterre par... les Martiens ! Il nous entraîne à sa suite dans la découverte de l'OVNI échoué à quelques encablures de Londres, et tout comme lui, on se demande si ce qui va s'extraire de la "soucoupe volante" est humain, inhumain, bienveillant ou malveillant.
Ce que j'ai le plus apprécié, c'est l'instantanéité de la narration. Ici, le lecteur n'anticipe pas ce qui va arriver (sauf dans le cas d'une relecture) et c'est avec les yeux du narrateur qu'il va de découverte en découverte, à son rythme, et c'est avec ses sentiments qu'il ressent les situations et l'action. de là, une tension et un suspense bienvenus pour stimuler mon intérêt pour un roman de science-fiction qui commence pourtant à dater.
Et voici la seconde chose que j'ai particulièrement appréciée (à me demander pourquoi je ne l'ai pas plus goûtée avec "La machine à explorer le temps", logique quand tu nous tiens...), l'aspect clairement précurseur de ce type de roman. Pendant toute ma lecture, j'ai fait l'effort de me transporter en imagination en 1898, année de parution de "La guerre des mondes", essayant de lire le roman avec les yeux d'un lecteur de cette période charnière que constituent les années 1880-1920 pour tout ce qui touche au progrès technologique, à la connaissance astronomique et aux découvertes scientifiques. J'imagine sans peine l'étonnement et/ou l'effroi d'un tel lecteur devant le spectacle d'une des premières dystopies de la littérature.
Malgré ces points positifs, mon ressenti reste assez loin de l'emballement passionné et là, je crois bien savoir pourquoi. Je ne parviens jamais en effet à m'attacher à un personnage dont j'ignore le nom et sur lequel l'auteur donne très peu d'informations personnelles. Dans ces cas-là, comme ici, je me sens toujours un peu "en dehors" du récit, je n'arrive pas à complètement m'en imprégner. C'est ce point qui me freinera sans doute à lire "L'homme invisible", le troisième célèbre roman de l'auteur.

Challenge Petit Bac 2017 - 2018
Challenge XXème siècle
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Citations et extraits (100) Voir plus Ajouter une citation
PouchouPouchou   05 avril 2010
Personne n'aurait cru, dans les dernières années du XIXè siècle, que les choses humaines fussent observées, de la façon la plus pénétrante et la plus attentive, par des intelligences supérieures aux intelligences humaines et cependant mortelles comme elles ; que, tandis que les hommes s'absorbaient dans leurs occupations, ils étaient examinés et étudiés d'aussi près peut-être qu'un savant peut étudier avec un microscope les créatures transitoires qui pullulent et se multiplient dans une goutte d'eau. Avec une suffisance infinie, les hommes allaient de-ci de-là par le monde, vaquant à leurs petites affaires, dans la sereine sécurité de leur empire sur la matière. Il est possible que, sous le microscope, les infusoires fassent de même. Personne ne donnait une pensée aux mondes plus anciens de l'espace comme sources de danger pour l'existence terrestre, ni ne songeait seulement à eux pour écarter l'idée de vie à leur surface comme impossible ou improbable. Il est curieux de se rappeler maintenant les habitudes mentales de ces jours lointains. Tout au plus les habitants de la Terre s'imaginaient-ils qu'il pouvait y avoir sur la planète Mars des êtres probablement inférieurs à eux, et disposés à faire bon accueil à une expédition missionnaire. Cependant, par-delà le gouffre de l'espace, des esprits qui sont à nos esprits ce que les nôtres sont à ceux des bêtes qui périssent, des intellects vastes, calmes et impitoyables, considéraient cette Terre avec des yeux envieux, dressaient lentement et sûrement leurs plans pour la conquête de notre monde. Et dans les premières années du XXè siècle vint la grande désillusion.
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WiitooWiitoo   19 mars 2014
C’est comme les hommes avec les fourmis. À un endroit, les fourmis installent leurs cités et leurs galeries ; elles y vivent, elles font des guerres et des révolutions, jusqu’au moment où les hommes les trouvent sur leur chemin, et ils en débarrassent le passage. C’est ce qui se produit maintenant – nous ne sommes que des fourmis.
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finitysendfinitysend   10 janvier 2017
Il me faut avouer que la détresse et les dangers de ces moments ont laissé, dans mon esprit, une constante impression de doute et d’insécurité. J’écris, dans mon bureau, à la clarté de la lampe, et soudain, je revois la vallée, qui s’étend sous mes fenêtres, incendiée et dévastée, je sens la maison autour de moi vide et désolée.
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gillgill   03 juin 2012
Dès sa publication, "la guerre des mondes" rencontre un énorme succès.
Le roman s'inscrit dans un "horizon d'attente" déjà constitué par l'actualité : en 1892, l'astronome milanais Schiaparelli observe "les canaux de Mars". Camille Flammarion (1842-1925), vulgarisateur très en vogue, lui emboîte le pas en publiant "Mars et ses conditions d'habitabilité".
En 1893 et 1894, les astronomes américains Lowell, Douglas, Pickering et Slipher dressent la carte complète des fameux canaux.
L'émotion est forte : toute la société occidentale se passionne pour l'hypothèse de l'existence d'une vie intelligente sur Mars.
L'aventure coloniale à peine achevée, Herbert Georges Wells donne avec ce roman une nouvelle dimension au thème de l'extra-terrestre : il ne se réfère plus seulement aux guerres coloniales, mais il décrit une lutte pour la survie aux échos cosmiques.
Les martiens importent sur terre leur écosystème, l'ensemble du vivant est agressé....
(extrait de "La science-fiction, Aux frontières de l'homme" de Stéphane Manfrédo, paru aux éditions "Gallimard" dans la collection "Découvertes littérature" en 2000)
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   01 octobre 2018
Dépourvus d’entrailles, ils ne mangeaient pas et digéraient encore moins. Au lieu de cela, ils prenaient le sang frais d’autres créatures vivantes et se l’injectaient dans leurs propres veines. Je les ai vus moi-même se livrer à cette opération et je le mentionnerai quand le moment sera venu. Mais si excessif que puisse paraître mon dégoût, je ne puis me résoudre à décrire une chose dont je ne pus endurer la vue jusqu’au bout. Qu’il suffise de savoir qu’ayant recueilli le sang d’un être encore vivant – dans la plupart des cas, d’un être humain – ce sang était transvasé au moyen d’une sorte de minuscule pipette dans un canal récepteur.
Sans aucun doute, nous éprouvons à la simple idée de cette opération une répulsion horrifiée, mais, en même temps, réfléchissons combien nos habitudes carnivores sembleraient répugnantes à un lapin doué d’intelligence.
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Videos de H.G. Wells (63) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de H.G. Wells
Bande annonce de The invisible man adaptation du roman L'Homme invisible d'H. G. Wells, publié en 1897.
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