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Henry D. Davray (Traducteur)
EAN : 9782070401789
212 pages
Éditeur : Gallimard (09/01/1997)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 767 notes)
Résumé :
Il me revint en tête - par quel procédé mental inconscient -, une phrase qui fit retourner ma mémoire de dix ans en arrière.

Elle flotta imprécise en mon esprit pendant un moment, puis je revis un titre en lettres rouges : Le Docteur Moreau, sur la couverture chamois d'une brochure révélant des expériences qui vous donnaient, à les lire, la chair de poule. Ensuite mes souvenirs se précisèrent, et cette brochure depuis longtemps oubliée me revint en mé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (77) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  06 septembre 2016
Edward Prendick « échoue » sur l'île du Docteur Moreau. Très rapidement, il se rend compte qu'elle est peuplée de créatures issues de l'expérimentation du docteur. Mi-bête mi-homme, ou des bêtes qui se prennent pour des hommes.
Absence réelle d'intrigue, suspense très limité, format court mais presque déjà trop long.
Manque de visuel, pas horrifié, à peine interloqué, peut être horrible et visionnaire en 1896, mais moi je le lis en 2016 et j'ai déjà lu beaucoup plus violent, plus puissant plus prenant. Bref, un récit sans réel relief et sans réel attrait. Le côté, c'est bien, parce que c'était original et prémonitoire à l'époque me laisse froid. Je lis avec mes critères du vingt et unième siècle et le résultat est sans appel. Mou et sans intérêt pour le côté divertissement et même réflexion. Le côté histoire de l'art et de l'écriture, ma foi, je ne suis pas qualifié pour juger et surtout pas intéressé.
La réflexion sur l'humanité et sur l'expérimentation animale est à peine esquissée, il ne reste pas grand-chose à ce livre.
Bref, à ne lire, que parce que c'est un livre célèbre qu'il « faut » avoir lu. (si on est intéressé par ce genre de lecture. Pour les autres, je vous épargne une presque douloureuse expérience).
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Tandarica
  13 avril 2020
Une des lectures possibles, c'est de voir dans ce roman une dystopie, par opposition à l'image des îles désertes paradisiaques et aux bonnes intentions initiales de Moreau.
« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme », tel pourrait bien être le message. La cruauté de Moreau envers les animaux participe du même questionnement éthique. Moreau semble se comporter en dieu : les hybrides obéissent à ses lois, et cela n'est pas sans rappeler les dix commandements.
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aouatef79
  17 octobre 2019
Ce roman de S.F datant du XIX e Siècle ,je l 'ai lu juste par curiosité vu la notoriété de son auteur et qu 'il s 'agit surtout
d 'un classique .Le narrateur Edward Prendick qui s'occupe
d 'histoire naturelle s 'est trouvé par malchance dans une île
baptisée l''Île du docteur Moreau .Ce dernier s ' adonnait à des expérimentations de vivisections sur les humains et sur
les animaux .Ce que décrit le narrateur est infernal .Cette Île
méritait d 'être nommée l''Île de la cruauté .Et tout cela au nom et pour le développement de la Science comme on le justifie et on le prétend .
Un livre à lire par curiosité .
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NathalC
  14 mars 2017
Lecture rapide, juste des évènements, des faits, énoncés par cet homme qui se retrouve sur une île sans pouvoir s'en sortir. Découverte des expériences, découverte des chimères.
J'ai lu ce livre rapidement, j'ai découvert l'enfer de cet homme. Comme lui, on ne réfléchit pas, on accepte cette réalité (pas le choix, il est coincé sur cette île qui est loin d'être paradisiaque).
La réflexion vient dans les dernières pages de l'histoire.
Lecture qui fait forcément réfléchir à la part d'humanité et à la part sauvage qui est en chacun de nous.
