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Pierre Charras (Traducteur)
ISBN : 2253099031
Éditeur : Le Livre de Poche (12/01/2005)

Note moyenne : 2.8/5 (sur 5 notes)
Résumé :
" Elle est étendue, légèrement sur le côté droit, vers l'objectif. Son torse est ligoté avec une corde. Je n'ai jamais vu de corps si blanc, mais je distingue ses traits tordus, épouvantés. " Rilke vient de découvrir une collection de photos érotiques de la fin des années 1940. D'où viennent-elles ? De quel trafic sordide sont-elles le fruit ? Une plongée passionnante dans le Glasgow clandestin des boîtes, clubs et salles de vente surchauffés, au milieu d'une galeri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Woland
  26 juillet 2015
Je ne l'avais pas revu depuis treize ans . Et puis, il est rentré au bercail, avec sa drôle de jaquette du Livre de Poche, un peu plus usé peut-être - si peu - mais toujours aussi attirant. Dès la jaquette, on sait qu'il a quelque chose, ce livre, et qu'il faut aller voir ce que c'est, même si ça reste pataud ou inachevé. Je l'ai donc repris pour voir et à nouveau, je me suis immergée, sans problème et avec une forme de ravissement pervers, dans un roman à qui, je le répète et le répéterai probablement toujours, il ne manque vraiment qu'une toute petite pointe de je ne sais quoi pour faire un roman noir formidable.
Le héros-narrateur - plus de quarante ans et homosexuel, je précise d'emblée la couleur - travaille comme expert et commissaire-priseur pour une boîte privée, la Société Bowery. C'est une société qui vivote assez bien, avec des hauts et des bas : forcément, ce n'est ni Sotheby's, ni Drouot. L'action, soit-dit en passant, se situe d'ailleurs à Glasgow, un Glasgow embrumé et qui vous prend assez bien à la gorge, mais nous sommes loin du désespoir à tout crin d'un Ian Rankin.
Enfin, bref. Un jour, coup de fil chez Bowery. Une vieille dame très riche et très vieille se retrouve à devoir liquider la totalité de la succession de son frère, qui vient de mourir. Rilke, notre héros, s'y rend pour faire l'inventaire et là, malgré son expérience, il en reste bouche bée : c'est du lourd, du très lourd. le pari, c'est d'emballer, de déménager tout ça en quatre jours et de tout mettre en vente aussitôt. Ah ! Un petit détail ! le défunt, McKindless, avait, tout au haut de sa luxueuse tanière, un bureau où il conservait ses collections favorites. Sa soeur, bien trop âgée pour se taper l'échelle nécessaire pour y monter, demande à Rilke de régler l'affaire. Et en deux temps, trois mouvements, hein !
La collection d'ouvrages érotiques et pornographiques que découvre là-haut notre expert le laisse là aussi sur le ... postérieur . Assurément, il y a là une fortune ! (Que Miss McKindless va, peu après, lui déclarer froidement de brûler en bûcher sans autre forme de procès : pire que l'Inquisition ! ) Mais le problème réel, ce sont les photographies que Rilke découvre dans ce bureau, dans une enveloppe qui glisse nonchalamment d'un livre ... Les trois dernières surtout donnent une telle impression de réalité que, bien qu'elles remontent aux années quarante / cinquante, elles sont susceptibles d'appartenir à ce genre si particulier qu'est le "snuff" : tuer quelqu'un et filmer (ou photographier) son agonie.
Notre Rilke est curieux : il empoche les photos (non d'ailleurs dans l'intention de faire chanter qui que ce soit, précisons-le mais parce que ces photos le fascinent) et entreprend de se renseigner. Ces trois-là, les trois dernières, ont-elle été réalisées sans trucage, oui ou non ?
D'un bout à l'autre, tout reste ambigu : la faune rencontrée, les paroles prononcées et surtout celles qu'on retient, ce que sait ou ne sait pas Miss McKindless (surtout par rapport à la fin, qui est réellement surprenante), et l'ambiance. Malheureusement, l'ensemble reste malgré tout inégal, comme si l'auteur n'avait pas voulu aller jusqu'au bout. Attention cependant : ce roman se lit très bien, mieux, on aimera certainement à le relire. Simplement, je le répète, il manque quelque chose ...
Mais du Diable si, même au bout de cette relecture que j'ai tellement appréciée, j'ai enfin compris ce dont il s'agit ...
Il me semble que Louise Welsh a écrit un autre roman au moins, traduit en français mais pas encore en format poche. A se la réserver quand même, cette "Fille dans l'Escalier". Ce qui fait défaut à cette "Impasse de la Perversion" se trouve peut-être dedans ... ;o)
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
line70line70   29 mars 2011
Bizarrement, je m'intéressais plus aux morts qu'aux vivants. Il faut reconnaître que les morts ne changent pas, ils ne vous jugent pas. Ils vous aiment pour l'éternité, même s'ils ne peuvent plus vous prendre dans leurs bras, même si le paradis n'existe pas.
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Payot - Marque Page - Louise Welsh - De vieux os
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