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ISBN : 2875910132
Éditeur : FORTUNA EDITIONS (01/03/2014)

Note moyenne : 2.75/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Ils restèrent debout le plus longtemps possible, pour pouvoir se toucher. Sa main contre le dos trempé d’Eva. Elle remonta sa manche et lui tendit le collier bonbons enroulé autour de son poignet, comme elle lui aurait tendu son ventre. Il croqua le bleu, le rose, puis le jaune, débordant sur la peau fine et veineuse, là où la lame n’avait qu’à glisser pour laisser la vie s’enfuir. Derrière la vitre, les surveillants passaient et repassaient, hurlant de s’assoir. Pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
LiliGalipette
  05 avril 2014
Eva et Seth s'aiment passionnément. Mais comment s'aimer encore quand Seth est en prison et que le parloir est la seule intimité qui leur est accordée ? « Trois visites par semaine. Trois fois trois quarts d'heure. » (p. 27) Pour sauver le désir et maintenir l'envie, Eva devient bonbonnière et dissimule des sucreries un peu partout sur elle : à Seth de les trouver en la frôlant de son mieux. « Elle s'enfermait avec Seth pour se libérer à chaque fois. Se rappeler qu'elle était vivante. Elle ne pouvait pas le sauver. Juste l'embrasser. Elle l'évadait par le baiser. » (p. 33) Ses subterfuges suffiront-ils à préserver le couple ? Les lettres échangées sont-elles d'amour ou d'appel à l'aide ? Et il y a cette autre femme qui visite Seth, plus ancienne qu'Eva, plus légitime peut-être. « Il fallait se rendre à l'évidence. Eva ne pouvait rien lui apporter que cette émotion de trois quarts d'heure par visite. On ne pouvait pas construire à l'intérieur ce qui ne l'avait pas été à l'extérieur. » (p. 69)
Voilà comment ce roman est arrivé entre mes mains : une enveloppe dans ma boîte aux lettres. Dedans, le livre et une dédicace de l'auteure (que je ne connais pas) m'indiquant avoir découvert mon blog grâce à une tierce personne (que je ne connais pas non plus et pourtant j'ai cherché). le livre entouré d'un bracelet de bonbons. Charmante attention, mais les envois d'inconnus me laissent toujours un sentiment de malaise, d'autant plus quand le livre n'a pas été présenté, ni proposé, juste envoyé, presque mis d'office sous mes yeux. Je conçois qu'un auteur ait envie/besoin de faire connaître son travail, mais je n'apprécie pas ceux qui s'imposent, même s'ils m'apportent des bonbons. Et Dieu sait que j'aime les bonbons…
Quant au récit lui-même, il ne m'a pas émue tant j'ai trouvé le style confus, brouillon et alambiqué. Il m'a parfois fallu plusieurs lectures de la même page pour comprendre dans quelle temporalité se trouvent les personnages – avant, pendant ou après la prison. le roman de Rebecca Wengrow se lit en moins d'une heure, mais je doute qu'il me reste en mémoire pour l'éternité. Mais certains lecteurs apprécieront sans nul doute son écriture, ceux qui sauront « aimer le pire d'elle, jusque dans ses complexes les plus intimes. » (p. 18)
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evascardapelle
  04 octobre 2014
Une écriture sèche pour parler d'amour. Les rendez-vous deviennent des rituels ; les retrouvailles, des sacrements. Un court récit pour décrire cette douceur où la jalousie n'existe pas, où le Temps disparaît.
Et pourtant, du temps, il en faut à Eva pour retrouver celui qu'elle aime. L'auteur en quelques mots ébauche l'enfer de l'enfermement, le monde de la prison où tous se mélangent, criminels et petits délinquants, jeunes et moins jeunes. Un univers qui vise la destruction, plus que la reconstruction, qui use de l'humiliation, plus que de la ré-éducation, prémices d'une réinsertion bancale et sans espoir.
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blablablamia
  04 mai 2014
L'amour plus fort que tout?
Plus fort que les murs, l'absence, le manque, et une autre femme, un peu plus "officielle" qui, elle, emporte les sacs de linge...?
Plus fort que la négation des besoins/envies/sentiments en prison, l'isolement, l'effet du milieu carcéral sur les détenus?
En rendant visite à Seth, l'homme qu'elle aime (braqueur récidiviste et écrivain à succès) Eva entre dans un monde qu'elle ne pensait pas fréquenter. Et par amour, elle s'adapte. Elle apprend la paperasse, le cérémonial avant, le trajet aller, le trajet retour, le portique de sécurité, les fouilles, et le tournis dans les couloirs...
Elle partage avec d'autres femmes, elle observe, croise d'autres chemins, des mères usées, des enfants "orphelin(s) dont les parents n'étaient pas morts"... des détenus entassés et déshumanisés.
Et pour apporter, en trois petits quarts d'heure, de la chaleur et de la douceur à cet amour qui en manque cruellement, elle lui offre de petits trésors, entre bonbons, baisers, gestes tendres et lettres enflammées.
Mais en faisant cela, c'est aussi, et surtout (?), à elle-même qu'elle tend la main, elle soigne sa solitude et sa culpabilité (toute autre et "irrationnelle"), en accompagnant celles de Seth, en essayant de sauver (enfin) quelqu'un…
L'intégrale:
Lien : http://blablablamia.canalblo..
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critiques presse (1)
Actualitte   10 juillet 2014
Finalement, dans cette pièce en prison, se dressent des cloisons autres, des cloisons de soie dans ce labyrinthe parfois délétère qu'est l'amour. L'art du recul, de l'analyse, prend ailleurs possession du texte, comme si l'auteur y voyait une manière de déconstruire le sentiment amoureux, une ruse pour mieux le pousser dans ses retranchements.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   05 avril 2014
« Elle s’enfermait avec Seth pour se libérer à chaque fois. Se rappeler qu’elle était vivante. Elle ne pouvait pas le sauver. Juste l’embrasser. Elle l’évadait par le baiser. » (p. 33)
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LiliGalipetteLiliGalipette   05 avril 2014
« Il fallait se rendre à l’évidence. Eva ne pouvait rien lui apporter que cette émotion de trois quarts d’heure par visite. On ne pouvait pas construire à l’intérieur ce qui ne l’avait pas été à l’extérieur. » (p. 69)
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LiliGalipetteLiliGalipette   05 avril 2014
« Trois visites par semaine. Trois fois trois quarts d’heure. » (p. 27)
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blablablamiablablablamia   04 mai 2014
Dieu doit exister quelque part entre ta bouche et ton ventre.
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LiliGalipetteLiliGalipette   05 avril 2014
« Aimer le pire d’elle, jusque dans ses complexes les plus intimes. » (p. 18)
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