Le héros de cette histoire, enfin sorti de cet enfer monstrueux, de ce huis-clos, ne peut que s'interroger sur l'humanité et la vie sociale de son époque (mais la question se pose aussi pour notre époque, le XXIème siècle !).
La solution semble être une certaine solitude et une vie simple...
Un classique à lire par curiosité.
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dourvach
  31 juillet 2018
1896 : "The Island of Doctor Moreau" fut un immense choc pour ses lecteurs et la critique anglophone, on le conçoit ! A la fois chef d'oeuvre d'empathie et oeuvre incroyablement dure et "cruelle"...
Grand-petit théâtre de la cruauté (hélas bien humaine et pérenne).
Car les créatures de ce médecin dévoyé "subissent" leur morne existence, tout comme la créature "de bric et de broc" imaginée par la douce Mary W. Shelley, subissant - du fait de sa simple mise au monde - les fantaisies scientifiques de son géniteur, ce fichu Baron Victor Frankenstein ("Frankenstein ou le Prométhée moderne", 1818)...
Ici un récit implacable. Trois êtres humains : le "bon docteur" Moreau, cet ivrogne de Montgomery et leur naufragé accidentellement "recueilli" (Edward Prendick)...
Autour d'eux, en parfaite liberté ou soigneusement isolés dans un enclos (le temps d'un charcutage chirurgical sans nulle anesthésie : ce ne sont "que" des bêtes, n'est-ce pas ?), "cheptel" de créatures hybrides, sinistre descendance - inlassablement générée - du Vivisecteur et de son assistant...
Imaginez des "Hommes-Porcs" mais aussi des "Hommes-Singes" ou cet "Homme-Hyène" ou cet autre "Homme-Léopard" (avant "Leopard Man", film clôturant la trilogie célèbre de Jacques Tourneur qui - dans les années 1940 - rendit "La Féline" ["Cat People"] et "I walked with a Zombie" aussi insurpassables qu'inoubliables)...
Tragédie du trait d'union.
Noir-et-blanc aux contrastes atroces.
"Une île au large de l'espoir...", comme la chantait Jacques Brel, anticipant l'Hiva Oa enchantée de ses chères "Marquises". Sauf que le contexte est ici absolument contraire, hélas, aux rêves de fraternité du grand artiste bruxellois disparu en 1978...
Certes : unité de temps, de temps.
"L'enfer c'est les autres." : ce fameux "Huis clos" de Jean-Paul Sartre. Avec la sinistre "éternité" de tout enfer qui se respecte...
Tout cela est fort bien dit (et subi) mais reste cette pragmatique question pour l'infortuné Prendick : "Comment s'en sortir ? "...
Stratégie du survivant célébrée dans le magnifique film "Seul au monde" de Robert Zemeckis (2000, solidement interprété par Tom Hanks) et qui se révélera ici la seule opérationnelle - soit un "éloge de la fuite" selon Henri Laborit.
Mais il y aura le sang, les crocs, la douleur et la mort avant d'atteindre la supposée "échappée belle"...
- A lui, la maison de souffrance.
- A lui, la main qui crée.
- A lui, la main qui blesse.
- A lui, la main qui guérit.
[...]
- A lui, l'éclair qui tue.
- A lui, la mer profonde [...].
Enoncé de "la Loi" par ses fidèles hommes-animaux, craignant atrocement la main-toute-puissante de leur pauvre "dieu" créateur...
Roman construit en quatorze chapitres denses, jusqu'à "L'homme seul" qui sonne le glas : comme un retour à notre simple condition humaine, sans aucune possibilité d'échapper à notre Destin (fatalement tragique).
Wells fut vraiment un INVENTEUR - et (croyez-moi) il en est peu, capables de hanter si durablement le Monde des Lettres de tous leurs cauchemars fécondants...
Lien : http://www.regardsfeeriques...
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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
EvathCeborEvathCebor   05 mai 2021
Une seule chose en lui me distrayait un peu : son fantastique talent pour fabriquer de nouveaux mots. Il avait l’idée, je crois, qu’en baragouiner qui ne signifiaient rien était l’usage naturel à faire de la parole. Il appelait cela « grand penser » pour le distinguer du « petit penser » – lequel concernait les choses utiles de l’existence journalière. Si par hasard je faisais quelque remarque qu’il ne comprenait pas, il se répandait en louanges, me demandait de la répéter, l’apprenait par cœur, et s’en allait la dire, en écorchant une syllabe ici où là, à tous ses compagnons. Il ne faisait aucun cas de ce qui était simple et compréhensible, et j’inventai pour son usage personnel quelques curieux « grands pensers ». Je suis persuadé maintenant qu’il était la créature la plus stupide que j’aie jamais vue de ma vie. Il avait développé chez lui, de la façon la plus surprenante, la sottise distinctive de l’homme sans rien perdre de la niaiserie naturelle du singe.
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EvathCeborEvathCebor   05 mai 2021
Moins ordinaires, mais probablement beaucoup plus hardies, étaient les opérations de ces praticiens du Moyen Age qui fabriquaient des nains, des culs-de-jatte, des estropiés et des monstres de foire ; des vestiges de cet art se retrouvent encore dans les manipulations préliminaires que subissent les saltimbanques et les acrobates. Victor Hugo en parle longuement dans L’Homme qui rit…
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EvathCeborEvathCebor   05 mai 2021
Au grand air, les cris résonnaient encore plus fort ; on eût dit que toute la douleur du monde avait trouvé une voix pour s’exprimer. Pourtant, il me semble – j’y ai pensé depuis – que j’aurais assez bien supporté de savoir la même souffrance près de moi si elle eût été muette. La pitié vient surtout nous bouleverser quand la souffrance trouve une voix pour tourmenter nos nerfs.
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EvathCeborEvathCebor   05 mai 2021
Il était mort, et au moment où il expirait, une ligne de feu, blanche et ardente, le limbe du soleil, monta, à l’orient, par-delà le promontoire, éclaboussant le ciel de ses rayons, et changeant la mer sombre en un tumulte bouillonnant de lumière éblouissante qui se posa, comme une gloire, sur la face contractée du mort.
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EvathCeborEvathCebor   05 mai 2021
Je m’habituais donc à ces monstres, si bien que mille actions qui m’avaient semblé contre nature et répugnantes devenaient rapidement naturelles et ordinaires. Toute chose dans l’existence emprunte, je suppose, sa couleur à la tonalité moyenne de ce qui nous entoure.
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Videos de H.G. Wells (66) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de H.G. Wells
Rencontre avec Laurent Galandon et Jean-Denis Pendanx “A Fake Story” (Futuropolis) Rencontre présentée par : Sonia Déchamps, journaliste
Le 30 octobre 1938, Orson Welles met en ondes, sur CBS, la Guerre des mondes de H. G. Wells, racontant l'attaque de la Terre par des extra-terrestres. C'est la panique ! "Une fausse guerre terrifie tout le pays", titrent les quotidiens du lendemain. Dans le récit de Laurent Galandon, afin "d'échapper au massacre des Martiens", un homme tue sa femme et tire sur son fils avant de se suicider. Un ancien journaliste vedette de CBS, Douglas Burroughs, va mener l'enquête. Il en fera un livre. A Fake Story pose la question du vrai et du faux avec un art consommé, dans une enquête policière réjouissante, mise en scène par Jean-Denis Pendanx, que l'on trouve ici dans un nouveau registre.
Retrouvez leur livre chez vos librairies indépendantes : https://www.librairies-nouvelleaquitaine.com/
Inédite édition de l'Escale du livre, du 24 au 28 mars 2021 et durant tout le printemps https://escaledulivre.com/
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© musique : Hectory - Réalisation et sound design : Grenouilles Productions - création graphique : Louise Dehaye / Escale du livre 2021 - Inédite édition
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